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Wednesday, May 30, 2012

Ailes Marines SAS consortium Iberdola Eole RES s'engage auprès de Jean-Yves Le Drian pour les emplois en Bretagne



Saint-Brieuc - France (U.E) 30/05/12 energiesdelamer.blogspot.compar BB

Areva Wind


Bonjour, ce mercredi 30 mai, le blog des énergies de la mer est en reportage...

BREVE

Hier, le consortium Iberdrola - Eole RES, lauréat du lot du parc éolien en mer situé à Saint-Brieuc avec Areva Wind, Technip et Neon marine, désigné le 6 avril dernier  s'est engagé à ce que les retombées économiques de ce vaste chantier de €2 milliards n'échappent pas aux entreprises bretonnes. Ils ont promis de "bretonniser" la filière, qui pourrait comporter jusqu'à 2.000 emplois.
Leur engagement "solennel" a été reçu par Jean-Yves Le Drian ministre de la Défense, très attaché à ce dossier et toujours président de la Région Bretagne.
Le 17 avril dernier le consortium était déjà venu présenter le projet. 140 emplois de maintenance, un début de production en 2018.... nous y reviendrons très rapidement à l'occasion des entretiens énergies de la mer qui se tiennent les 25, 26 et 27 juin à Brest à Océanopolis, soutenu par le Conseil régional de Bretagne, la Ville de Brest, le Conseil général du Finistère....

Source : Le Télégramme


FLASH NEWS
Langlee
Tous les jours le blog des énergies de la mer vous rappelle les articles parus la veille dans les Daily News.
Pour accéder directement aux portails français, anglais et espagnol, trois fenêtres ont été créées pour que vous puissiez retrouver les alertes des Daily News et pour en savoir plus - abonnez-vous ! (ICI) http://www.mer-veille.com/abonnements
    •    l'article paru sur http:// www.mer-veille.com le 29 mai était sur NAREC

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30 May: Langlee Wave Power on the crest of a wave by CBL

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Tuesday, May 15, 2012

La Norvège renforce les fonds de la recherche pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre

OSLO (Norvège) mardi 15/05/2012 energiesdelamer.blogspot.com par Brigitte Bornemann


Le gouvernement norvégien a proposé le 25 avril dernier la création d'un nouveau fonds d'investissement national pour le développement et l'utilisation de technologies dites "climatiques". L'innovation technologique est gérée par ENOVA (entreprise publique détenue par le Ministère du Pétrole et de l'Energie) créée en 2001.

L'initiative est basée sur la récupération des fonds libérés à la suite de l'introduction des certificats de production d'électricité et s'élèvera en 2013 à 30 milliards de NOK (environ €4 milliards). Le gouvernement devrait, d'ici 2020, augmenter progressivement le capital à hauteur de 50 milliards de NOK.
Des idées peut-être à étudier par le nouveau gouvernement français (voir article paru le 12 mai Laurence Parisot et Jean-Louis Levet ouvrent des pistes pour soutenir les projets "énergies")

Exemples d'innovation et d'équipement cofinancés par ENOVA pour développer les énergies renouvelables en mer :
. SWAY éolienne flottante de 10 MW voir article du blog des énergies de la mer paru le 17 février 2010.
(c) Nexans Capjet
. Installation du parc éolien en mer du Nord de Riffgat en Allemagne. Le contrat pour l'installation en câbles sous-marin d'énergie inter-turbines destinés au parc éolien en mer du Nord de Riffgat (Allemagne)avait été remporté par Nexans fin août 2011. Il était passé par la société Offshore-Windpark Riffgat**. Ce contrat comprend les câbles sous-marins 33 kV reliant les éoliennes au transformateur situé en mer, les équipements auxiliaires et les services d’installation associés. La livraison est prévue pour l'automne 2012... et les travaux débutent en juillet prochain. Le parc alimentera en électricité 100.000 foyers.

Intéressant également de mentionner que  l'Institut Météorologique norvégien et le secteur de l'énergie éolienne ont reçu le soutien du Conseil Norvégien de la Recherche (RCN) pour un projet Rapidwind ayant pour objectif d'améliorer la prévisibilité du potentiel éolien. Le financement est de 4,8 millions de NOK (environ €630 500) pour une durée de 3 ans.


*Offshore-Windpark Riffgat qui est en charge du développement du projet appartient à ENOVA et EWE Energie (branche du groupe allemand EWE, présent dans l’énergie, les télécoms et l’électronique).

Sources extraitent du bulletin ADIT BE Norvège 108 mai 2012-Stanislas MERLET, Mission Scientifique, Ambassade de France en Norvège, NEXANS, energiesdelamer.blogspot.com


Flashs news

France Energies Marines
Mise à jour de l'organigramme. voir nomination article du 11 mai (ICI)

Les Daily News français, espagnol et anglais des portails
Hier les Daily News traités du stockage de l'énergie à la suite de la Conférence internationale de l'ESA, Energy Storage Aassociation - qui s'est déroulée du 2 au 4 mai à Washington DC.
Sources : AOL et Energy Storage Association

 Sur la colonne de droite du blog, trois fenêtres ont été créées pour que vous puissiez retrouver les alertes des Daily News et vous abonner pour en savoir plus et vous abonner ! (ICI)
    •    Pour en savoir plus mer-veille.com
Le storage de l'énergie : un élément clé pour le développement des énergies renouvelables

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The Challenge for Green Energy: How to Store Excess Electricity

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El almacenamiento de energía: elemento clave para el desarrollo de las renovables



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Monday, March 5, 2012

Hydrolien : ANDRITZ devient propriétaire d'Hammerfes


HS 1000


GRAZ / VIENNE (Autriche) - 06/03/2012 - mer-veille.com / MRE
Par Francis Rousseau

Le groupe international, basé en Autriche, ANDRITZ a augmenté sa participation le 1er mars dans Hammerfest Strøm AS de 33,3% à 55,4% et en devient de ce fait propriétaire. Hammerfest Strøm est installé à Hammerfest en Norvège et à Glasgow en Ecosse. Les autres grands actionnaires de la société sont le norvégien Hammerfest Energi et la compagnie d'électricité espagnole Iberdrola.

La nouvelle société ainsi constituée sera exploitée sous le nom de ANDRITZ HYDRO Hammerfest pour continuer de tenir sur le marché mondial de l'énergie des courants le rang de leader qu'elle occupe avec sa turbine hydrolienne HS 1000 de 1 MW à axe horizontal.

Francis Rousseau en profite pour faire rappeler l'apport de Siemens pour Marine Current Turbines, celui d'Alstom pour Clean Current en 2009. On peut considérer que les rachats par les grands groupes de l'hydroélectrique, de l'aéronautique ou de l'armement (Lockheed Martin aux États-Unis, Rolls-Royce au Royaume Uni, DCNS en France) des turbiniers hydroliens les plus performants dans le domaine des énergies marines renouvelables sont désormais considérés comme une pratique industrielle courante.

Pour en savoir plus, merci de vous abonner aux Daily News de mer-veille.com et de marine-renewable-energie.com.

A signaler dans les flashs news d'aujourd'hui le démarrage de l’IRT Jules Verne, projet majeur pour la Région des Pays de la Loire, Saint Nazaire Agglomération /la CARENE et Nantes Métropole, mais également pour l’industrie Française.
Rappelons notamment que les industriels DCNS Reseach, Alstom Power, STX ... ou l'Ecole Centrale de Nantes sont partenaires fondateur de l’IRT Jules Verne. Laurent Wauquiez sera sur place demain. Voir colonne de gauche les formations
BB

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NB : Bataillle de chiffres sur le nombre de création d'emplois à Saint Nazaire par le consortium Iberdrola à propos de l'article publié le 9 février (mer-veille.com) et de l'alerte du 10 février (energiesdelamer.blogspot.com).
Après échanges téléphoniques et mails, l'agence Symorg demande que les chiffres communiqués sur le nombre de création d'emplois à Saint Nazaire (environ 2000) diffusé dans le dossier de presse du consortium Iberdrola et mentionné dans l'article du 9 février soit confirmé.
D'après l'agence Symorg, la direction de la communication du groupe STX qui en avait contesté le nombre auprès de notre rédaction n'a pris aucun contact avec eux ou avec leur client le consortium Iberdrola et n'a pas démenti officiellement ces chiffres. Symorg nous demande également de mentionner qu'elle est une agence de relation presse et de communication et non une agence de presse. Nous le faisons bien volontiers. BB

Monday, January 16, 2012

WaveRoller commence ses tests pré-commerciaux au Portugal


PENICHE - (Portugal) - 16/01/2012 - Mer-veille.com MRE

Par Francis Rousseau

Le prototype pré-commercial du dispositif houlomoteur WaveRoller® de AW-Energy est arrivé le 2 Janvier 2012 au chantier naval de Peniche au Portugal pour une série de tests qui devraient commencer dès cet été en pleine mer. Les côtes du Portugal sont réputées être l'un des meilleurs sites de tests en Europe concernant les dispositifs d'énergie des vagues. Passage obligé de la plupart des grands dispositifs houlomoteurs, ce site de Peniche a déjà reçu pour des essais pilotes, une version réduite de WaveRoller® qui a été testée avec succès.

sources : Mer-veille.com, HighTech Finland

Pour en savoir plus abonnez-vous (ICI)

Rappelons également que Fortum est impliqué dans deux projets de recherche, un en Suède et celui de WaveRoller au Portugal. Cette technologie pourrait également être utilisée pour le projet houlomteur CETO développé par DCNS et Fortum

et n'oubliez pas de vous connecter sur le blog pour lire le flash news sur le Grand port maritime de Bordeaux. BB

Tuesday, September 20, 2011

HYDRA TIDAL : l'hydrolienne dont les pales sont en bois


ILES LOFOTEN (Norvège) - 20/09/2011 - 3B Conseils-Mer-veille-MRE - Par Francis Rousseau
L'hydrolienne Hydra Tidal qui compose la centrale Morild capable de capter aussi bien l'énergie des courants que celle des vagues et dont la particularité est de posséder des pales constituées de bois lamellé accumule les succès depuis sa mise en test aux Iles Lofoten l'an passé (cf. notre article du 21 octobre 2010).
Cet été, elle a été récompensée par le prestigieux Schweighofer Priz 2011
Les pales en bois auraient-elles des avantages que les matériaux composites n'auraient pas ? Et si oui lesquels ?

Ceci est l'alerte gratuite.
Depuis le 2 septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité et en savoir encore plus, merci de vous abonner au Daily News de Mer-Veille.com portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.

Wednesday, September 7, 2011

AQUA ENERGY SOLUTION (AES) : une hydrolienne en longueur de 5 MW



HAUGESUND - (Norvège) - 07/09/2011 - 3B Conseils MRE Francis Rousseau - Cette technologie très innovante comme beaucoup de technologies marines en provenance des pays nordiques est développée par une compagnie norvégienne fondée par Jan Christian Torvestad, qui est dirigée par une femme, Catherine Torvestad (ce qui n'est pas si fréquent dans le mondes des énergies renouvelables marines encore très masculin). Par ailleurs, elle est chargée de cours sur le management des énergies renouvelables à l'Université de St Gallen (Suisse)

Vous avez reçu l'alerte gratuite. Depuis le 2 septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité et en savoir encore plus, merci de vous abonner au Daily News de Mer-Veille.com, portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.

Thursday, July 28, 2011

Eolien flottant : toutes les plates-formes

UNION EUROPÉENNE - 29/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
Les éoliennes flottantes permettent de générer de l'électricité partout où les fonds sont compris entre 50 et 300 m, ce qui peut arriver quelquefois à une distance très proche des côtes, quand le plateau continental plonge soudainement, comme c'est le cas dans de nombreux pays européens de la côte Atlantique. A ces profondeurs, l'éolien posé n'est pas envisageable et seul l'éolien flottant présente une solution fiable. Ce concept d'éolienne flottante en eaux profondes a été proposé pour la première fois officiellement par des chercheurs de l'Université du Massachusetts (UMASS) en 1972. Selon un rapport américain établi par le National Renewable Energy Laboratory (NREL) : " Il a fallu attendre le milieu des années 1990, c'est-à-dire un certain temps après que l'industrie éolienne terrestre ait été bien établie, pour que ce sujet de recherches soit repris par la communauté scientifique". Jusqu'en 2003, l'implantation d'éoliennes offshore a été limitée par l'emploi des fondations de type "posées" dont l'emploi est réservé à des profondeurs d'eau n'excédant pas 30 mètres. Depuis 2003, de nombreux développeurs à travers le monde se sont intéressés aux plates-formes éoliennes flottantes. On répertorie aujourd'hui quatre principaux types de plates-formes éoliennes flottantes en eau profonde qui constituent une technologie très différente des fondations posées dont j'ai parlé dans un article du 1 juin 2011

4 GRANDS TYPES DE FONDATIONS FLOTTANTES

1. "Plate Forme Spar " : fondation immergée à ballast stabilisé, dotée d'ancrages caténaires permettant de la fixer par simple accrochage au fond marin. C'est le principe appliqué par Hywind pour StatoilHydro, Technip et Siemens au large de la Norvège (cf. article du 24 juillet 2009). Un premier démonstrateur expérimental a été installé en 2009 au large de Stavanger par 220 m de fond et supporte une turbine Siemens de 2,3 MW ; la fin de sa période d'essais de 2 ans doit s'achever incessamment. Le cylindre d'acier de 100 m de long qui constitue cette première fondation "Spar" a été remorqué horizontalement dans un fjord norvégien puis lesté sur place avec de l'eau et de la roche pendant que deux engins de levage flottant y installaient le mât de l'éolienne et la turbine. Le coût total selon Statoil a été de $72 millions. Comme le schéma le montre clairement, cette fondation, bien que lestée et totalement immergée, ne repose pas directement sur le fond de l'océan ; elle flotte et est rattachée au fond par des câbles disposant d'une certaine souplesse de mouvement et fixés à des ancres.

2. Plate forme TLP (Tension Leg Platform) ou "plates-formes sur jambages tendus" : plate-forme immergée et reliée au fond marin par des câbles tendus (d'où le nom) ancrés à des piliers mi-enfouis dans le fond marin et non à des ancrages caténaires. Les câbles qui relient la plate-forme flottante au fond se tendent et se détendent plus ou moins en fonction des mouvements de la houle : c'est le principe appliqué par Blue H Technologies pour son prototype décrit dans mon article du 17 octobre 2008. La première phase d'essai de cette plate-forme a commencé en 2008, après divers pourparlers non aboutis, avec l'installation d'une première structure expérimentale supportant une turbine bipale, au large des côtes italiennes par 113 m de fond dans le cadre du Projet Tricase. C'était la première fois au monde qu'une plate-forme flottante était testée. Elle a été démontée 6 mois tard. Parallèlement Blue H commençait la phase 2 de développement qui prévoyait la construction d'une nouvelle plate-forme flottante destinée à supporter une éolienne de 2 MW, livrable en 2012, toujours dans le cadre du Projet Tricase. La phase 3 est prévue pour 2014 avec le déploiement en haute mer du concept final à savoir une plateforme Blue H - TLP au design plus arrondi (cf. photo) supportant une turbine fabriquée par une tierce partie encore non définie.

3. "Plate forme semi sub" ou à flottabilité stabilisée. C'est une plate-forme qui, comme son nom l'indique, est semi-submergée donc semi-visible en surface ; elle utilise un dispositif de type «barge» ancré au fond par des câbles grâce à des ancrages caténaires. C'est le principe appliqué sur la spectaculaire plate-forme flottante triangulaire WindFloat par le développeur américain Principle Power Inc. qui travaille en ce moment même d'arrache-pieds, si je peux dire, avec Energias de Portugal (EDP) et ASM GROUP pour permettre une première mise à l'eau de ce modèle au large du Portugal sur des fonds de 43 mètres, vraisemblablement au début ou dans le courant du mois de septembre 2011. Cette plate-forme flottante triangulaire est une déclinaison innovante des plates-formes semi-submersibles issues de l'industrie du pétrole et du gaz ; elle est exploitable par n'importe quel hauteur de fond et se caractérise par une structure composée de trois colonnes en acier léger qui la rend particulièrement stable et résistante aux conditions les plus extrêmes. Comme la majorité des autres plates-formes flottantes, la plate forme WindFloat de type "semi sub" sera attachée au fond marin avec quatre câbles. Cette structure estimée à $ 23 millions a été élaborée pour recevoir un système éolien qui comprendra un mât de 67 mètres de hauteur et, dans un premier temps, une turbine Vestas Wind V80 de 2,0 MW. Dans un premier temps car Dominique Roddier, directeur technique de ce projet chez Principle Power, laisse clairement entendre que " Cette plate forme va bouleverser à terme le monde de l'éolien offshore ". Si l'expérimentation qui va commencer en septembre et se prolonger pendant un an confirme leurs espoirs, les développeurs sont décidés à planifier la construction d'un parc éolien offshore sur ce modèle d'éolienne flottante, parc qui pourrait atteindre 150 MW au large du Portugal. Il pourrait être constitué d'éoliennes Vestas de 5MW et dans un avenir plus ou moins proche de Vestas V164 7.0 de 7 MW.

4. Free Floating Platform (FFP)
L'éolienne flottante française WINFLO développée par DCNS, Nass&Wind, Saipem et In Vivo Environnement avec l'appui d'IFREMER Brest et de l'ENSTA , fait elle aussi partie de cette catégorie semi-submersible à ancrage catenaire mais avec des variantes suffisamment importantes pour la faire entrer dans la catégorie à part des "Free Floating Platform (FFP)". C'est donc une construction "semi sub" plus légère et plus indépendante du système d’ancrage et du flotteur qui lui permet d'être déconnectée et remorquée facilement pour sa maintenance. Le projet d’éolienne flottante offshore WINFLO associe des industriels majeurs des secteurs naval, para-pétrolier et éolien. Le récent appel d'offre du gouvernement français du 11 juillet 2011 et le prochain à venir en janvier 2012 devraient conduire les protagonistes à mettre en place rapidement un démonstrateur proche de l’échelle 1, d’une puissance de 2,5 MW, installé au large de la Bretagne et raccordé au réseau électrique. Le projet prévoit la mise au point d’une nacelle spécifique offshore, à la fois légère et résistante aux sollicitations marines et aux agressions du milieu. La machine sera installée sur une plate-forme semi-submersible liée au fond marin par des ancrages caténaires encore plus facile d'utilisation que les modèles traditionnels.

IDEOL
A ces quatre types d'éoliennes flottantes s'ajoutent des variations comme Ie très intéressant système français de la société basée à La Ciotat, Ideol qui parvient à limiter l'effet de sillage dans un parc éolien grâce à une solution mécanique (photo ci-contre) capable de déplacer la turbine éolienne flottante entière, doublée d’une solution logicielle qui calcule en temps réel l’implantation optimale en fonction d’un ensemble de paramètres, afin de minimiser les effets de sillage aérodynamique et ainsi maximiser la production d’énergie du parc. (cf. article de mars 2011. Cette compagnie créée il y a tout juste un an, espère implanter un premier prototype expérimental en 2013.

PROSPECTIVE ÉOLIENNE FLOTTANTE

1. Eoliennes flottantes à axe vertical

VERTIWIND. Une voie prospective est ouverte par les éoliennes en mer à axe vertical au premier rang desquelles l'éolienne VERTIWIND (CF. article du 20 janvier 2011). Petit rappel de ses caractéristiques : des pales verticales tournant autour d'un axe lui-même vertical comme un tourniquet de manège ; une vitesse de rotation variant en fonction du vent supprimant tout risque de vibration des pales ; une hauteur de 90 m c'est-à-dire réduite par rapport à celles des éoliennes traditionnelles ; une flottaison ne nécessitant qu'un faible tirant d'eau, d'une dizaine de mètres, ce qui rend son remorquage depuis la terre peu couteux et moins complexe que dans le cas d'une éolienne classique. Grâce à sa capacité à flotter au-dessus de fonds de 200 mètres de profondeur et plus, le concept VERTIWIND allie aux avantages des éoliennes flottantes de tous types celui d'une plus grande souplesse d'utilisation grâce à ses pales verticales. La compagnie Technip dont on peut dire qu'elle est en tête des compagnies engagées dans la bataille de l'éolien flottant, déjà associée au lancement de l'éolienne flottante Hywind en Norvège, ne s'y est pas trompé en lançant un appel à projet concernant Vertiwind (ICI) et en se fixant comme objectif "de concevoir, fabriquer, installer et tester un prototype préindustriel d’éolienne à usage offshore " dont la double particularité est d'être d'une part flottante et d'autre part à axe vertical. Pour Technip, VERTIWIND offre de nouvelles perspectives pour une deuxième génération d’éolien en mer dans de nombreux pays, en particulier sur le pourtour méditerranéen, en Europe ou encore aux Etats-Unis. Le projet Vertiwind est labellisé par le Pôle Mer PACA et bénéficie des premiers financements du Programme d’Investissements d’Avenir, lancé dans le cadre du Grand Emprunt sous l’égide du Premier Ministre français via l’ADEME.

DEEPWIND
Dans cette course au gigantisme flottant et aux objets étranges, il faut citer l'expérience danoise DeepWind présentée par le magazine Wind Tech en 2010 ICI. C'est une éolienne flottante à axe vertical de 20 MW étudiée par l'Université Technique du Danemark (DTU). Malgré son aspect très futuriste, ce projet "DeepWind", lancé en octobre 2010 a reçu une subvention de 3 millions d'euros sur 4 ans, dans le cadre du 7e programme-cadre européen sur les futures technologies émergentes. Le concept combine une turbine à axe vertical de type Darrieus (une technologie bien connue) un système de pale et un système de transmission et de contrôle innovant, associés à une structure rotative et flottante. Le concept inclut un générateur à entraînement direct avec un système de contrôle électronique situé au bas de l'arbre de transmission et les liaisons par câbles électriques. Un prototype démonstrateur proche de l'échelle 1 avec une turbine de 5 MW devrait être mis en place dans les eaux du fjord de Roskilde à proximité de L'université Technique du Danemark (DTU). Cette phase une fois franchie, les développeurs prévoient une mise à l'échelle avec un modèle de turbine qui pourrait atteindre 20 MW.

2. Autres projets

SWAY

Dans le domaine de la prospective éolienne flottante, plusieurs, comment dire, ovni flottants se disputent la vedette, au premier rang desquels il faut citer le système Sway® dont les premières études ont commencé en 2003. Ce système tout à fait unique en son genre fonctionne sur le même principe de balancier que celui d'une bouteille à moitié pleine que l'on aurait posée en mer. L'ensemble turbine, mât et fondation se compose d'une seule pièce, avec dans l'extrémité inférieure un pôle lourdement lesté, exactement comme une bouteille flottante. Le principe repose sur celui d'un centre de gravité situé très en dessous du centre de flottabilité, ce qui donne au mât une stabilité suffisante pour résister aux contraintes importantes produites par la turbine posée au sommet. Le balancement de l'ensemble en mer pourrait atteindre, selon certaines études, un angle de 5 à 8 degrés. Malgré son apparente fragilité, ce système a cependant été qualifié par le très sérieux cabinet Garrad Hassan & Partners, de "technologie qui permettrait le mieux d'affronter les pires conditions de mer." En 2009, (cf. article du 1 août 2009) AREVA Wind avait jugé le projet suffisamment sérieux pour entamer avec Sway® une collaboration portant sur la construction d'une éolienne commune de 5 MW. En 2010 (cf. artcile du 17 février 2010) Sway® et l'organisme public norvégien ENOVA.no annonçaient un projet de construction d'éolienne de 10 MW sur une base flottante Sway®, projet dont il disait vouloir proposer les premiers éléments concrets en 2011. Un premier prototype à échelle réduite était inauguré le 10 juin 2011 (ICI). Les essais devraient se prolonger pendant 1 ou 2 ans avant de passer au stade 2. On est encore loin de la plus grosse turbine flottante du monde !

MUFOWS
Enfin en bout de chaîne prospective, si je peux dire, il y a ce projet MUFOWS (Multiple Unit Floating Offshore WindfarmS) dont on trouvera tout le détail ICI. Il a commencé à voir le jour dans les années 1990 au moment même où l'on s'intéressait de près au développement de l'éolien offshore flottant par rapport à l'éolien offshore posé. Développé conjointement par University College of London (UCL), W.S. Atkins et Energy research Centre of the Netherlands (ECN), le concept repose sur l'idée de base très simple (en apparence !) qui consiste à monter une batterie de plusieurs turbines éoliennes sur une seule et unique plateforme flottante semi-sub ancrée au fond marin par un câble. Deux types de structures ont été envisagées pour ces plates-formes : une structure en arête (cf photo 1) pouvant porter jusqu'à 8 éoliennes bipales, ou une structure octogonale (cf photo 2) pouvant porter aussi 8 éoliennes. Hélas en 2000, une étude de faisabilité plus approfondie concluait que si ces structures étaient parfaitement réalisables et fiables, elle n'avaient aucune chance d'être rentables dans les conditions d'exploitation des fermes offshore nearshore en vigueur dans ces années là, en Europe du Nord ! L'étude projetait cependant que, dans un futur plus ou moins proche, si l'exploitation de parcs en eau profonde était envisagée, la question vaudrait la peine d'être étudiée à nouveau-
C'est précisément le cas aujourd'hui en 2011 !


Sources : Sites liés et cités. Photo 1 : Eolienne Windflfoat ©Principle Power Inc. 2: éolienne flottante Hywind ©Technip/Statoil. 3: Schéma descriptif Windfloat©Principle Power. 4 et 5 : Winflo ©DNCS. 6 : Ideol©Ideol. 7. éolienne a axe verticale Vertiwind © Technip. 8 : éolienne Darrieus flottante Deepwind ©DTU. 9. Eolienne Sway © Sway® . 10Mufows en arête et 11 Mufows octogonale ©UCL


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Wednesday, July 20, 2011

TIDAL SAILS : une technologie audacieuse et novatrice


HAUGESUND - (Norvège) - 21/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Tidal Sails (littéralement "Voiles pour courants marins") est un de ces procédés de récupération de l'énergie des courants très inhabituels dont j'ai commencé l'inventaire voici quelques semaines. Il n'est pas question ici d'hydroliennes pour récupérer l'énergie des courants marins ; il s'agit d'un système qui ne fait appel à aucune hélice ou turbine conventionnelles mais qui remplace (d'une certaine façon) l'action des pales des turbines par celle d'une batterie de voiles sous-marines fixées le long de 4 câbles, arrimés au fond marin. Les câbles, tendus entre deux bornes stations sous-marines dont l'une est un générateur, supportent les voiles sous-marines. Le courant pousse les voiles dans les deux sens et c'est ce mouvement, et non celui des pales d'une hélice, qui va faire tourner le générateur. D'après son constructeur cette technologie très innovante, calquée sur celle du spi des voiliers, aurait la capacité de surpasser toutes les technologies hydroliennes existantes surtout en matière d'efficacité d'extraction énergétique, de réduction des coûts d'installation, de maintenance et d'acceptabilité par le public et les usagers de la mer, les voiles reposant sur le fond marin et étant totalement invisibles de la surface. Voir video de demo ICI

C'est le norvégien Est Borgesen, pilote de ligne de son état, et président fondateur de Tidal Sails, qui a inventé ce procédé, qu'il dit lui avoir été inspiré par son expérience de navigateur et d'amateurs de régates. C'est en effet en naviguant à contre courant sur son voilier qu'il a eut l'idée de développer ce spi sous-marin qu'il a fait breveter dès 2004. Sept ans plus tard, l'entreprise Tidal Sails développe et commercialise cette technologie unique de voiles sous-marines récupératrice d'énergie des courants marins dans le but de produire de l' électricité.

Jusqu'à il y a très peu de temps, Tidal Sails était financé uniquement par des particuliers, avec les apports réguliers et constants de nouveaux petits investisseurs. Devant ce soutien inédit, des instances publiques telles que le Research Council of Norway et Innovation Norge ont décidé d'apporter leur concours au développement de l'entreprise en la désignant comme un "exemple pour d'autres start-ups" et en lui accordant le statut officiel d'incubateur norvégien. Fort de cette victoire, peu évidente pour une technologie aussi singulière, Tidal Sails cherche maintenant activement des investisseurs plus importants capables de l'aider à préparer sa prochaine phase de croissance et va proposer, pour ce faire, un programme d'émission d'actions. Avec les reconnaissances publiques et privées dont elle est l'objet, et les évaluations positives reçues pour participer à de grands projets internationaux, Tidal Sails prévoit d'annoncer de nouvelles étapes importantes de développement européen dans un proche avenir (on parle même d'un test prochain à l'EMEC...)

Sources : Docs et sites liés. Photos ©Tidal Sails

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Thursday, July 7, 2011

Générateurs à aimant permanent (PMG) : la puissance des EMR



NORVÈGE - FRANCE - ROYAUME-UNI - 08/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Une nouvelle génération de générateur à aimant permanent (PMG) de haute efficacité devrait être testée dans les prochains mois par un certain nombre de pionniers européens de l'énergie des courants. L'importance des générateurs à aimant permanent est déjà en train de bouleverser l'industrie éolienne offshore comme c'est le cas avec le PMG développé par le français Converteam pour l'éolienne offshore Alstom 6MW (cf. article du 5/07/2011) et pourrait fort bien bouleverser les perfomances des systèmes hydroliens et houlomoteurs. Converteam mène en ce moment même à l'EMEC un certains nombre de tests sur ce concept de générateur à aimant permanent notamment avec le constructeur d'hydrolienne Hammerfest Strøm sur son HS 1000 mais aussi avec le constructeur de système houlomoteur Archimedes Wave Swing (AWS) sur son modèle de genérateur à aimant permanent linéaire (LPMG).

Quels sont les avantages des PMG ? La déperdition constatée avec les générateurs classiques de type "induction à double alimentation", dont le rotor doit tourner jusqu'à 10-20% de la capacité nominale avant qu'une réaction ne se produise, est supprimée avec les générateurs à bobinage concentré de type PMG. Ce type de générateurs apparaît donc comme idéal pour les turbines à rotation lente, comme c'est le cas des turbines hydroliennes. D'une façon générale les bobinages concentrés des PMG les rendent beaucoup plus efficaces à des vitesses lentes mais aussi moins onéreux à produire puisque plus légers et utilisant moins de matière première que les autres. Converteam n'est pas la seule compagnie à développer des générateurs à aimant permanent. Les norvégiens, très actifs dans le domaine des énergies marines renouvelables et en particulier dans les énergies hydroliennes et houlomotrices où ils font figure de leader mondial, développent par le biais de la compagnie SmartMotor un concept breveté de PMG super silencieux et hyper «concentré» (ICI). Leur ambition est d'en équiper les futures méga turbines éoliennes offshore de 10 MW (encore au stade de projet), les méga systèmes hydroliens de 1,1 MW (comme Atlantis Ressources ou Flumill) et de porter les performances de certains systèmes houlomoteurs jusqu'à 3kw. Ce nouveau concept de PMG devrait permettre de réduire les coûts de 50% et d'obtenir une efficacité accrue à faible et moyenne tension. SmartMotor a fait une entrée discrète sur la scène des énergies renouvelables en participant à des travaux d'ingénierie marine réalisés pour Rolls-Royce puis une entrée spectaculaire lorsque fut présentée l'AK 1000 d'Atlantis Ressources, l'hydrolienne à double hélice la plus puissante du monde, capable de développer 1MW. C'est Smart Motor qui a fourni à Altlantis le tout premier générateur PMG qui ait jamais équipé une hydrolienne. Cette première expérience couronnée de succès, menée notamment avec la collaboration de ABB pourrait bien ouvrir rapidement à Smart Motor les portes de la Chine, de la Corée du Sud, de l'Inde et de nombreux pays européens.

L'hydrolienne Flumill est une autre application non moins spectaculaire des immenses capacités des générateurs à aimant permanent. Et cela ne va pas s'arrêter. SmartMotor développe en ce moment également un générateur à aimant permanent à entraînement direct PMG pour une éolienne de très grande capacité, vraisemblablement celle de l'entreprise norvégienne Sway, (cf. article du 17 février 2010) dont la la machine flottante atteindra 10 MW et dont une version à l'échelle 1:5 va être prochainement testée près des côtes. Générateur PMG, éolienne, générateur à aimant permanent, hydrolienne novatrice : sans négliger les avancées technologiques majeures apportées par l'entreprise française Converteam implantée à Massy, il apparait très nettement que la Norvège a pris la tête des recherches en matière de technologies d'énergies marines renouvelables. Elle ne l'a d'ailleurs jamais vraiment lâchée !

Sources: Sites liés et cités. Photos 1 : PMG © SmartMotor. 2: PMG Converteam © Converteam. 3 : Hydrolienne AK1000 © Atlantis ressources. 4: Hydrolienne Flumill © Flumill

Wednesday, June 29, 2011

FLUMILL ™ veut transformer les grands courants océaniques en électricité


STAVANGER - (Norvège) - 30/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau -
Continuant la revue les technologies de récupération des énergies des courants et des vagues dont certaines sont testées à l'EMEC que j'ai commencé voici quelques mois, je voudrais aujourd'hui faire mention d'un projet assez mystérieux mais très prometteur que l'on doit à la Norvège : le projet Flumill™. Il faut d'ailleurs signaler que la Norvège est très active dans le domaine de la recherche houlomotrice et hydrolienne où elle compte plusieurs projets en cours de développement.

Le projetFlumill™ a commencé à être conçu en 2002, et entamera les premiers tests de son prototype de 1,5 MW au troisième trimestre 2011, c'est à dire cet été. Les essais du prototype doivent s'achever à l'automne 2011, date à partir de laquelle un prototype commercial pour une utilisation nearshore sera développé par un consortium composé de Flucon BV (pas de site web), de SMI (pas de site web), conducteur du projet et de divers investisseurs privés : (Sorkomp, spécialiste des produits composites, Seagcar, SmartMotor, spécialisé dans les technologies motorisés sous marine d'une façon générale. Le but final est de développer une version offshore et farshore de Flumill™.

Ce qui frappe dans le système hydrolien Flumill™ c'est son absence d'hélices, contrairement à presque tous les autres systèmes testés aujourd'hui. L'unité Flumill™ se présente sous la forme de deux gigantesques vis de forage placées côte à côte, un système mis au point par Jan-Inge Eielse qui a commencé sa carrière comme ingénieur pétrolier pour le Norwegian Petroleum Directorate (NPD). Ce système, étonnant par sa robustesse et sa simplicité, se compose de la fondation (une fixation solide mais discrète sur le fond marin), de la machine elle-même qui se décompose en une turbine (les deux fameuses "vis de forage") et un générateur (placé au bas des "vis"). Le système peut-être fixé aussi bien dans un environnement nearshore exploitant des courants marins normaux qu'offshore ou farshore exploitant des grands courants océaniques de type Gulf Stream, Courant de Floride, Courant Atlantique-Nord, Courant Norvégien, Courant du Labrador, Courant des Canaries, Courant Nord équatorial, etc...
Les avantages mis en avant par le constructeur sont : aucune partie de la machine visible en surface, des coûts de fabrication, d'installation très bas et d'entretien très bas, un système qui continue à produire pendant sa maintenance, une intégration en douceur dans l'environnement, pas d'interférence avec le trafic maritime (1gt; 10m), pas de pales gênantes. D'autre part, la technologie fait appel à une ressource énergétique indépendante de la situation climatique mondiale et peut-être exploitée aussi en mer (près, loin ou très loin des côtes), qu'en milieu fluvial ou lacustre. Il possède un coût de démantèlement très bas à la fin de la durée de vie et un impact quasi nul sur le fond qui héberge le système.
Des estimations de coût /performances sont fournis par le constructeur sur la base d'une exploitation dans un courant marin de 2, 5 m/s pendant 1 an. Dans ces conditions : investissement/effet installé = $1, 9 millions
/ MWV ; investissement / production (répartis sur un an) = $ 0, 20 KWh dans un courant océanique ; investissement / production (répartis sur un an) = $ 0, 70 KWh dans un courant marin normal.

Actuellement Flumill™ recherche des sites d'implantation de sa technologie à l'échelle commerciale en coopération avec des partenaires internationaux (des distributeurs d'électricité pour ne pas les nommer. La compagnie se dit prête à former un consortium avec qui l'aidera à mettre au point le système, moyennant un investissement de $150 à $300 millions un montage permettant d'exploiter 50 à 100 machines pour obtenir une capacité de 75 à 100 MW et produire de 200 à 400 GWh/an, soit de quoi alimenter de 10 à 20.000 foyers et d''épargner les rejets dans l'atmosphère de 107 à 240.000 tonnes de CO2 par an. Le projet vise les marchés Norvégien, Britannique et Irlandais, Canadien et Russe.
Selon l'IEA (International Energy Agency), les capacités mondiales en énergie des courants se situeraient aux environs de 100.000TWh, sachant que la consommation mondiale d'électricité s'établit aujourd'hui autour de 16 000TWh. Selon les mêmes sources, l'Europe pourrait produire 100 TWh d'énergie à partir de l'hydrolien dont 50TWh pour le Royaume-Uni, 1 à 3 TWh pour la Norvège et 2 TWh pour la côte nord-ouest de la Russie.

Sources : sites liés et cités : Photos 1 : simulation d'artiste de la technologie Flumill™©Flumill™ . 2: Carte des grands courants marins. © Flumill.

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Monday, June 27, 2011

STATKRAFT et NITTO DENKO / HYDRANAUTICS : accord sur le projet de centrale osmotique



OSLO - (Norvège) - 28/06/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Le norvégien Statkraft a annoncé (ICI) la concrétisation de son projet de faire équipe avec l'entreprise japonaise Nitto Denko, leader mondial des membranes d'ultrafiltration pour le dessalement. Cette collaboration s'opère dans le but d'accélérer les progrès technologiques nécessaires au projet de centrale utilisant la technologie de l'osmose inverse pour produire de l'électricité.

Selon les termes de l'accord, c'est Hydranautics, filiale située à Oceanside (Etats-Unis) du groupe Nitto Denko basé à Osaka (Japon), qui développera des membranes spécialement conçues pour une utilisation à grande échelle dans les futures centrales osmotiques. Le but est de porter cette technologie encore expérimentale vers le stade commercial. Les membranes sont en effet une composante essentielle des générateurs d'énergie osmotique exploitant le processus naturel de l'osmose inverse. Rappel du principe : quand de l'eau salée se mélange à de l'eau contenant moins de sel, l'osmose provoque un écoulement naturel de la faible vers la forte salinité. Si les deux masses d'eau sont séparées par une membrane, celle-ci crée alors une résistance physique entre les deux masses d'eau, salée et non salée, laquelle génère une pression exploitée pour produire de l'énergie.
Statkraft, qui travaille sur l'énergie osmotique - également connue sous le nom de «énergie bleue» - depuis plus de 10 ans, a inauguré la première centrale osmotique pilote du monde en 2009 à Tofte dans la région d'Oslo. (cf. notre article du 9 octobre 2009).

Pour résumer je rappellerai que la centrale pilote de Tofte (photo ci- contre) bâtie à la fois au bord de la mer et à proximité d'un cours d'eau, utilise l'eau de mer et l'eau douce stockées dans deux chambres différentes, séparées par une membrane d'acétate de cellulose semi-perméable. L'augmentation de la pression exercée sur la chambre d'eau salée par la chambre d'eau non salée est utilisée pour entraîner une turbine Pelton qui va produire de l'électricité. A grande échelle, une centrale osmotique de 25 MW serait capable de traiter le passage de 50.000 litres d'eau de mer et de 25.000 litres d'eau douce à chaque seconde, produisant environ 166 GWh d'électricité par an - soit de quoi alimenter 30 000 foyers (chiffres et comparatifs Statkraft). La technologie de production d'énergie par osmose inverse est une technologie encore difficile à maîtriser, dans laquelle peu de pays en dehors de la Norvège ont osé se lancer jusqu'à aujourd'hui, car tout repose sur la membrane semi-perméable qui sépare les deux chambres aqueuses. La mise au point d'une membrane efficace, robuste et rendant les débits traités rentables, est maintenant expérimentée depuis de nombreuses années.

Yasushi Nakahira, directeur général de la division membrane mondiale de Nitto Denko et directeur général de Hydranautics, a insisté sur le fait que : "Développer certains éléments de la membrane pour la production de l'énergie osmotique correspondait tout à fait à la stratégie de Nitto Denko". Fondés en 1918, Nitto Denko et sa filiale Hydranautics comptent plus de 31.000 employés répartis dans 27 pays. Ce sont les spécialistes du dessalement d'eau mais aussi du retraitement des eaux usées.

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Docs : Sites liés et cités. Photos 1 : Schéma du principe de fonctionnement d'une d'usine osmotique ©Statkraft. 2 : La signature de l'accord entre Statkraft, Nitto Denko et Hydranautics ©Nitto Denko

Monday, March 21, 2011

Hammerfest Strøm : feu vert pour un parc hydrolien de 10 MW


EDIMBOURG - (Ecosse- Royaume Uni- U.E.) - 21/03/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le Gouvernement écossais a fait savoir le 17 mars 2011 qu'il venait d'approuver le projet en cours de ScottishPower Renewables (SPR) de développer 10 MW d'énergie des courants dans le détroit d'Islay. Ces 10 MW seront obtenus grâce à l'installation de 10 turbines hydroliennes HS 1000 Hammerfest Strøm de 1 MW chacune développées par AS, une société en partie détenue par Iberdrola dont SPR est, elle-même, une filiale.
La technologie hydrolienne Hammerfest Strøm qui produit de l'électricité en Norvège depuis plus de 6 ans est plutôt considérée comme l'une des plus avancées au monde dans le domaine. La compagnie est en ce moment même en train de construire sa première HS 1000 qui doit entrer en fonction avant l'été 2011 à l'EMEC, au large des Iles Orcades.

En 2005, Hammerfest Strøm avait construit sa première HS 300, un prototype de 300 kV qui avait été déployé à 50 mètres de profondeur à Kvalsund dans le nord de la Norvège. En 6 années, la turbine a eu le temps de subir tous les tests possibles de développement, de mise en opération dans des conditions extrêmes et dans toutes les phases d'entretien. La HS 300 a largement donné satisfaction au constructeur.
La HS 1000 est une adaptation à des puissances supérieures de la HS 300. Quelques changements structurels ont été apportés. Au-delà des plus immédiatement visibles (ceux qui concernent sa taille), les autres sont assez jalousement préservés par le constructeur. Les deux types de turbines peuvent être installés sur des fonds variant de 40 à 100 mètres de profondeur où transitent des courants marins supérieurs à 2,5 m/s (détroits, passes, estuaires, bras de mer). Les pales sont orientables et pilotables à distance en fonction du sens du courant. Les hydroliennes reposent en zone stable sur une base tripode posée directement sur le plancher océanique par l'attraction gravitationnelle et par un système de ballast. Elles ne nécessitent pas de fondations. Une fois installées (ou plutôt coulées) les turbines sont parfaitement invisibles et insonores en surface, ne gênant en rien la circulation des navires.

L'endroit où Hammerfest Strøm prévoit de les installer, le détroit d'Islay, fait partie de la cinquantaine de détroits reliant entre elles les îles cartographiées en Ecosse. Ces détroits vont du petit chenal d'une vingtaine de mètres de largeur au véritable bras de mer . Ils se répartissent dans les archipels des Iles Shetland, des Iles Orcades (Orkney), des Iles Hébrides Intérieures et Hébrides Exterieures. Le détroit d'Islay se trouve dans l'archipel des Hébrides Intérieures et sépare l'île d'Islay de l'île de Jura. La force des courants circulant dans ces détroits a fait considérer cette région d'Ecosse comme une des meilleures ressources mondiales d'énergie des courants marins. Ce n'est pas un hasard si l'incubateur des technologies marines EMEC a été installé dans les îles Orcades qui comptent, à elle seules, une quinzaine de ces tumultueux détroits. Le projet d'implantation à Islay d'un parc hydrolien de 10 MW est appelé à jouer un rôle-clé dans le déploiement à grande échelle de la technologie. Il s'agira notamment de développer une meilleure compréhension des aspects techniques liés à la problématique de l'exploitation d'hydroliennes en batterie (entretien, rotation, impacts environnementaux, etc...) et de proposer de nouveaux systèmes pour surveiller et analyser leurs performances. Le site du détroit d'Islay a été choisi par SPR après une recherche menée sur l'ensemble des sites hydroliens potentiels du Royaume-Uni. Le détroit d'Islay a été jugé le plus apte à héberger le parc démonstrateur pour trois raisons : la constance et la force de sa ressource en courants ; sa situation géographique qui le met à l' abri des tempêtes ; la proximité d'un réseau électrique existant auquel se raccorder.

Pour ScottishPower, Keith Anderson a dit dans une longue déclaration : "L'énergie des courants est considérée depuis longtemps comme l'une des plus précieuses ressources d'énergie renouvelable d'Ecosse. Son potentiel est discuté et analysé depuis déjà de très nombreuses années. L'annonce qui est faite aujourd'hui se place en amont de ce qui se tente en matière d'industrie marine des énergies renouvelables en Ecosse et au Royaume-Uni. L'approbation d'un projet d'une telle ampleur est une première en Ecosse, mais c'est aussi une première mondiale en matière d'exploitation d'hydroliennes en batterie. Le retour d'expérience que nous allons acquérir d' Islay sera essentiel dans la réalisation des grands projets prévus à Pentland Firth. Les premiers essais de la turbine HS 1000, qui vont être menés dans les Orcades cette année, nous aideront à finaliser notre calendrier pour le projet de démonstrateur à Islay et à planifier l'installation de machines entre 2013 et 2015. Nous soutenons pleinement le gouvernement écossais dans son désir de développer une importante industrie des énergies renouvelables marines en Ecosse avec ce que cela implique en terme d'emploi et de potentiel économique. Nous ferons tout ce que nous pourrons pour continuer à le soutenir au travers de nos projets."
Il a cependant fini par décocher une flèche en direction de l'énergie des vagues, en relevant que le gouvernement écossais semblait plus volontariste dans sa politique de soutien à la filière marine houlomotrice qu'à la filière marine hydrolienne. Il faut signaler que de leur côté les industriels de la filière houlomotrice disent exactement la même chose de la filière hydrolienne ! Chacun y retrouvera sans doute ses petits, mais bon sens voudrait que l'on ne se tire pas dans les pales avant même d'avoir commencé !
John Swinney, du Cabinet du Secrétaire des Finances et du Développement durable, a déclaré : " ScottishPower Renewables va travailler en harmonie avec l'environnement et l'utilisation de la puissance des courants marins dans le détroit d'Islay pour générer assez d'énergie verte pour parvenir à doubler le nombre de maisons sur Islay. Il n'y a tout simplement aucun effort comparable consenti où que ce soit, ailleurs dans le monde. "

Durant les 2 années qui viennent de s'écouler, SPR a déjà travaillé en étroite collaboration avec Islay Energy Trust (IET)
pour mettre en place l'implantation du projet sur l'île d'Islay en injectant les financements nécessaires et en impliquant au maximum la population locale. Et elle joue le jeu ! Une majorité de résidents s'impliquent désormais dans le projet et £ 160.000 sur les £ 500.000 prévues pour l'achèvement de la phase de développement du projet ont déjà été investies. Philip Maxwell, président de IET, a salué la coopération fructueuse avec SPR en ces termes : "Ce que nous avons réalisé ensemble à ce jour avec ce projet constitue une nouvelle référence pour les entreprises : la coopération communautaire. IET attend avec impatience de bâtir sur ce modèle avec SPR et d'autres développeurs pour une exploitation future de l'énergie marine et éolienne offshore autour d'Islay."
Un accord commercial a été signé avec Diageo, un des plus grands distillateurs d'Islay, pour fournir de l'électricité d'origine hydrolienne à huit de ses distilleries et malteries.

A consulter : Vidéo d'installation (préfiguration) de l'hydrolienne HS 1000

Sources. Sites lié. Photos : Hydrolienne HS 1000 ©Hammerfest Strøm


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Monday, November 22, 2010

LANGLEE veut installer un parc houlomoteur en Turquie

HVALSTAD - (Norvège) - 23/11/2010- 3B Conseils-La compagnie norvégienne Langlee Wave Power AS et la compagnie turque Ünmaksan filiale du puissant groupe Altintas ont signé un accord de partenariat portant sur la mise en place au large des côtes de Turquie d'un parc houlomoteur de cinq engins de 600 kW chacun. Cela constituera la première tranche d'un projet qui, selon Julius Espeland, directeur général de Langlee en Turquie " sera achevé dans deux ans, et visera une capacité totale de 52 MW répartis sur deux parcs en mer ". Ünmaksan est la seule compagnie habilitée par le gouvernement turc à installer des systèmes houlomoteurs en mer. Dans un premier temps le projet de Langlee consistera à mettre en place un prototype sur la côte pour tests avant construction d'une première tranche de 24 MW. Le contrat porte sur 1 milliard de couronnes norvégiennes (NOK) (121, 52 millions d'euro).
La particularité des systèmes houlomoteurs à 4 bouées développés depuis 2006 par Langlee Wave Power est d'avoir été optimisés pour être exploités dans des conditions de vagues modérées (2-6mètres), tout en étant capable d'essuyer des tempêtes et de très bien résister par mer forte. Leur simplicité de conception et le fait que les pièces les plus sensibles ne sont jamais directement exposées à la corrosion ou aux conditions extrêmes ne sont pas étrangers à leur robustesse. Langlee présente volontiers ce système houlomoteur comme complémentaire des parcs éoliens offshore dont il prévoit à terme, de partager les emplacements et surtout les structures de transmission dans le but de réduire d'autant les coûts d'acheminement de l'électricité produite vers le continent. Pour ce faire Langlee a déjà imaginé de répartir ses engins houlomoteurs entre les piles des éoliennes offshore; cela positionne la compagnie en plein dans un mouvement d'optimisation économique des énergies marines qui projette de plus en plus de grouper les diverses modes de productions (éoliens, houlomoteurs, hydrolien) sur un même site de façon à mieux contrôler les coûts de production. C'est la raison pour laquelle Langlee insiste si fortement sur le fait que ces engins peuvent fonctionner dans les mêmes conditions de vagues que les éoliennes offshore, sous entendant que si un site est propice à l'installation d'éoliennes offshore, il est forcement éligible à l'installation des systèmes houlomoteurs de Langlee Wave Power.
La compagnie turque Ünmaksan affirme de son côté par la bouche de son directeur Serhat Kan que parmi les 70 technologies examinées, c'est celle de Langlee Wave Power qui est la plus robuste et la plus efficace en termes de coûts. Je rappelle d'ailleurs que Langlee a fait partie cette année du classement du groupe Cleantech des 50 start up marines les plus prometteuses de l'année 2010.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs. Sites liés. Photo : © Langlee Wave power

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Thursday, October 21, 2010

L'éolien offshore en Norvège : bilan 2010



OSLO - (Norvège) - 22/10/2010- 3B Conseils - Bien que la Norvège ne soit pas un pays membre de l'Union Européenne, je l'inclus tout de même dans ce bilan de l'éolien offshore européen en tant que membre de l'Espace Economique Européen dont fait aussi partie l'Islande.
Sur les 25 projets de parcs éoliens actuellement répertoriés en Norvège, un seul est en fonction il s'agit de Hywind ou Karmoy (2MW) et 3 permis ont été accordés : Sway, Sway 10 MW test turbine et Havsul1 (350 MW).
Il ne faut pas cependant en tirer de conclusion trop hâtive. La Norvège, qui a choisi très tôt de développer les énergies marines autres que l'éolien en mer, est bien décidée à marquer le terrain dans ce domaine avec des projets tout à fait novateurs. Dans ce sens, certains projets demeurent uniques en leur genre comme le projet SWAY qui propose de tester une turbine d'une capacité de 10 MW, la plus grosse actuellement en conception sur le marché. Je citerai aussi bien sûr le projet de parc de Mørevind Offshore Vindkraftverk (1200 MW) qui mettra en oeuvre 240 turbines de 5 MW ou celui du parc de Idunn (200 turbines de 6 MW). Ce qui se dégage donc des projets norvégiens c'est leur goût pour l'expérimentation des avancées technologiques et... pour une collaboration technique privilégiée avec les industriels français du secteur.
Voici le détail du parc en fonction et du premier projet à construire :
- Hywind ou Karmoy. Co-développé par le géant pétrolier Statoil et par Siemens Wind Power, il s'agit d'un pilote de parc éolien flottant (le premier au monde) entré en fonction le 10 septembre 2009. Posé en Mer du Nord au large de la région de Rogaland, il est situé par 59.140° de latitude et 5.032° de longitude à 10 km de la côte au-dessus de fonds de 220 mètres. Posé sur fondation flottante fabriquée par le français Technip SA, il met en oeuvre une turbine Siemens SWT-2.3-82 d'une capacité de 2, 3 MW dont la hauteur est de 106,2 m et le diamètre de rotor de 86 m. La turbine et la fondation ont été installées par Technip, maître incontesté de la technologie flottante. Le câble de 22 kV qui permet d'acheminer l'électricité à terre a été fabriqué par une autre français Nexans Norway (filiale de Nexans France).
Bien qu'expérimental, ce projet, dont la durée de vie est estimée à 2 années, fournit de quoi alimenter 1286 foyers.
Le permis de construire a été déposé en novembre 2005 et accordé en 2006. La turbine était installée le 10 juin 2009 sur sa fondation flottante. Hywind ou Karmoy possède son site web.

- SWAY 10MW est la copropriété d'un consortium (à tiroirs) de 11 sociétés : Inocean (25,3%), Eystein Borgen propriétaire de la technologie révolutionnaire Sway (22,4 %), Statoil (16,6%), Lyse Energi (12,4%), Gyldenlove Elendon (7,4%), Norwind (3,3%), Andre aksjonaerer (3,3%) , Statkraft (2,6%), Chevni (2,2%), Bergen Group (2,2%) et Allisol (2,2%). La turbine Sway (cf. image) de 10 MW, d'une hauteur de 162,5 m et d'un diamètre de rotor de 145 m sera testée pendant une période de 2 à 5 années. La décision de son implantation a été soumise en septembre 2009 et accordée en décembre 2009. La turbine-pilote devrait commencer à produire de l'électricité précisément dans un an, en octobre 2011, permettant d'alimenter d'un seul coup 5591 foyers ! Son coût est estimé à 300 millions de NOK (36,8 millions d'euros).

Les autres projets pour l'instant en attente de permis sont : Marevind Offshore (1200 MW) ; Idunn (1200 MW) ; Aegir Havvinpark (1000 MW) ; Steinshamm (105 MW) ; Selvaer (450 MW) ; Gimsoy (250 MW) ; Lofoten Havkraftwerk (750 MW) ; Utsira Phase 1 (25 MW) ; Utsira Phase 2 (280 MW) ; Sprlig Nordsjoen (1000 MW); Statvind (1080 MW) ; GE Energy Demo (16 MW) ; Vannoya Havkraftwerk I (75 MW) ; Vannoya Havkraftwerk II (100 MW) ; Vannoya Havkraftwerk III (600 MW) ; Fosen Offshore Fase 2 (300MW) ; Fosen Offshore Fase 3 (300 MW).

D'ici 2020 c'est donc un total de près de 9100 MW (9,1 GW) d'électricité que la Norvège compte produire à partir de l'énergie éolienne en mer. Pour l'heure la Norvège ne produit que 2 MW...

Article et synthèse : Francis ROUSSEAU

Docs Sites liés : images : 1. Hywind©Statoil ; 2 Eolienne Sway 10MW©Sway

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