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Saturday, July 7, 2012

Métallurgie des poudres: le CEA innove

Grenoble France (U.E) vendredi 06/07/2012 energiesdelamer.blog.com par Brigitte Bornemann

POUDR’INNOV vise la mise au point de composants pour la mécanique, l’énergie, la santé et la chimie fine. C'est une des deux nouvelles plates-formes technologiques avec Pictic au service des industriels et de la communauté scientifique basées sur le site du centre de Grenoble du CEA inaugurées le 6 juillet par Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Jean-Jack Queyranne, président de la Région Rhône-Alpes et Jean Therme, directeur de la recherche technologique du CEA.

Parmi les nombreuses applications, la métallurgie des poudres permet de diminuer le poids des produits et bénéficie d'atout anti-corrosion pour les énergies de la mer utilisée pour les éoliennes offshore.

Créée en 2011 POUDR’INNOV est dorénavant opérationnelle et bénéficie d’outils pour mettre en œuvre de nouveaux matériaux métalliques ou céramiques par des techniques de la plasturgie. L’objectif est de soutenir l’activité industrielle pour produire des composants métalliques, alliages ou céramiques dotés de propriétés particulières et inaccessibles par les procédés traditionnels. Il s’agit de limiter le nombre d’étapes pour la production de produits finis, de réaliser des formes complexes tout en évitant les étapes d’usinage sans impacter les coûts de production.

Un point sur les dernières actualités du CEA qui peuvent s'appliquer aux énergies renouvelables de la mer:


Washington - USA

Pour préparer de nouvelles applications dans le cadre d'un mix énergétique, le CEA a annoncé le 2 juillet dernier qu'un accord avait été signé le 19 juin à Washington entre le Secrétaire à l'Énergie des États-Unis, Steven Chu, et Bernard Bigot, Administrateur général du CEA* visant à faciliter la coopération dans le domaine de la recherche et du développement dans les technologies énergétiques bas carbone : l'énergie nucléaire, la science fondamentale, la gestion de l'environnement, les énergies renouvelables et les systèmes de gestion de l’énergie.

 "Cet accord intervient à un moment clé pour les États-Unis, la France et le monde, a déclaré le secrétaire Steven Chu. Il reflète notre engagement commun à travailler ensemble sur les technologies de l’énergie nucléaire civile et des énergies renouvelables, qui sont les principaux moteurs de l’économie mondiale des énergies propres." Ce nouvel accord s'inscrit dans l’accord-cadre CEA-DOE, signé le 18 septembre 2000, sur les systèmes du futur (réacteurs et cycles innovants) et énergies renouvelables.

Le DOE (ICI) intervient dans presque tous les secteurs des énergies renouvelables de la mer: Biofuels voir article (ICI), éolien fixe et éolien flottant, voir article du 26 avril dernier sur l'éolien flottant (ICI) .., ETM ....


Libourne - France
Le 25 avril dernier, la Direction des Sciences du Vivant du CEA et Fermentalg*, avaient signé un contrat cadre de collaboration pluriannuel qui porte sur le développement de la production de micro-algues en milieu hétérotrophe (1) et mixotrophe (2), Ce mode de production offre des rendements très supérieurs à la production en milieu autotrophe (3). Les recherches menées au CEA dans ce domaine portent principalement sur l’étude de micro-algues, des cyanobactéries et de certains protistes (4). Voir les Daily News des portails français mer-veille.com et anglais Marine Renewable Energy (ICI) du 21/06/2011, et le rapport du DOE (Department of Energy) sur le portail de mer-veille.com qui établit une feuille de route pour le programme américain dans ce domaine "National Algal biofuels Technology Roadmap"  (ICI)
Les acteurs de cet accord sont :
Pierre Calleja, fondateur et PDG de Fermentalg (photo) et Paul Michalet, Directeur Finance, Stratégie et Business Développement, Gilles Bloch, Directeur des Sciences du Vivant et Christian Vincent, Responsable de la valorisation et des partenariats industriels pour la Direction des Sciences du Vivant du CEA




* Commissariat à l'énergie Atomique et aux Energies alternatives
** Fermentalg Société de Biologie industrielle française spécialisée dans la bio-production de molécules chimiques à partir de micro-algues créée en 2009 à Libourne

[1] Milieu de culture dépourvu de lumière où les organismes produisent de la matière organique à partir de substrat carboné uniquement.
[2] Milieu de culture qui présente à la fois de la lumière et un substrat carboné.
[3] Milieu de culture qui présente de la lumière, du CO2 et de l’eau.
[4] Terme générique désignant tous les organismes unicellulaires végétaux ou animaux.
Sources : CEA, DOE, Daily News de mer-veille.com, Sud Ouest 28/04/2012 http://www.sudouest.fr/2012/04/28/une-consecration-pour-fermentalg-700608-2966.php, Club des argonautes


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Thursday, June 7, 2012

Un Lidar révolutionne la surveillance des rotors des éoliennes

Stuttgart - Allemagne (U.E) jeudi 07 06 2012 energiesdelamer.blogspot.com par Brigitte Bornemann




Des chercheurs de l'Université de Stuttgart (Bade-Wurtemberg) Institut für Flugzeugbau/ Stiftungslehrstuhl Windenergie,  ont réussi, en collaboration avec le Laboratoire national des énergies renouvelables (NREL) de Boulder aux Etats-Unis, à réguler le rotor d'une éolienne en plaçant un lidar sur la nacelle.


Le lidar «"light detection and ranging" est un laser qui fonctionne comme un radar, permet de mesurer à distance la vitesse du vent et peut détecter à l'avance l'intensité de rafales approchant.
Jusqu'ici le lidar était placé sur le mât ou au sol mais restait unidirectionnel. "L'unité scanner" développée par les chercheurs de Stuttgart permet d'orienter le rayon du lidar dans toutes les directions et par conséquent de connaître tout le champ de vent environnant l'installation éolienne, qui était jusque là simplement simulé.

Installé sur une éolienne à deux pâles (CART 2) aux Etats-Unis depuis février 2012, le lidar-scanner a démontré son efficacité en pratique. Ce nouveau système de détection a pour ambition de réduire le vieillissement de l'installation en maintenant le rotor à vitesse quasi-constante.

Pour en savoir + sources
ADIT Ambassade de France en Allemagne
Edith Chezel, edith.chezel@diplomatie.gouv.fr - http://www.science-allemagne.fr/
"Weltweit erstmalige Regelung einer Windkraftanlage mit einem optischen Lasersystem (Lidar)"
http://www.ifb.uni-stuttgart.de/index.php/de/forschung/windenergie/forschungsprojekte/296-lidarswe
Contact / Kontact :David Schlipf, chercheur à l'Institut pour la construction navale / chaire d'énergie éolienne

Université de Stuttgart - tél. : 0049.711/685-68254 - email : schlipf@ifb.uni-stuttgart.de - http://www.uni-stuttgart.de/windenergie/Lidar.html


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. rendez-vous aux entretiens des "Energies de la mer 2012" à Océanopolis
les 25, 26 et 27 juin à Brest ... 

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Thursday, May 31, 2012

Recherche : un nouveau centre de recherche pour les éoliennes en Allemagne. RIO + 20 à l'Elysée et au Sénat.

OLDENBOURG - Allemagne (U.E) Jeudi 31/06/2012 energiesdelamer.blogspot.com par BB

La Basse Saxe pourrait se doter d'un centre de recherche sur les turbulences.
Le bulletin scientifique de l'Ambassade de France en Allemagne signale que le Wissenschaftsrat (Haut conseil pour la science allemande) a recommandé la construction d'un nouveau laboratoire de recherche sur l'énergie éolienne et la turbulence à l'Université d'Oldenburg. L'objectif est d'étudier le comportement des installions éoliennes dans l'ensemble des conditions de turbulence reproduites dans une soufflerie.
Ce laboratoire complèterait ainsi les systèmes de calculs et d'observation à distance déjà utilisés dans la recherche sur l'énergie éolienne en Basse-Saxe.
La recherche sur la turbulence touche aux domaines de la physique, de l'océanographie, de la météorologie et des sciences de l'ingénieur au sein des universités d'Oldenburg et Hanovre, l'Ecole supérieure Jade d'Oldenbourg, l'Institut Fraunhofer pour l'énergie éolienne et de génie des systèmes énergétiques (IWES) de Bremerhaven et l'Institut Max-Planck pour la Dynamique et l'organisation de Göttingen.

La Basse-Saxe est limitrophe des Pays-Bas et la région leader de l’énergie éolienne en Allemagne. Plus de 40% des éoliennes allemandes y sont fabriquées, 3.000 éoliennes fournissent une puissance de 3.200 mégawatts, plus de 5.000 emplois directs et plusieurs milliers d’emplois indirects dépendent du développement de l’énergie éolienne.
La construction du parc éolien offshore vise à faire de Cuxhaven le site numéro un pour les énergies renouvelables.

Dès 2007, Cuxhaven, en perte de vitesse face à la multiplication des porte-containers géants qui privilégient les vastes terminaux de Hambourg ou Rotterdam, avait fait le pari de l'éolien en mer, "offshore". Son objectif: devenir à la fois un site de production d'éoliennes et une base arrière pour leur installation en mer. Cuxhaven s'était équipé en conséquence d'un terminal spécialisé, avec route et plate-forme conçues pour supporter de très lourdes charges, et a transformé des pâturages à moutons en terrains industriels. Rappelons également que le secteur de l'aéronautique est également bien implanté avec les usines EADS Airbus.
Sources :  site de l'Ambassade et de l'ADIT http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70149.htm, archives AFP, Courrier international, Blog energiesdelamer.blogspot.com enquête sur les ports allemands (ICI)



PARIS – France (U.E)
Le Président de la République recevra durant la semaine du 4 au 10 juin les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que les responsables des partis politiques représentés au Parlement.
L'objectif est de tenir une concertation en vue de la préparation du prochain G20 à Los Cabos au Mexique les 18 et 19 juin et de la conférence de l'ONU sur le développement durable à Rio dite Rio+20, du 20 au 22 juin, au Brésil.  Source : AFP 31 mai

Le 30 mai, Laurence Rossignol, sénatrice de l'Oise et vice-présidente du conseil régional de Picardie, a remis un rapport intitulé "Rio+20: l'émergence d'un nouveau monde" à la commission développement durable du Sénat. Il réaffirme la nécessité, pour les collectivités locales, de voir leur rôle mieux reconnu par les instances internationales.
Le document propose seize recommandations à mettre en œuvre qui ont toutes été adoptées par la commission.
Parmi elles, la nécessité de renforcer le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), "via sa transformation en une agence spécialisée des Nations unies, unique et centrale, profondément réformée dans son fonctionnement".
Le rapport rappelle également que Rio+20 devra "promouvoir le droit pour tous d'avoir accès à l'électricité et à l'énergie durable (dont les énergies renouvelables de la mer), et devra intégrer les territoires comme des acteurs à part entière et les associer aux prises de décisions internationales... .

Intéressant d'apprendre à cette occasion ou d'avoir la confirmation qu'en France, "les collectivités réalisent 75% des investissements publics et occupent une place prépondérante dans la mise en œuvre des dispositifs issus du Grenelle de l'environnement". La démonstration est d'ailleurs faite par les Régions, les Conseils généraux, les villes portuaires .... qui s'engagent et nouent des alliances - public-privé - pour soutenir le développement des énergies renouvelables de la mer, intégrer dans leurs réflexions la planification stratégique des espaces maritimes, créer ou reconvertir les emplois, adapter les formations et informer les habitants...
Source : extraits de l'analyse faite par Morgan Boëdec / Victoires-Editions pour Localtis.info un service Caisse des dépôts.



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Friday, September 16, 2011

TIDAL SENSE : un procédé de contrôle des matériaux pour les énergies marines


LONDRES - (Royaume Uni) - 16/09/2011 - 3B Conseils - Mer-Veille - MRE

Par Francis Rousseau

Le projet Tidal Sense, financé par la Commission européenne au titre du 7ème plan cadre (7ePC) qui aide les PME dans le domaine de la R&D, s'étend sur une période de deux ans. Il a commencé en août 2009 pour parvenir à terme précisément en ce mois de septembre 2011. Si l'on veut résumer ce projet assez complexe et très détaillé, on peut dire qu'il vise à offrir un système de surveillance à distance des équipements de conversion des énergies des courants marins et des vagues, qui soit aussi compétitif et professionnel que les instruments mis à la disposition de l'industrie pétrolière et gazière. Pour ce faire, le projet utilise la technologie des ondes ultrasonores guidées (LRUT). Le but est d'éviter et de minimiser les accidents de jeunesse dont souffrent ces technologies marines ; erreurs de jeunesse dont la plupart des grands constructeurs leaders ont eu à faire les frais ces dernières années de Marine Current Turbines, à Atlantis jusqu'à OpenHydro, ou Pelamis Wave.
De quoi s'agit-il dans le détail ?

Ceci est l'alerte gratuite
Depuis le 2 septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité et en savoir encore plus, merci de vous abonner au Daily News de Mer-Veille.com, portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.

Thursday, July 28, 2011

Eolien flottant : toutes les plates-formes

UNION EUROPÉENNE - 29/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
Les éoliennes flottantes permettent de générer de l'électricité partout où les fonds sont compris entre 50 et 300 m, ce qui peut arriver quelquefois à une distance très proche des côtes, quand le plateau continental plonge soudainement, comme c'est le cas dans de nombreux pays européens de la côte Atlantique. A ces profondeurs, l'éolien posé n'est pas envisageable et seul l'éolien flottant présente une solution fiable. Ce concept d'éolienne flottante en eaux profondes a été proposé pour la première fois officiellement par des chercheurs de l'Université du Massachusetts (UMASS) en 1972. Selon un rapport américain établi par le National Renewable Energy Laboratory (NREL) : " Il a fallu attendre le milieu des années 1990, c'est-à-dire un certain temps après que l'industrie éolienne terrestre ait été bien établie, pour que ce sujet de recherches soit repris par la communauté scientifique". Jusqu'en 2003, l'implantation d'éoliennes offshore a été limitée par l'emploi des fondations de type "posées" dont l'emploi est réservé à des profondeurs d'eau n'excédant pas 30 mètres. Depuis 2003, de nombreux développeurs à travers le monde se sont intéressés aux plates-formes éoliennes flottantes. On répertorie aujourd'hui quatre principaux types de plates-formes éoliennes flottantes en eau profonde qui constituent une technologie très différente des fondations posées dont j'ai parlé dans un article du 1 juin 2011

4 GRANDS TYPES DE FONDATIONS FLOTTANTES

1. "Plate Forme Spar " : fondation immergée à ballast stabilisé, dotée d'ancrages caténaires permettant de la fixer par simple accrochage au fond marin. C'est le principe appliqué par Hywind pour StatoilHydro, Technip et Siemens au large de la Norvège (cf. article du 24 juillet 2009). Un premier démonstrateur expérimental a été installé en 2009 au large de Stavanger par 220 m de fond et supporte une turbine Siemens de 2,3 MW ; la fin de sa période d'essais de 2 ans doit s'achever incessamment. Le cylindre d'acier de 100 m de long qui constitue cette première fondation "Spar" a été remorqué horizontalement dans un fjord norvégien puis lesté sur place avec de l'eau et de la roche pendant que deux engins de levage flottant y installaient le mât de l'éolienne et la turbine. Le coût total selon Statoil a été de $72 millions. Comme le schéma le montre clairement, cette fondation, bien que lestée et totalement immergée, ne repose pas directement sur le fond de l'océan ; elle flotte et est rattachée au fond par des câbles disposant d'une certaine souplesse de mouvement et fixés à des ancres.

2. Plate forme TLP (Tension Leg Platform) ou "plates-formes sur jambages tendus" : plate-forme immergée et reliée au fond marin par des câbles tendus (d'où le nom) ancrés à des piliers mi-enfouis dans le fond marin et non à des ancrages caténaires. Les câbles qui relient la plate-forme flottante au fond se tendent et se détendent plus ou moins en fonction des mouvements de la houle : c'est le principe appliqué par Blue H Technologies pour son prototype décrit dans mon article du 17 octobre 2008. La première phase d'essai de cette plate-forme a commencé en 2008, après divers pourparlers non aboutis, avec l'installation d'une première structure expérimentale supportant une turbine bipale, au large des côtes italiennes par 113 m de fond dans le cadre du Projet Tricase. C'était la première fois au monde qu'une plate-forme flottante était testée. Elle a été démontée 6 mois tard. Parallèlement Blue H commençait la phase 2 de développement qui prévoyait la construction d'une nouvelle plate-forme flottante destinée à supporter une éolienne de 2 MW, livrable en 2012, toujours dans le cadre du Projet Tricase. La phase 3 est prévue pour 2014 avec le déploiement en haute mer du concept final à savoir une plateforme Blue H - TLP au design plus arrondi (cf. photo) supportant une turbine fabriquée par une tierce partie encore non définie.

3. "Plate forme semi sub" ou à flottabilité stabilisée. C'est une plate-forme qui, comme son nom l'indique, est semi-submergée donc semi-visible en surface ; elle utilise un dispositif de type «barge» ancré au fond par des câbles grâce à des ancrages caténaires. C'est le principe appliqué sur la spectaculaire plate-forme flottante triangulaire WindFloat par le développeur américain Principle Power Inc. qui travaille en ce moment même d'arrache-pieds, si je peux dire, avec Energias de Portugal (EDP) et ASM GROUP pour permettre une première mise à l'eau de ce modèle au large du Portugal sur des fonds de 43 mètres, vraisemblablement au début ou dans le courant du mois de septembre 2011. Cette plate-forme flottante triangulaire est une déclinaison innovante des plates-formes semi-submersibles issues de l'industrie du pétrole et du gaz ; elle est exploitable par n'importe quel hauteur de fond et se caractérise par une structure composée de trois colonnes en acier léger qui la rend particulièrement stable et résistante aux conditions les plus extrêmes. Comme la majorité des autres plates-formes flottantes, la plate forme WindFloat de type "semi sub" sera attachée au fond marin avec quatre câbles. Cette structure estimée à $ 23 millions a été élaborée pour recevoir un système éolien qui comprendra un mât de 67 mètres de hauteur et, dans un premier temps, une turbine Vestas Wind V80 de 2,0 MW. Dans un premier temps car Dominique Roddier, directeur technique de ce projet chez Principle Power, laisse clairement entendre que " Cette plate forme va bouleverser à terme le monde de l'éolien offshore ". Si l'expérimentation qui va commencer en septembre et se prolonger pendant un an confirme leurs espoirs, les développeurs sont décidés à planifier la construction d'un parc éolien offshore sur ce modèle d'éolienne flottante, parc qui pourrait atteindre 150 MW au large du Portugal. Il pourrait être constitué d'éoliennes Vestas de 5MW et dans un avenir plus ou moins proche de Vestas V164 7.0 de 7 MW.

4. Free Floating Platform (FFP)
L'éolienne flottante française WINFLO développée par DCNS, Nass&Wind, Saipem et In Vivo Environnement avec l'appui d'IFREMER Brest et de l'ENSTA , fait elle aussi partie de cette catégorie semi-submersible à ancrage catenaire mais avec des variantes suffisamment importantes pour la faire entrer dans la catégorie à part des "Free Floating Platform (FFP)". C'est donc une construction "semi sub" plus légère et plus indépendante du système d’ancrage et du flotteur qui lui permet d'être déconnectée et remorquée facilement pour sa maintenance. Le projet d’éolienne flottante offshore WINFLO associe des industriels majeurs des secteurs naval, para-pétrolier et éolien. Le récent appel d'offre du gouvernement français du 11 juillet 2011 et le prochain à venir en janvier 2012 devraient conduire les protagonistes à mettre en place rapidement un démonstrateur proche de l’échelle 1, d’une puissance de 2,5 MW, installé au large de la Bretagne et raccordé au réseau électrique. Le projet prévoit la mise au point d’une nacelle spécifique offshore, à la fois légère et résistante aux sollicitations marines et aux agressions du milieu. La machine sera installée sur une plate-forme semi-submersible liée au fond marin par des ancrages caténaires encore plus facile d'utilisation que les modèles traditionnels.

IDEOL
A ces quatre types d'éoliennes flottantes s'ajoutent des variations comme Ie très intéressant système français de la société basée à La Ciotat, Ideol qui parvient à limiter l'effet de sillage dans un parc éolien grâce à une solution mécanique (photo ci-contre) capable de déplacer la turbine éolienne flottante entière, doublée d’une solution logicielle qui calcule en temps réel l’implantation optimale en fonction d’un ensemble de paramètres, afin de minimiser les effets de sillage aérodynamique et ainsi maximiser la production d’énergie du parc. (cf. article de mars 2011. Cette compagnie créée il y a tout juste un an, espère implanter un premier prototype expérimental en 2013.

PROSPECTIVE ÉOLIENNE FLOTTANTE

1. Eoliennes flottantes à axe vertical

VERTIWIND. Une voie prospective est ouverte par les éoliennes en mer à axe vertical au premier rang desquelles l'éolienne VERTIWIND (CF. article du 20 janvier 2011). Petit rappel de ses caractéristiques : des pales verticales tournant autour d'un axe lui-même vertical comme un tourniquet de manège ; une vitesse de rotation variant en fonction du vent supprimant tout risque de vibration des pales ; une hauteur de 90 m c'est-à-dire réduite par rapport à celles des éoliennes traditionnelles ; une flottaison ne nécessitant qu'un faible tirant d'eau, d'une dizaine de mètres, ce qui rend son remorquage depuis la terre peu couteux et moins complexe que dans le cas d'une éolienne classique. Grâce à sa capacité à flotter au-dessus de fonds de 200 mètres de profondeur et plus, le concept VERTIWIND allie aux avantages des éoliennes flottantes de tous types celui d'une plus grande souplesse d'utilisation grâce à ses pales verticales. La compagnie Technip dont on peut dire qu'elle est en tête des compagnies engagées dans la bataille de l'éolien flottant, déjà associée au lancement de l'éolienne flottante Hywind en Norvège, ne s'y est pas trompé en lançant un appel à projet concernant Vertiwind (ICI) et en se fixant comme objectif "de concevoir, fabriquer, installer et tester un prototype préindustriel d’éolienne à usage offshore " dont la double particularité est d'être d'une part flottante et d'autre part à axe vertical. Pour Technip, VERTIWIND offre de nouvelles perspectives pour une deuxième génération d’éolien en mer dans de nombreux pays, en particulier sur le pourtour méditerranéen, en Europe ou encore aux Etats-Unis. Le projet Vertiwind est labellisé par le Pôle Mer PACA et bénéficie des premiers financements du Programme d’Investissements d’Avenir, lancé dans le cadre du Grand Emprunt sous l’égide du Premier Ministre français via l’ADEME.

DEEPWIND
Dans cette course au gigantisme flottant et aux objets étranges, il faut citer l'expérience danoise DeepWind présentée par le magazine Wind Tech en 2010 ICI. C'est une éolienne flottante à axe vertical de 20 MW étudiée par l'Université Technique du Danemark (DTU). Malgré son aspect très futuriste, ce projet "DeepWind", lancé en octobre 2010 a reçu une subvention de 3 millions d'euros sur 4 ans, dans le cadre du 7e programme-cadre européen sur les futures technologies émergentes. Le concept combine une turbine à axe vertical de type Darrieus (une technologie bien connue) un système de pale et un système de transmission et de contrôle innovant, associés à une structure rotative et flottante. Le concept inclut un générateur à entraînement direct avec un système de contrôle électronique situé au bas de l'arbre de transmission et les liaisons par câbles électriques. Un prototype démonstrateur proche de l'échelle 1 avec une turbine de 5 MW devrait être mis en place dans les eaux du fjord de Roskilde à proximité de L'université Technique du Danemark (DTU). Cette phase une fois franchie, les développeurs prévoient une mise à l'échelle avec un modèle de turbine qui pourrait atteindre 20 MW.

2. Autres projets

SWAY

Dans le domaine de la prospective éolienne flottante, plusieurs, comment dire, ovni flottants se disputent la vedette, au premier rang desquels il faut citer le système Sway® dont les premières études ont commencé en 2003. Ce système tout à fait unique en son genre fonctionne sur le même principe de balancier que celui d'une bouteille à moitié pleine que l'on aurait posée en mer. L'ensemble turbine, mât et fondation se compose d'une seule pièce, avec dans l'extrémité inférieure un pôle lourdement lesté, exactement comme une bouteille flottante. Le principe repose sur celui d'un centre de gravité situé très en dessous du centre de flottabilité, ce qui donne au mât une stabilité suffisante pour résister aux contraintes importantes produites par la turbine posée au sommet. Le balancement de l'ensemble en mer pourrait atteindre, selon certaines études, un angle de 5 à 8 degrés. Malgré son apparente fragilité, ce système a cependant été qualifié par le très sérieux cabinet Garrad Hassan & Partners, de "technologie qui permettrait le mieux d'affronter les pires conditions de mer." En 2009, (cf. article du 1 août 2009) AREVA Wind avait jugé le projet suffisamment sérieux pour entamer avec Sway® une collaboration portant sur la construction d'une éolienne commune de 5 MW. En 2010 (cf. artcile du 17 février 2010) Sway® et l'organisme public norvégien ENOVA.no annonçaient un projet de construction d'éolienne de 10 MW sur une base flottante Sway®, projet dont il disait vouloir proposer les premiers éléments concrets en 2011. Un premier prototype à échelle réduite était inauguré le 10 juin 2011 (ICI). Les essais devraient se prolonger pendant 1 ou 2 ans avant de passer au stade 2. On est encore loin de la plus grosse turbine flottante du monde !

MUFOWS
Enfin en bout de chaîne prospective, si je peux dire, il y a ce projet MUFOWS (Multiple Unit Floating Offshore WindfarmS) dont on trouvera tout le détail ICI. Il a commencé à voir le jour dans les années 1990 au moment même où l'on s'intéressait de près au développement de l'éolien offshore flottant par rapport à l'éolien offshore posé. Développé conjointement par University College of London (UCL), W.S. Atkins et Energy research Centre of the Netherlands (ECN), le concept repose sur l'idée de base très simple (en apparence !) qui consiste à monter une batterie de plusieurs turbines éoliennes sur une seule et unique plateforme flottante semi-sub ancrée au fond marin par un câble. Deux types de structures ont été envisagées pour ces plates-formes : une structure en arête (cf photo 1) pouvant porter jusqu'à 8 éoliennes bipales, ou une structure octogonale (cf photo 2) pouvant porter aussi 8 éoliennes. Hélas en 2000, une étude de faisabilité plus approfondie concluait que si ces structures étaient parfaitement réalisables et fiables, elle n'avaient aucune chance d'être rentables dans les conditions d'exploitation des fermes offshore nearshore en vigueur dans ces années là, en Europe du Nord ! L'étude projetait cependant que, dans un futur plus ou moins proche, si l'exploitation de parcs en eau profonde était envisagée, la question vaudrait la peine d'être étudiée à nouveau-
C'est précisément le cas aujourd'hui en 2011 !


Sources : Sites liés et cités. Photo 1 : Eolienne Windflfoat ©Principle Power Inc. 2: éolienne flottante Hywind ©Technip/Statoil. 3: Schéma descriptif Windfloat©Principle Power. 4 et 5 : Winflo ©DNCS. 6 : Ideol©Ideol. 7. éolienne a axe verticale Vertiwind © Technip. 8 : éolienne Darrieus flottante Deepwind ©DTU. 9. Eolienne Sway © Sway® . 10Mufows en arête et 11 Mufows octogonale ©UCL


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Sunday, July 24, 2011

L'énergie des vagues " pêchée " par des navires...


BOSTON - (Etats-Unis) - 25/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau

Lors de la dernière conférence Clean Energy 2011 qui s'est tenue à Boston en juin dernier, et à laquelle le calendrier du blog (colonne de gauche) vous a invité à participer, André Sharon de la Boston University et des chercheurs du Fraunhofer Center for Manufacturing Innovation ont présenté un concept tout à fait original (et très poétique) de navire récupérateur d'énergie des vagues. Ce concept a pour but de réduire les coûts de production de l'électricité en mer par les moyens houlomoteurs habituels ; il propose d'aller chercher l'énergie des vagues sans installer de structure de production fixe de type parc houlomoteur mais uniquement des structures de production mobiles constituées par une flotille de navires. Cette idée de navires pêcheurs d'énergie des vagues, relayée par un article paru dans The New Scientist du 14 juillet 2011, n'est pas seulement poétique ! Le fait d'envoyer une flotte de navires au milieu de l'océan, là où ils n'auraient plus qu'à jeter l'ancre et à commencer à exploiter l'énergie des vagues qui les entourent pourrait se révéler extrêmement rentable. D'autant que l'énergie houlomotrice offshore ainsi "récoltée", serait stockée dans des batteries embarquées. Une fois le navire entièrement chargé d'énergie, il reviendrait au port où l'énergie pourrait être distribuée sur le réseau en fonction des besoins. Un certain nombre de défis technologiques restent cependant encore à relever pour voir un jour prochain ces navires de pêche rentrant au port pleins de l'énergie des vagues. Il n'en demeure pas moins qu'entre autres avantages par rapport aux technologies existantes en mer aujourd'hui (éolien offshore, houlomoteur, hydrolien) ce concept permettrait d'en finir avec les kilomètres de câbles de transmission indispensables pour acheminer l'électricité produite de la mer vers le continent, câbles dont les coûts ($ 500 000 du kilomètre selon The New Scientist) pèsent évidemment lourd sur la facture énergétique renouvelable.

Selon les chercheurs, ces navires se présenteraient sous la forme de barges de 50 mètres de long sur lesquelles serait attachée, le long de bras pivotants, une batterie de bouées houlomotrices (cf. illustration d'artiste) comme celles que l'on sait déjà construire. Le fonctionnement est simple : alors que la coque reste relativement stable, les bouées elles, suivent le mouvement ascendant et descendant de vagues, provoquant un pivotement régulier du bras d'avant en arrière. Ce pivotement est suffisant pour actionner un générateur qui pourrait produire jusqu'à 1MW. Les batteries sont prévues pour avoir une capacité de 20 MW/heure, ce qui signifie que, pour faire le plein d'électricité, le navire devra rester en mer un peu plus de 20 heures. L'idée est de produire une électricité à 0,15 $ du kWh, ce qui est beaucoup moins cher que l'énergie produite à partir de la technologie houlomotrice habituelle dont le coût est estimé, aux USA, entre 0,30 $ et 0,65 $ du kWh. En comparaison, le coût de l'énergie éolienne l'offshore américain se situera dans une fourchette de 0,15 $ à 0,24 $ du kWh.

Les chercheurs ne disent pas si le coût qu'ils projettent prend en compte la question du mode de propulsion des navires. Un mode de propulsion à voiles plutôt qu'utilisant du fuel ou hybride fuel/voiles pourrait être envisagé. Toujours est-il que selon Mark Jacobson, directeur du programme "atmosphere et énergie" à Stanford University de Palo Alto, il s'agit là d'un idée " très créative " et pas du tout utopique si l'on considère que ces modes d'alimentation par stockage d'électricité en batteries sont très utiles en cas de pic de demande ou de défaut de demande. Il fait remarquer que ce n'est pas le cas pour bien d'autres sources d'électricité renouvelables dont le principal défaut est de de devoir être consommées immédiatement et de ne pas pouvoir être stockées.

Sources : sites liés et cités
Photos : préfiguration navire pêcheur de vagues © Boston University

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Thursday, July 21, 2011

ATLANTIQUE POWER CLUSTER : un projet trans national européen


UNION EUROPÉENNE - 22/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau

Le projet Atlantique Power Cluster a été présenté au début de ce mois lors du Carrefour In'Energie, manifestation organisée pour le compte de la Région des Pays de la Loire avec le concours opérationnel de l'agence de développement économique Société publique régionale des Pays de la Loire.

De quoi s'agit il au juste et qu'entend on par Atlantique Power Cluster ?
A l'instigation de la Commission Arc Atlantique créée en 1989 sous la présidence de la Région Basse Normandie, ce cluster se propose de réunir plusieurs pays européens riverains de l'Atlantique (Royaume-Uni, Irlande, France, Euskadi, Espagne, Portugal) et 25 régions françaises pour mener trois objectifs généraux :
1. Développer une stratégie transnationale pour les Energies Marines Renouvelables (EMR) fondée sur les complémentarités entre les régions et les organismes partenaires.
2. Renforcer la compétitivité et l’innovation au sein de l’Arc Atlantique par le développement du secteur des EMR.
3. Contribuer à un modèle plus vert de production d’énergie en Europe (stratégie UE 2020).
Dans le détail, ce partenariat fédère autour de la Commission Arc Atlantique les protagonistes suivants :
- Au Portugal : Wave Energy Centre (WavEC) fondé en 2003 et destiné à apporter aux compagnies qui le désirent un appui en terme d'informations sur l'exploitation de l'énergie des vagues et en faire la promotion ; INEGI Institut fondé en 1986 pour agir comme une interface entre l'Université et l'industrie dans le domaine de la R&D, de l'innovation et des transferts de technologies.
- En Espagne : FUAC (Fondation Université de La Corogne) très orientée sur la R&D ; FAEN (Fondation de l’Energie des Asturies) ; SODERCAN (Société de développement de la Cantabrie) ; EVE, agence de l’Energie du Pays-Basque/Euskadi créée en 1982 par le gouvernement Basque très impliqué dans les énergies renouvelables marines et sur lequel je reviendrai très prochainement ; CIEMAT (Centre de recherche en matière énergétique et environnementale émanant du Ministère de la Science et de l'Innovation espagnol).
- En France : la Région Aquitaine très impliquée dans le développement des EMR ; le Pôle des Éco-industries de Poitou-Charentes qui soutient l'innovation et accompagne le développement des entreprises de Poitou-Charentes contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ; la Société publique régionale des Pays de la Loire déjà évoquée plus haut ; Bretagne Développement Innovation, partenaire de ce blog et résultant de la fusion en 2011 de l’Agence économique et de Bretagne Innovation. Son but est de renforcer l’action au service des grands objectifs stratégiques du développement économique régional, de conforter l’économie par la performance de ses entreprises et préparer l’économie de demain ; la Région Basse Normandie dont on connait l'implication ans le développement des EMR.
- Au Royaume Uni : Regen South West, centre d'expertise en matière d'énergie renouvelable et de projets novateurs dans le sud-ouest de l'Angleterre ; SEGEC (Scottish European Green Energy Centre) très engagé avec les institutions, réseaux et plates-formes technologiques, pour influencer l'agenda politique futur et identifier des opportunités de niche permettant la collaboration entre divers secteurs industriels
- En Irlande : Galway County Council intéressé et engagé dans le développement des énergies renouvelables marines ; CIT (Cork Institute of Technology) très orienté sur la R&D et qui s'est déjà fait une spécialité de créations de passerelles entre l'innovation et l'industrie.

Chacun de ces partenaires a une activité précise à fournir : ainsi la gestion et la coordination incombe à l'espagnol SODERCAN ; l'étude de benchmarking régional sur le thème "Comprendre et comparer les stratégies régionales en matière d’EMR" à la Commission Arc Atlantique ; l'acceptabilité sociale au Galway County Council chargé de développer des méthodes et une communication adaptées aux différents publics concernés par les EMR pour parvenir à un consensus ; le developpement à notre partenaire Bretagne Développement Innovation chargé d'identifier de nouveaux marchés pour les entreprises atlantiques ; les compétences et la formation pour adapter la main d’œuvre aux besoins du secteur des EMR au CIT (Cork Institute of Technology) ; le développement d’un cluster atlantique, c'est-àîdire la conception de structures de coopération pour un développement conjoint du secteur des EMR à EGEC (Scottish Green Energy) Centre ; et enfin la communication et la diffusion à la Région Basse Normandie.

Les sites d'expérimentation en Atlantique peuvent ainsi apparaitre comme un nouvel élément de la chaîne de valeur des EMR. Une carte précise de ces sites a été dressée à l'échelon européen sur laquelle je reviendrai en détails et qui englobe : le désormais célèbre EMEC en fonction dans les Iles Orcades (Royaume-Uni) qui semble voler la vedette à tous les autres et où est testé entre autres, le non moins déjà célèbre convertisseur d'énergie des vagues Oyster d'Aquamarine Power ; Galway Bay (en fonction au R-U) ; Wave Hub (en cours d'aménagement au Royaume-Uni) ; Belmullet (en cours d'aménagement Irlande) ; Nissun Bradning en fonction au Danemark ; Alpha Ventus (en fonction Allemagne du Nord) ; SEM-REV (dédié à l'énergie des vagues et en cours d'aménagement France) ; BIMEP (en cours d'aménagement au Pays Basque/Euskadi) et Aguçadoura en fonction au Portugal et qui a été le tout premier site d'expérimentation de l'énergie des vagues dans le monde, site où sont testés les flotteurs atténuateurs convertisseurs de vagues Pelamis avec l'objectif de constituer un parc de 20MW.

Sources. Sites liés et cités. Carte et Photos. 1 : Carte des membres du Cluster Atlantique © Commission Arc Atlantique. 2. Carte du potentiel houlomoteur en Europe © aquaret.com 3:Pelamis Wave Farm à Aguçadoura (Portugal) 4. Carte des projets EMR dans la région RTA © extrait Carrefour Sin' Energie 2011- présentation de Stéphane Peyhorgue, Chargé de mission Energie.

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Thursday, July 7, 2011

Générateurs à aimant permanent (PMG) : la puissance des EMR



NORVÈGE - FRANCE - ROYAUME-UNI - 08/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Une nouvelle génération de générateur à aimant permanent (PMG) de haute efficacité devrait être testée dans les prochains mois par un certain nombre de pionniers européens de l'énergie des courants. L'importance des générateurs à aimant permanent est déjà en train de bouleverser l'industrie éolienne offshore comme c'est le cas avec le PMG développé par le français Converteam pour l'éolienne offshore Alstom 6MW (cf. article du 5/07/2011) et pourrait fort bien bouleverser les perfomances des systèmes hydroliens et houlomoteurs. Converteam mène en ce moment même à l'EMEC un certains nombre de tests sur ce concept de générateur à aimant permanent notamment avec le constructeur d'hydrolienne Hammerfest Strøm sur son HS 1000 mais aussi avec le constructeur de système houlomoteur Archimedes Wave Swing (AWS) sur son modèle de genérateur à aimant permanent linéaire (LPMG).

Quels sont les avantages des PMG ? La déperdition constatée avec les générateurs classiques de type "induction à double alimentation", dont le rotor doit tourner jusqu'à 10-20% de la capacité nominale avant qu'une réaction ne se produise, est supprimée avec les générateurs à bobinage concentré de type PMG. Ce type de générateurs apparaît donc comme idéal pour les turbines à rotation lente, comme c'est le cas des turbines hydroliennes. D'une façon générale les bobinages concentrés des PMG les rendent beaucoup plus efficaces à des vitesses lentes mais aussi moins onéreux à produire puisque plus légers et utilisant moins de matière première que les autres. Converteam n'est pas la seule compagnie à développer des générateurs à aimant permanent. Les norvégiens, très actifs dans le domaine des énergies marines renouvelables et en particulier dans les énergies hydroliennes et houlomotrices où ils font figure de leader mondial, développent par le biais de la compagnie SmartMotor un concept breveté de PMG super silencieux et hyper «concentré» (ICI). Leur ambition est d'en équiper les futures méga turbines éoliennes offshore de 10 MW (encore au stade de projet), les méga systèmes hydroliens de 1,1 MW (comme Atlantis Ressources ou Flumill) et de porter les performances de certains systèmes houlomoteurs jusqu'à 3kw. Ce nouveau concept de PMG devrait permettre de réduire les coûts de 50% et d'obtenir une efficacité accrue à faible et moyenne tension. SmartMotor a fait une entrée discrète sur la scène des énergies renouvelables en participant à des travaux d'ingénierie marine réalisés pour Rolls-Royce puis une entrée spectaculaire lorsque fut présentée l'AK 1000 d'Atlantis Ressources, l'hydrolienne à double hélice la plus puissante du monde, capable de développer 1MW. C'est Smart Motor qui a fourni à Altlantis le tout premier générateur PMG qui ait jamais équipé une hydrolienne. Cette première expérience couronnée de succès, menée notamment avec la collaboration de ABB pourrait bien ouvrir rapidement à Smart Motor les portes de la Chine, de la Corée du Sud, de l'Inde et de nombreux pays européens.

L'hydrolienne Flumill est une autre application non moins spectaculaire des immenses capacités des générateurs à aimant permanent. Et cela ne va pas s'arrêter. SmartMotor développe en ce moment également un générateur à aimant permanent à entraînement direct PMG pour une éolienne de très grande capacité, vraisemblablement celle de l'entreprise norvégienne Sway, (cf. article du 17 février 2010) dont la la machine flottante atteindra 10 MW et dont une version à l'échelle 1:5 va être prochainement testée près des côtes. Générateur PMG, éolienne, générateur à aimant permanent, hydrolienne novatrice : sans négliger les avancées technologiques majeures apportées par l'entreprise française Converteam implantée à Massy, il apparait très nettement que la Norvège a pris la tête des recherches en matière de technologies d'énergies marines renouvelables. Elle ne l'a d'ailleurs jamais vraiment lâchée !

Sources: Sites liés et cités. Photos 1 : PMG © SmartMotor. 2: PMG Converteam © Converteam. 3 : Hydrolienne AK1000 © Atlantis ressources. 4: Hydrolienne Flumill © Flumill

Wednesday, June 29, 2011

FLUMILL ™ veut transformer les grands courants océaniques en électricité


STAVANGER - (Norvège) - 30/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau -
Continuant la revue les technologies de récupération des énergies des courants et des vagues dont certaines sont testées à l'EMEC que j'ai commencé voici quelques mois, je voudrais aujourd'hui faire mention d'un projet assez mystérieux mais très prometteur que l'on doit à la Norvège : le projet Flumill™. Il faut d'ailleurs signaler que la Norvège est très active dans le domaine de la recherche houlomotrice et hydrolienne où elle compte plusieurs projets en cours de développement.

Le projetFlumill™ a commencé à être conçu en 2002, et entamera les premiers tests de son prototype de 1,5 MW au troisième trimestre 2011, c'est à dire cet été. Les essais du prototype doivent s'achever à l'automne 2011, date à partir de laquelle un prototype commercial pour une utilisation nearshore sera développé par un consortium composé de Flucon BV (pas de site web), de SMI (pas de site web), conducteur du projet et de divers investisseurs privés : (Sorkomp, spécialiste des produits composites, Seagcar, SmartMotor, spécialisé dans les technologies motorisés sous marine d'une façon générale. Le but final est de développer une version offshore et farshore de Flumill™.

Ce qui frappe dans le système hydrolien Flumill™ c'est son absence d'hélices, contrairement à presque tous les autres systèmes testés aujourd'hui. L'unité Flumill™ se présente sous la forme de deux gigantesques vis de forage placées côte à côte, un système mis au point par Jan-Inge Eielse qui a commencé sa carrière comme ingénieur pétrolier pour le Norwegian Petroleum Directorate (NPD). Ce système, étonnant par sa robustesse et sa simplicité, se compose de la fondation (une fixation solide mais discrète sur le fond marin), de la machine elle-même qui se décompose en une turbine (les deux fameuses "vis de forage") et un générateur (placé au bas des "vis"). Le système peut-être fixé aussi bien dans un environnement nearshore exploitant des courants marins normaux qu'offshore ou farshore exploitant des grands courants océaniques de type Gulf Stream, Courant de Floride, Courant Atlantique-Nord, Courant Norvégien, Courant du Labrador, Courant des Canaries, Courant Nord équatorial, etc...
Les avantages mis en avant par le constructeur sont : aucune partie de la machine visible en surface, des coûts de fabrication, d'installation très bas et d'entretien très bas, un système qui continue à produire pendant sa maintenance, une intégration en douceur dans l'environnement, pas d'interférence avec le trafic maritime (1gt; 10m), pas de pales gênantes. D'autre part, la technologie fait appel à une ressource énergétique indépendante de la situation climatique mondiale et peut-être exploitée aussi en mer (près, loin ou très loin des côtes), qu'en milieu fluvial ou lacustre. Il possède un coût de démantèlement très bas à la fin de la durée de vie et un impact quasi nul sur le fond qui héberge le système.
Des estimations de coût /performances sont fournis par le constructeur sur la base d'une exploitation dans un courant marin de 2, 5 m/s pendant 1 an. Dans ces conditions : investissement/effet installé = $1, 9 millions
/ MWV ; investissement / production (répartis sur un an) = $ 0, 20 KWh dans un courant océanique ; investissement / production (répartis sur un an) = $ 0, 70 KWh dans un courant marin normal.

Actuellement Flumill™ recherche des sites d'implantation de sa technologie à l'échelle commerciale en coopération avec des partenaires internationaux (des distributeurs d'électricité pour ne pas les nommer. La compagnie se dit prête à former un consortium avec qui l'aidera à mettre au point le système, moyennant un investissement de $150 à $300 millions un montage permettant d'exploiter 50 à 100 machines pour obtenir une capacité de 75 à 100 MW et produire de 200 à 400 GWh/an, soit de quoi alimenter de 10 à 20.000 foyers et d''épargner les rejets dans l'atmosphère de 107 à 240.000 tonnes de CO2 par an. Le projet vise les marchés Norvégien, Britannique et Irlandais, Canadien et Russe.
Selon l'IEA (International Energy Agency), les capacités mondiales en énergie des courants se situeraient aux environs de 100.000TWh, sachant que la consommation mondiale d'électricité s'établit aujourd'hui autour de 16 000TWh. Selon les mêmes sources, l'Europe pourrait produire 100 TWh d'énergie à partir de l'hydrolien dont 50TWh pour le Royaume-Uni, 1 à 3 TWh pour la Norvège et 2 TWh pour la côte nord-ouest de la Russie.

Sources : sites liés et cités : Photos 1 : simulation d'artiste de la technologie Flumill™©Flumill™ . 2: Carte des grands courants marins. © Flumill.

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Monday, June 6, 2011

Le SNMERC va propulser la Floride sur la scène des E.M.R



FORT LAUDERDALE - (Etats Unis) - 07/06/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau -Le SNMREC (Southeast National Marine Renewable Energy Center) à la Florida Atlantic University (FAU) a concrétisé voici peu, la fonction de centre d'essais en mer de premier plan qu'il brigue pour les années à venir, avec l'installation d'une bouée pilote de télémétrie en vue d'installer une petite turbine dans le Gulf Stream, au large de Fort Pierce. Cette bouée pilote de 6,4 mètres de long et de 3 mètres de large qui a été conçue pour résister à de forts courants, mêle plusieurs technologies renouvelables (mix énergétique) telles que des panneaux solaires, des éoliennes de petite puissance et des mini turbines à eau destinés à fournir la puissance nécessaire pour faire fonctionner les instruments de mesure océanographiques embarqués, les systèmes de sécurité, de navigation, et de communication sans fil. Selon les dernières informations, "la bouée se comporte comme prévu "(!). (video de demo)

Comme c'est le cas pour l'EMEC en Europe ou le SEMREV en France, le SNMREC se propose de devenir un lieu incontournable de R&D des énergies marines aux USA. Pour ce faire les recherches sont réparties en 6 groupes de travail :
- Le groupe de travail 1 "Prévention et santé" est chargé de mesurer l'impact environnemental de l'implantation d'une future centrale fonctionnant aux énergies marines renouvelables de même que d'étudier les modes d'intégration de mesures environnementales concernant sa sécurité et sa fiabilité.
- Le groupe de travail 2 : "Rotor / Hélice et Instrumentation" est particulièrement dirigé vers la recherche concernant l'emploi des turbines et des hélices dans les dispositifs d'énergies marines.
- Le groupe de travail 3 "Dynamique des fluides et simulation" analyse les possibilités de construire des modèles de simulations océaniques et des bassins d'essais, capables de relever le défi de tester plusieurs systèmes d'énergies marines qui seront installés, après les dits essais, dans l'océan.
- Le groupe de travail 4 "Matériaux, Corrosion, et Bio-fouling" s'applique à la recherche de nouveaux matériaux et de revêtements capables d'augmenter les temps d'immersion sans corrosion des systèmes d'énergies marines, d'allonger leur durée de vie commerciale et de réduire les coûts.
- Le groupe de travail 5 : "Dynamique et stabilité des systèmes" développe des simulations du comportement des dispositifs d'énergies marines en mer de façon à réduire le temps de développement et les coûts des dispositifs commerciaux.
Le groupe de travail 6 "Interactions des écosystèmes" s'intéresse comme son nom l'indique, à l'impact direct sur l'environnement de l'utilisation des diverses technologies d'énergies marines renouvelables, une question par laquelle le SNMERC semble particulièrement préoccupé.

Pour l'instant le SNMREC est surtout connu pour les travaux qu'il a mené et mène sur la corrosion en mer des structures renouvelables offshore (une éolienne offshore est testée dans les conditions réelles d'utilisation). Il est aussi impliqué dans le développement de normes internationales de caractérisation des ressources, et participe à l'élaboration de la législation qui va permettre de bâtir un cadre légal à l'implantation des futures systèmes d'exploitation d'énergies marines au États-Unis.
Pour avoir une idée des ambitions de la FAU et du SNMERC en matière d'EMR cf une video de présentation résumant leurs missions futures qui couvrent l'énergie des vagues, l'énergie des courants, l'énergie marémotrice, l'ETM, mais aussi la capture marine d'hydrogène (Ocean Hydrogen Plant)... le tout se terminant sur un ton particulièrement conquérant !

Quoiqu'il en soit, le Bureau of Ocean Energy Management, Regulation and Enforcement (BOEMRE) avait confirmé le 23 mai 2011 cette volonté de faire du plateau continental au large de Floride un lieu d'expérimentation des Energies marines renouvelables.

Sources : Sites liés. Photos: la bouée pilote de télémetrie du SNMERC © FAU

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Tuesday, May 24, 2011

EMEC : accord stratégique avec le canadien " FORCE"



ORKNEY ISLANDS (Royaume Uni - U.E) - 24/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - L'EMEC (European Marine Energy Centre) faisait savoir, voici peu, sa volonté, d'agrandir son centre d'essai en mer situé aux Iles Orcades avec deux nouveaux emplacements spécialement dédiés aux prototypes à petite échelle de technologies d'énergies renouvelables marines. Financé par le ministère britannique de l'énergie et du changement climatique (DECC), l'un des deux emplacements se situera à Scapa Flow au nord-ouest de la baie Sainte-Marie et sera dédié aux dispositifs houlomoteurs, tandis que l'autre sera situé à Shapinsay Sound au large de Head of Holland et concernera plus spécifiquement les dispositifs d'énergie hydrolienne. Le directeur général de l' EMEC, Neil Kermode, a justifié ces deux nouvelles extensions en déclarant, non sans humour, qu'il était " indispensable que les développeurs de prototypes puisse tremper leurs pièces de métal dans l'eau. "
Ces deux nouveaux sites d'essai permettront de tester soit des prototypes de petites tailles soit des technologies différentes de celles testées jusqu'alors et ce dans un environnement marin moins violent que celui du site habituel de l'EMEC.

Peu de temps après avoir annoncé cette extension, l'EMEC a fait savoir à la Conférence All Energy d'Aberdeen, qu'il venait de signer un impotrant accord stratégique avec le Fundy Ocean Research Center for Energy (FORCE) le centre de R&D de technologies marines le plus important du Canada (et le meilleur concurrent de l'EMEC !) dans le but " d'aider l'industrie des énergies marines renouvelables à progresser à travers le monde ". Ainsi, les deux plus importants centres de recherches mondiaux de R&D en matière d'énergie renouvelables marines sont donc désormais unis pour coordonner leurs efforts et pour mener " une recherche plus intelligente, plus rapide, plus sécurisée et plus fiable " , si l'on en croit les déclarations de John Woods, Président du FORCE qui a ajouté : " Deux têtes valent toujours mieux qu'une."

L 'EMEC dont le site a été choisi pour l'excellence de sa ressource houlomotrice et hydrolienne mais aussi pour ses facilités de raccordement au réseau et ses installations portuaires est devenu en quelques années synonyme de centre mondial d'excellence en matière de R&D d'énergies renouvelables marines avec 11 projets, soit en tests soit en fabrication sur sites. Les installations ont été agrandies une première fois en 2010, pour atteindre un total de cinq postes câblés sur le site houlomoteur et de sept sur le site hydrolien auxquels il faut ajouter les deux derniers sites créés pour les dispositifs à petite échelle dont je parlais en début d'article. Ce qui permet à Richard Morris, directeur commercial de l'EMEC, de déclarer : " Il y a eu plus de convertisseurs d'énergie marine connectés au réseau à l'EMEC que sur tout autre site au monde. Au cours des huit dernières années, l'EMEC a acquis une connaissance approfondie et une expérience de tout premier plan qui en font un leader mondial incontesté. Nous sommes heureux de mettre le savoir-faire de notre centre d'essai pour tester de nouveaux dispositifs dans d'autres pays. Selon RenewableUK, l'industrie des énergies marines renouvelables pourrait créer 10.000 emplois d'ici 2020 au Royaume-Uni. L' EMEC est ravi de collaborer avec le FORCE et les leaders de l'industrie pour renforcer les promesses que ces sources d'énergies propres offrent. "

De son côté, le (FORCE) Fundy Ocean Research Center for Energy est situé dans le secteur du Minas Passage de la baie de Fundy en Nouvelle-Écosse (Canada) , connu pour avoir les plus fortes amplitudes de marées sur la planète ; des estimations ont indiqué que jusqu'à 2500 MW pouvaient être extraits en toute sécurité de cette zone c'est à dire plus que la demande totale d'électricité de la Nouvelle-Écosse. Le FORCE a d'ores et déjà prévu d'accueillir quatre des technologies hydroliennes les plus avancées du monde d'ici 2012 et a lancé la fabrication de quatre câbles sous-marins d'une capacité totale combinée de 64 MW, ce qui est en fait la plus grande capacité disponible au monde. L'ensemble de ces projets totalisant un investissement d'un montant de 100 millions de dollars.

Du côté des industriels qui testent en ce moment des technologies marines sur l'un et l'autre de ces deux sites mondiaux majeurs, les réactions sont aussi très enthousiastes et optimistes.
Ainsi pour Atlantis Resources Corporation, fabricant de la plus puissante hydrolienne actuellement construite au monde, dont les projets sont mis en place en Inde, en Australie et au Royaume Uni (Pentland Firth) : " Atlantis s'est engagé depuis le début et pour le long terme dans des tests à grande échelle en vue de programmes commerciaux à la fois avec le FORCE et avec l' EMEC. Les deux établissements offrent d'excellentes installations d'essais dans les conditions océaniques souhaitables pour des dispositifs captant l'énergie des courants. Cet accord va renforcer ces deux grandes organisations qui sont déjà les chefs de file mondiaux du secteur de l'énergie marine. C'est aussi et surtout une excellentes nouvelle pour l'industrie des énergies marines qui ne peut que se réjouir que ces deux géants s'engagent à travailler ensemble pour partager les leçons apprises. "
De même pour OpenHydro qui " soutient avec détermination ce partenariat et ce partage de connaissances entre l'EMEC et le FORCE. Ce partenariat offre la perspective d'avantages à long terme pour des technologies que nous allons commercialiser. Notre expérience sur les deux sites à la fois est partie intégrante de notre technologie et de son développement. Nous espérons que ce partenariat permettra de mieux développer les pratiques et les normes pour soutenir une industrie des énergies marines renouvelables parvenue à un moment critique de son histoire. "

Sources : Sites liés Photo Atlantis Resources Corp.

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