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Tuesday, February 14, 2012

XD115 de XEMC DARWIND : une éolienne offshore de 5MW "low cost" ?

Le prototype XD115 de 5 MW

HILVERSUM - (Pays Bas) - 14/02/2012 - mer-veille.com / MRE
Par Francis Rousseau
XEMC-Darwind est une jeune entreprise née d'un partenariat et d'un jeu de rachats complexe de sociétés entre la Chine, via Hunan Hara XEMC Windpower Co. Ltd. fondée en 2006, basée à Xiangtang (Province du Hunan), et les Pays-Bas, via Darwind, compagnie héritière de la technologie Lagerwey connue pour ses turbines terrestres Zephyros.

L'entreprise sino-hollandaise XEMC Darwind B.V. est basée en Hollande, cotée à la Bourse de Shanghai et codirigée par une équipe composée de membres hollandais et chinois. Forte de son expérience, la compagnie s'est lancée dans la réalisation d'une turbine offshore de haute technologie d'une capacité de 5 MW : la XD115 est encore au stade de prototype, mais la fabrication commerciale serait lancée prochainement. La turbine sino-européenne est à entraînement direct et générateur à aimant permanent, promet d'être particulièrement concurrentielle et fait déjà couler beaucoup d'encre.
Francis Rousseau en fait une présentation détaillée et sans doute…. dépassionnée !. 

Il faut vous abonner pour en savoir plus (ICI)

sources : investing.businessweek.com, windpower.com, Green Tech Focus et sites liés.

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de energiesdelamer.blogspot.com ou du portail géré par Marine Renewable Energy Ltd et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.


Vous pouvez lire directement sur le blog des énergies de la mer la brève de marine-renewable-energy.com : Wave Power Development in the USA? sur marine-renewable-energy.com et la brève du portail mer-veille.com relative à l'appel d'offre éolien offshore français en baie de Saint Brieuc, qui précise les conditions d'utilisation des ports de Saint Quay Portrieux et d'Erquy pour la maintenance du parc du consortium GDF Suez Siemens. Rappelons que le consortium Iberdrola aurait aussi choisi Saint Quay Portrieux et Saint Cast Le Guildo à 30 km de Saint Malo - Ouest France. 31 01 2012. BB.

Monday, January 9, 2012

E.M.E.C. et O.U.C. : accord important sur l'énergie des vagues


QINGDAO - (Chine) - 09/01/2012 - mer-veille.com
Par Francis Rousseau - MRE - Un important accord de partenariat sino-écossais vient d'être signé relatid à l'exploitation de l'énergie des vagues. La signature est intervenue entre l'EMEC (European Marine Energy Centre Ltd.) et la Chine par le biais de l'Ocean University of China (O.U.C) de Qingdao ou Tsingao (Province du Shandong). Les termes de l'accord prévoient, que le personnel et les experts de l'EMEC aideront l'O.U.C à développer un centre d'essais d'énergie des vagues. Il laisse entrevoir aussi d'autres types d'échanges...

Sources : EMEC - MER
Pour en savoir plus abonnez-vous (Ici)

Qingdao est aujourd'hui le 4è port de commerce le plus important après Shanghai, Shenzhen et Tianjin. La stratégie de développement de la ville promeut les centres de recherches maritime d'où découle une forte activité dans le secteur de pêche. C'est la capitale commerciale du Shangdong où les capitaux étrangers sont très importants notamment coréens, japonais et allemands.

L'alerte de la veille médias ne peut pas être reproduite sans l'autorisation de Mer-veille.com et d'energiesdelamer.blogspot.com. BB

Monday, December 12, 2011

SIEMENS et SHANGHAI ELECTRIC : créations de 2 co-entreprises chinoises





SHANGHAI - (Chine) / ERLANGEN - (Allemagne) - 12/12/2011 - mer-veille.com 3B / MRE - Par Francis Rousseau -

Le 8 décembre 2011 ont été signés à Shanghai par Siemens et Shanghai Electric deux nouveaux accords qui permettent aux deux compagnies de créer deux co-entreprises chinoises en vue d'un développement conjoint du marché de l'énergie éolienne en Chine.
Dans chacune des deux nouvelles co-entreprises ainsi créées, appelées SmartPower Wind Turbines Shanghai et Shanghai Electric Wind Energy, le nom de Siemens disparaît. Du même coup, la compagnie allemande perd son étiquette [ ... ]

Pour en savoir encore plus : ICI abonnez-vous

Monday, September 19, 2011

AMSC - SINOVEL : première affaire d'espionnage industriel dans l'éolien offshore


DEVENS - (Etats-Unis) - 19/09/2011 - 3B Conseils-Mer-veille-MRE -
Par Francis Rousseau
L'équipementier AMSC (American Superconductor Corporation) qui est en train de mettre au point en ce moment plus ou moins secrètement SeaTitan, une turbine de 10 MW qui sera l'éolienne offshore la plus puissante du marché, (plusieurs constructeurs sont déjà sur ce créneau) a annoncé sur son site web corporate le 14 septembre 2011 (ICI) qu'un de ses employés a été payé par Sinovel, le n°1 chinois des turbines éoliennes, pour "voler" des éléments-clés de sa technologie. Cette accusation tombe pour Sinovel en pleine période de promotion de la derniere-née de ses turbines offshore la SL6000 de 6 MW. Sinovel les aurait utilisés pour améliorer les performances de son éolienne de 1,5 MW (sous licence Fuhrländer en Allemagne) en dérobant des codes et des composants électroniques clé du noyau. AMSC a porté plainte au civil et au pénal contre Sinovel et d'autres parties à la fois en Chine et aux Etats-Unis pour "usage frauduleux de la propriété intellectuelle". L'affaire est grave et les sanctions n'ont pas traîné. L’employé de chez AMSC qui a été accusé de perpétrer le forfait est actuellement sous les verrous en Autriche sous le chef d'inculpation "d'espionnage industriel". Le mot est lâché ! Même s'il n'est pas neuf en matière de technologies et surtout de technologies éoliennes, c'est en tout cas la première fois dans la jeune histoire de cette industrie qu'une telle plainte est déposée officiellement devant les tribunaux.

Ceci est l'alerte gratuite.
Depuis le 2 septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité et en savoir encore plus, merci de vous abonner au Daily News de Mer-Veille.com, portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.

Wednesday, September 14, 2011

Chine : une ambition énergétique marine inscrite dans 3 plans quinquennaux



BEIJING - (Chine) - 14/09/2011 - 3B Conseils-MRE -
Par Francis Rousseau
BEIJING - (Chine) - Dans le domaine de l'éolien offshore : le gouvernement chinois marche à grand coup d'appels d'offres vers la réalisation de son objectif de mettre en place 5 gigawatts d'énergie éolienne offshore d'ici 2015 et 30GW d'ici 2020. L'éolien offshore ne constitue pas cependant la seule ambition énergétique marine de la Chine. Le pays possède en effet de riches ressources houlomotrices et hydroliennes réparties un domaine qui comptabilise 32.000 kilomètres de côtes, dont 18.000 km le long du continent, et 14 000 km tout autour de ces 6500 îles. La ressource hydrolienne est estimée par exemple à 21,7 GW essentiellement située dans le Zhejiang et le Fujian.
Jusqu'à présent, il y a sept petites stations expérimentales exploitant l'énergie des courants ou l'énergie marémotrice avec un total en capacité installée de 6 MW...

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Thursday, June 9, 2011

SINOVEL, GOLDWIND, XEMC et GUODIAN : l'obsession des 6 MW !


BEIJING - (Chine) - 10/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau - Selon l'agence de presse officielle chinoise Xinhua (Chine Nouvelle) plusieurs industriels chinois (ils sont 80 sur le marché des turbines éoliennes !) s'apprêteraient à développer des versions commerciales de turbines éoliennes de grande puissance avant la fin de l'année 2011. Il s'agirait même pour les 4 plus grands d'entre eux d'une véritable "obsession", le but étant principalement d' "aiguiser la compétition dans le domaine " !

Le plus grand d'entre eux et le plus connu aussi à l'international Sinovel Wind Group annonçait le 31 mai 2011 (ICI) qu'il avait produit un prototype de 6 MW, la SL 6000 qui a la particularité de pouvoir être utilisée aussi bien dans les parcs à terre que dans les parcs offshore, la Chine tendant à gommer au maximum les différences qui peuvent exister entre les deux technologies. Fier à juste titre de ce produit dont le diamètre de rotor atteint 128 mètres, Sinovel, par la voix de Tao Gang vice président du groupe, a annoncé récemment son ambition et son impatience à construire des turbines de 10MW, sans d'ailleurs donner aucun détail sur le projet. Il s'est contenté de déclarer que le gigantisme en matière d'éolien était devenu "une tendance inévitable en raison de la plus grande efficacité de ses turbines et des coûts de maintenance plus faibles". La SL 6000 ne serait donc qu'une étape, même si, pour l'instant, elle est la plus puissante de la gamme, qui compte surtout des 1,5 MW et des 3 MW.

Autres grands fabricants chinois à s'attaquer au marché des 6 MW: Xiangtan Electrical Machine Co. Lt (XEMC), une des firmes les plus communicantes à l'international qui a sorti en octobre 2010 son propre prototype de 5 MW et tente aussi de mettre au point une 6 MW, sans donner non plus beaucoup de détails. En plus de Sinovel et XEMC, au moins 2 autres fabricants chinois d'éoliennes parmi les 80 listés sur le marché chinois veulent produire des turbines de 6 MW ; il s'agit de Goldwind et de Guodian United Power (pas de site) un consortium formé par le puissant distributeur China Guodian et United Power qui annonce la capacité de fabriquer dans son usine de Baoding (Mongolie Intérieure) jusqu'à 800 éoliennes par an (non je ne me suis pas trompé !). Même s'il s'agit dans le cas précis surtout de turbines de faible puissance (1,5 MW), il n'en reste pas moins que la capacité est là et qu'il faut prendre très au sérieux le défi du consortium de s'attaquer au marché des 6MW.

Quand à Goldwind : après avoir investi CNY 550 millions (€57, 97 millions) en novembre 2010, dans le but de mettre au point une turbine de 6MW, une de ses usines de la province orientale du Jiangsu a commencé à la développer avec la technologie entraînement direct /aimant permanent, "le nec plus ultra" en la matière. (cf. ICI). Ce prototype Goldwind de 6 MW devrait être prêt au début de l'année 2012. Bizarrement l'autre grand fabricant chinois de turbines éoliennes, Dongfang Electric dont les activités recouvrent tous les secteurs de l'énergie, des énergies fossiles aux énergies renouvelables en passant par le nucléaire, ne semble pas être encore entré dans la compétition et continue de fabriquer son lot (impressionnant aussi !) de turbines de 1,5 et 2MW.

Par contre, des compagnies plus modestes au regard des tailles des géants cités, semblent, selon Xinhua, lorgner sur ce marché porteur des éoliennes de grande capacité. Huayi Electric, (dont le contenu du site est particulièrement minimaliste !) fait partie de ceux-ci. Huayi Electric a annoncé que CNY 45 millions (€4,7 millions) ont déjà été consacrés au développement de sa turbine de 5 MW (produit non consultable en ligne). Il aurait même décidé de consacrer environ un quart de ses CNY 190 millions (€20 millions) de fonds recueillis récemment au développement de turbines éoliennes de 6 MW (produit non consultable en ligne). Cette volonté de Huayi à développer les éoliennes de grande capacité prendrait appui sur un accord signé en mai 2011 10e avec MECAL BV, un célèbre designer hollandais d'éoliennes (entre autres), dont le site est heureusement moins zen que celui de son associé chinois. En vertu de cet accord, Huayi et MECAL BV se seraient engagés à mettre au point un prototype de turbine 6 MW pour une utilisation commerciale dans des fermes éoliennes offshore avant mars 2013. Huayi aura la propriété exclusive et l'utilisation des turbines.


 Il faut rappeler que la Chine a lancé en octobre 2010 un appel d'offres public pour la construction de quatre parcs éoliens offshore dans la province du Jiangsu, pour un total de 1 GW de capacité installée. La construction des parcs éoliens va commencer avant la fin de l'année 2011, cette année, l'objectif officiel étant que la Chine ait 5 GW de capacité installée en éolien offshore en 2015 et 30 GW d'ici 2020.

Sources : Sites liés et cités. Photos : 1. © Goldwing. 2 © Sinovel. 3 © United Power . 4 et 5 Usine d'éoliennes de Guodan © Baoding

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Thursday, May 19, 2011

La Chine intègre la technologie Converteam à ses éoliennes offshore


SHANGHAÏ - (Chine) - 19/05/2011 - 3B Conseils - Les chinois ont intégré la technologie Converteam à leurs démonstrateurs de turbines éoliennes offshore.

La société Chinoise Envision Energy va utiliser le générateur Converteam pour son nouveau prototype (DD-PMG) et le convertisseur MV3000 à pleine puissance, pour ses turbines éoliennes offshore GC-1, d'une capacité de 3,6 MW.

Dans un premier temps, Envision va construire deux éoliennes offshore qui devraient être mises en service au Danemark en 2012 pour les tester et valider cette nouvelle technologie.

Dans un accord séparé, Converteam a également prévu la livraison de 350 convertisseurs modulaires Prowind d’une puissance de 1,5 MW pour la production d’énergie éolienne en Chine.

Les convertisseurs pour ces éoliennes seront fabriqués à l'usine de Converteam à Shanghai, et seront conçus pour des générateurs à induction et pourvus d’une double alimentation.

Anders Rebsdorf, Directeur du centre de recherche d’Envision Danemark, a déclaré que «L’éolienne offshore GC-1 sera un élément clé de notre offre d'éoliennes, ce qui permettra d'optimiser le potentiel économique et environnemental de l'énergie éolienne. En choisissant Converteam pour la GC-1 nous allons renforcer une relation de coopération, établie depuis notre entrée sur le marché éolien en 2007, et intégrer ainsi des convertisseurs de puissance Converteam dans nos turbines."

Traduction CL

Source: sites liés


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Thursday, April 21, 2011

L'éolien offshore dans le monde : les chiffres




BRUXELLES - (Belgique - U.E.) - 22/04/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Faisant suite à la série d'articles que j'avais consacrés à l'état de l'art dans le monde en 2010, et avant que des mises à jour pays par pays soient disponibles dans le courant dès cette année, voici les derniers chiffres issus des statistiques de l'EWEA (European Wind Energy Assocation) , de Wind Powering America, de Wind Power Monthly dont certains on été relayés par Clean Technica.
Ce résumé permet de mieux cerner qui sont actuellement les principaux acteurs mondiaux dans le domaine et quels sont les chiffres en présence. Et pour commencer rien ne valant un bon petit classement, ne nous en privons pas !
Comme les lecteurs de ce blog le savent déjà, c'est l'Europe qui est le leader incontesté de l'éolien offshore dans le monde suivi par la Chine n°2, le Japon n°3 (car le Japon est un des rares pays à produire actuellement de l'énergie éolienne offshore) et les Etats-Unis n°4.


N° 1 UNION EUROPÉENNE


A la fin de 2010, l'Europe comptait un total de 1.136 éoliennes offshore installées et raccordées au réseau dans 45 parcs éoliens répartis dans 9 pays de l'Union et développant une capacité de 2.946 MW, soit de quoi alimenter 2,9 millions foyers selon l'EWEA.
Pour la seule année 2010, ce sont 308 éoliennes offshore qui ont été installées au large des côtes européennes développant une capacité de production totale de 883 MW, soit une augmentation de 51 % par rapport à 2009. La capacité d'énergie éolienne installée par année au large des côtes européennes tous pays confondus est donc passée de 4 MW en 2000 à 883 MW en 2010.
Les 9 pays de l'Union Européenne développant une capacité d'énergie éolienne offshore en 2010 étaient les suivants :
1. Royaume-Uni pour 1.341 MW
2. Danemark pour 854 MW
3. Pays-Bas pour 249 MW
4. Belgique pour 195 MW
5. Suède pour 164 MW
6. Allemagne pour 92 MW
7. Irlande pour 25 MW
8. Finlande pour 26 MW
9. Norvège pour 2,3 MW
Fin 2011, si les planifications sont respectées, la capacité d'énergie éolienne devrait s'accroître de 1.000 à 1.500 MW. Pour l'heure, 13 parcs d'éoliens sont en développement. Ils pourraient totaliser une capacité de près de 4.000 MW. Lorsqu'ils seront achevés, la capacité installée éolienne offshore sera proche de 7.000 MW.
19.000 MW de capacité éolienne offshore ont été approuvés jusqu'à présent en Europe soit de quoi alimenter 14 des plus grands capitales de l'Europe.
Pour plus d'informations se reporter au rapport "“The European offshore wind industry key trends and statistic" de l'EWEA téléchargeable en PDF
En 2011, la capacité européenne offshore doit continuer de croître.
Actuellement, sont en construction :
- 1860 MW au Royaume-Uni
- 1248 MW en Allemagne
- 412 MW au Danemark
- 165 MW en Belgique
- 90 MW en Italie.
La France qui n'est dans aucune des listes n'a aucun parc en fonction ou actuellement en construction mais a pris l'engagement de générer 6.000 MW de capacité éolienne offshore d'ici à 2020 et devrait ajouter, si l'on en croit les diverses déclarations faites ces mois derniers, 3000 MW au chiffre de l'U.E. d'ici 2015.

N° 2 CHINE

Le projet de Shanghai’s East Sea Bridge est le plus connu des projets offshore chinois. Sa mise en service a été voulue par les autorités simultanément à l'ouverture de l'Exposition Universelle de Shanghai 2010. (Cf . notre article Eolien offshore en Chine : bilan 2010). La première phase du parc développant 102 MW a donc été mise en service le 8 juin 2010. La construction de la deuxième phase du projet (100 MW) devrait commencer avant fin 2011, ce qui donnera à Shanghai East Sea la capacité de 202 MW. La capacité totale de la Chine à l'heure actuelle est de 103,5 MW. Mais tout ceci n'est qu'un timide début. En effet si l'on en réfère à l'agence de conseil en Energie pékinoise Azure International, la Chine devrait installer 514 MW d'éolienne offshore d'ici 2015 et prévoit d'ici 2020 d'investir 100 milliards de dollars dans ce secteur pour installer en 5 ans jusqu'à 30.000 MW ! "Il s'agit là de l'équivalent de l'ensemble des fermes éoliennes onshore actuellement installées en Chine, qui constituent à elles seules déjà le plus grand marché éolien de la planète" fait remarquer Technology review. Dans l'attente, le Bureau national de l'énergie aurait décidé de lancer dès cette année la construction de 1.000 MW de projets éoliens offshore.

N° 3 JAPON
Le Japon est le seul autre pays dans le monde dont la totalité de la production de l'énergie éolienne offshore soit raccordée au réseau. Le pays dispose de 17 turbines en activité réparties dans 3 parcs (Kamitsu, Sakata et Setana) produisant 28,5 MW (cf notre article du 23 mars 2011, actuellement le plus lu du blog d'après Google). Certains experts ont émis l'hypothèse qu'après la tragédie de la centrale nucléaire de Fukushima, qui est en passe de devenir le plus grave accident nucléaire jamais advenu à ce jour dans le monde, les efforts risquent de se concentrer beaucoup plus sur le développement des énergies renouvelables. Et ce d'autant plus qu'aucune des turbines éoliennes offshore en service au Japon n'a été endommagée par le tremblement de terre de magnitude 9 et le tsunami qui a suivi, et ceci malgré leur implantation sur des zones assez proches de l'épicentre du séisme ; c'est le cas de Kamitsu situé à 300 km de l'épicentre qui, étant un parc nearshore, n'a pas non plus souffert de l'impact du tsunami. Cela fait de la technologie éolienne offshore japonaise la plus sûre du moment en cas de catastrophe naturelle majeure.

N° 4 ÉTATS UNIS
Le département américain de l'Énergie a consacré quelques $ 50.500.000 pour faire avancer la technologie de l'énergie éolienne offshore aux Etats-Unis et l'administration Obama a déjà annoncé qu'elle aimerait voir le premier parc éolien offshore américain construit sous son mandat. Bien que les ressources soient considérables sur les côtes de ce pays et que 1/3 de la population puisse espérer être alimenté par l'éolien offshore, aucun parc n'est encore entré en phase de construction significative dans le pays et bien malin qui pourrait dire qui sera le premier construit ! Après des années de retard (plus de 10 ans tout de même !) le projet Cape Wind a été approuvé par l'administration Obama et a reçu un bail d'exploitation officiel en bonne et due forme. Il devrait être théoriquement le premier projet à voir le jour mais pour l'instant aucune pale ne s'est encore profilée à l'horizon ! Second sur la liste mais avec une chance de doubler le premier au poteau, le projet de parc sur les Grands Lacs dont les prémices de la construction ont commencé dans l'Ohio.
Les Américains n'étant pas velléitaires, si les projets traînent autant c'est qu'il y a des raisons de fond. Elles sont de deux ordres : les choix technologiques éoliens (flottant ? fondation ? quelle puissance ? ) et, surtout, le réseau électrique américain, vétuste et incapable de supporter en l'état un afflux de nouvelles sources d'énergie. Mais de grands projets sont en gestation comme celui d'une "autoroute de l'électricité en mer ", dans laquelle le géant Google, vient d'investir une considérable somme d'argent.

Il y a fort à parier que l'année prochaine à la même époque, le classement donné ci-dessus aura déjà considérablement changé. On peut s'amuser à deviner en faveur de qui...

Sources : sites liés. Photos : 1 Graphique de la capacité éolienne offshore installée en Europe © EWEA . 2 Carte de l'éolien offshore en Europe 3 Parc éolien en mer de Shanghai East Sea Bridge. 4. Parc éolien nearshore de Kamitsu (Japon). 5. Carte de la ressource éolienne américaine. © NERL

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Thursday, March 17, 2011

Shanghai East Sea Bridge : deuxième phase


SHANGHAI - (Chine) - 17/03/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le gouvernement chinois a annoncé qu'il entamerait dès cette année la construction de la deuxième phase du parc éolien offshore de Shanghai East Sea Bridge dont la capacité installée sera de 100 MW. Ce parc éolien (cf. la fiche du gouvernement chinois) sera le plus grand parc éolien offshore de Chine, composé de 34 turbines Sinovel de 3 MW (Sinovel est devenu le second constructeur mondial d'éolien supplantant l'américain GE).
La première phase de ce parc qui consistait en l'installation des trois premières turbines de 92 mètres de haut, avait été menée en avril 2009, à quelques kilomètres du Shanghai East Sea Bridge dans la partie orientale de la Mer de Chine. Ces trois premières turbines avaient été installées rapidement pour permettre d'offrir une vitrine des choix technologiques renouvelables chinois futurs au moment de l'ouverture l'Exposition universelle de Shanghai. La seconde phase, qui consiste donc en l'installation des 31 turbines restantes, sera menée avant la fin de cette année 2011, selon le gouvernement chinois, qui j'en ai déjà fait mention en janvier, a décidé un coup d'accélérateur à son programme éolien.
D'un coût évalué primitivement à 2,4 milliards de yuans (262 millions d'euros), ce parc éolien fournira de quoi alimenter 200.000 foyers (cf notre dossier Eolien offshore en Chine : bilan 2010). Six ou sept autres parcs éoliens devraient être construits dans les environs de Shanghai dont trois nouveaux en Mer de Chine : le parc éolien de Yangshan Bridge, le parc éolien de Fengxian Bay et le projet de l'île de Changxing. Shanghai prévoit de faire passer sa capacité éolienne de 254.000 kW à 293.000 kW, soit l'équivalent d'environ 1,5 % du total de la capacité de production installée pour la ville. Selon Zhou Yongxing, gérant de la Shanghai Electric Power Company, la ville aurait l'intention d'investir massivement dans le développement des projets d'énergies renouvelables et pas seulement dans l'éolien. Selon d'autres sources d'information, le gouvernement et les industriels chinois réfléchiraient aussi d'autre part à la meilleure façon de faire baisser les coûts de l'éolien offshore, encore beaucoup trop onéreux à leurs yeux.

Sources. Sites Liés. Photo : Une des 3 éoliennes (en cours d'installation) de Shanghai East Sea Bridge © Sinovel

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Monday, February 21, 2011

La Chine consacre € 28,52 milliards à sa première zone économique marine



BEIJING - (Chine) - 22/02/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Selon Istockanalyst et l'agence de presse Xinhua, la Chine a inauguré vendredi 18 février 2011 sa première zone économique marine (Shandong Peninsula Blue Economic Zone) dans la province côtière de Shandong (山东半岛) et signé pour l'occasion un premier lot de contrats portant sur 23 programmes, évalués à 255 milliards de yuans (€ 28,52 milliards) pour permettre au pays d'étendre son emprise sur l'océan. Selon Fei Yunliang, responsable de la construction de cette nouvelle zone économique, les contrats signés lors d'une conférence à Beijing couvrent les secteurs des technologies agricoles, des énergies nouvelles, de la logistique internationale, du tourisme et de la culture.
Ce programme est un projet conjoint du Comté de Wendeng et de Shiwei Co., basé à Hong Kong pour développer les îles du district de Nanhai en zone touristique. La première phase du projet coûterait environ 5 milliards de yuans (€ 557 millions ) et devrait être achevée en 2013. De façon à réaliser financièrement le projet sans entrave, le gouvernement de la province du Shandong a signé des accords de coopération stratégique avec 12 banques, dont Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), et six compagnies d'assurance.
Avant que les travaux ne commencent, le gouvernement chinois va accélérer la construction des infrastructures, dont un système d'approvisionnement en énergie. Le gouvernement provincial consacrera 2 milliards de yuans (€ 223 millions) aux travaux en 2011. La Shandong Peninsula Blue Economic Zone fait partie des trois zones économiques marines régionales approuvées par le Conseil d'Etat, en avril 2010 et entérinées en janvier dernier, pour compter parmi les zones pilotes de développement de l'économie maritime de la Chine.
Cette zone économique couvre toutes les eaux territoriales au large de la province du Shandong sur une superficie de 159.500 km2. Elle couvre également les 64.000 km2 de terres qui la bordent englobant les six villes de Qingdao, Dongying, Yantai, Weifang, Weihai et Rizhao. Selon le plan adopté, le gouvernement du Shandong coordonnera cette nouvelle économie maritime avec en ligne de mire le développement des industries marines émergentes.
Wang Gang, membre du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois, a réitéré et souligné que ce plan de développement était bien le tout premier plan de stratégie de développement régional concentré exclusivement sur l'économie maritime. Il a précisé que cette gigantesque emprise maritime permettra aussi bien le développement des énergies fossiles que renouvelables.
Shen Zhiyu, chercheur à la Chinese Academy of Social Sciences (CASS), a précisé que " la capacité à utiliser toutes les ressources marines disponibles était cruciale pour la prospérité économique d'un pays. La Chine possède d'abondantes ressources marines, avec ses 3 millions de km2 de domaine maritime et 32.000 km de côtes." Le pays dispose d'une réserve marine de pétrole de 24,6 milliards de tonnes et d'une réserve de gaz naturel de 1,6 milliards de m3. Toutefois, actuellement l'économie maritime ne représente pas plus de 10 % du produit intérieur brut chinois et elle est principalement centrée sur les industries traditionnelles comme la pêche, les transports et le tourisme, qui, ensemble, représentent les 2/3 de la production marine totale.
Les industries émergentes c'est-à-dire la bio-médecine liée à la mer, l'exploitation des énergies marines renouvelables et fossiles, les produits chimiques issus de la mer et les diverses utilisations de l'eau de mer ne représentent que 5 % de la production marine.

Sources: Sites liés. Carte : Carte marine de la Péninsule de Shandong.

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Tuesday, February 15, 2011

SINOVEL va développer une turbine éolienne multisite de 10 MW




BEIJING - (Chine) - 16 /02/2011- 3B Conseils - Le fabricant chinois Sinovel (华锐风电) a annoncé son intention de développer une turbine de 10 MW. Cette annonce a été faite en dépit des recommandations émises l'an dernier par Li Junfeng, directeur adjoint de la Commission Nationale du Développement et des Réformes de Chine (National Developpement and Reform Commission (NDRC), qui préconisait que les recherches sur l'énergie éolienne et les fabricants chinois se concentrent sur le perfectionnement de produits de la gamme de 1,5 MW à 2 MW plutôt que de se lancer dans les turbines de grande capacité. L'annonce de la mise en chantier de cette méga turbine a été faite par Gang Tao, directeur de Sinovel, qui en a profité pour annoncer aussi que la turbine de 6 MW sur laquelle la société travaille en ce moment sera lancée dès juin 2011.

En prenant la décision de développer une turbine de 10 MW, Sinovel rejoint des fabricants comme AMSC (American Superconductor), Clipper Windpower et Gamesa, dont les travaux sur des modèles de turbines offshore de 10 MW ont déjà commencé. (Cf. notre article du 10 juin 2010)
Gang Tao tout en se gardant de déclarations détaillées sur la future turbine SINOVEL 10MW a cependant laissé entendre, qu'à l'image de sa SINOVEL 5MW multisite à double flux développée depuis octobre 2010, la 10MW serait aussi multisite, c'est-à-dire exploitable aussi bien dans les parcs éoliens onshore, offshore que dans des parcs mixant énergie des courants (fluviaux et marins) et énergie éolienne. Il se pourrait (c'est bien un conditionnel ! ) que la Chine, désormais deuxième puissance économique mondiale et très intéressée par les mix énergétiques renouvelables, innove encore en développant des parcs éoliens mixtes non seulement en mer mais sur certains de ses immenses barrages hydroélectriques fluviaux.

Article : Francis ROUSSEAU

Sources : Sites liés. Photos 1 : ingenieurs et techniviens éoliens chinois © Sinovel

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Wednesday, January 12, 2011

ENERMAR : un projet hydrolien italien exporté en Asie



MESSINE - (Italie - U.E.) - 13/01/2011 - 3B Conseils - Le système hydrolien Enermar prend appui sur une turbine Kobold, qui se présente sous la forme d'une turbine à axe vertical unidirectionnel, pouvant pivoter indépendamment de la direction du courant et pouvant être mise en route sans avoir besoin d'un dispositif d'allumage et dans des conditions extrêmes.

Dans le cadre du projet Enermar, la première turbine Kobold a été déployée par la société Ponte di Archimede International à Ganzirri dans le détroit de Messine en 2004 avec une capacité de 20 kw. À l'heure actuelle, cette turbine serait toujours installée dans le détroit de Messine où elle produirait 50 kW d'énergie. Sur ce site et compte tenu de la force des courants dans la région, l'énergie totale extractible est estimée par Ponte di Archimede à 538 Gwh. Dans son état actuel, le système hydrolien testé dans le cadre du projet Enermar a une efficacité globale mesurée autour de 23%. Ce niveau d'efficacité est, selon le constructeur, comparable à celui des éoliennes développées depuis plus de trente ans. Ce sont ces résultats encourageants qui ont poussé les ingénieurs de Ponte di Archimede International à mener des recherches en vue d'améliorer les composants de transmission mécanique et la connexion à des générateurs électriques.

A peine deux ans après sa première expérimentation, en 2006, Enermar a réussi à séduire la Chine et à s'associer à un programme piloté par l'Académie chinoise des sciences, l'Institut de conversion de l'énergie de Guand Zhou, l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI ou UNIDO en anglais) et la Banque Mondiale. Ce programme visait à installer dans le Détroit de Jintang, situé dans l'archipel de Zhoushan en Chine, une turbine Kobol d'une capacité de 0,07 MW. Les essais se poursuivent depuis 4 ans dans la plus grande discrétion.

Fort des premiers succès, en 2008, c'est avec les Philippines, qu'Enermar signe cette fois-ci un accord par le biais d'un programme soutenu par l'ONUDI, l'ambassade d'Italie, le Gouvernement des Philippines, le Ministère de la Science et de la Technologie (DOST). Le site sur lequel le démonstrateur Enermar est installé se trouve dans le détroit de Cebu où les courants marins sont de 4 mètres/seconde. Les Philippines ont été choisies pour ce projet de démonstrateur car elles offrent un environnement idéal en matière d'exploitation des courants marins et des énergies marines en général et parce qu'elles cultivent de grandes ambitions dans ce domaine (cf. article de lundi 10 janvier 2011). Le développement actuellement en cours de ce projet est suivi par le Conseil Philippin de l'Industrie et de la recherche et du développement de l'énergie (PCIERD).

Bien décidé à exploiter son ancrage sur le marché asiatique, Ponte di Archimede a signé en avril 2009 à Jakarta un contrat de droit privé avec l'indonésien Walinusa Energi pour créer la société PT. Nusa Kobold, destinée à mettre en oeuvre la construction d'un démonstrateur Kobold II. La construction de Kobold II en Indonésie a commencé fin 2009 dans une usine installée près de Lombok avec le soutien financier de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel - ONUDI, dans le but de fournir une réponse prometteuse à la demande d'énergie d'une partie substantielle de la population locale.
Depuis 2009, la crise internationale semble avoir calmé les ambitions asiatiques (aussi bien qu'italiennes d'ailleurs !) de Ponte di Archimede, mais les programmes en cours se poursuivent.

Article : Francis ROUSSEAU

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Thursday, December 16, 2010

Eolien offshore en Chine : bilan 2010


SHANGHAI - (Chine) - 17/12/2010 - 3B Conseils - 83 parcs éoliens offshore sont planifiés au large de la Chine représentant la bagatelle de quelque 50.000 MW (50 GW) ! C'est impressionnant mais ce n'est cependant qu'une petite partie des 375 GW que la Chine a l'intention de développer dans le domaine de l'éolien onshore et offshore d'ici 2020. L'investissement consacré à cet effort, qui place le pays au rang de n°1 mondial dans le domaine des énergies renouvelables, toutes catégories confondues, sera de 620 milliards de dollars (chiffes Pews Charitable Trust-G20/Décembre 2010). L'éolien offshore et onshore représente actuellement 50% des investissements de l'ensemble du secteur des énergies renouvelables en Chine.

Concernant les projets éoliens offshore actuellement en fonction, ils sont au nombre de 5 . Ce sont tous des projets démonstrateurs mais qui totalisent tout de même 140 MW ! Il s'agit de Donghai Bridge Demo (102 MW) ; Longyuan Rudong Intertidal Demo (32 MW) ; Suizhong 36-1 Oil Field (2 MW et une expérience unique d'éolienne connectée à un forage pétrolier en haute mer) ; Xiangshui Intertidal Pilot project (2 MW) ; Dafeng Intertidal Demo (2 MW). Consultez les fiches détaillées de ces 5 parcs plus bas dans l'article...
Concernant les projets en construction, ils sont au nombre de 5 et il s'agit de : Cixi II (200 MW) ; Fujing Haitan Strait intertidal Wind Farm (200MW) ; Xiangshui Intertidal Pilot Project - Goldwind (3MW) ; Chenjiagang Xiangshui (201MW) ; Huaneng Rongcheng Intertidal (102 MW).
Concernant les projets dont le permis de construire a été décidé, ils sont au nombre de 5 et il s'agit de : CNOOC Weihal phase 1 (45MW) ; Chandao Shandong Tianrong phase 1 (48MW) ; Nindge, National offshore Demonstration Project (2000 MW) ; Xiangshui Intertidal Project - Turbine 3 (2MW) ; Nan'ao demonstration project (48 MW).
Concernant les projets dont le permis de construire est en cours de décision, ils sont au nombre de 8 et il s'agit de : Hongkong Offshore Wind farm (201 MW) ; Zhanjiang Xuwen demo (30 MW) ; Xiangshui Offshore demo (200 MW) ; Dongia Intertidal Concession project (200 MW) ; Xiamen (100 MW) ; Dafeng Intertidal concession Project (200 MW) ; Sheyang Offshore project 2 (300 MW) ; Sheyang Offshore project 1 (300 MW).

Concernant les projets au stade de l'étude de faisabilité, il s'agit de : CNOOC Weilhal extension (1100 MW) ; Dongtou (100 MW) ; Long Island County Extension (1000 MW) ; Donghai Bridge phase II (117 MW) ; China Guandong Nucelar Power East China (351 MW) ; Nahui (400 MW) ; Fengxian large scale (300 MW) ; Xiangshui extension (2000 MW) ; Bihal Port (500 MW) ; Ganyu (400 MW) ; Guanyu (400 MW) ; Lianyungang (200 MW) ; Rudong demonstration (99 MW) ; First Phase Demonstrative Intertidal Project (150 MW) ; Dongtai phase 3 (302 MW) ; Dongtai phase 4 (302 MW) ; Dongtai Development zone (2500 MW) ; Xiangshan Development (1700 MW) ; Xiangshan Demonstration (150 MW) ; Shensi Small offshore ( ? MW) ; Laoting demo (350 MW) ; Tiahjin Hangu (20.000 MW!) ; GC Dafeng (500 MW) ; Dafeng intertidal concession (200 MW) ; Huaneng Dafeng Intertidal C4 demo (300 MW) ; Dafeng development zone (3500 MW) ; National Experiment offshore Wind Farm (300 MW) ; Sheyang Project 1/II ( 300 MW) ; Sheyang Development zone (300MW) ; Binhai North development zone (200 MW) ; Binhai South development zone (1100 MW) ; Qidong development zone (1700 MW) ; Huadian et Mingyang (400 MW) ; Huaneng et Mingyang (300 MW) ; LongIsland County (250MW) ; Leizhou Dongli (500 MW) ; Laoting offshore Pilot (200 MW) ; Laoting offshore Development (800 MW) ; Laoting Intertidal (200 MW) ; Thaizhou Zheijuang (? MW) ; Rudong Offshore III development zone (1600 MW) ; Rudong Offshore II development zone (400 MW) ; Rudong Offshore I development zone (200 MW) ; Rudong Offshore development zone (300 MW) ; Hengsha (200 MW) ; Putuo Liuheng (200 MW) ; Fuqing Haitan Strait offshore wind farm (300 MW) ; Quanzhou (460 MW) ; Zhangpu Liuao (200 MW) ; HEC offshore wind (100 MW) ; Jiaxing offshore (? MW) ; Kaomen Haitang (200 MW) ; Cangzhou (1000 MW) ; Caofeidian VAWT (450 MW) ; Hainan Floating Wind farm demo project (20 MW) ; Cixi III (? MW) ; Daishan (? MW) ; Linhal (? MW) ; Lufeng Lake Bay (1250 MW) ; Nan'ao VAWT (20 MW).

Détails des parcs éoliens offshore actuellement en fonctionnement :
(avertissement : les liens web fournis pour certaines entreprises chinoises sont sujets à fonctionnement capricieux !)
- DONGHAI BRIDGE DEMO. Situé à l'Est de la Mer de Chine au large de Shanghai par 30.770° de latitude et 121.994° de longitude, ce parc éolien offshore est porté par le développeur d'énergies renouvelables Shanghai Donghai Wind Power Generation Company Ltd. Il produit 102 MW grâce à 34 turbines de 3 MW de modèle Sinovel SL2000/90, d'une durée de vie prévue de 26 ans, permettant d'alimenter 57033 foyers et d'éviter le rejet dans l'atmosphère de 115 264 tonnes de CO2 et de 2681 tonnes de SO2. Construites par le fabricant chinois SINOVEL, les éoliennes culminent à 136 mètres avec un diamètre de rotor de 90 m. Elles sont réparties sur une superficie de 14 km2 située entre 9 et 16 km des côtes sur des fonds de 7 m. La vitesse moyenne du vent sur le site est de 9,6 m.s. Les fondations ont été construites par le chinois SIDRI, le câble reliant le parc au continent est de 110kv, construit et enfoui par ABB. L'implantation de ce parc a été approuvée le 24 mars 2008, les premiers travaux ont commencé en juillet 2008 et le parc a été inauguré et mis en fonctionnement de façon expérimentale le 4 septembre 2009. Il a été raccordé au réseau le 6 juillet 2010 à temps pour l'Exposition Universelle de Shanghai. Le coût de ce parc aurait été de 2, 3 milliards de Yuan (264 millions d'euros).

- Longyuan Rudong Intertidal demo. Situé à l'Est de la Mer de Chine au large de Jiangsu par 32.442° de latitude et 121.364° de longitude, ce parc éolien offshore est porté par le développeur China Longyuan Group Corporation. Il produit 32 MW grâce à 16 turbines de 2 MW de 3 modèles différents fabriqués par Guodina United Power, Mingyang et Shanghai Electric permettant d'alimenter 17893 foyers et d'éviter le rejet dans l'atmosphère de 36161 tonnes de CO2 et de 841 tonnes de SO2. Les éoliennes sont situées à 3,5 km du rivage. La vitesse moyenne du vent sur le site est de 7,48 m.s. Les fondations de type piles ont été construites par le chinois SIDRI, la câble reliant le parc au continent est de 110 kv construit et enfoui par ABB. La première turbine a été posée le 20 octobre 2009. Le parc a été inauguré et mis en fonctionnement de façon expérimentale le 13 décembre 2009 et achevé le 28 septembre 2010. Son coût aurait été de 75 millions de US dollars.

- Suizhong 36-1OIl Field. Situé en Mer Jaune très au large de la région de Liaoning par 40.505° de latitude et 121.340° de longitude, cette structure éolienne offshore construite sur une plate-forme pétrolière déjà existante (en activité), dont elle assure les besoins en électricité, est une expérience tout à fait intéressante. Le projet a été développé par CNOOC (China National Offshore Oil Corp) qui est le propriétaire de la plate-forme pétrolière. Cette structure produit 2 MW grâce à 1 turbine de 1,5 MW de modèle Goldwind GW70/150. La plate-forme est située en haute mer à 70 km du rivage. La vitesse moyenne du vent sur le site est de 7,9 m.s. Les fondations de l'éolienne, dont le diamètre de rotor est de 70 m, sont les mêmes que celles de la plate-forme pétrolière. La turbine a été installée de façon expérimentale le 8 novembre 2007 et a commencé à produire de l'électricité pour alimenter la plate-forme à peine 20 jours plus tard. La structure aurait été prévue pour qu'une turbine de 3 MW à 5 MW puisse remplacer à terme la turbine existante. Le coût de cette opération particulière aurait été de près de 6 millions de US dollars.

- Xiangshui Intertidal Pilot Project (aussi connu sous le nom de Ring Water Intertidal Project). Situé à l'Est de la Mer de Chine au large de la région de Jiangsu par 434.489° de latitude et 119.872° de longitude, ce parc éolien offshore est un projet pilote qui prévoit à terme d'héberger 3 turbines dont une de 6,5 MW. Le projet a été développé par Yangtze New Energy Development Co. (pas de lien web) sur un site qui est la propriété de China Three Gorges Project Corporation. Ce parc est crédité aujourd'hui d'une capacité de 2 MW grâce à 1 turbine de 2 MW de modèle Shanghai Electric SEC 2000. L'éolienne de 130,5 m de hauteur et d'un diamètre de rotor de 93 m est située à 3,5 km du rivage sur des fonds variant de 0 à 4 m. La vitesse moyenne du vent sur le site est de 6,83 m.s. La turbine a été installée le 23 novembre 2000 et a commencé à produire de l'électricité en février 2010.

- Dafeng Intertidal demo. Situé à l'Est de Mer de Chine par 33.285° de latitude et 120.748 ° de longitude, ce parc est porté par le développeur CPI (China Power Investment Corp). Il comporte pour l'heure une seule éolienne de modèle Sewind Shanghai Electric 2.0MW qui produit 2 MW, permettant d'alimenter 1118 foyers et d'éviter le rejet dans l'atmosphère de 2260 tonnes de CO2 et de 53 tonnes de SO2. La vitesse moyenne du vent sur le site est de 7,42 m.s. Aucune autre information n'est communiquée sur cette structure.

Article : Francis ROUSSEAU

Francis Rousseau prend le large jusqu'au 9 janvier 2011. En son absence l'équipe de 3b Conseils prend le relais de veille.

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Monday, August 23, 2010

NORIT X FLOW et BEFESA : une usine osmotique de dessalement en Chine




ENSCHEDE - (Pays Bas-U.E) / BEIJING - (Chine) - 24/08/2010 - 3B Conseils - Le géant hollandais de la purification de l'eau douce et salée, NORIT a été sélectionné par la Chine pour son gigantesque projet d'usine de dessalement d'eau de mer par osmose inverse dans le port de Qingdao. Norit fournirait pour l'occasion par le biais de sa filiale Norit X-Flow une technologie innovante de pré-traitement de l'eau par ultrafiltration. La technologie utilisée sera donc celle de l'osmose inverse alliée au procédé novateur de filtre dit de pré-traitement par ultrafiltration membranaire (UF). Cette technologie a été mise au point pour pallier à un des inconvénients majeurs connus dans le processus de dessalement par osmose inverse, à savoir le colmatage rapide des membranes utilisées. Le procédé de filtration UF de Norit X-Flow supprime les limons fins ainsi que la turbidité de l'eau causée par les particules en suspension et atténue la présence de certains micro-organismes contaminants. Norit X-Flow serait ainsi le premier fabricant mondial à proposer une membrane spécialement conçue pour pré-traiter l'eau de mer. Ce système pourrait bénéficier à d'autres applications comme celui de la production d'électricité par osmose inverse... Pour ce projet en l'occurrence, Norit X-Flow utiliserait notamment son système d'ultrafiltration de membrane Seaguard. L'usine de Qingdao contiendra ainsi 2.280 modules de filtres Seaguard disposés par galettes de 20. La compagnie tient à préciser que ces filtres innovants ont fait leurs preuves de fiabilité dans des conditions extrêmes d'exploitation et ont rempli les exigences les plus strictes de qualité.
Situé dans la province de Shandong sur la Mer Jaune, Qingdao est le deuxième plus grand port commercial du nord de la Chine. L'usine osmotique de dessalement sera conçue pour traiter 100.000 mètres cubes d'eau par jour, ce qui devrait permettre d'approvisionner en eau potable une population d'environ un demi million de personnes. L'usine de dessalement de Qingdao sera la plus grande usine du genre jamais construite à ce jour en Chine, pays dont le gigantisme des projets n'est plus à démontrer ! D'autres usines de dessalement sont censées suivre. Outre le fait d'être une première en matière de gigantisme, ce projet est aussi une première en matière de financement. En effet, cette usine sera la première entièrement financée par des capitaux privés en Chine, grâce à un montage entièrement élaboré par des banques locales. Le projet devrait entrer en service en 2012.
Je me dois de préciser au lecteur de ce blog que l'européen NORIT est loin d'être un inconnu pour les autorités chinoises. Le 30 octobre 2009 en effet, un consortium formé par Norit et GreenTech s’est déjà vu officiellement attribuer le contrat pour la conception, la livraison, l’installation, et la mise en route du projet municipal de Qinghe qui recycle 180 000 m3/ jour d’eaux usées à Pékin. Ce projet, qui est le plus important projet de réutilisation des eaux usées en Chine, est aussi du même coup le plus important projet de réutilisation d’eau actuellement conçu dans le monde. C'est, fort de son expérience dans ce domaine à Pékin que NORIT a pu obtenir le nouveau projet de dessalement du port de Qingdao. Pour mener le mener à bien, Norit X-Flow a signé un accord avec le spécialiste mondial du traitement des déchets industriels, l'espagnol BEFESA qui sera responsable de la conception, de la construction et de l'exploitation de l'usine sous les termes d'un contrat de 25 ans.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : sites liés. Photo : © Norit


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