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Wednesday, April 25, 2012

Feuille de Route pour l’énergie à l’horizon 2050 / The Roadmap for Energy in 2050 and the debate on the post-2020 Strategy ?

images montage Confrontations Europe


Bruxelles (Belgique U.E) mardi 24/04/12 energiesdelamer.blogspot.com BB

Confrontations Europe
organise  demain 26 avril 2012 de 12h30 à 14h30 
Le thème est "La Feuille de Route pour l’énergie à l’horizon 2050 et le débat sur la stratégie post 2020 :  comment trouver un accord européen sur le mix énergétique  avec 27 politiques nationales ?

The Roadmap for Energy in 2050 and the debate on the post-2020 Strategy ?

Ce premier déjeuner d'une série de 4 est organisé en partenariat avec le Secrétariat d’Etat allemand à l’énergie, l'Association des Economistes de l'Energie (AEE) et Eurelectric
lieu : Hôtel Stanhope  Rue du Commerce 9, Bruxelles

En suggérant de fixer un objectif sectoriel pour l’électricité, la Feuille de Route Energie 2050 ouvre le débat sur le mix européen dans l’électricité en 2050 et sur les objectifs qui doivent succéder au triple 20 pour 2020. Le choix de ce mix par 27 Etats membres souverains sur la politique énergétique va poser des "problèmes redoutables" que la Feuille de Route sous-estime et que Confrontations Europe souhaite éclaircir. Le blog posera la question sur l'intégration des énergies renouvelables de la mer dans le mix énergétique.

Ce 1er déjener débat se tient avec :
Helen DONOGHUE, DG Energie de la Commission européenne, Principal Administrator of the Strategy and Programming Unit of DG Energy , Edit HERCZOG, députée européenne, Hongrie, Hans TEN BERGE, secrétaire général d’Eurelectric, Dr. Georg ZACHMANN, chercheur Energie et Changement climatique à Bruegella participation d'André FERRON, chercheur à Confrontations Europe et Philippe HERZOG, conseiller spécial auprès de Michel BARNIER.
 
Les débats seront dirigés par Claude FISCHER, présidente de Confrontations Europe
Les débats seront simultanément traduits en français et en anglais.
Confrontations Europe est partenaire du blog de veille energiesdelamer.blogspot.com
Déjeuner-débat payant : 50 €
Vous pouvez encore vous inscrire en ligne  ICI
Contact/inscription : Marie-Ange Schilling : Tel : +33 1 43 17 32 89 / Email : maschilling@confrontations.org

Source : http://www.confrontations.org


FLASH NEWS
Eolien Maritime France (EMF) - LM Wind Power et le port d'Esbjerg - Le département de la Manche et la Région Basse Normandie

mer-veille.com développe la présentation de LM Wind Power et du port d'Esbjerg au Danemark qui avaient reçu la visite officielle de la délégation des élus de Basse-Normandie menée par la société Eolien Maritime France (EMF) consortium EDF EN/ Alstom - DONG...) qui  fabrique principalement les pales des éoliennes marines. LM Wind Power a créé les premières pales en 1978 au Danemark avant de les vendre en Espagne, aux Pays-Bas, au Canada, aux Etats-Unis et, depuis peu, en Inde et en Chine.
Alerte du 17 avril 2012 d'energiesdelamer.blogspot.com voir (ICI)
Pour en savoir plus, merci de vous abonner au Daily News de mer-veille.com (ICI)

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de energiesdelamer.blogspot.com ou du portail géré par Marine Renewable Energy Ltd et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites.

Thursday, March 1, 2012

H2Ocean : une plate-forme multi-énergies développée par AWS Truepower

H2OCEAN vue d'artiste


BARCELONE - (Espagne. U.E.) - 01/03/2012 - mer-veille.com / MRE

Par Francis Rousseau

La compagnie espagnole AWS Truepower a révélé officiellement le démarrage de son projet de plate-forme multi-énergies offshore, appelée H2Ocean dans le courant du mois de janvier 2012. Ce projet (dont il n'existe aucune illustration spécifique, celle donnée ci-dessus étant une vue d'artiste) sera mis à l'étude sur une durée de 3 années dans le Parc Cientific Barcelona et financé par le 7e plan cadre 2007-2013 de la Commission européenne, à hauteur de €6 millions.

Le projet vise à imaginer une plate-forme mixant plusieurs énergies renouvelables exploitables en haute mer, alors même que plusieurs projets du même type sont déjà à l'étude ailleurs dans le monde, voir les articles de mer-veille.com et marine-renewable-energy.com et les alertes du blog energiesdelamer.blogspot.com du 02/02/2012 (San Diego USA), du 23/02/2012 (Malte U.E.), du 24/02/2012 (France U.E.) entre autres.

Mais le projet espagnol H2Ocean a surtout pour objectif, au-delà de l'innovation du design et du concept, de proposer, semble-t-il, une solution technologique économiquement et écologiquement viable surtout en matière d'utilisation de la ressource électrique produite et de son éventuel transfert.
C'est ce qui le rend plus réaliste que beaucoup d'autres et intéressant. Un consortium de dix huit entreprises et institutions publiques de cinq pays européens (Allemagne, Espagne, Danemark, Italie, Royaume-Uni) a été mis en place. Les secteurs dont elles sont issues recouvrent les champs des énergies renouvelables, de l'aquaculture, de la production d'hydrogène et de l'expédition d'hydrogène.
Comment la compagnie AWS Truepower va-t-elle rendre ces technologies rentables ?

Pour en savoir plus, merci de vous abonner aux Daily News de mer-veille.com et de marine-renewable-energie.com.

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Friday, February 17, 2012




WASHINGTON
- (États-Unis) / LONDRES - (Royaume-Uni) - 17/02/2012 - mer-veille.com / MRE
Par Francis Rousseau

Grande effervescence autour de l'énergie des vagues des deux côtés de l'Atlantique. Au Royaume-Uni, le taux d'occupation des emplacements du Wave Hub (la prise géante au fond de la mer) est devenu enfin significatif avec l'arrivée de la bouée OE d'Ocean Energy. Aux États-Unis, l'intérêt augmente pour les énergies des courants et des vagues (cf. article du 13/02/2012 de Marine Renewable Energy) avec l'implantation de plusieurs projets annoncée comme imminente.
Le pays semble les redécouvrir à la faveur d'un rapport extrêmement technique de l'EPRI (Electric Power Research Institute), selon lequel le développement des énergies océaniques pourrait fournir plus de la moitié des besoins en électricité du pays. Sur la base de ce même rapport, notre confrère Tidal Today du 7/02/2012 faisait état du fait que l'énergie des courants marins n'était plus seulement un simple concept aux États-Unis mais "commençait à devenir une réalité".

Ce point fait par Francis Rousseau est important et si vous voulez en savoir plus il faut vous abonner au Daily News de Mer-veille.com (ICI).
Toujours sur la colonne de droite du blog, vous pouvez également lire des brèves importantes sur l'acquisition par Siemens de la totalité de Marine Current Turbines (voir marine-renewable-energy.com), l'acquisition par Nexans de AmerCable Holdings inc., l'envoi d'une lettre aux chefs d'Etats Europe à propos de la directive qui sera présentée le 23 février prochain par la Commission européenne. BB

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Monday, February 13, 2012

PROJET GERRI : le point sur le volet EMR en 2012

CETO à La Réunion

SAINT DENIS (Ile de la Réunion - France ) - 13/02/2012 - mer-veille.com / MRE
Par Francis Rousseau.

Dans un entretien accordé le 10/02/2012 au quotidien réunionnais infos 974.com, Guy Dupont, à la tête du Projet GERRI depuis avril 2011, présente ce projet qui prévoit de rendre l'Ile de la Réunion énergiquement autonome à l'horizon 2030. Il fait le point sur le volet "énergies marines renouvelables" qui, bien qu'ambitieux, repose sur… 3 personnes. Un point rendu nécessaire après la déception engendrée localement par le transfert du projet ETM en mer porté par DCNS du site du Port à la Réunion au site de Bellefontaine en Martinique, en application d'une convention signée en juillet 2011.

Malgré cet aménagement de programme, les énergies marines seront bel et bien présentes à La Réunion avec la mise en place d'une centrale PAT ETM (centrale ETM prototype à terre) et surtout de nombreux autres projets d'exploitation d'énergies marines renouvelables, principalement houlomotrices et SWAC.

Pour en savoir plus, merci de vous abonner à mer-veille.com (ICI)

Pourtant, en 2012, les régions ultramarines devront elles-aussi mettre la main à la poche pour soutenir l’effort national afin d’économiser 12 milliards d’euros. C'est dans ce contexte que les énergies de la mer devront aussi se développer et trouver les moyens de financement des projets GERRI. BB
. A réécouter : l'émission scientifique Transversale de Radio O avec Jules Dieudonné directeur du plan énergie climat de Conseil régional de Réunion, Jérôme Billerey, Président du directoire d’Aerowatt et président de la commision outre-mer du Syndicat des Energies Renouvelables et Aurélie Bocquet, chargée de l’outre-mer au comité français de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature : Contact : radioo@francetv.fr
. A relire sur le blog les archives sur l'ETM à La Réunion du 11 juin 2009.

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energiesdelamer.blogspot.com est relooké ! c'est pour mieux vous servir !

Thursday, February 2, 2012

FLOAT INC. : systèmes de pontons et ports flottants innovants pour mix EMR

SAN-DIEGO - (Etats-Unis) - 02/02/2012 - mer-veille.com / MER.
Par Francis Rousseau

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La compagnie américaine Float Inc. propose plusieurs systèmes de pontons et de ports flottants destinés à héberger des mix d'énergies marines (éolienne en mer+ houlomoteur + ETM, ou éolienne mer + hydrolien + houlomoteur etc…) autrement appelés aussi quelquefois "îles d'énergie".
Float inc. ne se contente pas d'imaginer des solutions mais tente de passer à l'acte avec des projets comme Rho Cee, un pont flottant qui héberge un mix énergétique et son corollaire Portunus Project, un port flottant offshore pour des cargos au large et qui peut servir de base à divers types de navires dont, des navires installateurs d'éoliennes en mer…

Pour en savoir plus, merci de vous abonner à mer-veille.com (ICI)


Ne pas oublier de 10h à 17h le rendez-vous du 5è Forum des métiers de la mer organisé par SeaNergic à l'Espace Champerret à Paris 17è soutenu notamment par le GICAN, le Cluster Marine Français, le Parisien Economie ... Agefos PME

Inscription gratuite (ICI)




avec des conférences animées par Françoise Latour de 11h à 16h30 :
. 14h30 à 15h30
Emploi & Compétences : Energies marines renouvelables avec Boris Fedorovsky du GICAN, Philippe Gouverneur Président d'ENR Consult, ancien président de la commission ENR - SER, Bastien Voluer Jifmar Offshore Services et Brigitte Bornemann, fondatrice de la veille sur les énergies de la mer et co-fondatrice des portails mer-veille.com avec Christopher Longmore Président de Marine Renewable Ldt.
. 15h30 à 16h30 Innovation : Construire la mer de demain avec Jacques Rougerie dont vous pouvez découvrir quelques réalisations sur le blog de veille des énergies de la mer dans la colonne de droite flash news

Thursday, June 23, 2011

Energies marines : accord historique entre le Royaume-Uni et l'Irlande



LONDRES - (Royaume-Uni) - 24/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau -
Le DECC - Department of Energy & Climate Change (Ministère de l'Energie et du Changement climatique britannique) a annoncé le 20 juin 2011 ICI qu'un accord venait d'être signé entre les ministres des gouvernements du Royaume-Uni, d'Irlande, des Channel Islands (îles anglo-normandes) et de l'Ile de Man pour l'exploitation de l'ensemble des ressources d'énergies marines (incluant l'éolien offshore), dans la zone Mer d'Irlande et Manche. Les États signataires se sont engagés à coopérer pour concrétiser le plus vite possible cet accord, baptisé "All Islands Approach to energy". Selon les termes du communiqué du DECC, l'accord vise à permettre aux développeurs d'exploiter les opportunités commerciales de cogénération et de transfert d'électricité entre les pays, à en accroître l'intégration dans les marchés locaux et à améliorer la sécurité des d'approvisionnements.

A l'occasion de la signature de cet accord historique, Charles Hendry, ministre de l'Énergie britannique (qui a rang de ministre d'État), a déclaré : "Il y a un énorme potentiel pour les énergies vertes, propres et sûres qui demeure inexploité aussi bien en Mer d'Irlande que sur la terre irlandaise, de même que dans toutes les zones maritimes qui entourent les îles anglo-normandes. La demande énergétique de l'Irlande étant à peu près la même que celle des comtés du Yorkshire et d'Humberside explique qu'il y ait eu jusqu'alors peu de motivations pour exploiter cette ressource. Optimiser la ressource existante autour de nos îles ne peut qu'apporter un bénéfice à tout le monde. Il paraît beaucoup plus intelligent aujourd'hui de développer et de partager une énergie propre, verte et sûre avec nos voisins plutôt que d'importer massivement de l'énergie fossile de parties du monde éloignées". Le communiqué officiel conclut en expliquant que, dans la pratique, développer les connexions entre l'Irlande et le Royaume-Uni pourrait, par exemple, permettre d'exporter les surplus éoliens du Royaume-Uni vers l'Irlande et les autres pays d'Europe, les jours de grands vents sur le territoire du Royaume-Uni et vice-versa, selon la quantité de ressources disponibles dans tel ou tel pays. Cet accord constitue aussi en filigrane un plaidoyer pour le renforcement des échanges d'énergies renouvelables entre les pays d'Europe du Nord.

Je rappelle que l'Irlande compte 8 projets de parcs éoliens offshore : Codling Wind Park (1000 MW) et Codling Wind Park Extension (1100 MW), Arklow Bank Phase 1 (25 MW) et Arklow Bank Phase 2 (495 MW), Dublin Array (364 MW), Oriel Wind farm (330 MW), Sceirde Rocks (100 MW). Pour l'instant seul Arklow Bank Phase 1 (25MW) développé par GE (7 turbines 3,6MW), Acciona Energy et SSR Renewables /Airtricity fournit de l'électricité au réseau depuis juin 2004. Codling Wind Park qui a obtenu tous les permis en 2005 est toujours en construction. La globalité du projet éolien irlandais prévoit de déployer d'ici 2020 un peu plus de 3400 MW en mer (soit un peu plus de la moitié du projet français).

Sources : Sites liés et cités. Photos éoliennes GE 3,6s sur le site Arklow Bank Phase 1 (Irlande) © GE

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Wednesday, June 15, 2011

LANDSVIRKJUN veut développer des projets conjoints éolien-hydrolien



REYKJAVIK - (Islande) - 16/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau - La Compagnie nationale d'électricité Islandaise, Landsvirkjun, qui fournit 74% de l'approvisionnement en électricité du pays, cherche à doubler sa capacité de production au cours des 15 prochaines années. Pour y parvenir, la compagnie nationale compte faire largement appel aux énergies renouvelables et notamment aux apports conjugués des centrales hydroélectriques et géothermiques, qu'elle emploie déjà généreusement, mais aussi à l'énergie éolienne onshore et offshore (projet ICEWIND) et à l'énergie des courants marins. Il faut noter que le développement des énergies éolienne et hydrolienne fait l'objet d'un programme d'études commun, l'utilisation conjointe de l'éolien et de l'hydrolien étant considérée, en Islande, comme comportant de nombreux bénéfices (ICI).

Ce programme d'études auquel sont associés Icelandic Meteorogical Office, l'Université d'Islande et Landsnet doit s'achever en août 2014 et s'articule en trois temps :
- étude de l'accumulation de glace sur les éoliennes
- introduction et développement d'un parc éolien en Islande
- développement de l'éolien offshore.

Selon Ingolfur Orn Thorbjornsson de l' Innovation Centre Iceland (ICI), cité dans un rapport d'Inter Press : "L'exploitation de l'énergie des courants pourrait être une possibilité à exploiter dans les cinq à dix ans à venir." Des recherches sont actuellement menées avec beaucoup de discrétion dans la région Fjords de l'Ouest de l'Islande et un prototype est en cours d'élaboration avec l'appui de l'ICI, selon le rapport. On sait que Landsvirkjun a déjà examiné la possibilité de construire un câble sous-marin qui relierait l'Islande à l'Europe du Nord en vue d'exporter de l'électricité produite par ses centrales géothermiques et ses centrales hydroélectriques. Ce projet d'exportation pourrait s'étendre à d'autres sources d'énergies renouvelables. Précisons qu'un autre projet de câble sous-marin, transportant des données informatiques cette fois-ci, est déjà en cours de développement pour relier l'Islande au continent Nord Américain et à l'Europe du Nord, projet porté par NORDUnet(Nordic National Research and Education Networks), le canadien CANARIE (Canada's Advanced Research and Innovation Network) et la compagnie internationale NSF GLORIAD basée aux Etats-Unis. Ce projet connu sous le nom de ICELINK est présenté comme devant "permettre aux scientifiques connectés de NORDUnet de tirer tous les avantages des énergies renouvelables et géothermiques disponibles dans le pays".
Landsvirkjun exploite actuellement 16 centrales électriques en Islande dont 13 centrales hydroélectriques, deux centrales géothermiques et une centrale aux énergies fossiles.

Sources : Sites liés et cités.Photos : Paysage islandais © Landsvirkjun


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Wednesday, June 8, 2011

AXYS : une compagnie de services pour les E.R.M



SIDNEY - (CANADA) - 09/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau - La compagnie canadienne AXYS Technologies Inc, une compagnie de services pour l'éolien offshore et la Marine parmi beaucoup d 'autres, n'en finit pas de communiquer depuis le lancement en mai dernier de sa branche Axys Ocean Renewables qui lui a permis d'étendre ses capacités à presque tous les domaines des énergies marines renouvelables ( EMR). Jusque là en effet, Axys était surtout connu pour offrir à l'industrie éolienne offshore la bouée de surveillance WindSentinel ™, qui recueille divers types de données en mer, utilisables d'ailleurs à toutes les phases d'un projet, de la phase d'évaluation initiale, à la phase de construction en finissant par la phase de surveillance continue du site achevé. A l'origine WindSentinel ™ mesurait principalement la ressource éolienne grâce à un laser.

Aujourd'hui Axys veut aller plus loin et fournir le même type de service de veille et de recueil de données à la future industrie de l'énergie des vagues et des courants. D'où la création d'Axys Ocean Renewables qui offre à ce petit système connu depuis 30 ans une lisibilité plus grande et une possibilité de déclinaison importante pour les technologies marines citées. A partir de produits existants comme TRIAXYS™, une bouée directionnelle créée il y a une dizaine d'années pour l'industrie pétrolière offshore et pour l'armée, Axys a donc imaginé plusieurs déclinaisons spécifiquement dédiées aux EMR, à commencer par "TRIAXYS with current Buoy" alimentée par des panneaux solaires. Cette bouée peut être installée sur des fonds allant de quelques mètres à 300 mètres et sert notamment à quantifier la force et la direction des courant marins et des vagues. Le superlatif en matière de TRIAXYS™ étant le dernier modèle de capteur, TRIAXYS™Sensor, récemment mis à jour pour satisfaire aux exigences des instruments de mesure les plus précis du marché.
Encore plus sophistiqué pour le domaine des ERM : AXYS HydroLevel™, bouée de précision qui mesure l'élévation du niveau de l'eau sur tout type de surface liquide où une bouée peut être posée. AXYS HydroLevel™ est un instrument de très haute précision, qui intègre les dernières technologies GPS RTK et de détection des mouvements. Un logiciel AXYS WaveView™ permet de lire, de décoder et d'archiver les données transmises par l'ensemble des bouées. L'ensemble du dispositif risque bien de devenir le kit du parfait développeur de parcs hydroliens et houlomoteurs !
Optimiste, Axys prévoit un fort développement de ce secteur dans un proche avenir.
Que Neptune les entende !

Sources. Sites liés et cités. Photos bouées © Axys

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Monday, June 6, 2011

Le SNMERC va propulser la Floride sur la scène des E.M.R



FORT LAUDERDALE - (Etats Unis) - 07/06/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau -Le SNMREC (Southeast National Marine Renewable Energy Center) à la Florida Atlantic University (FAU) a concrétisé voici peu, la fonction de centre d'essais en mer de premier plan qu'il brigue pour les années à venir, avec l'installation d'une bouée pilote de télémétrie en vue d'installer une petite turbine dans le Gulf Stream, au large de Fort Pierce. Cette bouée pilote de 6,4 mètres de long et de 3 mètres de large qui a été conçue pour résister à de forts courants, mêle plusieurs technologies renouvelables (mix énergétique) telles que des panneaux solaires, des éoliennes de petite puissance et des mini turbines à eau destinés à fournir la puissance nécessaire pour faire fonctionner les instruments de mesure océanographiques embarqués, les systèmes de sécurité, de navigation, et de communication sans fil. Selon les dernières informations, "la bouée se comporte comme prévu "(!). (video de demo)

Comme c'est le cas pour l'EMEC en Europe ou le SEMREV en France, le SNMREC se propose de devenir un lieu incontournable de R&D des énergies marines aux USA. Pour ce faire les recherches sont réparties en 6 groupes de travail :
- Le groupe de travail 1 "Prévention et santé" est chargé de mesurer l'impact environnemental de l'implantation d'une future centrale fonctionnant aux énergies marines renouvelables de même que d'étudier les modes d'intégration de mesures environnementales concernant sa sécurité et sa fiabilité.
- Le groupe de travail 2 : "Rotor / Hélice et Instrumentation" est particulièrement dirigé vers la recherche concernant l'emploi des turbines et des hélices dans les dispositifs d'énergies marines.
- Le groupe de travail 3 "Dynamique des fluides et simulation" analyse les possibilités de construire des modèles de simulations océaniques et des bassins d'essais, capables de relever le défi de tester plusieurs systèmes d'énergies marines qui seront installés, après les dits essais, dans l'océan.
- Le groupe de travail 4 "Matériaux, Corrosion, et Bio-fouling" s'applique à la recherche de nouveaux matériaux et de revêtements capables d'augmenter les temps d'immersion sans corrosion des systèmes d'énergies marines, d'allonger leur durée de vie commerciale et de réduire les coûts.
- Le groupe de travail 5 : "Dynamique et stabilité des systèmes" développe des simulations du comportement des dispositifs d'énergies marines en mer de façon à réduire le temps de développement et les coûts des dispositifs commerciaux.
Le groupe de travail 6 "Interactions des écosystèmes" s'intéresse comme son nom l'indique, à l'impact direct sur l'environnement de l'utilisation des diverses technologies d'énergies marines renouvelables, une question par laquelle le SNMERC semble particulièrement préoccupé.

Pour l'instant le SNMREC est surtout connu pour les travaux qu'il a mené et mène sur la corrosion en mer des structures renouvelables offshore (une éolienne offshore est testée dans les conditions réelles d'utilisation). Il est aussi impliqué dans le développement de normes internationales de caractérisation des ressources, et participe à l'élaboration de la législation qui va permettre de bâtir un cadre légal à l'implantation des futures systèmes d'exploitation d'énergies marines au États-Unis.
Pour avoir une idée des ambitions de la FAU et du SNMERC en matière d'EMR cf une video de présentation résumant leurs missions futures qui couvrent l'énergie des vagues, l'énergie des courants, l'énergie marémotrice, l'ETM, mais aussi la capture marine d'hydrogène (Ocean Hydrogen Plant)... le tout se terminant sur un ton particulièrement conquérant !

Quoiqu'il en soit, le Bureau of Ocean Energy Management, Regulation and Enforcement (BOEMRE) avait confirmé le 23 mai 2011 cette volonté de faire du plateau continental au large de Floride un lieu d'expérimentation des Energies marines renouvelables.

Sources : Sites liés. Photos: la bouée pilote de télémetrie du SNMERC © FAU

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Monday, May 30, 2011

ORETIC : un nouveau centre d'énergies marines en réseau

LONDRES - (Royaume-Uni - U.E.) - 31/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le gouvernement britannique par le biais du BIS (Department for Business, Innovation and Skills) a annoncé officiellement ICI le lancement d'un concours en vue de mettre en place un super centre de R&D en réseau concernant l'ensemble des énergies renouvelables offshore. D'après le communiqué du BIS, cette structure dont l'anagramme pourrait être ORETIC (Offshore Renewable Energy Technology and Innovation Centre) sera dédiée en particulier aux technologies offshore éolienne, houlomotrice et hydrolienne.

Le gouvernement britannique a rappelé qu'il avait investi quelque 200 millions de livres (230 millions d'euros) au cours des 4 dernières années pour mettre en place un réseau d'excellence d'au moins 6 centres de Recherche et Développement. Ces centres offrent d'ores et déjà aux entreprises agissant dans le domaine des énergies renouvelables offshore un accès privilégié à des équipements et à des expertises, censés les aider grandement dans la voie de la commercialisation de ces nouvelles technologies aussi bien sur le marché national britannique que sur les marchés internationaux.
En préambule au lancement du concours le ministre Vince Cable a rappelé : "Le Royaume-Uni est un leader mondial de l'ingénierie offshore et nous avons déjà la réputation de posséder quelques-unes des meilleures structures mondiales de R&D dans ce domaine. La création de ce nouveau centre fournit au gouvernement une nouvelle opportunité de soutenir l'industrie offshore du Royaume-Uni et tout ce secteur de l'économie. En créant l'ORETIC nous franchissons un pas de plus pour conduire le Royaume-Uni vers une économie décarbonnée. Le gouvernement s'est engagé à rendre son économie plus verte et ce malgré les défis financiers importants auxquels nous sommes confrontés ; nous avons déjà proposé beaucoup de choses dans ce domaine comme la création d'une Banque d'Investissement Vert (Green Investment Bank) et l'engagement de prendre la tête de la réduction du C2 dans le monde".

C'est un organisme gouvernemental, dirigé par l'entreprise le Technology Strategy Board, qui supervisera la mise en place et le bon fonctionnement de ce centre de R&D en réseau. Les industriels du secteur de l'énergie éolienne offshore et des énergies marines agissant au Royaume-Uni ont plutôt bien accueilli cette annonce, tout en rappelant cependant au gouvernement que cette mise en place ne pourrait se faire en dehors du législatif et du réglementaire déjà élaborés pour ces secteurs. Si cette surprenante réflexion est faite, c'est que le gouvernement britannique aurait également envisagé d'investir, par le biais du UK Innovation Investment Fund qui dispose de 323 millions de livres, 20 millions de livres dans deux fonds de technologies vertes - Zouk Cleantech 2 et HG Capital Partners Renewables Power 2 - qui agissent déjà dans de nombreux domaines des énergies renouvelables en Europe. Le UK Innovation Investment Fund doit servir à soutenir les entreprises à "fort potentiel de croissance" en mobilisant des fonds propres vers les projets d'énergies alternatives, les infrastructures d'énergies renouvelables (y compris les parcs éoliens), l'efficacité énergétique, le traitement des eaux et la conservation.

Vince Cable a conclu en disant : "Ce financement fournit un support pour permettre aux industries du secteur privé de se développer et devenir plus éco-énergétiques. Transformer l'économie du Royaume-Uni en une économie sobre en carbone est un grand défi, dont nous prenons toute la mesure avec des investissements volontaires comme celui-ci."


Sources : sites liés.

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Monday, May 2, 2011

FLOATING POWER PLANT s'implante aux États-Unis



NAKSKOV- (Danemark -U.E.) - 03/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Floating Power Plant A.S, un développeur danois de mix énergétique éolien et houlomoteur, a annoncé le 29 avril 2011 s'être associé à Bridgesworks Capital, une banque d'affaires de l'Oregon spécialisée dans l'aide aux innovations techniques, pour créer la société américaine Floating Power et développer désormais sa technologie aux Etats-Unis.
Cette technologie hybride éolienne houlomotrice n'est pas inconnue des lecteurs de ce blog puisque j'en avais fait état il y a tout juste un an, le 7 mai 2010, sous le nom que ce projet porte depuis 12 ans : Poséidon.
12 millions de dollars ont déjà été investis dans le développement de Poséidon qui ont abouti à la connexion au réseau danois d'un prototype-test qui depuis deux ans maintenant produit, selon le constructeur, de l'énergie de façon "prévisible et contrôlable, réduisant ainsi les problèmes de l'intermittence de la ressource hydrolienne houlomotrice en permettant une approche cohérente".
La nouvelle société ainsi constituée s'est assuré l'exclusivité de l'installation de sa technologie sur tout le territoire maritime des Etats-Unis et surtout sur toutes les bases maritimes du gouvernement américain dans le monde. Actuellement en recherche de financement et de partenaires stratégiques, Floating Power Plant compte construire un module de test pour un déploiement probable "quelque part le long de la côte Ouest". Le "quelque part" sous-entend à peine le Nord-Ouest du Pacifique où sont réunies les conditions houlomotrices optimales et en particulier l'Etat de l'Oregon qui a pris les devants en développant une industrie de l'énergie marine.
Je rappelle que Poséidon se présentera dans sa version finale comme une plate-forme flottante de 100 à 420 mètres de long en fonction de la force des vagues et du vent. Elle additionne plusieurs récupérateurs de vagues en batterie (jusqu'à 10) sur une plate-forme qui sert de base flottante à trois turbines éoliennes bipales. L'ensemble houlomoteur et éolien aura une capacité de 20 MW par plate-forme. Un démonstrateur de 37 mètres de long a été mis à l'eau en 2008 et testé pendant 2 ans avec succès. Le constructeur compte optimiser l'installation avec des plates-formes qui mesureront en moyenne 230 mètres de long et produire 28 GWH par an à partir des vagues et 22 GWH par an à partir des 3 turbines éoliennes. A suivre... si les pirates de tous bords ne viennent pas nous arracher à nos observations en tout cas !!!

Sources : Sites liés. Photo © Floating Power

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Wednesday, April 13, 2011

Vers des coûts d'installation plus bas pour les E.M.R.



LONDRES - (Royaume-Uni - U. E.) - 14/04/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - La compagnie britannique d'ingénierie marine, Sustainable Marine Technologies (SMT), n'a pas froid aux yeux. Elle ambitionne à elle seule de devenir le porte-drapeau d'une restructuration très importante et extrêmement ambitieuse dans le monde des énergies marines renouvelables outre-Manche. Cette restructuration est menée dans le but d'affronter, je cite, "ce grand défi d'aujourd'hui que représente le coût élevé de l'installation et de l'entretien des appareils servant à extraire les énergies renouvelables marines". Cette jeune entreprise, qui a reçu en 2010 le "Prix du meilleur nouveau venu" aux International Tidal Awards, s'est fixé l'objectif - dont c'est peu de dire qu'il est audacieux - de développer une nouvelle génération de solutions d'installation et d'entretien des machines en mer susceptible d'entraîner une réduction radicale des coûts, "condition indispensable pour permettre aux énergies marines de devenir commercialement viables". Pour atteindre ce but, SMT situé en plein coeur de la City a remodelé ses activités, investi dans les nouvelles technologies et renforcé son équipe en cadres supérieurs spécialisés dans le déploiement des énergies marines. D'ores et déjà SMT annonce avoir commencé à travailler sur la baisse des coûts d'installation et d'entretien des éoliennes à axe horizontal.

Jason Hayman, le directeur général, et David Stoddart-Scott, le directeur des projets, se sont engagés à dévoiler sous peu d'autres engagements mirobolants concernant des développements novateurs dans le domaine de l'énergie des courants (coûts d'installation et d'entretien des hydroliennes). A ce sujet Jason Hayman a laissé entendre que les solutions envisagées par SMT devraient permettre de rendre le déploiement des technologies hydroliennes et houlomotrices beaucoup plus viables que ce n'est le cas jusqu'ici. Ils n'hésitent pas à avancer le nom du site de Pentland Firth comme terrain d'expérimentation de leur théorie. Jason Hayman a ainsi affirmé : "SMT a l'intention de proposer des solutions d'entretien viables économiquement pour que les énergies marines renouvelables deviennent enfin une réalité économique."

Bien que cela sente son appel à lever des fonds pour mettre en oeuvre ladite politique audacieuse, il n'en reste pas moins que SMT n'a rien d'une société écervelée ou farfelue. Son expérience est déjà importante et internationale. Il suffit pour s'en convaincre d'examiner de près ses états de service à travers la planète. A l'EMEC (European Marine Energy Center) basé aux Iles Orcades, SMT supervise l'installation intégrée des systèmes d'accès-entretien du prototype pilote à taille réelle d'une hydrolienne de 1 MW conçu par Voith Hydro en collaboration avec le coréen Renetec en préparation d'un futur parc hydrolien coréen dont les 3 premières machines ont été testées en... 2007. SMT travaille également sur le site coréen de Jindo où il apporte à Voith Hydro Ocean son expertise dans le génie système d'intégration, la fourniture et la sélection des navires d'installation, la modification des navires, les équipements d'approvisionnement, la supervision de la fabrication et le soutien des opérations maritimes sur site.
En mer Baltique, au large de l'Allemagne, SMT travaille avec Baltic Taucher sur des projets de développement de navires spécifiques et de technologies à même d'accroître la rapidité de l'installation du parc éolien en mer de Rostock.
A Zagreb (Croatie), SMT fourni une évaluation tierce-partie d'un projet d'énergie renouvelable pour un groupe de conseils en investissements. Ceci inclus une fonction consultative dans les domaines des technologies de pointe, l'évaluation du site et la vérification des coûts.
Aux Bahamas, SMT exécute une mission d'évaluation du potentiel technologique des énergies renouvelables pour les services publics locaux de distribution d'électricité avec des applications hors réseau à travers toutes les îles. SMT mène une évaluation technico-économique pour déterminer la pertinence technique et les coûts associés à une gamme de technologies d'énergies renouvelables sur des aires marines et terrestres.
Enfin à Bornéo (East Kalimantan), SMT a travaillé avec succès au renflouement et au sauvetage d'un grand vraquier échoué dans une zone écologique sensible. L'opération a été menée avec zéro pollution et aucun impact visible sur la faune et la flore.
C'est de cette multiplicité d'expériences que cette audacieuse compagnie entend se prévaloir désormais pour tenter de bouleverser les habitudes industrielles du monde des énergies marines. A croire que, bien que jeune, ce monde des EMR aurait déjà de mauvaises habitudes...

Sources : Sites liés dans le texte. Photos d'installation d'hydrolienne en mer © Voith Hydro

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Tuesday, February 15, 2011

SINOVEL va développer une turbine éolienne multisite de 10 MW




BEIJING - (Chine) - 16 /02/2011- 3B Conseils - Le fabricant chinois Sinovel (华锐风电) a annoncé son intention de développer une turbine de 10 MW. Cette annonce a été faite en dépit des recommandations émises l'an dernier par Li Junfeng, directeur adjoint de la Commission Nationale du Développement et des Réformes de Chine (National Developpement and Reform Commission (NDRC), qui préconisait que les recherches sur l'énergie éolienne et les fabricants chinois se concentrent sur le perfectionnement de produits de la gamme de 1,5 MW à 2 MW plutôt que de se lancer dans les turbines de grande capacité. L'annonce de la mise en chantier de cette méga turbine a été faite par Gang Tao, directeur de Sinovel, qui en a profité pour annoncer aussi que la turbine de 6 MW sur laquelle la société travaille en ce moment sera lancée dès juin 2011.

En prenant la décision de développer une turbine de 10 MW, Sinovel rejoint des fabricants comme AMSC (American Superconductor), Clipper Windpower et Gamesa, dont les travaux sur des modèles de turbines offshore de 10 MW ont déjà commencé. (Cf. notre article du 10 juin 2010)
Gang Tao tout en se gardant de déclarations détaillées sur la future turbine SINOVEL 10MW a cependant laissé entendre, qu'à l'image de sa SINOVEL 5MW multisite à double flux développée depuis octobre 2010, la 10MW serait aussi multisite, c'est-à-dire exploitable aussi bien dans les parcs éoliens onshore, offshore que dans des parcs mixant énergie des courants (fluviaux et marins) et énergie éolienne. Il se pourrait (c'est bien un conditionnel ! ) que la Chine, désormais deuxième puissance économique mondiale et très intéressée par les mix énergétiques renouvelables, innove encore en développant des parcs éoliens mixtes non seulement en mer mais sur certains de ses immenses barrages hydroélectriques fluviaux.

Article : Francis ROUSSEAU

Sources : Sites liés. Photos 1 : ingenieurs et techniviens éoliens chinois © Sinovel

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Monday, January 31, 2011

HEXIFLOAT : îles modulables et mix d'énergies



SINGAPOUR - (République de Singapour) - 01/02/2011- 3B Conseils - Hexifloat (et sa déclinaison en Sea Flower) est un concept de plates-formes énergétiques marines hybrides qui propose d'exploiter un mix énergétique éolien, solaire, houlomoteur et hydrolien sur de véritables îles artificielles situées à proximité des côtes. Cette technologie mise au point par Hann Ocean, spécialisé dans la fabrication de pontons et plates-formes maritimes, n'est pas sans rappeler les quelques projets d'îles artificielles énergétiques dont j'ai fait état dans ce blog les années précédentes (cf. entre autres, article du 9 janvier 2008). A la différence près, qu'Hann Ocean veut donner à ce qui n'était que des projets de science fiction une existence bien réelle en convainquant les autorités de Singapour de construire un premier projet-pilote.

Ce projet se présente sous la forme de plusieurs structures de forme hexagonale (Hexifloat) de 27 m de diamètre sur 1,7 m de profondeur agrégées comme les alvéoles d'une ruche (d'où le nom de Sea Flower) composées de 6 plates-formes Hexifloat greffées sur une plateforme centrale. Chaque plate-forme Hexifloat en aluminium peut recevoir séparément ou ensemble un jeu d'éoliennes offshore, de panneaux solaires, de récupérateurs d'énergie des vagues et de récupérateurs d'énergie des courants. Cet ensemble Sea Flower pourra mesurer 72 mètres de diamètre mais on peut imaginer des fermes plus vastes formées de plusieurs Sea Flower mises bout à bout tel un chapelet d'îles assemblées en fonction de la force des courants et des vents.(cf. image et PDF de présentation).

L'idée concernant ces pontons multi-énergétiques semi-submersibles est d'utiliser les énergies marines (permanentes) en complément des énergies fonctionnant de façon discontinue comme le solaire et l'éolien. Il s'agirait ainsi de maximiser, en terme de production d'énergie, chaque mètre carré occupé en mer par les plates-formes qui seraient situées non loin des côtes de façon à diminuer la distance du câblage à la terre. L'utilisation des panneaux photovoltaïques en mer étant la technologie qui pose le plus de problèmes, Hann Ocean a commencé à mener une étude de faisabilité en bassin à Singapour, avec la participation de la branche canadienne d'AEG Power Solutions. Hann Ocean a commencé aussi à réfléchir à des solutions de câblage efficace ou de stockage de l'énergie produite dans des batteries en mer. Pour chaque module le constructeur prévoit une production de 134kWp dont 48 kWp d'origine solaire, 18 kWp d'origine éolienne, 45 kWp d'origine houlomotrice et 23 kWp d'origine hydrolienne.

Article : Francis ROUSSEAU

Sources : sites liés. Images 1. Préfiguration de Sea Flower © Hann Ocean. 2. Schéma Hexifloat © Hann Ocean. 2 Schéma Seaflower extension © Hann Ocean

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Sunday, January 9, 2011

Deep Ocean Power Philippines Inc. : des mix énergétiques novateurs



MANILLE - (Philippines) - 10/01/2011 - 3B Conseils - D'après un article publié par le quotidien Philippines Daily Enquirer en novembre 2010, la compagnie Deep Ocean Power Philippines Inc. (DOPPI) (filiale de US Deep Ocean Power) envisage de mettre en place à partir de 2011 une série de projets d'énergie marine répartis sur 36 sites en mer, d'ores et déjà définis et approuvés par le gouvernement. Leur particularité sera de faire appel à un mix énergétique marin audacieux associant à la fois l'éolien offshore, le solaire en mer et l'énergie thermique des mers (E.T.M.) exploité aussi bien à partir des rivages des îles qu'en pleine mer.

Selon Jonathan Wong, vice-président de Deep Ocean Power Philippines Inc. chargé du développement de ces projets : " Chacun des sites définis par le gouvernement sera utilisé non seulement pour exploiter la conversion de l'énergie thermique des mers, mais aussi pour exploiter des parcs éoliens nearshore et offshore et des parcs solaires aussi bien offshore qu'onshore. " Chacun des 36 sites sera susceptible de générer entre 10 et 300 MW toutes ressources confondues (en l'occurrence donc E.T.M., éolien et solaire.)
Les 36 sites couvrent 910 zones de prospections soit 73 710 hectares situés dans les provinces suivantes : Ilocos Norte, La Union, Pangasinan, Zambales, Occidental Mindoro, Isabela, Aurora, Masbate, Antique, Negros Occidental, Negros Oriental, Zamboanga del Norte, Maguindanao, Sultan Kudarat, Sarangani, Misamis Oriental, Surigao del Norte, Davao Oriental, Davao del Sur, Sulu, Southern Leyte, Northern Samar, Eastern Samar, Ilocos Sur, Sorsogon et Albay.
Sur son site, DOPPI dévoile 14 de ces sites comme ayant été jugés propices à l'exploitation de l'E.T.M. par le gouvernement philippin et DOPPI. Il s'agit de San Vicente dans la province d'Ilocos Sur ; Agno dans la province de Pangasinan ; Palauig dans la province de Zambales ; Mananao dans la province de Mindoro ; San Jose dans la province d' Antique ; Manukan dans la province de Misamis Occidental ; Omosmarata dans la province de Basilan ; Palaui Island dans la province de Cagayan; Dijohan Pt. dans la province de Bulacan ; Mascasco dans la province de Masbate ; Batag Island dans la province de Northern Samar ; San Francisco dans la province de Surigao del Norte ; Lamon Pt. dans la province de Surigao del Sur et Lacaron dans la province de Davao del Sur.

Au stade actuel du projet, Deep Ocean Power Philippines Inc. finalise les plans de construction de la première de ces "centrales thermiques de production d'énergie océane " selon la terminologie choisie pour définir le mix énergétique. Cette première centrale sera construite à Panay (Mindoro) avec une capacité initiale de 10 à 20 MW, extensible dans le futur jusqu'à 100 MW. Ce sera d'ailleurs le cas pour les 36 sites. Si l'on en croit Derek Murray, vice-président de la maison-mère US Deep Ocean Power Inc., l'ensemble du projet atteindra 3600 MW (3,6 GW). Et Derek Murray d'ajouter à l'endroit de l'exploitation de l' E.T.M. : " Les Philippines font partie des meilleurs emplacements connus dans le monde pour l'exploitation de l'E.T.M. en raison de la constance de différence thermique entre l'eau chaude de surface et l'eau froide des profondeurs qui existe ici toute l'année. C'est pourquoi les Philippines constituent pour nous une plate-forme idéale ". Selon le constructeur, chaque tranche de 100 MW coûtera 250 millions de US dollars.

Le gouvernement philippin qui a estimé par la voix du Ministre de l'énergie que les énergies marines étaient une chance que le pays " ne pouvait se permettre de laisser passer " a arrêté d'autre part une liste de 8 sites propices à l'exploitation de l'énergie des courants marins. Il s'agit des sites de Hinatuan Passage, de Bohol/Taliban Strait, Surigao Strait, Gaboc Strait, Basiao Channel, San Bernardino Strait, Basilan Strait and San Juanico Strait. Concernant l'énergie des vagues, le ministère philippin de l'énergie planche sur une étude soumise par Oceanographic Co. of Norway et qui a identifié des sites propices autour des îles Batanes, à Cagayan, dans les îles Polilio (province d'Aurora) et à Bolinao (province de Pangasinan).

Les projets d'îles énergétiques ne sont pas vraiment nouveaux (cf. notre article de 9 janvier 2008 ) mais c'est, dans ce cas précis, la première fois que l'on tente de les mettre aussi concrètement en oeuvre. Le fait que cette initiative revienne à un pays dont la particularité géographique est d'être un chapelet d'îles qui gagneraient beaucoup à leur indépendance énergétique n'est pas anodin.
Sur la voie des énergies renouvelables marines les Philippines avancent à grands pas.
Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites Liés. Carte : Philippines : régions et province.

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Monday, December 27, 2010

Les îles Maldives : un laboratoire pour équilibrer les émissions de carbone

Malé (Iles Maldives) - 27/12/2010 - 3B Conseils - Les îles Maldives lancent une étude pour recenser les ressources en énergies marines dont elle disposent, en particulier l'énergie des vagues, des marées et l'énergie thermique des océans. L'objectif est d'atteindre en 2020 l'équilibre vis-à-vis des émissions de carbone.
L'étude sera menée en collaboration avec l'université écossaise Robert Gordon University, près d'Aberdeen, membre d'Energy Technology Partnership (regroupement d'universités écossaises indépendantes pour développer la R&D sur l'énergie à travers le monde grâce à des partenariats).
Mohamed Aslam, Ministre de l'Environnement, a déclaré "le partenariat avec l'Ecosse aidera les Maldives à atteindre l'objectif d'être en 2020 le premier pays au monde à équilibrer ses émissions de carbone. Nous sommes très vulnérables aux augmentations du prix du pétrole sur lequel nous n'avons aucun contrôle. Trouver des sources d'énergie renouvelable est essentiel pour notre futur développement économique et notre prospérité". Et il a ajouté : "Si les Maldives peuvent faire la preuve que le développement à bas carbone est non seulement faisable mais aussi rentable, nous espérons que des pays plus grands pourront suivre cet exemple. Je crois que les énergies marines renouvelables peuvent faire des Maldives le leader mondial des économies à bas-carbone dans l'avenir."

Rappelons que les Maldives sont le pays le plus plat du monde. La plus grande partie des 1196 îles a une altitude inférieure à 1 mètre ; le point le plus élevé, dans l'atoll Adu culmine à 3,5 mètres.

Article IdB, 3B Conseils

Source : Focus

Tuesday, November 30, 2010

FENDERCARE MARINE va transformer l'ancienne base navale des Iles Orcades.



ILES ORCADES - (Royaume-Uni - U.E.) - 01/12/2010 - 3B Conseils - C'est le savoir-faire de la compagnie anglaise Fendercare Marine Solutions, spécialisée depuis plus de 80 ans dans la fourniture de matériel pour la construction offshore et sous-marine, qui devrait aider à transformer une ancienne base navale située aux Iles Orcades (Ecosse) en un centre flambant neuf prêt à accueillir tous les services nécessaires au développement des énergies renouvelables en mer. Ce nouvel ensemble devrait être opérationnel d'ici mars 2011. Faisant suite aux baux de location des fonds marins qui ont été accordés dans le courant de cette année 2010, le projet consiste maintenant à tester sur les 11 sites de Pentland Firth et des Iles Orcades des dizaines (des centaines même selon certains) de dispositifs d'exploitation des énergies marines attendus dans le cadre de l'EMEC. Fendercare se dit prêt à fournir autant de services que cela sera nécessaire pour les futurs développeurs et son porte-parole Tim Smith a déclaré : "Nous avons décidé de créer sur le site de Lyness une structure centrale destinée à répondre au développement des importantes activités commerciales que la position des Iles Orcades, à l'avant-garde mondiale du développement des énergies marines, est en train de susciter. Il s'agit d'un investissement de plusieurs millions de livres sterling qui mettra à disposition des développeurs de projets d'énergies marines et des installateurs des technologies, un appui logistique émanant d'experts sur place, ce qui leur permettra d'économiser pas mal de temps et d'argent ". La capacité prévue pour l'installation d'ici 2020 est de 1,6 gigawatts qui pourrait fournir en électricité 750.000 foyers. De son côté l'EMEC ne ménage pas ses efforts pour fournir le maximum de facilités possibles aux développeurs déjà engagés sur place. C'est ainsi qu'il a été annoncé cette semaine (ICI) que 7 kilomètres supplémentaires de câbles, fabriqués par le norvégien Draka, avaient été posés pour relier le site d'essais des technologies hydroliennes au large d'Eday. Malgré les incertitudes qui pèsent en matière d'investissements sur le monde des énergies marines au Royaume-Uni, incertitudes qui ont été récemment soulignées lors de la 4eme Conférence Tidal Today, il apparaît que 2010 sera une année cruciale pour les prises de décisions qui engageront le futur des EMR.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : sites liés. Carte des Iles Orcades ©Wikipedia

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Thursday, November 25, 2010

La Région Basse-Normandie dans la course aux EMR

CAEN - (France - U.E.) - 26/11/2010 -3B Conseils - Par la voix de son président Laurent Beauvais, la Région Basse-Normandie (Calvados, Orne, Manche), forte de potentiels naturels, industriels, portuaires et scientifiques, réfléchit à la possibilité de faire naître une nouvelle filière autour des énergies marines renouvelables, encouragée en cela par le récent rapport du Conseil Economique, Social et Environnemental Régional, CESER, sur ce thème. Selon ce rapport en effet, le potentiel des différentes énergies marines renouvelables pourrait couvrir entre 15 et 18 % des besoins nationaux actuels. Selon les professionnels, d’ici 2020 en terme d’emplois, le secteur de l’éolien offshore générerait 7 emplois directs et indirects par mégawatt produit et le secteur hydrolien 10. Les opportunités de développement que cette projection présente intéressent la Région Basse-Normandie qui dispose de différents atouts pour développer les énergies marines renouvelables :
- des atouts naturels avec le deuxième potentiel éolien marin national et 50 % du potentiel hydrolien,
- des équipements adaptés avec le Port de Cherbourg, situé idéalement au cœur de la mer de la Manche, des capacités d’accueil des navires à fort tirant d’eau, des portances élevées de quais, des mètres carrés disponibles à proximité directe,
- des industries spécialisées dans la production de très grandes pièces de métal (DCNS, CMN) et leur réseau de sous-traitants,
- des expertises scientifiques, au travers de laboratoires de recherche spécialisés susceptibles de travailler ou travaillant déjà sur les interactions entre les machines et le milieu marin (P2M, LERMA, ERPCB, M2C, IFREMER) ; des laboratoires susceptibles de travailler ou travaillant déjà sur la conception des machines (M2C, LUSAC, CNRT) ; des laboratoires orientés en sciences sociales susceptibles de travailler ou travaillant déjà sur la mer et les énergies marines (ESO, GEOSYSCOM, pôle maritime de la MRSH),
- la présence de grands acteurs de l’énergie en Basse-Normandie.
Pour Laurent Beauvais : " Dès à présent, alors que l’Etat s’apprête à lancer un appel d’offres au niveau national, des questions très concrètes se posent à nous : l’éventualité d’un parc d’éoliennes offshore au large du Calvados dont la capacité devra être discutée avec les pêcheurs, et qui, pour la Région et le Département de la Manche, doit être préférée à une installation à l’ouest du Cotentin ; l’opportunité offerte par les courants du Raz Blanchard et l’équipement que représente le Port de Cherbourg pour développer toute une filière autour de la production d’énergie hydrolienne… C’est un sujet dont tous les acteurs bas-normands doivent s’emparer. Pour cela, la Région jouera pleinement son rôle de coordination, c’est pourquoi je propose à l’assemblée régionale une stratégie en 3 points. "
C'est pourquoi lors de l’assemblée plénière qui s'est tenu le 21 octobre 2010, Laurent Beauvais a défini les grands axes de la stratégie de la Région sur ce sujet : fédérer les acteurs de l’enseignement, de la recherche et de l’économie (PME et industrie) pour développer une nouvelle filière ; dans le même temps garantir un véritable processus de concertation et d’appropriation collective (organisation d’un colloque, sur ce thème en 2011) ; se positionner au cœur des coopérations et des réseaux d’échanges en Europe.

L'idée est aussi d'établir la jonction avec la Région Bretagne (au sud-ouest) qui a déjà parié sur le développement des énergies marines et la Région Haute-Normandie qui, une fois les travaux du futur EPR terminés, pourrait miser sur les Energies Marines Renouvelables pour prendre le relais en terme d'emplois locaux.
Bretagne + Basse-Normandie + Haute-Normandie = une très belle idée pour un futur grand pôle d'énergies marines renouvelables.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés. Carte wikipedia.

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Thursday, November 4, 2010

Le développement des énergies de la mer en Outre-mer et le rôle des Epl .


Marseille (France) 4/11/2010 - 3B Conseils - L’objectif de réduction de 20 % de gaz à effet de serre d'ici 2020, obligation qui s’impose désormais à tous au terme des Grenelle de l’environnement entraîne pour les collectivités territoriales et locales - communautés d'agglomérations et les communautés urbaines - d'adopter d'ici 2013 des plans climats-énergie.

En reprenant cet objectif fixé dans le cadre de la loi du Grenelle II (promulguée le 12 juillet 2010), les régions comme les départements seraient chargés d'élaborer ces plans climat-énergie consolidés à leur échelle.

Cette obligation qui concerne également l’Outre-mer a fait l’objet d’une récente rencontre entre les représentants des territoires et départements ultra-marins le 19 octobre dernier en prélude du congrès des Epl des 20 et 21 octobre à Marseille.


Aux cours des débats ces représentants de l’Outre-mer ont souligné la légitimité des Entreprises publiques locales (Epl) comme mode d'intervention, notamment pour pallier au déficit de l'initiative privée et pour répondre aux très nombreux défis à relever prévus par le Grenelle II : plans climats territoriaux, schémas du climat, de l'air et de l'énergie.


Autant de questions posées avec acuité puisque les départements et territoires ultra-marins ont une vulnérabilité plus forte en termes économique et énergétique.
L’autonomie énergétique de chaque territoire d'Outre-mer à l'horizon 2020 est préfiguré ainsi (géothermie, un volet spécifique à développer en Outre-mer) : photovoltaïque, 30 % maximum fixé sur le réseau électrique d'ici 2011 ; développement des énergies marines (la France est la 2e zone économique maritime du monde grâce à l'Outre-mer (programme GERI à la Réunion).

Vu de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), si les Epl ont un rôle à jouer pour aider les collectivités locales à atteindre leurs objectifs de maîtrise énergétique, la CDC est plus circonspecte s’agissant de la création d'Epl dédiées à la production d'énergies renouvelables, place qu'activité très industrielle.
Elle considère par contre que en s'appuyant sur des partenariats publics/privés, en prenant en compte les impacts environnementaux dans leurs activités les Epl sont dans leur rôle.

Reste donc à savoir si l'avis de la Caisse des Dépôts aura des conséquences sur le développement. des énergies de la mer en Outre-mer.

Article RH – BB 3B Conseils
Sources et photo: Epl

Friday, October 29, 2010

FRANCE ENERGIES MARINES : de quoi s'agit il ?

BREST - (France - U.E) - 29/10/2010 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Plus l'on avance dans ce que sera le futur paysage français des énergies marines renouvelables et plus l'on voit Brest et la Région Bretagne se positionner comme un acteur déterminant. La session du Conseil régional de Bretagne du 21 et 22 octobre 2010 (intégralité de la session ICI), est venu confirmer ce sentiment en mettant officiellement l'accent sur la place que la Bretagne comptait tenir dans ce domaine. Entre autres projets auxquels elle participe, la Région par le biais de son président Jean-Yves Le Drian, a tenu à rappeler son engagement dans le projet de plateforme technologique nationale sur les énergies marines annoncée par le Président de la République au Havre le 16 juillet 2009 (cf. article du 31/07/2009), et dont le Premier Ministre avait confié le pilotage à Ifremer depuis Brest, le 2 décembre lors du colloque sur l'économie de la mer organisé par le Cluster et Le Marin, puis avaient été validées lors du Comité Interministériel à la Mer du 8 décembre 2009.
A la suite de ces engagements, l’Ifremer a donc réuni et coordonné l’ensemble des acteurs concernés : pôles de compétitivité, industriels, monde de la recherche, établissements publics de l’Etat, collectivités… afin de définir collectivement ce projet national, baptisé« France Energies Marines », qui s’articulera autour de 3 thématiques :
- Le développement de la recherche,
- le développement et la coordination de sites d’essais,
- un centre de ressources et de formation
En accord avec les Ministères de tutelle, l’Ifremer a déposé, avec le soutien de partenaires, le projet « France Energies Marines » en tant qu’« Institut d’Excellence dans le domaine des Energies Décarbonées » (IEED) dans le cadre du grand emprunt pour les investissements d’avenir. Le dossier a déjà fait l’objet d’une première manifestation d’intérêt et donnera lieu à une réponse globale d’ici la fin de l’année 2010. Sa mise en oeuvre est prévue par la Région Bretagne, sur la période 2010-2020, pour un budget global consolidé de l’ordre de 150 M€.
L’organisation juridique et la gouvernance de « France Energies Marines » sont à l’étude afin de formaliser le partenariat public-privé d’ici la fin de l’année. Le Groupement d’Intérêt Public (GIP) est aujourd’hui la piste principale. Ifremer sollicite continue à solliciter les partenaires pressentis sur leur adhésion de principe et la réunion prévue pourrait se tenir dans les 15 prochains jours. La Région Bretagne pourrait y apporter une contribution forte en étant un membre de premier rang de la gouvernance de cette structure.
La Région a aussi renouvelé son soutien aux divers démonstrateurs actuellement en projet dont la construction à l’échelle 1 apparait une phase indispensable pour éprouver les choix technologiques et expérimenter les process de construction. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a ainsi été lancé au niveau national en 2009 par l’ADEME pour soutenir l’émergence de technologies.
Plusieurs acteurs bretons, soutenus par le Pôle de compétitivité Mer Bretagne Paca, y ont répondu et sont dans l’attente des résultats et des financements associés :
- Sabella et son projet de démonstrateur hydrolien D010,
- Winflo, projet de développement d’une éolienne flottante autour d’un consortium regroupant DCNS, Nass & Wind, l'ENSIETA, Ifremer et d’autres entreprises régionales (cf. notre article)
- Blue H et le projet de développement d’une éolienne flottante,
- ORCA démonstrateur hydrolien a piloté par Alstom avec pour partenaires EDF EN, SECTOR, STX France, Nexans, IUEM-UBO ....
Le financement des projets retenus était initialement prévu sur la ligne fonds démonstrateur du Grenelle de l’environnement. Il sera effectué finalement via le grand emprunt pour les investissements d’avenir ce qui impose un calendrier repoussé par rapport aux premières estimations et une inconnue sur le soutien apporté par l’Etat (via l’ADEME). La Région a fait part à l’Etat et à l’ADEME de sa vigilance et de son inquiétude sur ce point afin que la réalisation de démonstrateurs puisse avoir lieu dans des délais compatibles avec le développement de la filière.
Après analyse des montages financiers sur ces dossiers, il apparaît d’ores et déjà qu’un dispositif d’accompagnement par la Région est à prévoir, une fois les candidats sélectionnés retenus, tant en investissement qu’en ingénierie. Des propositions budgétaires seront inscrites dans ce sens.
Au chapitre du suivi des projets, celui du parc pré-industriel de EDF EN et extension en site d’essais hydrolien de Paimpol Bréhat se poursuit (cf. intervention de JY de Chaisemartin aux entretiens Science et Ethique du 18 oct.). La mise à l’eau de la première machine de 0,5 MW est prévue pour l’été 2011 ; les trois autres machines seront immergées à l’été 2012 et raccordées au réseau électrique. L’enquête publique s’est déroulée pendant l’été et a reçu un avis favorable. La concertation se poursuit afin de conserver le haut niveau d’information entre les acteurs (élus locaux, associations, usagers de la mer, …) qui prévaut depuis le lancement de projet en 2004. Les premières retombées économiques régionales sont également à souligner, avec l’attribution au constructeur naval STX (site de Lorient) du contrat de fabrication de la barge d’installation des hydroliennes (le marché pour la construction du tripode est en cours). Ceci est aussi le résultat de la mobilisation des industriels régionaux par l’Agence économique de Bretagne, partenaire de ce blog. L’extension de ce projet en site d’essais hydrolien rentre désormais en phase opérationnelle. De manière anticipée sur les missions de « France Energies Marines », l’Ifremer a lancé, avec le soutien de la Région Bretagne et de l’ADEME, l’étude de faisabilité pour définir les modalités de cette extension : périmètre géographique, étude d’impact environnemental, plan d’affaires du site, gouvernance pour l’exploitation du site… La première réunion de concertation a eu lieu le 16 septembre 2010. Elle a permis de présenter les enjeux de ce projet et son rôle clé pour le test des démonstrateurs précités. Plusieurs développeurs de technologies ont manifesté leur intérêt pour des expérimentations sur le site de Paimpol-Bréhat qui deviendrait en quelque sorte un EMEC à la française. France Energies Marines initie la mise en place des sites et définit leur coordination au niveau national, étant entendu que chaque site se dote d’une gouvernance et d’un statut propre pour sa mise en oeuvre opérationnelle. Le financement des sites sera assuré en partie par le grand emprunt sur le volet « démonstrateurs et plateforme technologiques. Pour l’hydrolien, le déploiement du site hydrolien de Paimpol Bréhat est donc engagé. L’étude sur les capacités portuaires de la Bretagne Nord nécessaires à la mise en oeuvre et à l’exploitation de ce site est en cours de finalisation. Il ressort d’ores et déjà que le port de Brest constitue un point d’entrée pour les phases de construction et assemblage, bien que les ports de Saint Nazaire et du Havre fassent un partenariat pour répondre aux différentes demandes. Les ports locaux costarmoricains ont quant à eux un rôle à jouer sur différents lots (maintenance lourde et légère, accueil de l’environnement scientifique, formation…).
Concernant le site d’essais houlomoteur du Croisic mené par l'Ecole Centrale de nantes (SEMREV) qui s’intègre dans la dynamique des sites d’essais de « France Energies Marines », poursuit son déploiement avec le soutien de la Région des Pays de la Loire.
Concernant un site d’essais sur l’éolien flottant une étude à portée nationale vient d’être lancée par Ifremer afin de caractériser le dimensionnement et la localisation d’un ou plusieurs sites en Pays de la Loire, en Provence Alpes Côte d’Azur et en Bretagne (Iroise et Bretagne Sud). Une proposition de hiérarchisation des différents sites sera proposé afin de sélectionner une (ou plusieurs) zone(s) répondant aux exigences technologiques et logistiques pour le test des démonstrateurs. Cette étude est soutenue par les Régions concernées et l’ADEME.
La Région Bretagne soutient aussi l’étude de faisabilité d’un dispositif flottant de mesure et de dissipation de l’énergie qui permettrait de tester de manière mobile les technologies marines. Le résultat de l’ensemble de ces études est prévue pour fin décembre et coïncidera donc avec la remise du dossier final « France Energies Marines » dans le cadre du grand emprunt. Dans les prochains mois, la formalisation de ces sites d’essais va se préciser. Il a été proposé lors de cette cession du Conseil régional que la Région Bretagne puisse s’y engager formellement à mesure que le statut juridique définitif des gestionnaires de sites se précise..
Un bilan d'étape sera communiqué à l'Assemblée régionale. Les engagements qui en résulteront, tant sur la participation du Conseil régional de Bretagne dans les divers projets conduits par France Energies Marines, que sur ceux concernant les sites d'essais hydrolien et éolien flottant, seront soumis pour approbation à l'Assemblée régionale.


Dcs Sites liés. Cartes : localisation de la Bretagne en Europe.

Retrouver également les présentations de Yann-Hervé De Roeck Ifremer, Jean-Yves de Chaisemartin Paimpol, Jean-Jacques Le Norment, Stéphane His Technip, Jean Michel Mainguin et Morgan Carval Federal Finance, François Gauthiez Agence des aires marines protégées ....lors des entretiens Science et Ethique des 18 et 19 oct. dernier sur Energies : villes et ports de demain organisés par 3B Conseils www.science-ethique.org et CanalC2

Pendant 15 jours le blog prend le large et Francis Rousseau sera de retour le 15 novembre, pendant ce temps Brigitte Bornemann prend le relais.
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