Monday, September 17, 2012
SeaGen installé à Strangford Lough, donne ses premiers résultats
SeaGen a annoncé des résultats techniques très positifs. A la suite du communiqué de presse diffusé le 5 septembre dernier, Eloi Droniou, rédacteur spécialisé au Daily News de marine-renewable-energy.com a fait l'estimation du facteur de charge de SeaGen à Strangford Lough.
Rappelons, que SeaGen, est une des premières hydroliennes à échelle réelle qui a produit 5 GWh depuis sa mise en service à Strangford Lough en Irlande du Nord en avril 2008. Le système développé par Marine Current Turbines (MCT) est l'un des plus grands projets d'énergie hydrolienne en cours. Siemens detient la majorité des parts depuis février 2012.
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Revue de presse sur des transitions du nucléaire aux ERM
L'arrêt du nucléaire au Japon marque un élément important pour le démarrage de l'éolien au Japon et peut-être d'autres énergies, comme les éoliennes flottantes, les hydroliennes et l'énergie algale.
Le Japon devra faire face à une facture d'au moins 50 000 milliards de yens (500 milliards d’euros) pour construire suffisamment d’infrastructures d'énergies renouvelables d'ici à 2030 si la sortie complète du nucléaire est décidée. L'Ambassade de France au Japon pourrait organiser au début de l'année prochaine une réunion pour présenter les technologies des entreprises françaises.
La Région Bretagne a régulièrement joué cette carte et comme tous les ans, une mission s'est déplacée pour rencontrer ses homologues.
La France pourrait également jouer la carte des EMR après l'annonce officielle du Président François Hollande, lors de la conférence environnementale des ministères de l'énergie, de la recherche et du ministère de la relance économique ... qui s'est tenue vendredi et samedi dernier avec succès.
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Thursday, September 13, 2012
Stop aux biocarburants végétaux en France et au Nucléaire au Japon ?
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| bateaux aux biocarburants |
Est-ce que les énergies renouvelables de la mer, de type algale, pourraient apporter une solution, alors que la France envisage de se ralier à ses collègues du G20 pour prôner une pause dans le développement de biocarburants concurrents de l'alimentation pour éviter les risques de pénurie ?
La déclaration de Najat Vallaud-Belkacem porte-parole qui a été diffusée par l'AFP à l'occasion du compte rendu du Conseil des ministres d'hier pourrait peut-être offrir cette nouvelle ouverture. Le Président de la République et nos ministres formuleront probablement dans les deux journées qui s'annoncent productives, comment la France compte mobiliser "les instances agricoles du G20 pour assurer une bonne coordination des politiques des grands acteurs des marchés agricoles... et prôner une pause dans le développement des biocarburants concurrents de l'alimentation". Le Premier forum de réaction rapide du G20 portant sur les prix agricoles pourrait se tenir en octobre prochain, avait annoncé jeudi 6 septembre à Moscou le vice-ministre russe de l'Agriculture Ilia Chestakov qui s'est mis d'accord avec les partenaires du G20 pour organiser le forum lors de la 28e conférence internationale "Blé et plantes oléagineuses de la mer Noire 2012/13". Reste la date qui sera fixée en fonction du calendrier du Président Obama.
L'AFP, avait publié également publiée tôt ce matin, une information parue dans le quotidien Mainichi Shimbun. Celle-ci semble avoir été obtenue auprès de sources gouvernementales, indiquant que, "le gouvernement japonais devrait annoncer sous peu abandonner l'énergie nucléaire d'ici aux années 2030. Le premier ministre, Yoshihiko Noda, pourrait prendre cette décision dès ce week-end, lors d'une réunion portant sur le nouveau plan énergétique à établir pour tirer les conséquences de la catastrophe". Rappelons que l'archipel comptait 54 réacteurs avant l'accident débuté le 11 mars 2011 (50 unités actuellement).
En effet, les compagnies d'électricité demandent de pouvoir redémarrer des réacteurs arrêtés, car actuellement leurs centrales thermiques tournent à plein régime pour compenser le manque énergétique, et doivent importer massivement des hydrocarbures qui alourdissent leurs charges. L'énergie nucléaire représentait près de 30% de la consommation de courant au Japon avant l'accident dans la centrale Fukushima Daiichi.
Le 4 septembre dernier, un dégagement de fumée ou de vapeur au sud du réacteur 2 avait été observé. Voir blog vidéo http://fukushima.over-blog.fr/
Sources : AFP, Présidence de la République, mer-veille.com
Sea Tech Week à Brest du 8 au 12 octobre 2012
Toutes ces informations nous amènent naturellement à Brest, pour Sea Tech Week, semaine internationale des sciences et des technologies de la mer, qui se tiendra du 8 au 12 oct. au Quartz.
Marine Renewable Energy Ltd (MRE) et le médiablog energiesdelamer.blogspot.com sont partenaires (ICI)
MRE publie à cette occasion l'annuaire en français, anglais et espagnol des intervenants et exposants "énergies renouvelables de la mer".
Parmi les nombreuses conférences, workshops... six événements se tiendront dans notre secteur :
1 - Matériaux et corrosion pour les énergies marines nouvelles (9 octobre 2012)
Organisateur : Institut de la corrosion
2 - Marine energy Brest 2012 (9-10 octobre 2012)
Organisateur : Brest métropole océane
3 - Exploiter l'énergie des mers (10-11 Octobre 2012)
Organisateur : Society of Underwater Technology (SUT)
4 - Enjeux économiques et juridiques (10-11 octobre 2012)
Organisateur : Université de Bretagne Occidentale / Aménagement des Usages des Ressources et des Espaces marins et littoraux (UBO / AMURE)
5 - MARCOM forum
Organisateur : Conseil International pour l'Exploration de la Mer (CIEM)
6 - Workshop MERiFIC (9-11 octobre 2012)
Organisateurs : Conseil Général du Finistère (CG29), Ifremer, Pôle Mer Bretagne, Technopôle Brest Iroise (TBI), Agence des Aires Marines Protégées, Parc Naturel Marin d'Iroise (PNMI) et Brest Développement Innovation (BDI)
Vous pouvez retrouver les interventions de Tim German et Nicolas Wallett de lors des Entretiens Energies de la Mer qui se sont tenus les 25, 26 et 27 juin 2012 (ICI).
Quatre workshops sur invitation seulement :
Workshop PNMI (10 octobre 2012)
Workshop Ifremer (9-10 octobre 2012)
Workshop CG29 (11 octobre 2012)
Workshop Pole Mer Bretagne (9-10 octobre 2012)
Pour vous inscrire : http://www.seatechweek.com/
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Daily News n° 239 - Corée du sud : un énorme potentiel pour l'éolien offshore par Eloi Droniou
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Daily News n° 170 - United States and the Creation of the First Wave Energy Park par Olivia Maïda
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Tuesday, May 29, 2012
UK : Marubeni et INCJ groupes japonais acquièrent Seajacks International Ltd
Marubeni et INCJ ont finalisé l'acquisition de Seajacks International Ltd (Seajacks), détenue par Riverstone Holdings LLC.
Le financement a été assuré par la syndication de la Banque de développement du Japon, Sumitomo Mitsui Banking Corporation, Sumitomo Mitsui Trust Bank, ING Bank NV, Swedbank AB et Mizuho Corporate Bank, qui a agi comme coordinateur global.
Il s'agit de la première véritable LBO (leveraged buyout), fusion-acquisition (M et A) transfrontalière d'une société européenne par une entreprise japonaise. Riverstone et Seajacks avaient annoncé le 20 et accepté le 22 mars, l'offre de Marubeni Corporation (TYO : 8002) et Innovation Network Corporation of Japan (INCJ).
Marubeni prévoit d'intégrer les activités de Seajacks dans sa division Infrastructure et Projets énergétiques.
Riverstone et l'équipe de direction de Seajacks International Ltd avaient acheté Seajacks en janvier 2010 dans le cadre d'une transaction privée.
Cartes d'identité des compagnies
Seajacks International Ltd, la société de services en mer principalement présente sur le marché européen de l'éolien offshore a, à son actif, plus de 200 installations éoliennes en mer. Elle intervient également sur les marchés européens du gaz et du pétrole offshore. Seajacks dont le siège est à Great Yarmouth dans le Norfolk possède également une représentation aux Bernudes. Seajacks gère notamment les bateaux de forage (Seajacks Kraken et Seajacks Leviathan) conçus pour opérer dans les conditions difficiles de la mer du Nord. Le Seajacks Zaratan qui doit être livré ce mois complète la flotte.
Marubeni Corporation est l'une des plus importantes sociétés commerciales japonaises. Cotée en bourse, la capitalisation boursière dépassait $12,5 milliards au 29 février 2012. Le chiffre d'affaires annuel total s'élevait à $ 44 384 millions au 31 mars 2011. Ses activités commerciales portent notamment sur les métaux, minerais et ressources énergétiques, le papier et la pulpe de papier, les produits chimiques, textiles, équipements de transport, l'énergie électrique et d'autres projets d'infrastructures. Elle a une solide expérience dans l'ingénierie, l'approvisionnement et la construction (EPC) de centrales électriques, MW 96000 au total, et détient des actifs de production d'électricité de 8800 MW, y compris d'énergie éolienne offshore. Marubeni étudie d'autres régions prometteuses pour l'énergie éolienne offshore, y compris en Amérique du Nord, au Japon et en Asie.Riverstone Holdings LLC a été fondée en 2000, est une société de capital-investissement spécialisée dans l'énergie qui dispose d'environ $18 milliards d'actifs sous gestion répartis entre sept fonds d'investissement et de co-investissement, parmi lesquels figure le plus important fonds au monde consacré aux énergies renouvelables.
INCJ est un fonds public-privé créé en juillet 2009 pour soutenir les entreprises de nouvelle génération sur le plan financier, technologique et managérial. Elle dispose d'une capacité d'investissement de 2 billions de yens environ.
Retour sur les déclarations qui avaient été faites en mars dernier.
Masumi Kakinoki, COO de Marubeni Corporation, avait déclaré : " La participation actuelle de Marubeni aux projets éoliens offshore en Europe alliée à notre savoir-faire en matière d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction font de Seajacks un élément idéal de notre portefeuille. Ensemble, nous allons pouvoir nous appuyer sur la position prééminente de Seajacks dans le secteur européen des services énergétique offshore. "
Lord Browne of Madingley, partenaire de Riverstone Holdings (photo), avait confié : " Nous sommes très fiers de la flotte que l'équipe de direction de Seajacks est parvenue à constituer pour nos investisseurs tout en répondant aux besoins sans cesse renouvelés de l'industrie européenne des énergies renouvelables en mer."
Blair Ainslie, directeur général de Seajacks UK, a ajouté : " Avec des propriétaires comme Marubeni et INCJ, nous allons pouvoir élargir notre flotte et renforcer notre position de société de services énergétiques offshore clés en main parmi les plus importantes d'Europe. Nous devrions annoncer la construction de nouveaux bateaux très prochainement afin de tirer parti des importantes opportunités qui se dessinent actuellement. "
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| INCJ Kimikazu Noumi, Toshiba Norio Sasaki, Hitachi Hiroaki Nakanishi et Sony Hiroshi Yoshioka |
INCJ a été créé pour soutenir les entreprises de nouvelle génération sur le plan financier, technologique et managérial. Il dispose d'une capacité d'investissement de 2 billions de yens environ. Intéressant également de noter, qu'INCJ, Sony, Toshiba et Hitachi se sont unis le 16 novembre 2011 au sein d'une nouvelle entité, Japan Display INC qui a racheté dans la foulée l'usine LCD de Mobara à Panasonic. Elle sera convertie en usine OLED, pour de futurs téléviseurs et smartphones. L'objectif est de lancer simultanément des téléviseurs OLED avec une commercialisation dès juin/juillet 2012. INCJ injecte 200 milliards de yens (€2 milliards).
Sources: les entreprises citées, Riverstone Holdings LLC, PR Newswire (20/03/12), mer-veille.com (brève du 20/03/12)
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Le 28 mai, CBL a consacré un article au nouvel appel d'offre de Narecde 100MW
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présidés par le Professeur Michel Ricard
les 25, 26 et 27 juin à Océanopolis Brest (ICI)
Déléguée générale : Brigitte Bornemann
Monday, May 28, 2012
Observation de l'océan, retombées pour les énergies renouvelables de la mer
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| Académie des Sciences |
Saint Brieuc / Plérin (France. UE) lundi 28/05/2012 energiesdelamer.blogspot.com par Brigitte Bornemann
A moins d'un mois de la conférence sur le climat RIO + 20 ans (20 au 22 juin à RIO ), le Conseil général des Côtes d'Armor et la commune de Plérin ont consacré la 3è Journée océanographique Christian Le Provost* aux retombées des recherches scientifiques "Océan - Climat".
Sophie Cravatte** lauréate du Prix Christian Le Provost a présenté ses travaux sur le système de prévision climatique opérationnel en région tropicale qui a été développé à partir des recherches qu'elle mène sur "El Nino". ICI
C'est l'occasion d'annoncer la nouvelle campagne "Pandora" qui se tiendra du 26 juin aux premiers jours d'août 2012 qui a pour chef de mission Gérard Eldin. Les PIs du projet Solwara-LEFE sont Sophie Cravatte et Catherine Jeandel, et celui du projet Solwara-ANR est Alexandre Ganachaud. Le navire scientifique est l'Atalante d'Ifremer et il partira de Nouméa.
Le contexte et les objectifs sont l'étude de la variabilité climatique du Pacifique équatorial aux échelles décennales.
La campagne devra permettre de caractériser les transformations physiques des masses d’eaux et leurs cheminements à travers le Pacifique Sud-Ouest, ce qui constitue un des objectifs principaux du programme international SPICE (South Pacific climate and circulation experiment) labellisé par CLIVAR.
Outre leurs transformations physiques, ces masses d’eau se chargent en éléments nutritifs et micronutritifs au contact des côtes de bord ouest, un enrichissement qui impacte la productivité du Pacifique équatorial et qui dépend des échanges continent – océan dont la quantification est un objectif majeur du programme GEOTRACES.
Dans le cadre de SPICE et GEOTRACES, le projet Solwara** qui est soutenu par le programme LEFE de l’INSU-CNRS et par l’ANR a pour objectif l’étude des caractéristiques et du cheminement des eaux dans la région de la mer des Salomon. C'est un des passages clés pour les masses d’eau de surface et de sub-surface.
Ce projet comprend une analyse des données existantes à la fois physiques et géochimiques, des déploiements de plateformes autonomes dans le Pacifique Sud-Ouest, de la modélisation et une campagne océanographique de mesures, la campagne Pandora. 29 scientifiques effectueront des mesures entre la surface et 6000 m de fond (au plus profond), pour documenter les propriétés des masses d’eau : hydrologie, éléments nutritifs et traceurs (terres rares et isotopes, métaux dissous). Onze mouillages seront déployés à l’entrée sud de la mer des Salomon et dans les détroits qui la délimitent au nord, pour une durée d’au moins 18 mois, afin d’appréhender la variabilité des masses d’eaux et des courants qui traversent la région.
La plus grande partie des travaux se dérouleront dans la mer des Salomon, entre la Papouasie - Nouvelle-Guinée et les Îles Salomon.
Mais revenons en Bretagne pour le Prix Christian Le Provost. Bernard Barnier Directeur de Recherche au CNRS et responsable de l'équipe MEOM Modélisation des Ecoulements Océanographique Multiéchelles en a profité pour présenter les plus récentes modélisations sur la simulation de la circulation océanique globale au 21è siècle. Yves Dandonneau directeur de recherche à l'IRD a récapitulé les observations de la biosphère marine pour la compréhension du climat. L'intervention de Gaël Alory, physicien adjoint au LEGOS (Laboratoire d'Etude Géophysique et Océanographique Spatiale) s'est portée sur les dernières études sur "Le changement climatique observé dans l'Océan". A noter qu'il s'est initié à l'océanographie lors de son stage sur le projet de centrale électrique utilisant l'énergie des vagues au Portugal.
Auparavant, Yann-Hervé de Roeck DG de France Energies Marines a présenté les différentes technologies des énergies marines renouvelables. Une bonne introduction pour montrer l'évolution des usages de la mer, alors que les équipes du consortium Iberdrola RES, AREVA Wind ... appelé Ailes Marines SAS qui ont remporté la zone Saint Brieuc pour installer le parc éolien offshore sont de plus en plus présentes sur le terrain pour préciser le calendrier et les étapes du projet industriel.
Lors des entretiens Energies de la mer "Energies bleues pour une croissance verte !" (ICI) Yann-Hervé de Roeck fera un retour d'informations sur le prix Christian Le Provost et développera le thème de "l'application de l'océanographie opérationnelle et les outils d'observation et de modélisation pour l'exploitation des Energies renouvelables de la mer et de la zone côtière".
En effet, la collecte des données définit le niveau de référence pour les tendances à venir. Les industriels, énergéticiens, pêcheurs, météorologistes, responsables portuaires, élus ... services qui opérent en mer ont besoin d'informations sur les conditions de mer. La fiabilité et le croisement des données, leur modélisation seront des éléments clés pour la bonne utilisation et la maintenance des machines "énergies de la mer".
* Le Prix Christian Le Provost Grand prix de l'Académie des Sciences est destiné à promouvoir la recherche en dynamique océanique dans toutes ses dimensions. C'est en hommage à Christian Le Provost né à Plérin (Côtes d'Armor) que le CNRS, l'IFREMER, le CNES, l'IRD, le SHOM (Service Hydrographique et Océanographique de la Marine), la COI (Commission Océanographique Intergouvernementale, UNESCO) et le Conseil Général des Côtes d'Armor présidé par Claudy Le Breton ont créé ce prix en 2009 (ICI). Le Président de la commission scientifique est Bruno Voituriez - président du Club des Argonautes. Il était représenté par Raymond Zaharia. (voir le programme complet sur l'alerte du blog du 25 mai)
** Sophie Cravatte a soutenu sa thèse en 2003 sur le thème « El Niño et les ondes intra saisonnières dans l’océan Pacifique équatorial générées par les vents dans l’ouest du bassin ». Affectée en Nouvelle-Calédonie, ses travaux de recherche portent sur l’étude du phénomène El Niño, sur la circulation océanique dans le Pacifique Tropical Sud Ouest (Mers de Corail et des Salomon) et ses variations aux échelles intra saisonnières, interannuelles et décennales. Elle est Chargée de recherche à l'IRD.
Elle était intervenue à l'IUEM-UBO la veille au séminaire du Laboratoire de Physique des Océans dirigé par Claude Roy (IRD) (ICI) sur les "Jets zonaux intermédiaires dans le Pacifique Equatorial, et jets zonaux entrant en Mer de Corail observés à partir des flotteurs Argo
***Solwara qui est soutenu par le programme LEFE de l’INSU-CNRS et par l’ANR. Il a été fondé par l' IRD, CNRS-INSU and ANR, avec la collaboration de la NOAA.
Glossaire : Voir le site du Club des argonautes les définitions de termes scientifiques Océan-Climat (ICI) et l'article de Raymond Zaharia - Club des argonautes sur l'émergence de l'océanographie opérationnelle
www.cotesdarmor.fr
Flahs News
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Nouveau succès pour l'EMEC, après le JMEC, le PMEC (l'Oregon Wave Energy Trust et le centre spécialisé de l’Université de l’Oregon) pour la création d’un centre d’essais sur la côte pacifique des Etats-Unis par Isabelle de Broglie N° 185 - 25 Mai 2012
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Tidal generated Electricity will be sold in long term contracts in the USA by Olivia Maida - N°124 - 24 May 2012
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La ONU muestra interés por las energias renovables marinas N° 30 - 25 Mayo 2012 -
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Wednesday, March 7, 2012
Eoliennes flottantes au large de Fukushima et visite japonaise en Bretagne et à Nantes

Paris (France U.E.) Fukushima (Japon) - 08/03/2012 energiesdelamer.blogspot.com pour Marine Renewable Energy Ltd
par Brigitte Bornemann
La visite en France de Masao Kando, Conseiller du Ministère chargé de la politique de l'Océan, de Chihiro Terasawa (à droite sur la photo), consultante pour les énergies décarbonnées, l'environnement et les énergies à la Fondation Mitsubishi et Aya Matsune (au centre sur la photo) Assistante Vice-président de Washintgon CORE tombe à pic. La rédaction du blog des énergies de la mer et des deux portails mer-veille.com et marine-renewable-energy.com les ont rencontrés. La délégation japonaise sera aujourd'hui à Brest, où elle rencontrera différents élus et acteurs des énergies de la mer - BMO, la Premar (Préfecture Maritime ouest Atlantique), France Energie Marine, le Pôle mer Mer représenté par Technopole Brest Iroise. Elle sera reçue également à l'incubateur DCNS (cliquez sur le logo ou Ici), où ils échangeront avec la délégation régionale d'EDF qui a installlé le démontrateur hydrolien à Paimpol Bréhat. Demain à Nantes, elle verra le démonstrateur SEM-REV de l'Ecole centrale ....
Un parc d'éoliennes flottantes au large de Fukushima.
Nous avons appris hier le 7 mars, soit un an après le tsunami et l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima (11 mars), par l'AFP qu'une ferme expérimentale de trois éoliennes flottantes de 16 MW et une station de gestion seront développées et installées par le consortium d'entreprises Hitachi, Mitsubishi Heavy Industries et Nippon Steel. Si le calendrier est respecté, une première turbine de 2 MW sera installée dès cette année. La mise en service des deux suivantes de 7 MW chacune, est prévue entre 2013 et 2015.
L'appel d'offres avait été lancé par le ministère de l'Industrie, avec le soutien des "maisons de commerce" Marubeni et Mitsubishi, des entreprises dont IHI et de l'Université de Tokyo. Le consortium souligne que «l'un des points les plus importants de ce projet expérimental est la coexistence de l'industrie de la pêche avec un parc d'éoliennes flottantes», les pêcheurs locaux ayant été ruinés par le tsunami et les rejets radioactifs dans ces zones.
Sources : AFP, 20 minutes, energiesdelamer.blogspot.com, marine-renewable-energy.com
A LIRE : la Synthèse des articles parus en février 2012 est en ligne, merci de vous abonner... (ICI)
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Wednesday, February 1, 2012

TOKYO - (Japon ) - 01/02/2012 - mer-veille.com / MRE
Francis Rousseau poursuit sa rétrospective des éoliennes flottantes à pales verticales débutée il y quelques mois déjà et dont le dernier article avait été présenté le 27/01/2012.
Cette fois, le modèle de turbine à pales verticales est différent de ceux présentés précédement. Il s'agit d'une turbine inclinable à pales hélicoïdales. Mise au point par des chercheurs japonais et sud-coréens, au cours de travaux théoriques dirigés par le Pr. Hiromichi Akimoto. Ce concept inhabituel donne à l'aérogénérateur une allure de mixeur-batteur culinaire géant bien qu'il ne s'agisse en aucun cas de faire monter la mer en neige ! Mais sa particularité tient autant dans ses pales hélicoïdales (déjà existantes dans de nombreux modèles terrestres de type Darieus), que dans son module de flottaison cylindrique qui tourne avec la turbine et possède la faculté de s'incliner de 30° sous le vent... Cette éolienne est à la fois FAWT (floating axis wind turbine) et VAWT (vertical axis wind turbine). Elle apparaît donc comme un mélange de technologies déjà existantes et testées séparément, soit à terre soit en mer, qu'une équipe de chercheurs a eu l'idée de rassembler pour la première fois dans un seul et même concept d'éolienne à exploiter en mer et en eau profonde.
Francis Rousseau a fait un point à partir des sources Energie Matters 1er déc. 2011 - Australie et Environnental Research Letters - 23 déc. 2011.... et pour en savoir plus tout de suite, abonnez-vous au Daily News du portail mer-veille.com.
Sur le portail anglais, vous trouverez un article de veille sur le développement et la mise en route de la station d'énergie houlomotrice en Espagne à Mutriku.
et n'oubliez pas de lire les brèves et les flashs news sur le blog des énergies de la mer... en vous connectant (Ici). BB
Thursday, December 8, 2011
ARCHISOLAR et SUNTORY MERMAID II : ces bateaux qui utilisent les vagues comme carburant
PARIS - (France) - 08/12/2011 - 3B / MRE
Par Francis Rousseau
Nautic, qui se tient à Paris jusqu'au 11 déc., met l'accent sur les modes de propulsion alternatives et sur les bateaux électriques. Il présente un très bel exemplaire de bateau mu par les vagues : le pentamaran ArchiSolar qui vient enrichir notablement les recherches sur les modes de propulsion des navires à partir des énergies marines. Les lecteurs de ce blog connaissent bien le Beluga Skysails de Cargill qui utilise déjà l'énergie éolienne pour propulser de façon hybride de lourds cargos (cf. article du 18 mars 2011).
Voici aujourd'hui deux technologies qui utilisent l'énergie des vagues pour propulser les navires : celles de Kenichi Horie et du Tsuneishi Forestry Group, historiquement la première de toute puisque mise en place dès 2007 avec le SUNTORY Mermaid II et la petite dernière : ArchiSolar, imaginée par Yves Kinard, architecte naval basé à Saint Martin (Antilles) qui présente l'élégant pentamaran (photo de tête) propulsé à partir d'un mix énergétique, houlomoteur, éolien solaire, dans lequel l'houmoteur tient la vedette.Pour en savoir plus : prenez un abonnement au Daily News du Portail mer-veille.com (ICI) et consulter également, le calendrier, les dépêches et les flashs news en cliquant sur energiesdelamer.blogspot.com. BB/3B
Wednesday, November 2, 2011
KAWASAKI HEAVY INDUSTRIES développe un système hydrolien

Kawasaki Heavy Industries a annoncé le 19 octobre, son intention de développer une turbine hydrolienne. Ce système de production d'énergie à partir des courants marins est considéré par l'industriel japonais comme une source renouvelable d'énergie prometteuse. Sa turbine hydrolienne, de type classique à axe horizontal sera testée sur l'île d'Okinawa dans très peu de temps. Elle sera ensuite testée à l'EMEC (European Marine Energy Centre). Kawasaki Heavy Industries n'est bien entendu pas le seul constructeur naval d'importance à s'intéresser au domaine des énergies renouvelables marines qu'il connaît bien et qu'il a été parmi les premiers à investir...
Pour lire la suite... abonnez-vous au Daily News de Mer-Veille, portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.
Chères lectrices et Chers lecteurs abonnés à l'alerte quotidienne, vous pouvez aussi vous abonner à la Synthèse des articles parus le mois précédent. Celle d'octobre paraît aujourd'hui. BB.
Tuesday, August 30, 2011
Le Japon vote une loi pour favoriser le prix de rachat de l'électricité produite par les énergies renouvelables en mer
Tokyo (Japon) - 31/08/2011 - 3B Conseils. BB-IdB
Naoto Kan, avait promis en juin de quitter le pouvoir une fois que le Parlement aurait adopté trois projets de loi :
A partir du 1er septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité vous devrez être abonné au Daily News de Mer-Veille.com, portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.
C'est le nouveau premier ministre, Yoshihiko Noda qui devra mettre en place le nouveau tarif de rachat (Feed-in Tariff FIT) destiné à porter à 20% en 2020 la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité.
Les partis d'opposition avaient initialement rejeté l'idée d'un tarif de rachat, au motif que cela affaiblirait la compétitivité des fabricants et que le résultat serait un flux d'investissement sortant. Toutefois, un accord de dernière minute entre le gouvernement de centre gauche de Kan et l'opposition permettra à 80% ou plus du supplément d'être donné aux très grands utilisateurs d'électricité.
Une telle restriction est susceptible de couper les ailes de la politique japonaise du FIT, étant donné que les services publics régionaux (qui sont la majeure partie des très grands utilisateurs d'électricité) sont propriétaires ou achètent de l'électricité générée par les parcs d'éoliennes installés au Japon. "Cette stipulation de 80% peut certainement tempérer l'efficacité des FIT», note Caitlin Pollock, analyste de l'énergie éolienne pour l'Asie chez IHS Emerging Energy Research.
Elle ajoute: «On ne sait pas exactement comment cette franchise de 80% va se manifester. Est-ce que ces 80% seront complètement annulés pour l'énergie éolienne achetés par ces clients, ou seront-ils tout simplement absorbés par le gouvernement".
Caitlin Pollock affirme que les conditions au Japon ne se prêtent pas au développement d'un solide secteur de l'énergie éolienne et que «même les tarifs les plus compétitifs n'auraient que peu ou pas d'impact à court et à moyen terme." IHS Energy Research prévoit que le Japon sera doté de 455 MW de puissance installée en mer en 2025.
Pour l'éolien offshore, elle met en lumière que les très grandes profondeurs d'eau et le nombre limité de technologies efficaces pour les turbines flottantes imposeront d'importantes restrictions jusqu'en 2015.
Le FIT a été initialement conçu pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables et remplacer la part de 30% de la production d'énergie précédemment fournies par l'industrie nucléaire du Japon. Depuis la constatation que l'ensemble des 1742 éoliennes ont toutes, sauf une, résisté au séisme - très probablement dû au fait que les éoliennes au Japon utilisent un acier plus épais que celui des éoliennes fabriquées ailleurs - l'énergie éolienne a été considérée comme un source d'énergie résistante et sûre.(voir article 23/03/2011 Francis Rousseau)
Toutefois, en dépit d'être le pays du leader mondial de la construction de turbines éoliennes avec Mitsubishi Heavy Industries, le Japon n'apparaît pas dans le "top ten" des pays développant l'énergie éolienne. Classé après le Portugal, en 12ème place, le Japon a une capacité éolienne totale installée de 2,3 GW à la fin de 2010.
Besoin d'incitations
Une feuille de route pour l'énergie éolienne présentée par l'Association japonaise d'énergie éolienne vise 50GW de capacité installée en 2050, répartis également entre les parcs offshore et onshore, avec un objectif intermédiaire de 11,1GW en 2020. C'est un objectif ambitieux.
Des 2,3 GW d'énergie éolienne installée, seulement 11 MW sont offshore. L'Association affirme que le Japon cherche à utiliser la technologie des turbines flottantes pour la majorité de ses éoliennes offshore à bâtir pour de limiter davantage les effets des tremblements de terre et les dégâts des tsunamis.
Mais sans législation complémentaire pour surmonter les obstacles actuels au déploiement de l'énergie éolienne, la croissance annuelle onshore sera probablement limitées à environ 250 MW à l'avenir, dit Pollock. "Dans cet esprit, je ne prévois aucun stimulus spécifique à la fabrication domestique. Et certainement pas d'impact sur le marché mondial des turbines».
Parallèlement à Mitsubishi, trois autres entreprises japonaises construisent des turbines : Fuji Heavy Industry, Japon Steel Works, et Komai Tekko. Toutefois, selon le Global Wind Energy Council, les fabricants étrangers comme Vestas, GE et Enercon dominent actuellement le marché japonais.
Source : Rikki Stancich pour Wind energy up to date.
Article : BB 3B Conseils-CBL-IDB Marine Renewable Energy Ltd
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Monday, June 27, 2011
STATKRAFT et NITTO DENKO / HYDRANAUTICS : accord sur le projet de centrale osmotique

OSLO - (Norvège) - 28/06/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Le norvégien Statkraft a annoncé (ICI) la concrétisation de son projet de faire équipe avec l'entreprise japonaise Nitto Denko, leader mondial des membranes d'ultrafiltration pour le dessalement. Cette collaboration s'opère dans le but d'accélérer les progrès technologiques nécessaires au projet de centrale utilisant la technologie de l'osmose inverse pour produire de l'électricité.
Selon les termes de l'accord, c'est Hydranautics, filiale située à Oceanside (Etats-Unis) du groupe Nitto Denko basé à Osaka (Japon), qui développera des membranes spécialement conçues pour une utilisation à grande échelle dans les futures centrales osmotiques. Le but est de porter cette technologie encore expérimentale vers le stade commercial. Les membranes sont en effet une composante essentielle des générateurs d'énergie osmotique exploitant le processus naturel de l'osmose inverse. Rappel du principe : quand de l'eau salée se mélange à de l'eau contenant moins de sel, l'osmose provoque un écoulement naturel de la faible vers la forte salinité. Si les deux masses d'eau sont séparées par une membrane, celle-ci crée alors une résistance physique entre les deux masses d'eau, salée et non salée, laquelle génère une pression exploitée pour produire de l'énergie.Statkraft, qui travaille sur l'énergie osmotique - également connue sous le nom de «énergie bleue» - depuis plus de 10 ans, a inauguré la première centrale osmotique pilote du monde en 2009 à Tofte dans la région d'Oslo. (cf. notre article du 9 octobre 2009).
Pour résumer je rappellerai que la centrale pilote de Tofte (photo ci- contre) bâtie à la fois au bord de la mer et à proximité d'un cours d'eau, utilise l'eau de mer et l'eau douce stockées dans deux chambres différentes, séparées par une membrane d'acétate de cellulose semi-perméable. L'augmentation de la pression exercée sur la chambre d'eau salée par la chambre d'eau non salée est utilisée pour entraîner une turbine Pelton qui va produire de l'électricité. A grande échelle, une centrale osmotique de 25 MW serait capable de traiter le passage de 50.000 litres d'eau de mer et de 25.000 litres d'eau douce à chaque seconde, produisant environ 166 GWh d'électricité par an - soit de quoi alimenter 30 000 foyers (chiffres et comparatifs Statkraft). La technologie de production d'énergie par osmose inverse est une technologie encore difficile à maîtriser, dans laquelle peu de pays en dehors de la Norvège ont osé se lancer jusqu'à aujourd'hui, car tout repose sur la membrane semi-perméable qui sépare les deux chambres aqueuses. La mise au point d'une membrane efficace, robuste et rendant les débits traités rentables, est maintenant expérimentée depuis de nombreuses années.Yasushi Nakahira, directeur général de la division membrane mondiale de Nitto Denko et directeur général de Hydranautics, a insisté sur le fait que : "Développer certains éléments de la membrane pour la production de l'énergie osmotique correspondait tout à fait à la stratégie de Nitto Denko". Fondés en 1918, Nitto Denko et sa filiale Hydranautics comptent plus de 31.000 employés répartis dans 27 pays. Ce sont les spécialistes du dessalement d'eau mais aussi du retraitement des eaux usées.
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Docs : Sites liés et cités. Photos 1 : Schéma du principe de fonctionnement d'une d'usine osmotique ©Statkraft. 2 : La signature de l'accord entre Statkraft, Nitto Denko et Hydranautics ©Nitto Denko
Thursday, April 21, 2011
L'éolien offshore dans le monde : les chiffres

BRUXELLES - (Belgique - U.E.) - 22/04/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Faisant suite à la série d'articles que j'avais consacrés à l'état de l'art dans le monde en 2010, et avant que des mises à jour pays par pays soient disponibles dans le courant dès cette année, voici les derniers chiffres issus des statistiques de l'EWEA (European Wind Energy Assocation) , de Wind Powering America, de Wind Power Monthly dont certains on été relayés par Clean Technica.
Ce résumé permet de mieux cerner qui sont actuellement les principaux acteurs mondiaux dans le domaine et quels sont les chiffres en présence. Et pour commencer rien ne valant un bon petit classement, ne nous en privons pas !
Comme les lecteurs de ce blog le savent déjà, c'est l'Europe qui est le leader incontesté de l'éolien offshore dans le monde suivi par la Chine n°2, le Japon n°3 (car le Japon est un des rares pays à produire actuellement de l'énergie éolienne offshore) et les Etats-Unis n°4.
N° 1 UNION EUROPÉENNE
A la fin de 2010, l'Europe comptait un total de 1.136 éoliennes offshore installées et raccordées au réseau dans 45 parcs éoliens répartis dans 9 pays de l'Union et développant une capacité de 2.946 MW, soit de quoi alimenter 2,9 millions foyers selon l'EWEA.Pour la seule année 2010, ce sont 308 éoliennes offshore qui ont été installées au large des côtes européennes développant une capacité de production totale de 883 MW, soit une augmentation de 51 % par rapport à 2009. La capacité d'énergie éolienne installée par année au large des côtes européennes tous pays confondus est donc passée de 4 MW en 2000 à 883 MW en 2010.
Les 9 pays de l'Union Européenne développant une capacité d'énergie éolienne offshore en 2010 étaient les suivants :
1. Royaume-Uni pour 1.341 MW
2. Danemark pour 854 MW
3. Pays-Bas pour 249 MW
4. Belgique pour 195 MW
5. Suède pour 164 MW
6. Allemagne pour 92 MW
7. Irlande pour 25 MW
8. Finlande pour 26 MW
9. Norvège pour 2,3 MW
Fin 2011, si les planifications sont respectées, la capacité d'énergie éolienne devrait s'accroître de 1.000 à 1.500 MW. Pour l'heure, 13 parcs d'éoliens sont en développement. Ils pourraient totaliser une capacité de près de 4.000 MW. Lorsqu'ils seront achevés, la capacité installée éolienne offshore sera proche de 7.000 MW.
19.000 MW de capacité éolienne offshore ont été approuvés jusqu'à présent en Europe soit de quoi alimenter 14 des plus grands capitales de l'Europe.
Pour plus d'informations se reporter au rapport "“The European offshore wind industry key trends and statistic" de l'EWEA téléchargeable en PDF
En 2011, la capacité européenne offshore doit continuer de croître.
Actuellement, sont en construction :
- 1860 MW au Royaume-Uni
- 1248 MW en Allemagne
- 412 MW au Danemark
- 165 MW en Belgique
- 90 MW en Italie.
La France qui n'est dans aucune des listes n'a aucun parc en fonction ou actuellement en construction mais a pris l'engagement de générer 6.000 MW de capacité éolienne offshore d'ici à 2020 et devrait ajouter, si l'on en croit les diverses déclarations faites ces mois derniers, 3000 MW au chiffre de l'U.E. d'ici 2015.
N° 2 CHINE
Le projet de Shanghai’s East Sea Bridge est le plus connu des projets offshore chinois. Sa mise en service a été voulue par les autorités simultanément à l'ouverture de l'Exposition Universelle de Shanghai 2010. (Cf . notre article Eolien offshore en Chine : bilan 2010). La première phase du parc développant 102 MW a donc été mise en service le 8 juin 2010. La construction de la deuxième phase du projet (100 MW) devrait commencer avant fin 2011, ce qui donnera à Shanghai East Sea la capacité de 202 MW. La capacité totale de la Chine à l'heure actuelle est de 103,5 MW. Mais tout ceci n'est qu'un timide début. En effet si l'on en réfère à l'agence de conseil en Energie pékinoise Azure International, la Chine devrait installer 514 MW d'éolienne offshore d'ici 2015 et prévoit d'ici 2020 d'investir 100 milliards de dollars dans ce secteur pour installer en 5 ans jusqu'à 30.000 MW ! "Il s'agit là de l'équivalent de l'ensemble des fermes éoliennes onshore actuellement installées en Chine, qui constituent à elles seules déjà le plus grand marché éolien de la planète" fait remarquer Technology review. Dans l'attente, le Bureau national de l'énergie aurait décidé de lancer dès cette année la construction de 1.000 MW de projets éoliens offshore.N° 3 JAPON
Le Japon est le seul autre pays dans le monde dont la totalité de la production de l'énergie éolienne offshore soit raccordée au réseau. Le pays dispose de 17 turbines en activité réparties dans 3 parcs (Kamitsu, Sakata et Setana) produisant 28,5 MW (cf notre article du 23 mars 2011, actuellement le plus lu du blog d'après Google). Certains experts ont émis l'hypothèse qu'après la tragédie de la centrale nucléaire de Fukushima, qui est en passe de devenir le plus grave accident nucléaire jamais advenu à ce jour dans le monde, les efforts risquent de se concentrer beaucoup plus sur le développement des énergies renouvelables. Et ce d'autant plus qu'aucune des turbines éoliennes offshore en service au Japon n'a été endommagée par le tremblement de terre de magnitude 9 et le tsunami qui a suivi, et ceci malgré leur implantation sur des zones assez proches de l'épicentre du séisme ; c'est le cas de Kamitsu situé à 300 km de l'épicentre qui, étant un parc nearshore, n'a pas non plus souffert de l'impact du tsunami. Cela fait de la technologie éolienne offshore japonaise la plus sûre du moment en cas de catastrophe naturelle majeure.N° 4 ÉTATS UNIS
Le département américain de l'Énergie a consacré quelques $ 50.500.000 pour faire avancer la technologie de l'énergie éolienne offshore aux Etats-Unis et l'administration Obama a déjà annoncé qu'elle aimerait voir le premier parc éolien offshore américain construit sous son mandat. Bien que les ressources soient considérables sur les côtes de ce pays et que 1/3 de la population puisse espérer être alimenté par l'éolien offshore, aucun parc n'est encore entré en phase de construction significative dans le pays et bien malin qui pourrait dire qui sera le premier construit ! Après des années de retard (plus de 10 ans tout de même !) le projet Cape Wind a été approuvé par l'administration Obama et a reçu un bail d'exploitation officiel en bonne et due forme. Il devrait être théoriquement le premier projet à voir le jour mais pour l'instant aucune pale ne s'est encore profilée à l'horizon ! Second sur la liste mais avec une chance de doubler le premier au poteau, le projet de parc sur les Grands Lacs dont les prémices de la construction ont commencé dans l'Ohio.Les Américains n'étant pas velléitaires, si les projets traînent autant c'est qu'il y a des raisons de fond. Elles sont de deux ordres : les choix technologiques éoliens (flottant ? fondation ? quelle puissance ? ) et, surtout, le réseau électrique américain, vétuste et incapable de supporter en l'état un afflux de nouvelles sources d'énergie. Mais de grands projets sont en gestation comme celui d'une "autoroute de l'électricité en mer ", dans laquelle le géant Google, vient d'investir une considérable somme d'argent.
Il y a fort à parier que l'année prochaine à la même époque, le classement donné ci-dessus aura déjà considérablement changé. On peut s'amuser à deviner en faveur de qui...
Sources : sites liés. Photos : 1 Graphique de la capacité éolienne offshore installée en Europe © EWEA . 2 Carte de l'éolien offshore en Europe 3 Parc éolien en mer de Shanghai East Sea Bridge. 4. Parc éolien nearshore de Kamitsu (Japon). 5. Carte de la ressource éolienne américaine. © NERL
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Wednesday, March 23, 2011
Japon : les éoliennes offshore ont résisté et fonctionnent

TOKYO - (Japon) - 23/03/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Contrairement à ce que disaient les détracteurs de l'éolien qui prédisaient l'écroulement des mâts et turbines au moindre séisme et leur manque de résistance au tsunami, les éoliennes (onshore et offshore) installées au Japon ont non seulement résisté au plus fort séisme jamais enregistré dans l'histoire du pays mais aussi au tsunami de l'ampleur que l'on sait. Dans un très intéressant article que Kelly Rigg, directrice de GCCA (Global Campaign for Climate Action), a signé dans The Hufftington Post du 22 mars 2011, elle fait état des correspondances qu'elle a échangées avec les responsables de l'éolien japonais sur la stabilité du réseau électrique éolien pendant la crise. Il ressort de ces correspondances que toutes les éoliennes japonaises actuellement en fonction ont survécu au tremblement de terre, y compris les turbines semi-offshore situées à proximité de l'épicentre du séisme comme celle de Kamisu (photo) située à 300 km de l'épicentre. Ce dernier parc a aussi résisté au tsunami, validant du même coup les normes anti-sismiques qui ont présidé à son élaboration, comme sans doute les plus fiables du monde ! Plus : ce sont les parcs éoliens japonais qui pendant la défection de la centrale nucléaire de Fukishima assurent l'alimentation en électricité de la région de Tokyo.
Kelly Rigg fait notamment état des informations que lui a communiquées Yoshinori Ueda, responsable de la JWPA (Japan Wind Power Association). Mr Ueda a confirmé que quasiment toutes les turbines éoliennes du pays étaient opérationnelles après avoir subi séisme et tsunami et que la minorité qui ne l'est pas nécessite des réparations infimes qui vont être rapidement effectuées. Le développeur de parc éolien Eurus Energy Japan a fait savoir de son côté que 174,9 MW de capacité étaient disponibles grâce aux 8 parcs éoliens en fonctionnement, soit 64 % de la capacité totale des 11 parcs existants dans la partie est du Japon. Les trois parcs onshore manquants (Kamaishi 42,9 MW, Takinekoshirai 46 MW, Satomi 10,02 MW) ont été arrêtés à cause de problèmes de connexion dûs principalement à des ruptures de câbles entre les générateurs et le réseau consécutives au séisme.
Selon l'EWEA, trois parcs éoliens offshore (il serait plus juste de dire nearshore) sont actuellement en fonctionnement au Japon ; il s'agit de :1. Parc éolien nearshore de Kamitsu 14 MW (latitude 38,967°; longitude 139,822°), développé par Komatsuzaki entré en fonction en mars 2010 qui fait tourner 7 turbines Subaru 80/3.0 de 2 MW (filiale de Fuji Heavy Industries et de Hitachi).
2. Parc éolien nearshore de Sakata 10 MW (latitude 35,881°; longitude 140,736°), développé par Summit Wind Power entré en fonction le 31 janvier 2004 qui fait tourner 5 turbines Vestas V80.2.9 de 2 MW.
3. Parc éolien offshore de Setana 1 MW (latitude 42,443°; longitude 139,839°) développé par la Municipalité de Setana installé en juin 2003 et entré en fonction en avril 2004, qui fait tourner 2 (antiques) turbines Vestas V47 de 0,66 MW. C'est le tout premier système éolien offshore mis en place au Japon et les premiers essais de fondations anti-sismiques et de mâts anti-tsunami (apparemment très résistants donc) construits par Penta Ocean Construction et Kawasaki Heavy Industries ... dont on ne peut qu'admirer le savoir-faire industriel.
Un autre parc est en projet qui doit entrer en fonction en juin 2012. Il est développé par l'opérateur électrique japonais TEPCO avec l'aide technique de NEDO.
Alors que de nombreuses actions de la Bourse de Tokyo ont chuté depuis le début de la crise de Fukushima, le prix de l'action du JWD (Japon Wind Development) est passé de ¥ 31.500 le 11 Mars à ¥ 47.800 le 16 mars.
C'est un signe qui ne trompe pas d'un virage que tous voudraient durable (dans tous les sens du terme !) .
Sources. Sites liés. Photos 1. La centrale éolienne nearshore de Kamisu (Japon). 2. Turbine Vestas ©Vestas 3. Turbine Subaru ©Subaru Wind.
Lecteurs abonnés à la lettre quotidienne, vous qui recevez chaque jour l'article à domicile, ne manquez pas de vous rendre d'un clic sur le blog lui-même où des CORRECTIONS sont apportées en temps réel par l'auteur dans les articles, où une colonne DERNIÈRES NOUVELLES (à droite) et une colonne CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS (à gauche) sont réactualisées en permanence. Vous en apprendrez de belles... et dans toutes les langues !
Monday, March 14, 2011
Japon en deuil
PARIS – (France – U.E.) – 14/03/2011 - 3B Conseils - Le New York Times a publié une carte interactive de l'impact du séisme au Japon.Au moment où le Japon fait face avec une remarquable dignité à une série de catastrophes, le blog tient à rendre hommage aux Japonais et à s’associer à leur douleur. Après le tremblement de terre d’une magnitude rarement atteinte et le tsunami particulièrement ravageur, le pays doit aujourd’hui prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter un accident radioactif majeur. Nous ne pouvons que les soutenir dans leurs efforts pour éviter ce danger qui pourrait avoir des conséquences planétaires.
Il convient de dire qu’aucune source d’énergie, renouvelable ou non, n’aurait pu résister à de tels évènements.
On peut ajouter aussi que des éoliennes en mer ou des panneaux photovoltaïques embarqués qui défaillent en mer n'ont pas les mêmes conséquences que des centrales nucléaires qui se fissurent.
Nous reprendrons dès demain nos informations sur les énergies renouvelables de la mer.
Tuesday, November 16, 2010
OPT élargit sa collaboration avec Mitsui Engineering & Shipbuilding

PENNINGTON - (New Jersey- Etats-Unis) - 17/11/2010 - 3B Conseils - La compagnie américaine Ocean Power Technologies Inc (OPT), qui fabrique le système de récupération houlomoteur offshore PowerBuoy, vient d'annoncer le franchissement d'un virage important dans sa relation avec Mitsui Engineering & Shipbuilding Co. Ltd (MES) par la signature d'un nouveau contrat. Ce contrat vise purement et simplement à développer la technologie PowerBuoy mise au point par OPT pour une application dans des conditions de mer du Japon. En vertu de ce nouveau contrat, les deux sociétés vont travailler ensemble pour développer un système d'amarrage spécifique pour les PowerBuoy destinés à alimenter en énergie des vagues les stations situées sur les côtes du Japon. Ce nouveau système fera l'objet d'essais dans les installations de MES et notamment dans ses bassins à houle avant modélisation sur ordinateur. Pour ces opérations OPT s'attend à recevoir 18 millions de yens dollars (environ 220.000 dollars). L'accord prévoit que ces travaux seront effectués dans les six prochains mois. Pour mémoire, je rappellerai qu'OPT exploite déjà des prototypes PowerBuoy au large d'Hawaï (le PB840 à Oahu), au large de l'Espagne (le prototype PB 40ES à Santoña), dans les Iles Orcades (le PB 150 à EMEC), au large des côtes anglaises (Hayle) et au large des côtes de l'Oregon (Reedsport et Coos Bay). Le prototype PB 840 a une longueur totale de 14,6 m dont 4,25 m au dessus des flots. Ces prototypes développent, selon les modèles, des capacités allant entre 40 KW (PB40) et 150 kW (PB 150). L'objectif est de les exploiter en ferme marine de plusieurs dizaines voire centaines d'unités.
Cet accord de déploiement des PowerBuoy au Japon, vise donc l'implantation d'OPT sur le marché asiatique du houlomoteur offshore.
Article : Francis ROUSSEAU
Docs Sites liés. Photos © OPT








