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Wednesday, April 25, 2012

Feuille de Route pour l’énergie à l’horizon 2050 / The Roadmap for Energy in 2050 and the debate on the post-2020 Strategy ?

images montage Confrontations Europe


Bruxelles (Belgique U.E) mardi 24/04/12 energiesdelamer.blogspot.com BB

Confrontations Europe
organise  demain 26 avril 2012 de 12h30 à 14h30 
Le thème est "La Feuille de Route pour l’énergie à l’horizon 2050 et le débat sur la stratégie post 2020 :  comment trouver un accord européen sur le mix énergétique  avec 27 politiques nationales ?

The Roadmap for Energy in 2050 and the debate on the post-2020 Strategy ?

Ce premier déjeuner d'une série de 4 est organisé en partenariat avec le Secrétariat d’Etat allemand à l’énergie, l'Association des Economistes de l'Energie (AEE) et Eurelectric
lieu : Hôtel Stanhope  Rue du Commerce 9, Bruxelles

En suggérant de fixer un objectif sectoriel pour l’électricité, la Feuille de Route Energie 2050 ouvre le débat sur le mix européen dans l’électricité en 2050 et sur les objectifs qui doivent succéder au triple 20 pour 2020. Le choix de ce mix par 27 Etats membres souverains sur la politique énergétique va poser des "problèmes redoutables" que la Feuille de Route sous-estime et que Confrontations Europe souhaite éclaircir. Le blog posera la question sur l'intégration des énergies renouvelables de la mer dans le mix énergétique.

Ce 1er déjener débat se tient avec :
Helen DONOGHUE, DG Energie de la Commission européenne, Principal Administrator of the Strategy and Programming Unit of DG Energy , Edit HERCZOG, députée européenne, Hongrie, Hans TEN BERGE, secrétaire général d’Eurelectric, Dr. Georg ZACHMANN, chercheur Energie et Changement climatique à Bruegella participation d'André FERRON, chercheur à Confrontations Europe et Philippe HERZOG, conseiller spécial auprès de Michel BARNIER.
 
Les débats seront dirigés par Claude FISCHER, présidente de Confrontations Europe
Les débats seront simultanément traduits en français et en anglais.
Confrontations Europe est partenaire du blog de veille energiesdelamer.blogspot.com
Déjeuner-débat payant : 50 €
Vous pouvez encore vous inscrire en ligne  ICI
Contact/inscription : Marie-Ange Schilling : Tel : +33 1 43 17 32 89 / Email : maschilling@confrontations.org

Source : http://www.confrontations.org


FLASH NEWS
Eolien Maritime France (EMF) - LM Wind Power et le port d'Esbjerg - Le département de la Manche et la Région Basse Normandie

mer-veille.com développe la présentation de LM Wind Power et du port d'Esbjerg au Danemark qui avaient reçu la visite officielle de la délégation des élus de Basse-Normandie menée par la société Eolien Maritime France (EMF) consortium EDF EN/ Alstom - DONG...) qui  fabrique principalement les pales des éoliennes marines. LM Wind Power a créé les premières pales en 1978 au Danemark avant de les vendre en Espagne, aux Pays-Bas, au Canada, aux Etats-Unis et, depuis peu, en Inde et en Chine.
Alerte du 17 avril 2012 d'energiesdelamer.blogspot.com voir (ICI)
Pour en savoir plus, merci de vous abonner au Daily News de mer-veille.com (ICI)

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de energiesdelamer.blogspot.com ou du portail géré par Marine Renewable Energy Ltd et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.

Friday, September 16, 2011

TIDAL SENSE : un procédé de contrôle des matériaux pour les énergies marines


LONDRES - (Royaume Uni) - 16/09/2011 - 3B Conseils - Mer-Veille - MRE

Par Francis Rousseau

Le projet Tidal Sense, financé par la Commission européenne au titre du 7ème plan cadre (7ePC) qui aide les PME dans le domaine de la R&D, s'étend sur une période de deux ans. Il a commencé en août 2009 pour parvenir à terme précisément en ce mois de septembre 2011. Si l'on veut résumer ce projet assez complexe et très détaillé, on peut dire qu'il vise à offrir un système de surveillance à distance des équipements de conversion des énergies des courants marins et des vagues, qui soit aussi compétitif et professionnel que les instruments mis à la disposition de l'industrie pétrolière et gazière. Pour ce faire, le projet utilise la technologie des ondes ultrasonores guidées (LRUT). Le but est d'éviter et de minimiser les accidents de jeunesse dont souffrent ces technologies marines ; erreurs de jeunesse dont la plupart des grands constructeurs leaders ont eu à faire les frais ces dernières années de Marine Current Turbines, à Atlantis jusqu'à OpenHydro, ou Pelamis Wave.
De quoi s'agit-il dans le détail ?

Ceci est l'alerte gratuite
Depuis le 2 septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité et en savoir encore plus, merci de vous abonner au Daily News de Mer-Veille.com, portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.

Thursday, July 28, 2011

Eolien flottant : toutes les plates-formes

UNION EUROPÉENNE - 29/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
Les éoliennes flottantes permettent de générer de l'électricité partout où les fonds sont compris entre 50 et 300 m, ce qui peut arriver quelquefois à une distance très proche des côtes, quand le plateau continental plonge soudainement, comme c'est le cas dans de nombreux pays européens de la côte Atlantique. A ces profondeurs, l'éolien posé n'est pas envisageable et seul l'éolien flottant présente une solution fiable. Ce concept d'éolienne flottante en eaux profondes a été proposé pour la première fois officiellement par des chercheurs de l'Université du Massachusetts (UMASS) en 1972. Selon un rapport américain établi par le National Renewable Energy Laboratory (NREL) : " Il a fallu attendre le milieu des années 1990, c'est-à-dire un certain temps après que l'industrie éolienne terrestre ait été bien établie, pour que ce sujet de recherches soit repris par la communauté scientifique". Jusqu'en 2003, l'implantation d'éoliennes offshore a été limitée par l'emploi des fondations de type "posées" dont l'emploi est réservé à des profondeurs d'eau n'excédant pas 30 mètres. Depuis 2003, de nombreux développeurs à travers le monde se sont intéressés aux plates-formes éoliennes flottantes. On répertorie aujourd'hui quatre principaux types de plates-formes éoliennes flottantes en eau profonde qui constituent une technologie très différente des fondations posées dont j'ai parlé dans un article du 1 juin 2011

4 GRANDS TYPES DE FONDATIONS FLOTTANTES

1. "Plate Forme Spar " : fondation immergée à ballast stabilisé, dotée d'ancrages caténaires permettant de la fixer par simple accrochage au fond marin. C'est le principe appliqué par Hywind pour StatoilHydro, Technip et Siemens au large de la Norvège (cf. article du 24 juillet 2009). Un premier démonstrateur expérimental a été installé en 2009 au large de Stavanger par 220 m de fond et supporte une turbine Siemens de 2,3 MW ; la fin de sa période d'essais de 2 ans doit s'achever incessamment. Le cylindre d'acier de 100 m de long qui constitue cette première fondation "Spar" a été remorqué horizontalement dans un fjord norvégien puis lesté sur place avec de l'eau et de la roche pendant que deux engins de levage flottant y installaient le mât de l'éolienne et la turbine. Le coût total selon Statoil a été de $72 millions. Comme le schéma le montre clairement, cette fondation, bien que lestée et totalement immergée, ne repose pas directement sur le fond de l'océan ; elle flotte et est rattachée au fond par des câbles disposant d'une certaine souplesse de mouvement et fixés à des ancres.

2. Plate forme TLP (Tension Leg Platform) ou "plates-formes sur jambages tendus" : plate-forme immergée et reliée au fond marin par des câbles tendus (d'où le nom) ancrés à des piliers mi-enfouis dans le fond marin et non à des ancrages caténaires. Les câbles qui relient la plate-forme flottante au fond se tendent et se détendent plus ou moins en fonction des mouvements de la houle : c'est le principe appliqué par Blue H Technologies pour son prototype décrit dans mon article du 17 octobre 2008. La première phase d'essai de cette plate-forme a commencé en 2008, après divers pourparlers non aboutis, avec l'installation d'une première structure expérimentale supportant une turbine bipale, au large des côtes italiennes par 113 m de fond dans le cadre du Projet Tricase. C'était la première fois au monde qu'une plate-forme flottante était testée. Elle a été démontée 6 mois tard. Parallèlement Blue H commençait la phase 2 de développement qui prévoyait la construction d'une nouvelle plate-forme flottante destinée à supporter une éolienne de 2 MW, livrable en 2012, toujours dans le cadre du Projet Tricase. La phase 3 est prévue pour 2014 avec le déploiement en haute mer du concept final à savoir une plateforme Blue H - TLP au design plus arrondi (cf. photo) supportant une turbine fabriquée par une tierce partie encore non définie.

3. "Plate forme semi sub" ou à flottabilité stabilisée. C'est une plate-forme qui, comme son nom l'indique, est semi-submergée donc semi-visible en surface ; elle utilise un dispositif de type «barge» ancré au fond par des câbles grâce à des ancrages caténaires. C'est le principe appliqué sur la spectaculaire plate-forme flottante triangulaire WindFloat par le développeur américain Principle Power Inc. qui travaille en ce moment même d'arrache-pieds, si je peux dire, avec Energias de Portugal (EDP) et ASM GROUP pour permettre une première mise à l'eau de ce modèle au large du Portugal sur des fonds de 43 mètres, vraisemblablement au début ou dans le courant du mois de septembre 2011. Cette plate-forme flottante triangulaire est une déclinaison innovante des plates-formes semi-submersibles issues de l'industrie du pétrole et du gaz ; elle est exploitable par n'importe quel hauteur de fond et se caractérise par une structure composée de trois colonnes en acier léger qui la rend particulièrement stable et résistante aux conditions les plus extrêmes. Comme la majorité des autres plates-formes flottantes, la plate forme WindFloat de type "semi sub" sera attachée au fond marin avec quatre câbles. Cette structure estimée à $ 23 millions a été élaborée pour recevoir un système éolien qui comprendra un mât de 67 mètres de hauteur et, dans un premier temps, une turbine Vestas Wind V80 de 2,0 MW. Dans un premier temps car Dominique Roddier, directeur technique de ce projet chez Principle Power, laisse clairement entendre que " Cette plate forme va bouleverser à terme le monde de l'éolien offshore ". Si l'expérimentation qui va commencer en septembre et se prolonger pendant un an confirme leurs espoirs, les développeurs sont décidés à planifier la construction d'un parc éolien offshore sur ce modèle d'éolienne flottante, parc qui pourrait atteindre 150 MW au large du Portugal. Il pourrait être constitué d'éoliennes Vestas de 5MW et dans un avenir plus ou moins proche de Vestas V164 7.0 de 7 MW.

4. Free Floating Platform (FFP)
L'éolienne flottante française WINFLO développée par DCNS, Nass&Wind, Saipem et In Vivo Environnement avec l'appui d'IFREMER Brest et de l'ENSTA , fait elle aussi partie de cette catégorie semi-submersible à ancrage catenaire mais avec des variantes suffisamment importantes pour la faire entrer dans la catégorie à part des "Free Floating Platform (FFP)". C'est donc une construction "semi sub" plus légère et plus indépendante du système d’ancrage et du flotteur qui lui permet d'être déconnectée et remorquée facilement pour sa maintenance. Le projet d’éolienne flottante offshore WINFLO associe des industriels majeurs des secteurs naval, para-pétrolier et éolien. Le récent appel d'offre du gouvernement français du 11 juillet 2011 et le prochain à venir en janvier 2012 devraient conduire les protagonistes à mettre en place rapidement un démonstrateur proche de l’échelle 1, d’une puissance de 2,5 MW, installé au large de la Bretagne et raccordé au réseau électrique. Le projet prévoit la mise au point d’une nacelle spécifique offshore, à la fois légère et résistante aux sollicitations marines et aux agressions du milieu. La machine sera installée sur une plate-forme semi-submersible liée au fond marin par des ancrages caténaires encore plus facile d'utilisation que les modèles traditionnels.

IDEOL
A ces quatre types d'éoliennes flottantes s'ajoutent des variations comme Ie très intéressant système français de la société basée à La Ciotat, Ideol qui parvient à limiter l'effet de sillage dans un parc éolien grâce à une solution mécanique (photo ci-contre) capable de déplacer la turbine éolienne flottante entière, doublée d’une solution logicielle qui calcule en temps réel l’implantation optimale en fonction d’un ensemble de paramètres, afin de minimiser les effets de sillage aérodynamique et ainsi maximiser la production d’énergie du parc. (cf. article de mars 2011. Cette compagnie créée il y a tout juste un an, espère implanter un premier prototype expérimental en 2013.

PROSPECTIVE ÉOLIENNE FLOTTANTE

1. Eoliennes flottantes à axe vertical

VERTIWIND. Une voie prospective est ouverte par les éoliennes en mer à axe vertical au premier rang desquelles l'éolienne VERTIWIND (CF. article du 20 janvier 2011). Petit rappel de ses caractéristiques : des pales verticales tournant autour d'un axe lui-même vertical comme un tourniquet de manège ; une vitesse de rotation variant en fonction du vent supprimant tout risque de vibration des pales ; une hauteur de 90 m c'est-à-dire réduite par rapport à celles des éoliennes traditionnelles ; une flottaison ne nécessitant qu'un faible tirant d'eau, d'une dizaine de mètres, ce qui rend son remorquage depuis la terre peu couteux et moins complexe que dans le cas d'une éolienne classique. Grâce à sa capacité à flotter au-dessus de fonds de 200 mètres de profondeur et plus, le concept VERTIWIND allie aux avantages des éoliennes flottantes de tous types celui d'une plus grande souplesse d'utilisation grâce à ses pales verticales. La compagnie Technip dont on peut dire qu'elle est en tête des compagnies engagées dans la bataille de l'éolien flottant, déjà associée au lancement de l'éolienne flottante Hywind en Norvège, ne s'y est pas trompé en lançant un appel à projet concernant Vertiwind (ICI) et en se fixant comme objectif "de concevoir, fabriquer, installer et tester un prototype préindustriel d’éolienne à usage offshore " dont la double particularité est d'être d'une part flottante et d'autre part à axe vertical. Pour Technip, VERTIWIND offre de nouvelles perspectives pour une deuxième génération d’éolien en mer dans de nombreux pays, en particulier sur le pourtour méditerranéen, en Europe ou encore aux Etats-Unis. Le projet Vertiwind est labellisé par le Pôle Mer PACA et bénéficie des premiers financements du Programme d’Investissements d’Avenir, lancé dans le cadre du Grand Emprunt sous l’égide du Premier Ministre français via l’ADEME.

DEEPWIND
Dans cette course au gigantisme flottant et aux objets étranges, il faut citer l'expérience danoise DeepWind présentée par le magazine Wind Tech en 2010 ICI. C'est une éolienne flottante à axe vertical de 20 MW étudiée par l'Université Technique du Danemark (DTU). Malgré son aspect très futuriste, ce projet "DeepWind", lancé en octobre 2010 a reçu une subvention de 3 millions d'euros sur 4 ans, dans le cadre du 7e programme-cadre européen sur les futures technologies émergentes. Le concept combine une turbine à axe vertical de type Darrieus (une technologie bien connue) un système de pale et un système de transmission et de contrôle innovant, associés à une structure rotative et flottante. Le concept inclut un générateur à entraînement direct avec un système de contrôle électronique situé au bas de l'arbre de transmission et les liaisons par câbles électriques. Un prototype démonstrateur proche de l'échelle 1 avec une turbine de 5 MW devrait être mis en place dans les eaux du fjord de Roskilde à proximité de L'université Technique du Danemark (DTU). Cette phase une fois franchie, les développeurs prévoient une mise à l'échelle avec un modèle de turbine qui pourrait atteindre 20 MW.

2. Autres projets

SWAY

Dans le domaine de la prospective éolienne flottante, plusieurs, comment dire, ovni flottants se disputent la vedette, au premier rang desquels il faut citer le système Sway® dont les premières études ont commencé en 2003. Ce système tout à fait unique en son genre fonctionne sur le même principe de balancier que celui d'une bouteille à moitié pleine que l'on aurait posée en mer. L'ensemble turbine, mât et fondation se compose d'une seule pièce, avec dans l'extrémité inférieure un pôle lourdement lesté, exactement comme une bouteille flottante. Le principe repose sur celui d'un centre de gravité situé très en dessous du centre de flottabilité, ce qui donne au mât une stabilité suffisante pour résister aux contraintes importantes produites par la turbine posée au sommet. Le balancement de l'ensemble en mer pourrait atteindre, selon certaines études, un angle de 5 à 8 degrés. Malgré son apparente fragilité, ce système a cependant été qualifié par le très sérieux cabinet Garrad Hassan & Partners, de "technologie qui permettrait le mieux d'affronter les pires conditions de mer." En 2009, (cf. article du 1 août 2009) AREVA Wind avait jugé le projet suffisamment sérieux pour entamer avec Sway® une collaboration portant sur la construction d'une éolienne commune de 5 MW. En 2010 (cf. artcile du 17 février 2010) Sway® et l'organisme public norvégien ENOVA.no annonçaient un projet de construction d'éolienne de 10 MW sur une base flottante Sway®, projet dont il disait vouloir proposer les premiers éléments concrets en 2011. Un premier prototype à échelle réduite était inauguré le 10 juin 2011 (ICI). Les essais devraient se prolonger pendant 1 ou 2 ans avant de passer au stade 2. On est encore loin de la plus grosse turbine flottante du monde !

MUFOWS
Enfin en bout de chaîne prospective, si je peux dire, il y a ce projet MUFOWS (Multiple Unit Floating Offshore WindfarmS) dont on trouvera tout le détail ICI. Il a commencé à voir le jour dans les années 1990 au moment même où l'on s'intéressait de près au développement de l'éolien offshore flottant par rapport à l'éolien offshore posé. Développé conjointement par University College of London (UCL), W.S. Atkins et Energy research Centre of the Netherlands (ECN), le concept repose sur l'idée de base très simple (en apparence !) qui consiste à monter une batterie de plusieurs turbines éoliennes sur une seule et unique plateforme flottante semi-sub ancrée au fond marin par un câble. Deux types de structures ont été envisagées pour ces plates-formes : une structure en arête (cf photo 1) pouvant porter jusqu'à 8 éoliennes bipales, ou une structure octogonale (cf photo 2) pouvant porter aussi 8 éoliennes. Hélas en 2000, une étude de faisabilité plus approfondie concluait que si ces structures étaient parfaitement réalisables et fiables, elle n'avaient aucune chance d'être rentables dans les conditions d'exploitation des fermes offshore nearshore en vigueur dans ces années là, en Europe du Nord ! L'étude projetait cependant que, dans un futur plus ou moins proche, si l'exploitation de parcs en eau profonde était envisagée, la question vaudrait la peine d'être étudiée à nouveau-
C'est précisément le cas aujourd'hui en 2011 !


Sources : Sites liés et cités. Photo 1 : Eolienne Windflfoat ©Principle Power Inc. 2: éolienne flottante Hywind ©Technip/Statoil. 3: Schéma descriptif Windfloat©Principle Power. 4 et 5 : Winflo ©DNCS. 6 : Ideol©Ideol. 7. éolienne a axe verticale Vertiwind © Technip. 8 : éolienne Darrieus flottante Deepwind ©DTU. 9. Eolienne Sway © Sway® . 10Mufows en arête et 11 Mufows octogonale ©UCL


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Thursday, July 21, 2011

ATLANTIQUE POWER CLUSTER : un projet trans national européen


UNION EUROPÉENNE - 22/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau

Le projet Atlantique Power Cluster a été présenté au début de ce mois lors du Carrefour In'Energie, manifestation organisée pour le compte de la Région des Pays de la Loire avec le concours opérationnel de l'agence de développement économique Société publique régionale des Pays de la Loire.

De quoi s'agit il au juste et qu'entend on par Atlantique Power Cluster ?
A l'instigation de la Commission Arc Atlantique créée en 1989 sous la présidence de la Région Basse Normandie, ce cluster se propose de réunir plusieurs pays européens riverains de l'Atlantique (Royaume-Uni, Irlande, France, Euskadi, Espagne, Portugal) et 25 régions françaises pour mener trois objectifs généraux :
1. Développer une stratégie transnationale pour les Energies Marines Renouvelables (EMR) fondée sur les complémentarités entre les régions et les organismes partenaires.
2. Renforcer la compétitivité et l’innovation au sein de l’Arc Atlantique par le développement du secteur des EMR.
3. Contribuer à un modèle plus vert de production d’énergie en Europe (stratégie UE 2020).
Dans le détail, ce partenariat fédère autour de la Commission Arc Atlantique les protagonistes suivants :
- Au Portugal : Wave Energy Centre (WavEC) fondé en 2003 et destiné à apporter aux compagnies qui le désirent un appui en terme d'informations sur l'exploitation de l'énergie des vagues et en faire la promotion ; INEGI Institut fondé en 1986 pour agir comme une interface entre l'Université et l'industrie dans le domaine de la R&D, de l'innovation et des transferts de technologies.
- En Espagne : FUAC (Fondation Université de La Corogne) très orientée sur la R&D ; FAEN (Fondation de l’Energie des Asturies) ; SODERCAN (Société de développement de la Cantabrie) ; EVE, agence de l’Energie du Pays-Basque/Euskadi créée en 1982 par le gouvernement Basque très impliqué dans les énergies renouvelables marines et sur lequel je reviendrai très prochainement ; CIEMAT (Centre de recherche en matière énergétique et environnementale émanant du Ministère de la Science et de l'Innovation espagnol).
- En France : la Région Aquitaine très impliquée dans le développement des EMR ; le Pôle des Éco-industries de Poitou-Charentes qui soutient l'innovation et accompagne le développement des entreprises de Poitou-Charentes contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ; la Société publique régionale des Pays de la Loire déjà évoquée plus haut ; Bretagne Développement Innovation, partenaire de ce blog et résultant de la fusion en 2011 de l’Agence économique et de Bretagne Innovation. Son but est de renforcer l’action au service des grands objectifs stratégiques du développement économique régional, de conforter l’économie par la performance de ses entreprises et préparer l’économie de demain ; la Région Basse Normandie dont on connait l'implication ans le développement des EMR.
- Au Royaume Uni : Regen South West, centre d'expertise en matière d'énergie renouvelable et de projets novateurs dans le sud-ouest de l'Angleterre ; SEGEC (Scottish European Green Energy Centre) très engagé avec les institutions, réseaux et plates-formes technologiques, pour influencer l'agenda politique futur et identifier des opportunités de niche permettant la collaboration entre divers secteurs industriels
- En Irlande : Galway County Council intéressé et engagé dans le développement des énergies renouvelables marines ; CIT (Cork Institute of Technology) très orienté sur la R&D et qui s'est déjà fait une spécialité de créations de passerelles entre l'innovation et l'industrie.

Chacun de ces partenaires a une activité précise à fournir : ainsi la gestion et la coordination incombe à l'espagnol SODERCAN ; l'étude de benchmarking régional sur le thème "Comprendre et comparer les stratégies régionales en matière d’EMR" à la Commission Arc Atlantique ; l'acceptabilité sociale au Galway County Council chargé de développer des méthodes et une communication adaptées aux différents publics concernés par les EMR pour parvenir à un consensus ; le developpement à notre partenaire Bretagne Développement Innovation chargé d'identifier de nouveaux marchés pour les entreprises atlantiques ; les compétences et la formation pour adapter la main d’œuvre aux besoins du secteur des EMR au CIT (Cork Institute of Technology) ; le développement d’un cluster atlantique, c'est-àîdire la conception de structures de coopération pour un développement conjoint du secteur des EMR à EGEC (Scottish Green Energy) Centre ; et enfin la communication et la diffusion à la Région Basse Normandie.

Les sites d'expérimentation en Atlantique peuvent ainsi apparaitre comme un nouvel élément de la chaîne de valeur des EMR. Une carte précise de ces sites a été dressée à l'échelon européen sur laquelle je reviendrai en détails et qui englobe : le désormais célèbre EMEC en fonction dans les Iles Orcades (Royaume-Uni) qui semble voler la vedette à tous les autres et où est testé entre autres, le non moins déjà célèbre convertisseur d'énergie des vagues Oyster d'Aquamarine Power ; Galway Bay (en fonction au R-U) ; Wave Hub (en cours d'aménagement au Royaume-Uni) ; Belmullet (en cours d'aménagement Irlande) ; Nissun Bradning en fonction au Danemark ; Alpha Ventus (en fonction Allemagne du Nord) ; SEM-REV (dédié à l'énergie des vagues et en cours d'aménagement France) ; BIMEP (en cours d'aménagement au Pays Basque/Euskadi) et Aguçadoura en fonction au Portugal et qui a été le tout premier site d'expérimentation de l'énergie des vagues dans le monde, site où sont testés les flotteurs atténuateurs convertisseurs de vagues Pelamis avec l'objectif de constituer un parc de 20MW.

Sources. Sites liés et cités. Carte et Photos. 1 : Carte des membres du Cluster Atlantique © Commission Arc Atlantique. 2. Carte du potentiel houlomoteur en Europe © aquaret.com 3:Pelamis Wave Farm à Aguçadoura (Portugal) 4. Carte des projets EMR dans la région RTA © extrait Carrefour Sin' Energie 2011- présentation de Stéphane Peyhorgue, Chargé de mission Energie.

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Tuesday, June 21, 2011

Grand Port Maritime de Bordeaux : appel à candidatures "éolien offshore" sur la zone du Verdon


BORDEAUX - (France) - 22/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau -
A défaut d'un terminal méthanier ou peut-être en plus du terminal, le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) souhaite positionner la zone du Verdon sur le secteur de l'éolien, et notamment de l'éolien offshore. Un article récent paru dans Mer et marine.com (ICI) fait clairement état de la volonté du GPMB de développer son terminal portuaire du Verdon, avec l'implantation d'activités industrielles nécessitant la proximité immédiate d'infrastructures portuaires, ce qui sous-entend "à peine" la production d'éoliennes offshore. Le GPMB se dit "tout à fait en mesure d'accueillir l'ensemble de la chaîne de production d'éoliennes onshore ou offshore de dernière génération (construction, assemblage, exportation) " sur ses terrains et ajoute qu'il "peut également offrir une zone foncière particulièrement adaptée pour implanter les prototypes indispensables à la réalisation des tests et mesures diverses. La perspective de la création d'une Zone de Développement Eolien (ZDE) est un argument de poids, renforçant l'attractivité de la région pour l'émergence d'une nouvelle filière " . Le Grand Port Maritime de Bordeaux est, d'autre part, membre du Cluster Eolien Aquitain.

Qu'est ce que le Cluster Eolien Aquitain ? Créé en 2010 à l'instigation du président de Région Alain Rousset, il regroupe comme tout cluster, les entreprises et acteurs publics qui œuvrent pour le développement de la filière éolienne en Aquitaine et mobilise les compétences complémentaires des agences, des industriels et des collectivités aquitaines. Soutenu par la Région Aquitaine et la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux), le Cluster Eolien Aquitain (association Loi 1901) met en relation des entreprises de pointe dans le domaine du stockage énergétique, de l’aérospatial/défense ou des matériaux composites avec des laboratoires de R&D de renommée mondiale. Des entreprises leaders de l’éolien apportent, au sein du cluster, leur connaissance du marché et des besoins des clients. Effectivement, si l'on se penche sur le détail, il ne fait pas de doute que la concentration industrielle favorable existe bel et bien avec des sociétés comme Valorem, pionnier de l'éolien français depuis 1994 qui a développé et construit de nombreux projets éoliens onshore et se trouve bien placé dans le offshore, de Plastinov, spécialisé dans l'étude, le développement et la mise en œuvre d’ensemble en matériaux composites,comme Lectra, qui intervient dans la fabrication des pales d'éoliennes, et comme Epsilon Composite, première entreprise mondiale consacrée à la pultrusion de profilés en fibre de carbone et surtout du géant français de l'aéronautique et de l'espace EADS.

Dès 2008 (cf. ICI) EADS avait obtenu par le biais d'Eurocopter UK et de son EC135, le contrat des opérations de maintenance, de transport de personnel et de marchandises du parc éolien offshore britannique de Greater Gabbard, l'un des plus grands du monde dont la construction s'achèvera en 2012. Mais c'est surtout la branche EADS Astrium qui nous intéresse plus précisément. Car c'est avec EADS Astrium, No.1 européen et No.3 mondial de l’industrie spatiale, leader incontournable du transport spatial, des systèmes satellitaires et des services spatiaux, que EADS Astrium a fermement décidé de mettre les exigences de qualité du secteur aéronautique et son expérience de plus de 40 ans, au service de la fabrication de pales d'éoliennes. Fin 2010, Valérie Cazes, directrice des équipements et services d'Astrium, ne déclarait-elle pas dans un entretien publié par le Financial Times Deutschland (repris par Reuters ICI) : " Nous voulons être le numéro un de la construction des pales d'éoliennes en France et, pourquoi pas, aussi le numéro un en Europe... Nous pensons également à l'exportation et l'Allemagne, bien sûr, est comprise".

Depuis lors, EADS Astrium a déjà reçu des commandes d'AREVA Wind (visionner le film technique de l'éolienne offshore Areva M5000) et du Groupe Vergnet. Le Cluster Eolien Aquitain a donc largement les moyens industriels de ses ambitions. Se joignant à ce potentiel de compétences déjà impressionnant, de nouveaux projets de développement qui s’appuient sur des thématiques d’excellence sont actuellement en cours de développement local pour répondre aux besoins d’une filière en constante évolution. Aux côtés du MIB (Materials and Systems Institute of Bordeaux), labellisé Institut Carnot, et de l’INRIA Bordeaux-Sud-Ouest, plusieurs laboratoires développent une expertise reconnue depuis de longues années dans les domaines du génie civil, de l'acoustique, du génie mécanique et énergétique, de la modélisation et de l'élaboration des matériaux, des capteurs, des microsystèmes, du traitement du signal, des nanomatériaux, des polymères et composites, de la fiabilité des composants... Des sociétés telles que Rescoll, société indépendante spécialisée dans les innovations technologiques (notamment en matériaux polymères) et Nobatek (produits et procédés innovants dans la construction durable), ou encore la plateforme d’innovation Canoe (matériaux nanostructurés) apportent aux entreprises tout un ensemble de savoir-faire et de moyens techniques susceptibles de développer de nouvelles performances ou produits.

Fort de l'appui potentiel du puissant réseau industriel et scientifique du Cluster Eolien Aquitain, et des résultats d'une étude prospective pour l'implantation de nouvelles activités industrielles et logistiques sur le port de Bordeaux, étude commandée au cabinet Ersnt & Young, (remise le 5 mai 2011), le Grand Port Maritime de Bordeaux (GPMB) a donc décidé de publier un appel à candidatures pour ses emprises foncières sur le site du Verdon. Cinq parcelles sont concernées, dont une située en zone franche douanière, pour les projets industriels d'un ou plusieurs opérateurs. Une zone de test de 100 ha dont 14 immédiatement utilisables pourrait également être mise à disposition pour l'installation de prototypes. Les représentants du port ont souligné dans leur déclaration que : "Le terminal en eau profonde du Verdon, équipé d'une rampe pour navires rouliers et disposant d'aires de pré-stockage et de stockage situées immédiatement à l'arrière de la zone de déchargement, représente in fine un emplacement portuaire performant, capable de répondre aux besoins logistiques des projets industriels éoliens, notamment offshore, prévus en France et en Europe. Des synergies industrielles sont possibles avec l'Eco-parc de Bordeaux Blanquefort, et le site portuaire de Grattequina, où le port investit 20 millions d'euros pour la création d'un nouveau terminal portuaire, permettant notamment le chargement de pièces de grandes dimensions".

Les candidats ont jusqu'au 15 septembre 2011 pour remettre leur dossier, la sélection étant prévue, au plus tard, le 15 novembre 2011. Le GPMB prévoit ensuite la signature, avec la ou les sociétés retenues, d'une convention de réservation de 3 ans, "pour un projet industriel capable de générer du trafic maritime et de valoriser la zone industrialo-portuaire du Verdon tout en intégrant les différents enjeux environnementaux du site". Un positionnement sur des projets éoliens offshore français (pour l'instant en devenir) et européens ou étrangers (en plein développement) qui semble être une excellente opportunité de développement à moyen et long terme pour ce grand port du Sud-Ouest de l'Europe !
Le nombre d'emplois potentiels directs et indirects créés sur site pourrait être compris entre 500 et 1000., voir dépasser ce chiffre.

NB : le Cluster éolien Aquitain créé en décembre 2010 est présidé par Jean-Yves Grandidier, PDG de Valorem

Sources : Sites liés et cités. Photos 1 : Site de Verdon © GPMB. 2. Plan sites © Cluster Eolien Aquitain 3 : Pales d'éoliennes © EADS Astrium . 4 Eolienne en mer © AREVA Wind 5. Schéma Zone du verdon © GPMB 6. Travailleur sur un site éolien offshore © AREVA Wind

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Wednesday, June 15, 2011

LANDSVIRKJUN veut développer des projets conjoints éolien-hydrolien



REYKJAVIK - (Islande) - 16/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau - La Compagnie nationale d'électricité Islandaise, Landsvirkjun, qui fournit 74% de l'approvisionnement en électricité du pays, cherche à doubler sa capacité de production au cours des 15 prochaines années. Pour y parvenir, la compagnie nationale compte faire largement appel aux énergies renouvelables et notamment aux apports conjugués des centrales hydroélectriques et géothermiques, qu'elle emploie déjà généreusement, mais aussi à l'énergie éolienne onshore et offshore (projet ICEWIND) et à l'énergie des courants marins. Il faut noter que le développement des énergies éolienne et hydrolienne fait l'objet d'un programme d'études commun, l'utilisation conjointe de l'éolien et de l'hydrolien étant considérée, en Islande, comme comportant de nombreux bénéfices (ICI).

Ce programme d'études auquel sont associés Icelandic Meteorogical Office, l'Université d'Islande et Landsnet doit s'achever en août 2014 et s'articule en trois temps :
- étude de l'accumulation de glace sur les éoliennes
- introduction et développement d'un parc éolien en Islande
- développement de l'éolien offshore.

Selon Ingolfur Orn Thorbjornsson de l' Innovation Centre Iceland (ICI), cité dans un rapport d'Inter Press : "L'exploitation de l'énergie des courants pourrait être une possibilité à exploiter dans les cinq à dix ans à venir." Des recherches sont actuellement menées avec beaucoup de discrétion dans la région Fjords de l'Ouest de l'Islande et un prototype est en cours d'élaboration avec l'appui de l'ICI, selon le rapport. On sait que Landsvirkjun a déjà examiné la possibilité de construire un câble sous-marin qui relierait l'Islande à l'Europe du Nord en vue d'exporter de l'électricité produite par ses centrales géothermiques et ses centrales hydroélectriques. Ce projet d'exportation pourrait s'étendre à d'autres sources d'énergies renouvelables. Précisons qu'un autre projet de câble sous-marin, transportant des données informatiques cette fois-ci, est déjà en cours de développement pour relier l'Islande au continent Nord Américain et à l'Europe du Nord, projet porté par NORDUnet(Nordic National Research and Education Networks), le canadien CANARIE (Canada's Advanced Research and Innovation Network) et la compagnie internationale NSF GLORIAD basée aux Etats-Unis. Ce projet connu sous le nom de ICELINK est présenté comme devant "permettre aux scientifiques connectés de NORDUnet de tirer tous les avantages des énergies renouvelables et géothermiques disponibles dans le pays".
Landsvirkjun exploite actuellement 16 centrales électriques en Islande dont 13 centrales hydroélectriques, deux centrales géothermiques et une centrale aux énergies fossiles.

Sources : Sites liés et cités.Photos : Paysage islandais © Landsvirkjun


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Monday, June 13, 2011

BluStream® : une hydrolienne française à haut rendement




BREST - (France) - 14/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
- Bien que BluStream® (sans "e") soit un nom très utilisé et notamment par une firme hollandaise pour des activités offshore, c'est le nom que les français Le Gaz Intégral (LGI), porteur du projet, Guinard Énergies (pas de site web, Ville d‘Avray et Brest), Bernard et Bonnefond (Saint-Etienne), Ifremer-Brest, ENSTA Bretagne, ont choisi pour leur nouveau projet d'hydrolienne innovante à haut rendement.


Selon le Pôle Mer Bretagne qui se fait l'écho ICI de la mise en oeuvre de ce projet BluStream® (le ® étant très important car il permet d'éviter la confusion avec toutes les autres appellations identiques), cette technologie vise à développer "une hydrolienne innovante et performante composée de deux tuyères divergentes solidarisées par un bras de liaison, capables de s’orienter automatiquement dans le sens du courant, permettant un captage optimisé de l’énergie hydrocinétique." L'emploi du mot "hydrocinétique" pourrait laisser entendre que cette hydrolienne n'est pas seulement destinée à capter les courants marins mais aussi les courants fluviaux voire lacustres.

Comment ça marche ? L’accélération du flux de courant de marée obtenue grâce à la tuyère, combinée à une hélice performante, permettrait à l’alternateur d'atteindre une vitesse de rotation supérieure aux vitesses rencontrées sur les hydroliennes à courants marins de première génération, entraînant une réduction significative, à iso-puissance, des dimensions de l’alternateur en prise directe sur l’hélice.

Au terme du projet, un démonstrateur à taille réelle devrait être installé en mer, au large de Bréhat, pour permettre des campagnes de tests et de mesures in-situ en vue de valider le concept BluStream®. La finalité industrielle du projet est de proposer aux fournisseurs d’énergie une hydrolienne à la fois performante et économique (ce qui suppose, à mots à peine couverts, que celles actuellement sur le marché ou en tests ne le sont pas !).
Plusieurs unités hydroliennes BluStream® pourront être associées pour former une ferme d’hydroliennes et réaliser ainsi une unité de production électrique de plusieurs "dizaines voire centaines de mégawatts" en fonction du potentiel énergétique du lieu d’implantation et de l'importance de l'installation industrielle.

BluStream® m'apparaît comme une adaptation française du principe de la double hydrolienne, pivotante (pour capter le courant le plus fort) testée avec le succès que l'on sait par Marine Currents Turbines (MCT) à Stanford Lough et qui est la première hydrolienne au monde aujourd'hui raccordée au réseau électrique qu'elle alimente d'ailleurs fidèlement. Par rapport au modèle de MCT, les "plus" de BluStream® sont évidents : l'hydrolienne BluStream® est totalement immergée et repose sur le fond, contrairement à celle de MCT ; elle gagne en souplesse d'utilisation et ses deux hélices sont enrobées d'un carénage bienvenu absent des hélices de l'hydrolienne MCT.

Bonne chance et bon courant donc à cette astucieuse nouvelle venue !

Sources. Sites liés et cités. Photo : Préfiguration hydrolienne BluStream®
 © BluStream®


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Sunday, June 5, 2011

Parcs éoliens offshore : évaluation des accidents du travail


WASHINGTON / BRUXELLES - 06/06/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Les problèmes de sécurité au travail et des accidents de travail liés aux grands sites industriels font l'objet aux Etats-Unis d'une attention toute particulière depuis quelques années déjà. Une administration dépendant du Department of Labour (DOL) appelée The Occupations Safety and Health Administration (OSHA) leurs est même spécialement dédiée. Récemment, lors de la grande messe de l'AWEA (American Wind Energy Association), Windpower 2011, l'OSHA a fait savoir qu'elle allait s'intéresser à l'industrie éolienne nord-américaine et que, dès 2012, s'appliquerait à l'industrie éolienne onshore et offshore son programme National Emphasis Program qui vise d'une façon générale à "évaluer avec exactitude les accidents et les maladies contractées par les employés dans l'exercice de leur métier". Les propriétaires, développeurs et opérateurs de parcs éoliens, de même que les fabricants et les entrepreneurs, sont donc prévenus qu'ils devront appliquer ces règlements de sécurité concernant l'emploi de leur personnel. Selon certains experts, l'application de ces règlements pourrait avoir un impact non seulement sur la conception future des éoliennes mais aussi sur l'exploitation et la maintenance des parcs éoliens onshore comme offshore. Le National Emphasis Program, appliqué par l'US Department of Labour (DOL) à de nombreux secteurs de l'industrie, fera donc ainsi son entrée dans le domaine de l'industrie des énergies renouvelables par la grande porte de l'énergie éolienne !

C'est précisément sur ce thème de la sécurité que les deux grands fabricants de turbines GE et Siemens ont choisi de se rencontrer aujourd'hui même à Londres. Avec une puissance estimée de 40 GW d'éolien offshore à installer d'ici 2020 en Europe, si la culture de la sécurité, de la prévention des accidents et de la gestion a été ignorée ou insuffisamment élaborée en amont de la construction d'un parc éolien offshore, le risque est grand de voir un projet éolien dans son ensemble mis en danger. Comme aux Etats-Unis, la question se pose aujourd'hui de savoir si les risques ont été évalués avec précision et avec quelle méthode ? et si des mesures concrètes ont été prises par les principaux développeurs, entrepreneurs et équipementiers de l'industrie éolienne ? Pour de nombreux spécialistes, il ressort que ces problèmes de sécurité au travail apparaissent comme l'une des cinq principales préoccupations des gestionnaires de projets de l'éolien offshore européen.

Les défis posés par les parcs farshore ou les fermes éoliennes offshore multiturbines demandent une adaptation inédite du personnel au moment de la construction et de l'installation. On ne répètera jamais assez que l'environnement maritime est un environnement instable et extrême. Bien qu'il s'agisse généralement de personnels hautement qualifiés et compétents, ayant déjà travaillé dans le domaine de l'éolien terrestre par exemple, on sait que l'on n'installe pas un parc offshore comme un parc à terre (déjà complexe à installer d'ailleurs !). Personne n'a, d'autre part, le recul des 30 années d'expérience que l'on peut trouver, par exemple, dans le domaine de l'industrie pétrolière et gazière offshore où les règles de sécurité ont eu le temps d'être éprouvées.

L'Union Européenne n'est pas restée inactive face à ces questions. Elle s'est préoccupée, dès la fin des années 1990, d'une meilleure protection de la santé et de la sécurité au travail. Elle a déjà agi dans ce domaine et fixé des normes minimales pour améliorer la sécurité et la santé des travailleurs. Plusieurs directives ont vu le jour qui ont réussi à renforcer les dispositions proposées, au bénéfice des travailleurs. Mais, de l'aveu général, même si les accidents du travail ont diminué de près de 10 % entre 1994 et 1998, les chiffres restent élevés : tous secteurs professionnels confondus, près de 5.500 morts par année et 4,8 millions d’accidents ayant entraîné une incapacité supérieure à trois jours. Plusieurs directives nouvelles renforcent la législation communautaire déjà en vigueur. Dans une résolution votée en octobre 2002, le Parlement Européen a approuvé l'idée d'une stratégie communautaire d'ensemble pour s'adapter aux changements du travail et de la société et a fait valoir ses priorités. Les députés ont notamment demandé de nouvelles propositions législatives sur l'ergonomie des postes de travail, sur la manutention, sur les risques chimiques et biologiques. Les députés ont demandé également que des efforts soient faits pour transposer et appliquer l'acquis communautaire dans les pays adhérents où la situation dans le domaine de la sécurité et de la santé des travailleurs n'est pas satisfaisante. La résolution fixe des normes minimales, les Etats membres restant libres d'imposer des mesures plus strictes. Ces normes minimales ne sont pas forcément adaptées au domaine spécifique de la construction de parcs éoliens offshore. C'est pourquoi chaque pays, chaque industriel même réfléchit au sujet.

Concernant l'éolien offshore et ses risques spécifiques il faut citer, entre autres, le risque de chutes. L'Union Européenne a répertorié que près de 10 % du total des accidents de travail sont imputables à des chutes. Pour l’Union Européenne, on estime à près de 500.000 le nombre annuel de chutes sur le lieu de travail, dues à des lacunes dans l’utilisation des échafaudages ou des échelles. Il en résulte chaque année quelque 40.000 blessures graves et 1.000 décès. C’est la raison pour laquelle le Parlement a approuvé en 2001 une directive sur les équipements qui spécifie la manière dont ils peuvent être utilisés par les travailleurs dans les conditions les plus sûres. Cette directive du Parlement Européen qui renforce l’évaluation des risques, la formation des travailleurs et le niveau de sécurité de certains équipements a été transposée en droit national en juillet 2004. Elle s'applique donc théoriquement sur tous les sites éoliens européens construits ou en construction depuis lors.

Autre risque spécifique aux parcs éoliens offshore : les vibrations. L'U.E. a relevé que 24% des travailleurs dans l'Union étaient soumis à des vibrations. Dans les entreprises d'extraction, dans le secteur de la construction, des transports ou de l'agriculture, les vibrations mécaniques des outils ou engins utilisés peuvent provoquer des lésions articulaires, des troubles neurologiques ou des traumatismes de la colonne vertébrale. La directive adoptée en 2002 a été transposée dans les législations nationales en juillet 2005. Elle fixe des valeurs limites pour les vibrations transmises aux mains, aux bras ainsi que celles transmises à l’ensemble du corps. Le Parlement Européen a pu réduire les seuils autorisés et a également introduit de nouvelles obligations pour l'information des travailleurs et la surveillance de leur état de santé.

Je ne citerai pas ici tous les risques liés à l'éolien offshore, mais il faut savoir qu'une législation globale existe donc déjà, qui protège les travailleurs de ce secteur industriel, même s'il faut sans doute songer, répétons-le, à l'adapter avec plus de précision aux domaines spécifiques de l'industrie éolienne offshore comme de toutes les nouvelles énergies marines renouvelables en général, symboles d'une nouvelle ère industrielle.

Docs sites et articles de lois liés. Photos : construction du parc éolien offshore de BARD 1 ©BARD 1

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Monday, May 30, 2011

ORETIC : un nouveau centre d'énergies marines en réseau

LONDRES - (Royaume-Uni - U.E.) - 31/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le gouvernement britannique par le biais du BIS (Department for Business, Innovation and Skills) a annoncé officiellement ICI le lancement d'un concours en vue de mettre en place un super centre de R&D en réseau concernant l'ensemble des énergies renouvelables offshore. D'après le communiqué du BIS, cette structure dont l'anagramme pourrait être ORETIC (Offshore Renewable Energy Technology and Innovation Centre) sera dédiée en particulier aux technologies offshore éolienne, houlomotrice et hydrolienne.

Le gouvernement britannique a rappelé qu'il avait investi quelque 200 millions de livres (230 millions d'euros) au cours des 4 dernières années pour mettre en place un réseau d'excellence d'au moins 6 centres de Recherche et Développement. Ces centres offrent d'ores et déjà aux entreprises agissant dans le domaine des énergies renouvelables offshore un accès privilégié à des équipements et à des expertises, censés les aider grandement dans la voie de la commercialisation de ces nouvelles technologies aussi bien sur le marché national britannique que sur les marchés internationaux.
En préambule au lancement du concours le ministre Vince Cable a rappelé : "Le Royaume-Uni est un leader mondial de l'ingénierie offshore et nous avons déjà la réputation de posséder quelques-unes des meilleures structures mondiales de R&D dans ce domaine. La création de ce nouveau centre fournit au gouvernement une nouvelle opportunité de soutenir l'industrie offshore du Royaume-Uni et tout ce secteur de l'économie. En créant l'ORETIC nous franchissons un pas de plus pour conduire le Royaume-Uni vers une économie décarbonnée. Le gouvernement s'est engagé à rendre son économie plus verte et ce malgré les défis financiers importants auxquels nous sommes confrontés ; nous avons déjà proposé beaucoup de choses dans ce domaine comme la création d'une Banque d'Investissement Vert (Green Investment Bank) et l'engagement de prendre la tête de la réduction du C2 dans le monde".

C'est un organisme gouvernemental, dirigé par l'entreprise le Technology Strategy Board, qui supervisera la mise en place et le bon fonctionnement de ce centre de R&D en réseau. Les industriels du secteur de l'énergie éolienne offshore et des énergies marines agissant au Royaume-Uni ont plutôt bien accueilli cette annonce, tout en rappelant cependant au gouvernement que cette mise en place ne pourrait se faire en dehors du législatif et du réglementaire déjà élaborés pour ces secteurs. Si cette surprenante réflexion est faite, c'est que le gouvernement britannique aurait également envisagé d'investir, par le biais du UK Innovation Investment Fund qui dispose de 323 millions de livres, 20 millions de livres dans deux fonds de technologies vertes - Zouk Cleantech 2 et HG Capital Partners Renewables Power 2 - qui agissent déjà dans de nombreux domaines des énergies renouvelables en Europe. Le UK Innovation Investment Fund doit servir à soutenir les entreprises à "fort potentiel de croissance" en mobilisant des fonds propres vers les projets d'énergies alternatives, les infrastructures d'énergies renouvelables (y compris les parcs éoliens), l'efficacité énergétique, le traitement des eaux et la conservation.

Vince Cable a conclu en disant : "Ce financement fournit un support pour permettre aux industries du secteur privé de se développer et devenir plus éco-énergétiques. Transformer l'économie du Royaume-Uni en une économie sobre en carbone est un grand défi, dont nous prenons toute la mesure avec des investissements volontaires comme celui-ci."


Sources : sites liés.

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Compagnie du Vent Groupe GDF Suez : imbroglio sur fond d’appel d’offres

MONTPELLIER - (France-U.E.)- 30/05 2011 – 3B Conseils - Par Brigitte Bornemann - Est-ce le dernier acte avant le lancement de l’appel d’offre par le gouvernement français sur l'éolien en mer qui devait être publié au milieu du mois de mai ? L'Assemblée générale des associés de La Compagnie du Vent du vendredi 27 mai 2011 a décidé le remplacement de son Président, Jean-Michel Germa, par Thierry Conil. Cette décision a pris effet le jour même et fait suite à «un différend stratégique» majeur entre GDF Suez, actionnaire majoritaire (53%) de La Compagnie du Vent, et Jean-Michel Germa (47%). «Elle vise à préserver l'intérêt social de La Compagnie du Vent et à garantir son développement et sa pérennité et nous n'avons pas vocation à être sa banque», commente le groupe.
En février dernier, Thierry Conil avait été présenté à l'ensemble des personnels de la Compagnie du Vent comme le futur directeur général désigné de la société. Thierry Conil a plus de 30 ans d'expérience au sein de GDF Suez. Depuis 2008, il a participé aux développements majeurs des énergies renouvelables du groupe en France et a occupé les fonctions de président de l'une des filiales éoliennes (Great).

Le président et fondateur de la Compagnie du vent Jean-Michel Germa a contesté dès vendredi «avoir été révoqué ce jour et remplacé par Thierry Conil», indique-t-il dans un communiqué. Il devait quitter ses fonctions de président le 29 novembre 2011, selon GDF Suez, mais sa maison-mère a préféré anticiper son départ à l'approche de l'appel d'offre sur l'éolien en mer. La Compagnie du Vent a, en effet, pour projet de construire un parc éolien en mer, dit des «Deux-Côtes», (Cf notre article de juillet 2010) doté de 141 éoliennes au large de la Somme et de la Seine-Maritime. C’est la seule société française à avoir franchi toutes les étapes de la gouvernance jusqu’à ce jour, le projet d’Enertrag à Veulettes-sur-Mer (Seine Maritime) est toujours en attente.

GDF Suez, qui a récemment signé un partenariat avec Areva et Vinci (18-05-2011) pour créer une filière industrielle de l’éolien en mer compétitive, estime que «Jean-Michel Germa privilégiait une démarche de développement indépendant». Selon les propos rapportés de Jean-Michel Germa, celui-ci aurait affirmé que GDF Suez veut «s'approprier» le projet de parc éolien des Deux-Côtes, «actif essentiel de La Compagnie du Vent et mettre en place une organisation au niveau du groupe qui réduit le rôle de La Compagnie du Vent à la portion congrue». Aux yeux de GDF Suez, seule la création d'une véritable filière industrielle permettra d'investir avec succès le créneau de l'éolien offshore : «Entre les montants requis et les risques à assumer, les enjeux financiers sont tellement colossaux qu'il faut déployer une stratégie globale». Jean-Michel Germa qui avait sollicité cette semaine la protection du tribunal de commerce de Montpellier (où siège LCV) estime que «l'autorisation donnée par le Président du Tribunal de Commerce de tenir cette assemblée est judiciairement contestée par le biais d'une assignation en référé qui avait été signifiée à GDF Suez», indique-t-il, ajoutant qu'il «examine tous les autres recours à sa disposition contre les agissements inadmissibles de GDF Suez».

Suez avait racheté la majorité du capital de La Compagnie du Vent en novembre 2007 pour 321 millions d'euros.

Exploitant plusieurs parcs éoliens en France, La Compagnie du Vent dispose d'une puissance de production de 232 mégawatts (MW), en hausse de plus de 261% en trois ans.

Sources : AFP, Figaro.fr, Agefi.

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Thursday, May 26, 2011

ATLANPOLE BLUE CLUSTER : focus sur les micro-algues


LA ROCHELLE - (France - U.E.) - 27/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - La structure de développement économique créée en 1987, Atlanpole, soutenue par Nantes Métropole, le Conseil régional des Pays de la Loire, le Conseil général de Loire-Atlantique, la communauté d'agglomérations CARENE, la CCI de Nantes St-Nazaire, La Roche-sur-Yon Agglomération, l’Université de Nantes et le CHU de Nantes, s’est, depuis quelques années, fortement investie dans l’émergence d’une nouvelle filière économique destinée à valoriser les bio-ressources marines. Répondant au nom d'Atlanpole Blue Cluster, cette nouvelle structure a fait sa première apparition en 2008 (lors de la Convention Biomarine) à la suite d'une initiative commune entre la CARENE et Atlanpole.

Trois années plus tard, Atlanpole Blue Cluster, positionné au niveau du bassin économique de La Rochelle, fédère une centaine d’acteurs dans le Grand Ouest et confirme son fort potentiel de développement international. Son ambition est de devenir un centre d'excellence européen d'innovation capable de mobiliser industriels et chercheurs autour de projets forts. D'ores et déjà parmi la centaine d’acteurs qui constituent aujourd'hui Atlanpole Blue Cluster, on peut compter 33 laboratoires de recherche regroupant 1 500 chercheurs, 48 PME (dont 13 équipementiers) représentant 500 emplois. 80% des entreprises sont des start-ups de moins de 15 salariés, 20% ont été créées depuis plus de 20 ans. A cela s'ajoutent 6 organismes de formations et 18 plateformes. Ces experts ont tous pour particularité d'identifier, de sélectionner, de produire et de transformer la biomasse pour élaborer des molécules à valeur ajoutée.
Atlanpole Blue Cluster vise à favoriser en particulier le développement économique des activités relatives à la valorisation des bio-ressources marines, avec un focus sur les micro-algues et les coproduits de la mer. Les pays de la Loire sont leaders sur ces secteurs, promis à un important développement. Les champs d'étude des micro-algues et des co-produits de la mer sont variés couvrant les champs de l'énergie, de l'agroalimentaire, de la santé, de l'environnement, de la cosmétique... Pour le sujet qui nous concerne, l'énergie, Atlantople Blue Cluster s'intéresse particulièrement aux possibilités d'extraire du biocarburant ou de produire de l’hydrogène à partir de culture de micro-algues mais aussi de produire de l’électricité à partir de graisses de poisson (cf. article d'hier) ou du biogaz par méthanisation de déchets… Le futur carburant étant destiné aussi bien à l'industrie aéronautique civile qu'à une utilisation domestique, Atlanpole Blue Cluster est supporté pour ce secteur spécifique d'activités par le géant aéronautique AIRBUS, le réseau d’industriels NEOPOLIA, le pôle de compétitivité Aerospace Valley, le pôle de compétitivité EMC2 et le géant pétrolier TOTAL.
Comme le précise le Laboratoire de Physiologie et Biotechnologie des Algues d'IFREMER : "Le potentiel de valorisation des micro-algues est l'objet d'une prise de conscience sans précédent au niveau mondial. Dans le domaine de l'énergie, IFREMER s'est attaché à participer à cette valorisation à travers des actions liées aux deux contrats financés par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche). Dans un premier contrat, la production d'huile a été étudiée et la sélection de souches particulières a conduit à multiplier par deux cette expression. Dans un deuxième contrat, c'est le rapport carbone/azote qui a été influencé pour tenter de rendre la méthanisation des biomasses algales plus efficace."

Rappelons que tout reste à faire dans ces domaines et que, s’il existe dans le monde 30 000 espèces de micro-algues, une dizaine seulement est exploitée industriellement. Les co-produits, quant à eux, représentent la moitié des 300 000 tonnes de produits marins annuellement transformés en France. Parmi les structures agissant dans le domaine de l'énergie et membres d'Atlanpole Blue Cluster, citons : Algosources Technologies bureau d’ingénierie développant des plateformes de production de biocarburant à partir de micro-algues et partenaire du programme européen SUPRABIO et du projet de l'ANR, Algo Raffineries ; le GEPEA pour ses activités de transformation de micro-algues en biocarburant (cf. video ICI) ; STX France (Construction navale dont nous avons beaucoup parlé dans ce blog ); Bio-Littoral (Expertises et conseils en environnements marin et estuarien) et bien entendu IFREMER et son Laboratoire Physiologie et Biotechnologie des Algues dont la position est historique dans ce domaine.

Parmi les projets d'Atlanpole Blue Cluster en matière de biocarburant algal, trois grands axes se dégagent :

- La mise en place d’une Plateforme Régionale d’Innovation (PRI) sur les sites de Guérande, de Pen Bron et du Croisic. Ce projet est piloté par le Lycée professionnel de Guérande et vient renforcer la structuration de la filière dédiée à la valorisation des micro-algues portée par Atlanpole Blue Cluster. Il rassemble des professionnels du secteur des cultures marines, entreprises privées et laboratoires publics (GEPEA, laboratoire de physiologie et biotechnologie des algues de l’Ifremer, laboratoire MMS de l’Université de Nantes etc.) avec un
double objectif :
1. Identifier de nouvelles souches de micro-algues inhérentes aux marais, encore jamais exploitées, et tester différents modes optimaux de production de biomasse.
2. Former les techniciens et les ingénieurs à la culture de micro-algues et à la production par des équipements adaptés. Une licence pro sur la thématique des micro-algues sera d’ailleurs créée à l’Université de Nantes qui viendra renforcer le volet formation de cette PRI.
Atlanpole Blue Cluster aide au montage du projet en partenariat avec la SEM Régionale des Pays de la Loire. Le démarrage est prévu précisément en ce moment !

- La mise en place de la Plateforme micro-algues / Biocarburant pour relever le défi de la production de biocarburant algal à l’échelle industrielle (de préférence biokérosène),un travail est entamé depuis janvier 2009 au développement d’une plateforme de R&D.

- La mise en place d'un Institut des micro-algues qui agisse comme un outil performant, pour adapter, inventer des procédés, perfectionner des méthodes existantes et opérer une réduction drastique des coûts pour la production de micro-algues. Cet objectif de réduction passe par une valorisation des co-produits. L’IFREMER a lancé un audit des produits et savoir-faire propriétaires générés via le laboratoire de Jean-Paul Cadoret ainsi qu’une étude de faisabilité. Il a également inscrit le soutien du développement de cet institut dans son schéma quadriennal 2009 – 2010.

De telles structures peuvent permettre à la France et à l'U.E. de relever le défi d'une filière de production de biocarburant algal structurée et rentable, filière souvent tournée en dérision ces dernières années par les lobbyistes pétroliers... jusqu'à ce que les géants du pétrole eux-mêmes s'y investissent !

Sources : sites liés. Photos 1, 2, 3, 4 © Atlanpole Blue Cluster

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