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Thursday, April 5, 2012

Energie osmotique: La R&D développée par Statkraft reçoit 11 millions de couronnes norvégiennes et attente pour les résultats de l'appel d'offres éoliens français

photo Statkraft

OSLO (Norvège) 05/04/2012 - energiesdelamer.blogspot.com par Brigitte Bornemann

Statkraft Energi* (ICI), a mis en service en novembre 2009, le premier prototype de centrale osmotique pilote au monde à Hurum, près d'Oslo. Le budget de R&D complémentaire qui vient d'être annoncé est de 11 millions de couronnes norvégiennes (environ €1,4 millions). Il est financé par Statkraft et le Conseil Norvégien de la Recherche (RCN), via le programme RENERGI.

Edvard Sivertsen est le responsable du projet énergie osmotique réalisé pour SINTEF Building & Infrastructure (ICI). L'estimation du potentiel de production d'énergie par osmose dans le monde est évalué à 1650 TWh (soit 12 fois la production nationale d'énergie et l'équivalent de la moitié de la production énergétique totale de l'Union Européenne). "Seulement, cette technologie n'est pas rentable aujourd'hui et l'avenir réside dans le développement de membranes à forte capacité".

Il y a trois ans et en fonction de l'état de la technologie à l'époque, la surface de membrane nécessaire était estimée entre 200 000 à 250 000 m2 par MW.
Aujourd'hui, les recherches continuent sur
. l'effet du sel à long terme sur les membranes qui mesurent environ un 10ème de millimètre d'épaisseur, et se composent principalement de deux couches : une couche de séparation qui a des propriétés permettant à l'eau de passer au travers en stoppant le sel, et une couche jouant le rôle de "structure de support" pour la couche de séparation*,
. l'impact des matières organiques présentes dans l'eau douce (substances dissoutes et particules), qui peuvent encrasser la membrane. 

Des résultats des travaux de recherche menés par SINTEF ont montré que les propriétés de la "structure de support" ont un impact plus important sur l'efficacité de la membrane que prévu initialement.


*  
Statkraft possède 233 centrales - 141 en Norvège, 59 en Suède, 11 en Allemagne, 4 en Finlande et 3 au Royaume-Uni et est impliqué dans d'autres projets hydroélectriques dans les pays nordiques et Europe du Sud, en Amérique du Sud et en l'Asie. Le groupe organise les 26 et 27 avril 2012 une conférence payante sur les membranes osmotiques 
au CCIB (ICI) à Barcelone (Espagne).
Le groupe est représenté à Lyon. (voir les articles plus anciens sur energiesdelamer.blogspot.com)
Statkraft est membre fondateur du G9 Founder Members aux côtés de 
Centrica, DONG Energy, E.ON, RWE Innogy, Scottish Power Renewables, SSE, Statkraft, Statoil and Vattenfall. Enfin,
** Les centres de recherche de Veolia Environnement et de GDF Suez environnement avaient lancé également des recherches dans ce domaine.

*** SINTEF a contribué à la construction de la nouvelle Maison de l'Opéra d'Oslo

Sources :
. Jean-Christophe Barbier (SINTEF du 23/03/2012), "Skaper neste generasjons saltkraftverk" : http://redirectix.bulletins-electroniques.com/hlZk
. BE Norvège : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69611.htm  4 avril
. Statkratf
. Veille energiesdelamer.blogspot.com

FLAHS NEWS

Energie houlomotrice en Inde à Bangalore
Aujourd'hui, le Daily News de Mer-Veille.com titre sur IWAVE et ROCK N Roll : deux dispositifs houlomoteurs (voir la vidéo sur http://you tube.com ajouté par jayeshjuly4) et surtout pour en savoir plus abonnez-vous (ICI)

Tarif de rachat : L'éolien offshore n'est pas concerné mais l'information est utile :
D'après Dorothée Laperche pour Actu-Environnement (3 avril)  l'annulation des arrêtés tarifaires photovoltaïques réjouit les professionnels, celle qui concerne l'éolien en revanche assombrit l'avenir de la filière. La fédération d'associations anti-éolien "Vent de colère" a en effet déposé un recours devant le Conseil d'Etat pour annuler l'arrêté tarifaire de novembre 2008. Celui-ci fixe le prix d'achat de l'électricité à 82 euros par mégawattheure pour les fermes éoliennes terrestres. Le groupement utilise le fait que l'arrêté n'a pas fait l'objet d'une notification officielle à la Commission européenne en tant qu'aide d'Etat. L'atteinte de l'objectif de 19.000 MW en 2020 semble compromise. "A partir du moment où la décision défavorable aux industriels sera rendue, aucun contrat ne sera signé, et ce, pendant plusieurs mois. L'arrêté tarifaire sera d'abord annulé, puis un nouvel arrêté devra être publié et soumis à l'analyse de Bruxelles", déplore sur son blog l'avocat Arnaud Gossement.



La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de energiesdelamer.blogspot.com ou du portail géré par Marine Renewable Energy Ltd et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.



Thursday, March 15, 2012

Osmose inverse - énergie marémotrice : TIBURON AGUAY ELECTRICIDAD PROJEST : un titanesque projet mexicain au triple objectif

vue de satellite du Canal maritime du Estrecho Infiernillo données cartographiques de Google Terra Metrics (ICI)

BAHIA KINO
- (Mexique) -15/03/2012 - mer-veille.com / MRE Ltd

Le Tiburón Agua y Electricidad Project (Hermosillo Desalination and Tidal Electric Generation Project ou projet de dessalement d'eau et de production d'électricité par énergie marémotrice de Hermosillo), envisage de concevoir, construire, financer, exploiter et entretenir une gigantesque unité de dessalement, une centrale marémotrice de production d'électricité et un repeuplement du récif corallien.

Un triple objectif poursuivi par le Tiburón Agua y Electricidad Project en réponse à la demande croissante en eau potable nécessitant le dessalement de l'eau de mer par osmose inverse actuellement employé dans cette région du Mexique.

Francis Rousseau détaille
ce projet au triple objectif très original, très ambitieux et …très gigantesque ! révélé par notre confrère Tidal Today voir (ICI).



Flash
Le 15 mars 2012 le blog des énergies de la mer (energiesdelamer.blogspot.com) a
. dépassé les 2400 lecteurs qui reçoivent gratuitement l'alerte
quotidienne du Daily News,
. dépassé le million de pages vues avec 1.002.515 à 12h.
Google comptabilise les pages depuis mai 2009. La veille sur le blog des énergies de la mer a été créée à l'occasion des entretiens scientifiques de Brest et des Journées découvertes dédiées aux énergies renouvelables de la mer en 2007.
Ce sont 5 ans d'archives et d'histoires d'une filière industrielle qui s'est créée sous les yeux de nos lecteurs.


En septembre 2011, avec Francis Rousseau, Isabelle de Broglie, Paul Gass nous sommes passés à une autre dimension. Christopher Longmore et les équipes ont lancé les deux portails français mer-veille.com (ICI) et anglais marine-renewable-energy.com (ICI), ainsi que les Daily News de veille publiées sur abonnement.... Notre public et notre vision se sont élargis.
Avoir un pied de chaque côté de la Manche est un avantage !

Merci aux soutiens qui ont eu confiance dans la création des publications exclusivement dédiées aux énergies renouvelables de la mer : Bretagne Développement Innovation (BDI) - Conseil régional de Bretagne, DCNS, SDI, Brest métropole océane, l'université de Bretagne Occidentale, le Conseil général du Finistère, le cluster Maritime français dont nous sommes membre, à notre tout premier soutien Federal Finance,au réseau de scientifiques qui nous alerte et à nos fidèles abonnés.

Avec l'apport et le soutien de nouveaux partenaires, le développement croissant des abonnés (ICI) notre ambition est de continuer à élargir notre veille, à répondre à vos besoins et à proposer de nouveaux services .... Avec le blog, nous sommes le leader francophone de la veille avec les portails nous devons devenir les leaders européens. Brigitte Bornemann.



J'en profite, avez-vous la synthèse des informations parues sur l'appel d'offre éolien en France ?
Francis Rousseau, rédacteur en chef et l'équipe de rédaction ont réuni de nombreux éléments. Avec ce dossier interactif, vous avez les cartes et les données des emplacements, les détails de l'appel d'offre du gouvernement, les projets portuaires pour accueillir les équipementiers, les compétences sous-traitants, les formations .... et vous pouvez également l'imprimer en PDF.
Pour vous faire gagner du temps, des liens avec les différents sites des acteurs sont préparés... vous n'avez plus qu'à
cliquer... pour commander votre dossier spécial (ICI).


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Monday, September 26, 2011

PENN STATE : de l’hydrogène pur produit grâce à l'osmose inverse et à des bactéries

UNIVERSITY PARK - (Pennsylvania-Etats-Unis)- 26/09/2011 - 3B Conseils-Mer-Veille-MRE -

Par Francis Rousseau

C’est une importante découverte qu‘ont communiquée le 19 septembre 2011 les équipes de l’institut de recherches environnementales et énergétiques de la Penn State (diminutif de Pennsylvania State University). D’après leur recherche en effet, un ou deux grains de sel seulement seraient suffisants pour provoquer l’électrolyse nécessaire à la production d'hydrogène pur par des cellules microbiennes issues des eaux usées ou de sous-produits organiques, sans qu'il soit besoin d’utiliser le réseau électrique ou de rejeter du CO2 dans l’atmosphère. Cela conduirait à avoir accès à une source inépuisable d’énergie et replace au premier plan une technologie marine renouvelable trop négligée : l’osmose inverse.

Ceci est l'alerte gratuite
Vous voulez en savoir plus ? Depuis le 2 septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité, vous pouvez vous abonner au Daily News de Mer-Veille.com portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.
Pour accéder au document complet, un abonnement est nécessaire.

Monday, June 27, 2011

STATKRAFT et NITTO DENKO / HYDRANAUTICS : accord sur le projet de centrale osmotique



OSLO - (Norvège) - 28/06/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Le norvégien Statkraft a annoncé (ICI) la concrétisation de son projet de faire équipe avec l'entreprise japonaise Nitto Denko, leader mondial des membranes d'ultrafiltration pour le dessalement. Cette collaboration s'opère dans le but d'accélérer les progrès technologiques nécessaires au projet de centrale utilisant la technologie de l'osmose inverse pour produire de l'électricité.

Selon les termes de l'accord, c'est Hydranautics, filiale située à Oceanside (Etats-Unis) du groupe Nitto Denko basé à Osaka (Japon), qui développera des membranes spécialement conçues pour une utilisation à grande échelle dans les futures centrales osmotiques. Le but est de porter cette technologie encore expérimentale vers le stade commercial. Les membranes sont en effet une composante essentielle des générateurs d'énergie osmotique exploitant le processus naturel de l'osmose inverse. Rappel du principe : quand de l'eau salée se mélange à de l'eau contenant moins de sel, l'osmose provoque un écoulement naturel de la faible vers la forte salinité. Si les deux masses d'eau sont séparées par une membrane, celle-ci crée alors une résistance physique entre les deux masses d'eau, salée et non salée, laquelle génère une pression exploitée pour produire de l'énergie.
Statkraft, qui travaille sur l'énergie osmotique - également connue sous le nom de «énergie bleue» - depuis plus de 10 ans, a inauguré la première centrale osmotique pilote du monde en 2009 à Tofte dans la région d'Oslo. (cf. notre article du 9 octobre 2009).

Pour résumer je rappellerai que la centrale pilote de Tofte (photo ci- contre) bâtie à la fois au bord de la mer et à proximité d'un cours d'eau, utilise l'eau de mer et l'eau douce stockées dans deux chambres différentes, séparées par une membrane d'acétate de cellulose semi-perméable. L'augmentation de la pression exercée sur la chambre d'eau salée par la chambre d'eau non salée est utilisée pour entraîner une turbine Pelton qui va produire de l'électricité. A grande échelle, une centrale osmotique de 25 MW serait capable de traiter le passage de 50.000 litres d'eau de mer et de 25.000 litres d'eau douce à chaque seconde, produisant environ 166 GWh d'électricité par an - soit de quoi alimenter 30 000 foyers (chiffres et comparatifs Statkraft). La technologie de production d'énergie par osmose inverse est une technologie encore difficile à maîtriser, dans laquelle peu de pays en dehors de la Norvège ont osé se lancer jusqu'à aujourd'hui, car tout repose sur la membrane semi-perméable qui sépare les deux chambres aqueuses. La mise au point d'une membrane efficace, robuste et rendant les débits traités rentables, est maintenant expérimentée depuis de nombreuses années.

Yasushi Nakahira, directeur général de la division membrane mondiale de Nitto Denko et directeur général de Hydranautics, a insisté sur le fait que : "Développer certains éléments de la membrane pour la production de l'énergie osmotique correspondait tout à fait à la stratégie de Nitto Denko". Fondés en 1918, Nitto Denko et sa filiale Hydranautics comptent plus de 31.000 employés répartis dans 27 pays. Ce sont les spécialistes du dessalement d'eau mais aussi du retraitement des eaux usées.

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Docs : Sites liés et cités. Photos 1 : Schéma du principe de fonctionnement d'une d'usine osmotique ©Statkraft. 2 : La signature de l'accord entre Statkraft, Nitto Denko et Hydranautics ©Nitto Denko

Tuesday, August 24, 2010

L'Australie parie toujours sur les énergies marines... CETO 3 en tête



SYDNEY - (Australie) - 25/08/2010- 3B Conseils-Un rapport qui vient d'être commandé par la CSIRO (Commonwealth Scientific and Industrial Research Organisation) confirme que la ressource australienne en matière d'énergie des vagues est de tout premier ordre. Le rapport de la CSIRO, téléchargeable sur le site du leader australien de l'houlomoteur, Carnegie Wave Energy's
à la date du 18/08/2010
, estime ainsi que ce sont quelques 146.000 MW qui pourraient être tirés de la seule énergie des vagues disponible sur les côtes du continent australien. Le rapport estime que la moitié des besoins en électricité de l'Australie pourraient être couverts même si l'on n'exploitait que 10% de la ressource en énergie des vagues répertoriée.
Ce rapport tombe en même temps qu'une enquête publiée par l'important media The Edge of Malaysia (contenu accessible sur abonnement uniquement) qui rappelle qu'à l'heure actuelle 6% de l'énergie consommée en Australie est d'origine renouvelable, ce qui est déjà un chiffre très élevé dans un pays où la ressource fossile, et notamment le charbon, est abondante (l'Australie est le plus gros exportateur mondial de charbon) et où les entreprises pourraient se contenter de la facilité de son exploitation à un coût très compétitif. The Edge rappelle que la volonté de l'Australie est de s'investir significativement dans les énergies renouvelables et " notamment dans l'éolien, l'houlomoteur et le solaire ". Après l'inauguration le 12 août dernier de la ferme éolienne de Markatur (la plus grande structure éolienne actuellement érigée dans l'hémisphère sud) portée par l'opérateur australien AGL Energy et le néo-zélandais Meridan Energy, c'est au tour de l'énergie houlomotrice de commencer à faire ses preuves. Pour le Dr Michael Ottaviano, directeur de Carnegie Wave Energy’s : " Le rapport CSIRO confirme officiellement que l'Australie possède une ressource de première importance, en l'occurrence l'énergie des vagues, actuellement inexploitée. Carnegie a déjà pris en charge la responsabilité de commercialiser cette ressource renouvelable grâce à ses démonstrateurs houlomoteurs CETO testés en ce moment même à Garden Island, (Australie occidentale), en Nouvelle Galles du Sud et dans le Sud-Ouest de l'Australie. " En septembre 2008, Carnegie avait déjà publié les résultats d'un rapport effectué par RPS MetOcean. Ce rapport avait alors estimé que, sur tout le sud du littoral australien, la ressource d'énergie des vagues near shore (exploitable par moins de 25 mètres de profondeur) était de 170.000 MW, soit environ quatre fois la capacité totale installée de production d'électricité de l'Australie (chiffres Carnegie). Les données du rapport provenaient alors principalement du système de modélisation des vagues à l'échelle mondial NOAA WaveWatch III, ramené au secteur du sud de l'Australie. Dans ce discours résolument optimiste et volontariste, aucune contrainte liée à l'exploitation de l'énergie des vagues n'est évoquée si ce n'est (très légèrement) la constitution d'un nouveau réseau électrique sur ce continent où relier une côte à une centrale peut équivaloir facilement à tirer des câbles sur une distance équivalente à Paris-Moscou. Le 24 août 2010, Carnegie Wave Energy’s annonçait donc la poursuite du déploiement offshore de son démonstrateur houlomoteur vedette CETO 3 (de troisième génération, donc pas plus avancé finalement que certains projets britanniques ou même - oops - français!) sur le site Garden Island près de Perth, dans l'ouest de l'Australie : " Notre expertise dans le domaine de l'exploitation du démonstrateur est maintenant comparable à celle de l'offshore pétrolier ou gazier " a déclaré le Dr Michael Ottaviano à l'issue de ce déploiement. Phrase qui se veut rassurante mais qui n'a pas manqué de faire dire à certains experts que le projet CETO n'était pas si avancé que sa communication voulait bien le laisser penser et que des difficultés de mise au point subsistaient. D'autant que je rappelle que CETO (cf. mes anciens articles sur le sujet) est une technologie-gigogne qui en utilise deux, dont une encore très expérimentale.
En effet CETO utilise d'abord l'énergie houlomotrice near-shore captée par des bouées pour propulser à terre une eau mer sous pression destinée à alimenter des turbines produisant de l'électricité MAIS... aussi alimenter une mini centrale de dessalement par osmose inverse, incluse dans le projet. Le schéma technique de CETO a toujours été très clair à ce sujet depuis le début de sa publication et ne varie pas. Le dernier en date étant celui donné ci-contre, pas plus tard qu'hier. Mettre au point une technologie émergente c'est déjà une gageure, alors deux à la fois, dont une qui pose de multiples problèmes techniques non résolus (problème d'engorgement des membranes dans le cas de l'osmose inverse, cf. article d'hier)... ça demande du temps on va dire, et ça va fait jaser ! Reste enfin que dans le domaine des énergies hydrocynétiques, Carnegie Wave Energy’s n'est pas, comme le rappellent fort à propos plusieurs analystes, le seul interlocuteur australien possible pour une future exploitation des énergies renouvelables marines ! Le pays compte en effet un nombre honorable d'industries spécialisées dans la fabrication de turbines hydrauliques captant les courants des fleuves et rivières et l'on sait (comme nous le prouve constamment une entreprise comme Alstom par exemple) que les deux technologies, pour être différentes, ne sont pas complètement étrangères l'une à l'autre. Si je ne craignais le jeu de mot facile, je dirais que le rapport du CSIRO met encore plus CETO sous pression.
A suivre donc surtout dans le nouveau contexte politique de l'Australie...

Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites liés. Photos © CSIRO et © Carnegie Wave Energy's ltd


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Monday, August 23, 2010

NORIT X FLOW et BEFESA : une usine osmotique de dessalement en Chine




ENSCHEDE - (Pays Bas-U.E) / BEIJING - (Chine) - 24/08/2010 - 3B Conseils - Le géant hollandais de la purification de l'eau douce et salée, NORIT a été sélectionné par la Chine pour son gigantesque projet d'usine de dessalement d'eau de mer par osmose inverse dans le port de Qingdao. Norit fournirait pour l'occasion par le biais de sa filiale Norit X-Flow une technologie innovante de pré-traitement de l'eau par ultrafiltration. La technologie utilisée sera donc celle de l'osmose inverse alliée au procédé novateur de filtre dit de pré-traitement par ultrafiltration membranaire (UF). Cette technologie a été mise au point pour pallier à un des inconvénients majeurs connus dans le processus de dessalement par osmose inverse, à savoir le colmatage rapide des membranes utilisées. Le procédé de filtration UF de Norit X-Flow supprime les limons fins ainsi que la turbidité de l'eau causée par les particules en suspension et atténue la présence de certains micro-organismes contaminants. Norit X-Flow serait ainsi le premier fabricant mondial à proposer une membrane spécialement conçue pour pré-traiter l'eau de mer. Ce système pourrait bénéficier à d'autres applications comme celui de la production d'électricité par osmose inverse... Pour ce projet en l'occurrence, Norit X-Flow utiliserait notamment son système d'ultrafiltration de membrane Seaguard. L'usine de Qingdao contiendra ainsi 2.280 modules de filtres Seaguard disposés par galettes de 20. La compagnie tient à préciser que ces filtres innovants ont fait leurs preuves de fiabilité dans des conditions extrêmes d'exploitation et ont rempli les exigences les plus strictes de qualité.
Situé dans la province de Shandong sur la Mer Jaune, Qingdao est le deuxième plus grand port commercial du nord de la Chine. L'usine osmotique de dessalement sera conçue pour traiter 100.000 mètres cubes d'eau par jour, ce qui devrait permettre d'approvisionner en eau potable une population d'environ un demi million de personnes. L'usine de dessalement de Qingdao sera la plus grande usine du genre jamais construite à ce jour en Chine, pays dont le gigantisme des projets n'est plus à démontrer ! D'autres usines de dessalement sont censées suivre. Outre le fait d'être une première en matière de gigantisme, ce projet est aussi une première en matière de financement. En effet, cette usine sera la première entièrement financée par des capitaux privés en Chine, grâce à un montage entièrement élaboré par des banques locales. Le projet devrait entrer en service en 2012.
Je me dois de préciser au lecteur de ce blog que l'européen NORIT est loin d'être un inconnu pour les autorités chinoises. Le 30 octobre 2009 en effet, un consortium formé par Norit et GreenTech s’est déjà vu officiellement attribuer le contrat pour la conception, la livraison, l’installation, et la mise en route du projet municipal de Qinghe qui recycle 180 000 m3/ jour d’eaux usées à Pékin. Ce projet, qui est le plus important projet de réutilisation des eaux usées en Chine, est aussi du même coup le plus important projet de réutilisation d’eau actuellement conçu dans le monde. C'est, fort de son expérience dans ce domaine à Pékin que NORIT a pu obtenir le nouveau projet de dessalement du port de Qingdao. Pour mener le mener à bien, Norit X-Flow a signé un accord avec le spécialiste mondial du traitement des déchets industriels, l'espagnol BEFESA qui sera responsable de la conception, de la construction et de l'exploitation de l'usine sous les termes d'un contrat de 25 ans.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : sites liés. Photo : © Norit


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