Showing posts with label Valorisation énergétique. Show all posts
Showing posts with label Valorisation énergétique. Show all posts

Friday, August 19, 2011

Le biocarburant et les algues





France (UE) 19/08/2011- 3B Conseils. BB. 2/2



Les biocarburants de 3e génération rassemblent plus de 70 sociétés à travers le monde. La France est bien positionnée. Le Livre Turquoise fait un point général sur l'exploitation des algues et son devenir .... Parmi les développements, le biocarburant produit entièrement à partir d'algues est considéré comme une énergie de la 3è génération ....



Ceci est l'alerte
. A partir du 1er septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité vous devrez être abonné au Daily News de Mer-Veille, du portail dédié aux énergies de la mer www.Mer-Veille.com. Abonnez-vous dès maintenant pour bénéficier du tarif préférentiel.




En juin 2010 au salon aéronautique de Berlin (ILA), EADS avait fait voler chaque jour un Diamond DA42NG (nouvelle génération) avec un biocarburant algual. 100 kilos d’algues avaient été nécessaires pour extraire 22 litres d’huile d’algues et fournir 21 litres de biocarburant. Pendant sa phase de développement cette quantité d’algue aurait absorbé 182 kg de CO2 et le biocarburant obtenu contiendrait huit fois moins d’hydrocarbures fossiles que le kérosène dérivé du pétrole. Ces vols ont même réalisé une économie de 5 à 10% de carburant et ce, sans adaptation spécifique des moteurs. EADS avait estimé que les biocarburants pourraient représenter jusqu’à 30% des carburants avions utilisés d’ici 2030.



Le Livre Turquoise propose une synthèse des connaissances scientifiques, techniques et économiques du domaine, une analyse des deux filières micro- et macro-algues (acteurs, projets, atouts, verrous, perspectives) et une feuille de route avec les différentes propositions stratégiques concrètes validées par l’ensemble des acteurs. Son but "contribuer à l’organisation et au développement des filières Algues françaises". 




Adebiotech et ses partenaires, les pôles de compétitivité Pôles Mer Bretagne, Mer PACA (partenaire du blog des énergies de la mer), Industries & Agro-Ressources (IAR) et Trimatec; les clusters Atlanpole Blue Cluster et Algasud, le CEA, Veolia Environnement et Fermentalg qui ont permis la publication du Livre Turquoise, rapport et compte rendu à la fois du colloque «Algues, filières du futur » est téléchargeable directement à partir du portail des énergies renouvelables de la mer Mer-Veille.com (ici). Ce rapport s’adresse à tous les acteurs (institutions gouvernementales, secteurs académiques et industriels,…) qui souhaitent s’informersur les diverses applications actuelles et potentielles des micro- et macro-algues : l’alimentation, la santé, la cosmétique, l’environnement, la chimie verte, et naturellement les biocarburants…



Un peu "d'histoire d'Algues" avec Biofutur. Un numéro spécial est publié à l'occasion de la convention BioMarine qui se tiendra du 7 au 9 septembre prochain à Nantes. La Convention est organisée par Bio-Marine Pierre Erwes avec avec Atlanpole Blue Cluster

Pierre Tramoy de CBDMT, membre du Board d'Algénics, présente les grandes lignes de l'utilisation des micro-algues depuis des millénaires, principalement pour l’alimentation humaine. Leur exploitation commerciale commence au Japon dans les années 1960 avec les chlorelles, par Nihon Chlorella, suivies des spirulines, en 1969 au Mexique, par Sosa Texcoco. La crise énergétique des années 1970 révèle le formidable potentiel de la biomasse micro-algale comme engrais et carburant renouvelables. Dix ans plus tard, près de 40 usines asiatiques produisent une dizaine de tonnes de microalgues, des chlorelles en majorité. Les années 1980 voient aussi débuter la production à grande échelle de nouvelles micro-algues, Dunaliella salina et les cyanobactéries.; Source de b-carotène, D. salina est aujourd’hui la troisième micro-algue la plus vendue.



Avec l’explosion des énergies renouvelables dans les années 2000, la production de biofuel à partir de micro-algues se retrouve sur le devant de la scène. Leur teneur élevée en lipides et leur forte productivité drainent plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements depuis 2007 dans des sociétés développant des biocarburants dits de « 3e génération ».



D'après l'étude réalisée par CBDMT, le panel d’applications possibles à partir de ces organismes photosynthétiques est très large. Peu d’analystes se sont penchés sur leur potentiel commercial. Seule une dizaine de micro-algues est aujourd’hui sur le marché: spirulines, chlorelles et algues des genres Crypthecodinium, Dunaliella, Haematococcus, Ulkenia. L’industrie les exploite sous forme de biomasse sèche (micro-algue entière) ou d’extrait, dans des segments de marché aussi variés que l’alimentation humaine et animale, la cosmétique ou la recherche. Plusieurs dizaines de milliers de tonnes de biomasse sèche sont produites chaque année dans le monde (1). Avec un marché de près de 600 millions d’euros, la spiruline et le genre Crypthecodinium représentent à eux seuls trois quarts de la production commerciale. Quant aux principaux, extraits valorisés que sont les caroténoïdes, les phycobiliprotéines (pigments) et les anti-oxydants, plus de la moitié de la production de biomasse leur est dédiée. Au total, la vente de produits finis à base de micro-algues pèse quelque 4 milliards d’euros (Mde) à l’échelle mondiale.



Valeurs Vertes vient également de publier une interview de Jérémy Pruvost, membre du laboratoire GEPEA basé à Nantes (Génie des Procédés, Environnement, Agroalimentaire, Energie, Mer), seul laboratoire français à travailler sur des procédés industriels intégrant les micro-algues. "Tout ce que l'on fait avec les plantes terrestres, nous le ferons mieux avec les micro-algues, un monde à découvrir.... " d'après Jean-Paul Cadoret, Fondateur et directeur du conseil scientifique d’Algenics, Directeur du laboratoire Physiologie et biotechnologie des algues, Ifremer Nantes était intervenu aux entretiens sur les énergies de la mer dans le cadre de Science et Ethique à Brest (TV Web lors d'une des toutes premières présentation du Projet Shamash)...



Sources : BioFutur, Valeurs Vertes, l'actualité Chimique, Bio-Marine, 3B Conseils

Article : Brigitte Bornemann

Thursday, May 26, 2011

ATLANPOLE BLUE CLUSTER : focus sur les micro-algues


LA ROCHELLE - (France - U.E.) - 27/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - La structure de développement économique créée en 1987, Atlanpole, soutenue par Nantes Métropole, le Conseil régional des Pays de la Loire, le Conseil général de Loire-Atlantique, la communauté d'agglomérations CARENE, la CCI de Nantes St-Nazaire, La Roche-sur-Yon Agglomération, l’Université de Nantes et le CHU de Nantes, s’est, depuis quelques années, fortement investie dans l’émergence d’une nouvelle filière économique destinée à valoriser les bio-ressources marines. Répondant au nom d'Atlanpole Blue Cluster, cette nouvelle structure a fait sa première apparition en 2008 (lors de la Convention Biomarine) à la suite d'une initiative commune entre la CARENE et Atlanpole.

Trois années plus tard, Atlanpole Blue Cluster, positionné au niveau du bassin économique de La Rochelle, fédère une centaine d’acteurs dans le Grand Ouest et confirme son fort potentiel de développement international. Son ambition est de devenir un centre d'excellence européen d'innovation capable de mobiliser industriels et chercheurs autour de projets forts. D'ores et déjà parmi la centaine d’acteurs qui constituent aujourd'hui Atlanpole Blue Cluster, on peut compter 33 laboratoires de recherche regroupant 1 500 chercheurs, 48 PME (dont 13 équipementiers) représentant 500 emplois. 80% des entreprises sont des start-ups de moins de 15 salariés, 20% ont été créées depuis plus de 20 ans. A cela s'ajoutent 6 organismes de formations et 18 plateformes. Ces experts ont tous pour particularité d'identifier, de sélectionner, de produire et de transformer la biomasse pour élaborer des molécules à valeur ajoutée.
Atlanpole Blue Cluster vise à favoriser en particulier le développement économique des activités relatives à la valorisation des bio-ressources marines, avec un focus sur les micro-algues et les coproduits de la mer. Les pays de la Loire sont leaders sur ces secteurs, promis à un important développement. Les champs d'étude des micro-algues et des co-produits de la mer sont variés couvrant les champs de l'énergie, de l'agroalimentaire, de la santé, de l'environnement, de la cosmétique... Pour le sujet qui nous concerne, l'énergie, Atlantople Blue Cluster s'intéresse particulièrement aux possibilités d'extraire du biocarburant ou de produire de l’hydrogène à partir de culture de micro-algues mais aussi de produire de l’électricité à partir de graisses de poisson (cf. article d'hier) ou du biogaz par méthanisation de déchets… Le futur carburant étant destiné aussi bien à l'industrie aéronautique civile qu'à une utilisation domestique, Atlanpole Blue Cluster est supporté pour ce secteur spécifique d'activités par le géant aéronautique AIRBUS, le réseau d’industriels NEOPOLIA, le pôle de compétitivité Aerospace Valley, le pôle de compétitivité EMC2 et le géant pétrolier TOTAL.
Comme le précise le Laboratoire de Physiologie et Biotechnologie des Algues d'IFREMER : "Le potentiel de valorisation des micro-algues est l'objet d'une prise de conscience sans précédent au niveau mondial. Dans le domaine de l'énergie, IFREMER s'est attaché à participer à cette valorisation à travers des actions liées aux deux contrats financés par l'ANR (Agence Nationale de la Recherche). Dans un premier contrat, la production d'huile a été étudiée et la sélection de souches particulières a conduit à multiplier par deux cette expression. Dans un deuxième contrat, c'est le rapport carbone/azote qui a été influencé pour tenter de rendre la méthanisation des biomasses algales plus efficace."

Rappelons que tout reste à faire dans ces domaines et que, s’il existe dans le monde 30 000 espèces de micro-algues, une dizaine seulement est exploitée industriellement. Les co-produits, quant à eux, représentent la moitié des 300 000 tonnes de produits marins annuellement transformés en France. Parmi les structures agissant dans le domaine de l'énergie et membres d'Atlanpole Blue Cluster, citons : Algosources Technologies bureau d’ingénierie développant des plateformes de production de biocarburant à partir de micro-algues et partenaire du programme européen SUPRABIO et du projet de l'ANR, Algo Raffineries ; le GEPEA pour ses activités de transformation de micro-algues en biocarburant (cf. video ICI) ; STX France (Construction navale dont nous avons beaucoup parlé dans ce blog ); Bio-Littoral (Expertises et conseils en environnements marin et estuarien) et bien entendu IFREMER et son Laboratoire Physiologie et Biotechnologie des Algues dont la position est historique dans ce domaine.

Parmi les projets d'Atlanpole Blue Cluster en matière de biocarburant algal, trois grands axes se dégagent :

- La mise en place d’une Plateforme Régionale d’Innovation (PRI) sur les sites de Guérande, de Pen Bron et du Croisic. Ce projet est piloté par le Lycée professionnel de Guérande et vient renforcer la structuration de la filière dédiée à la valorisation des micro-algues portée par Atlanpole Blue Cluster. Il rassemble des professionnels du secteur des cultures marines, entreprises privées et laboratoires publics (GEPEA, laboratoire de physiologie et biotechnologie des algues de l’Ifremer, laboratoire MMS de l’Université de Nantes etc.) avec un
double objectif :
1. Identifier de nouvelles souches de micro-algues inhérentes aux marais, encore jamais exploitées, et tester différents modes optimaux de production de biomasse.
2. Former les techniciens et les ingénieurs à la culture de micro-algues et à la production par des équipements adaptés. Une licence pro sur la thématique des micro-algues sera d’ailleurs créée à l’Université de Nantes qui viendra renforcer le volet formation de cette PRI.
Atlanpole Blue Cluster aide au montage du projet en partenariat avec la SEM Régionale des Pays de la Loire. Le démarrage est prévu précisément en ce moment !

- La mise en place de la Plateforme micro-algues / Biocarburant pour relever le défi de la production de biocarburant algal à l’échelle industrielle (de préférence biokérosène),un travail est entamé depuis janvier 2009 au développement d’une plateforme de R&D.

- La mise en place d'un Institut des micro-algues qui agisse comme un outil performant, pour adapter, inventer des procédés, perfectionner des méthodes existantes et opérer une réduction drastique des coûts pour la production de micro-algues. Cet objectif de réduction passe par une valorisation des co-produits. L’IFREMER a lancé un audit des produits et savoir-faire propriétaires générés via le laboratoire de Jean-Paul Cadoret ainsi qu’une étude de faisabilité. Il a également inscrit le soutien du développement de cet institut dans son schéma quadriennal 2009 – 2010.

De telles structures peuvent permettre à la France et à l'U.E. de relever le défi d'une filière de production de biocarburant algal structurée et rentable, filière souvent tournée en dérision ces dernières années par les lobbyistes pétroliers... jusqu'à ce que les géants du pétrole eux-mêmes s'y investissent !

Sources : sites liés. Photos 1, 2, 3, 4 © Atlanpole Blue Cluster

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites

S3D veut transformer les résidus de la pêche en biocarburant



NANTES - (France - U.E.) - 26/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - La société française S3D (Solutions pour les Déchets et le Développement Durable), récompensée en avril dernier par le «Prix actine stratégie Innovact» et choisie par l'ADEME, voici quelques jours, pour assurer le suivi d'installations de méthanisation, a décidé d'appliquer sa technologie Valorfat®, de retraitement des graisses animales en biocarburant à la filière hallieutique. Ce but peut être atteint au travers d’un consortium formé entre S3D, le GEPEA (laboratoire du génie des procédés) et IFREMER (Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer). L’objectif est de concilier les intérêts de la filière halieutique, à court terme, à la problématique environnementale et énergétique à long terme.

Le procédé Valorfat® mis au point par S3D permet la production d’énergie (co-génération), via la préparation d’un biocarburant à partir de graisse animale et sa combustion dans un groupe électrogène. Le rendement est proche de celui obtenu avec du gasoil alors que les émissions de NOx et de particules sont diminuées de 80%. Forte de son succès, S3D veut appliquer désormais sa technologie à la filière halieutique. C'est une filière énergétique très intéressante qui se confirme donc en France et que j'avais déjà commencé à évoquer dans un article du 15 mai 2009
à propos des recherches faites au Vietnam, entre autres, dans le cadre du programme ENERFISH. Rappelons que le Vietnam a été le premier pays à produire du biocarburant à partir de graisses de poisson-chat (silure) dès 2006. En deux années, la configuration industrielle a considérablement évolué et les futurs protagonistes européens de ce marché prometteur semblent prendre plus précisément leurs marques. En France si Copalis semble avoir abonné la partie dans le domaine du biocarburant à partir des graisse de poissons, il est devenu le fournisseur mondial d’ingrédients marins naturels vers les marchés de la nutraceutique, de l’alimentation fonctionnelle, de la nutrition animale et des cosmétiques. Quant à Agriopale avec qui Copalis avait formé le projet de s'associer en 2009, il ne semble plus s'intéresser non plus au retraitement des déchets de la pêche et des graisses de poissons.
S3D pourrait avoir ainsi le champ libre dans ce domaine, en France en tout cas.

A la base de cet intérêt pour les déchets de poissons, plusieurs constats que l'on peut résumer ainsi :
- Les rejets en mer liés à la pêche industrielle ont un impact néfaste sur l’environnement. L’évolution de la réglementation européenne et ses nouvelles contraintes, notamment l'introduction d’une baisse des quotas de pêche, rapprochées de la hausse des prix du carburant et du coût de l’enlèvement des déchets nécessitent la mise en place de solutions nouvelles. La valorisation énergétique des déchets issus de la pêche est une de ces solutions.
- Le potentiel d’exploitation des huiles issues des co-produits aquacoles représente 5 à 10% du poids total des co-produits de la pêche, soit un pourcentage transformable en huile et utilisable en combustible. Ainsi, pour un volume de rejet en mer de 1 332 000 tonnes (zone de pêche de l’Atlantique Nord), on obtient un gisement potentiel de 100 000 tonnes de biocarburant (en considérant que 7,5 % est transformable en biocarburant).
- Le biocarburant semble être l’énergie renouvelable d’avenir pour le secteur du transport : les états européens ont pour obligation d’atteindre 10 % d’énergies renouvelables pour le secteur des transports en 2020 et de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 35 % dès 2010 par rapport aux gaz habituels puis de 50 % à partir de 2017.

Sources : Sites liés et DP Convention Biomarine. Photo © Plos One

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites

Friday, May 13, 2011

Conseil européen : « Aucune politique de l'énergie sans ingénieurs ».


Bruxelles – (UE) – 13/05/2011 – 3B Conseils - Herman Van Rompuy, Président du Conseil européen place l’énergie en tête des agendas politiques avec comme première préoccupation, la sécurisation de l'approvisionnement dans le cadre de la présidence hongroise de l’Union européenne qui prendra fin le 31 juin. Le World Energy Outlook 2010 de l'Agence internationale de l'énergie présente une hausse globale de 30% de la demande d'énergie d’ici à 2035, 93% de cette croissance proviendront de pays non membres de l'OCDE, 36% proviennent d'un pays, la Chine.

La deuxième préoccupation est les prix du pétrole et du gaz dont l’augmentation est dûe à leur raréfaction. Leurs cours sont devenus très volatils, avec des hausses importantes en 2008 et 2011, et devraient continuer à augmenter. En contrepartie, la hausse des prix peut conduire à une utilisation plus modérée de l'énergie. Depuis les premiers chocs pétroliers en 1973, l'intensité énergétique (la consommation d'énergie par unité de PIB produite) a diminué de 40% à 50% dans les pays industrialisés.

Le troisième défi est d’ordre environnemental. C’est le mérite de la Conférence de Copenhague fin 2009 d’avoir démontré qu’il fallait agir collectivement pour lutter contre le changement climatique.

Pour la première fois, en février 2011, un Conseil européen avait été consacré à fixer des priorités stratégiques dans le domaine de l'énergie, avec :

  • la mise en place d’un marché intérieur de l'énergie d'ici 2014,
  • davantage d’investissement dans les infrastructures énergétiques et le gaz
  • les interconnexions pour le gaz et l'électricité, l'adaptation des réseaux, sur le rivage et au large des côtes.
  • la croissance à faible intensité carbonique, avec des politiques climatiques très ambitieuses alors que nous sommes en pleine période de crise économique, et le démarrage d’une nouvelle croissance verte « pierre angulaire de la stratégie de UE pour 2020 ».
Le prochain Conseil européen du 24 juin permettra d'évaluer si les programmes de réforme nationaux des États membres ont fait les bons choix.

« Le chiffre d'affaires sur les marchés européens pour les produits à faible émission de carbone, en faveur de l'environnement et des technologies vertes s’élève à 300 milliards d'euros et ils fournissent de l'emploi à 3, 5 millions de personnes ».

La feuille de route pour 2050 en ce qui concerne la diminution des émissions carbones a été présentée par la Commissaire Connie Hedegaard le 8 mars 2011. Les dirigeants ont également décidé que les marchés publics pour les bâtiments publics et les services répondront à des normes d'efficacité énergétiques à partir de 2012 (cf. le plan d'efficacité énergétique (8 mars également) du Commissaire Günther Oettinger). Ces défis nécessitent des investissements majeurs. Les estimations de la Commission montrent que dans les 10 années à venir, 1 milliard d'euros seront nécessaires pour investir dans les infrastructures de production et de transport. Le secteur privé doit prendre les devants, mais les pouvoirs publics doivent encourager les investissements.

A travers le budget de l'Union, il y a un risque que la pression actuelle sur les budgets nationaux entraîne des réductions de croissance. Ce serait dramatique! Les investissements dans la sécurité énergétique et les technologies innovantes sont des moteurs de la croissance économique. C'est pourquoi les dirigeants européens ont convenu que dans la conduite de l'assainissement budgétaire, les dépenses favorisant la croissance durable dans les secteurs tels que l'énergie et l'innovation demeurent une priorité. "Je suis heureux de voir que certains États membres ont déjà choisi le maintient, voire l'augmentation des investissements publics dans ces domaines."

L'UE a investi près de 4 milliards d'euros dans les interconnexions, les projets off-shore éoliens et les projets de captage et de stockage. L'effet de levier est spectaculaire. Pour les 2,3 milliards d'euros investis dans les interconnexions, par exemple, la Commission européenne a calculé que cela engendrerai des investissements nationaux et privés, d’une valeur de quelques 22 milliards d'euros pour les 3-5 prochaines années. Une multiplication par 10! La Commission européenne présentera son rapport en Juin au Conseil sur les besoins d'investissement et des suggestions pour les couvrir.

Le Gaz et le charbon représentent actuellement une part importante de notre bouquet énergétique. Cela peut changer si nous sommes capables de faire preuve d'innovation. 12 projets pilotes ont été lancés en Europe sur le captage et le stockage de l’énergie.
Une question ouverte aujourd'hui dans l'UE porte sur les gaz non classiques. Nous savons que pour les États-Unis, le gaz de schiste a rapidement créé des opportunités de marché énormes. Des rapports récents montrent que le potentiel en Europe est prometteur. D’un autre côté, nous ne pouvons pas négliger les effets sur l'environnement. Nous devrons répondre à cette question très attentivement.(abrogation des permis exclusifs de recherches d'hydrocarbures non conventionnels et interdiction de leur exploration et leur exploitation sur le territoire national, Assemblée nationale)

Les événements récents au Japon ont à nouveau souligné l'importance de la sûreté nucléaire dans le monde entier et le Conseil européen de mars l’a longuement évoqué. Ce n'était pas un débat sur le choix de l'énergie nucléaire en lui-même, nous respectons l'autonomie des États membres. Nous avons tiré les leçons de ces événements.

"Nous avons souligné que seuls les plus hauts standards de sécurité sont acceptables dans l'UE et que nous attendons de nos pays voisins d'avoir une approche similaire. En décembre, le Conseil européen évaluera les premiers résultats sur la base du rapport de la Commission européenne. La sûreté nucléaire restera un sujet de préoccupation pour le Conseil européen…. (alors que l’accident de FUKUSHIMA est considéré comme accident maximal dans le réacteur N°1 ) Bien sûr, nous ne réussirons que si les esprits novateurs trouvent des solutions intelligentes. Aucune politique de l'énergie sans ingénieurs ».

Article BB, traduction MG, 3B Conseils

Sources :


La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur auteur est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.