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Monday, January 31, 2011

HEXIFLOAT : îles modulables et mix d'énergies



SINGAPOUR - (République de Singapour) - 01/02/2011- 3B Conseils - Hexifloat (et sa déclinaison en Sea Flower) est un concept de plates-formes énergétiques marines hybrides qui propose d'exploiter un mix énergétique éolien, solaire, houlomoteur et hydrolien sur de véritables îles artificielles situées à proximité des côtes. Cette technologie mise au point par Hann Ocean, spécialisé dans la fabrication de pontons et plates-formes maritimes, n'est pas sans rappeler les quelques projets d'îles artificielles énergétiques dont j'ai fait état dans ce blog les années précédentes (cf. entre autres, article du 9 janvier 2008). A la différence près, qu'Hann Ocean veut donner à ce qui n'était que des projets de science fiction une existence bien réelle en convainquant les autorités de Singapour de construire un premier projet-pilote.

Ce projet se présente sous la forme de plusieurs structures de forme hexagonale (Hexifloat) de 27 m de diamètre sur 1,7 m de profondeur agrégées comme les alvéoles d'une ruche (d'où le nom de Sea Flower) composées de 6 plates-formes Hexifloat greffées sur une plateforme centrale. Chaque plate-forme Hexifloat en aluminium peut recevoir séparément ou ensemble un jeu d'éoliennes offshore, de panneaux solaires, de récupérateurs d'énergie des vagues et de récupérateurs d'énergie des courants. Cet ensemble Sea Flower pourra mesurer 72 mètres de diamètre mais on peut imaginer des fermes plus vastes formées de plusieurs Sea Flower mises bout à bout tel un chapelet d'îles assemblées en fonction de la force des courants et des vents.(cf. image et PDF de présentation).

L'idée concernant ces pontons multi-énergétiques semi-submersibles est d'utiliser les énergies marines (permanentes) en complément des énergies fonctionnant de façon discontinue comme le solaire et l'éolien. Il s'agirait ainsi de maximiser, en terme de production d'énergie, chaque mètre carré occupé en mer par les plates-formes qui seraient situées non loin des côtes de façon à diminuer la distance du câblage à la terre. L'utilisation des panneaux photovoltaïques en mer étant la technologie qui pose le plus de problèmes, Hann Ocean a commencé à mener une étude de faisabilité en bassin à Singapour, avec la participation de la branche canadienne d'AEG Power Solutions. Hann Ocean a commencé aussi à réfléchir à des solutions de câblage efficace ou de stockage de l'énergie produite dans des batteries en mer. Pour chaque module le constructeur prévoit une production de 134kWp dont 48 kWp d'origine solaire, 18 kWp d'origine éolienne, 45 kWp d'origine houlomotrice et 23 kWp d'origine hydrolienne.

Article : Francis ROUSSEAU

Sources : sites liés. Images 1. Préfiguration de Sea Flower © Hann Ocean. 2. Schéma Hexifloat © Hann Ocean. 2 Schéma Seaflower extension © Hann Ocean

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Sunday, January 30, 2011

DRAKOO 3 : un procédé houlomoteur innovant à l'essai



SINGAPOUR - (République de Singapour) - 31/01/2011- 3B Conseils - Après avoir terminé les tests de Phase II de son procédé houlomoteur Drakoo d'1 kW, au Narec (UK), la compagnie de Singapour Hann Ocean a fait savoir avec un peu d'avance, qu'elle s'apprêtait à passer aux tests du prototype de Phase III DRAKOO 3 de 1,5MW sur un nouveau site d'essai d'Hann Ocean à l'EMEC. Cette phase devrait commencer dans le courant de l'été 2011. L'objectif étant de mettre au point un absorbeur de vagues qui pourrait être installé dans le sud de la Mer de Chine. Ce procédé, présenté comme révolutionnaire, ne l'est pas tant à cause de sa forme de soucoupe volante que parce qu'il n'appartient à aucune des classes d'absorbeurs de vagues connus (ni bouée, ni serpent, ni pendulaire...). L'engin d'un poids de 130 tonnes mesurera 22 mètres de diamètre et 8 mètres de hauteur.
Sa principale caractéristique réside surtout dans le fait d'atteindre un taux d'efficacité de conversion de l'énergie des vagues en électricité de 26% alors que toutes les autres technologies affichent entre 10 et 16%. Son principe de fonctionnement semble assez simple et se base sur un système d'absorption, de concentration et de conversion de l'énergie des vagues en électricité qui permet d'éviter les phénomènes de déperditions (cf. schéma du principe de fonctionnement). A l'absorption : un système exclusif de valves régule la force de la vague entrante puis la canalise de façon à en tirer toute l'énergie disponible avec le moins de déperdition possible. Cela permettrait à DRAKOO d'atteindre un taux d'extraction de l'énergie des vagues de plus de 65%.
Deux designs différents ont été imaginés pour DRAKOO (brevets internationaux déposés en 2008), l'un en forme de boite et l'autre dans la forme circulaire du DRAKOO 3, les deux pouvant d'ailleurs se combiner pour venir s'insérer aux pieds des mâts d'éoliennes. Drakoo 3 d'une capacité de 1,5 MW pourrait être porté jusqu'à 4 MW d'après le constructeur et pourrait transformer l'énergie de vagues hautes de 5,5 mètres avec possibilité d'affronter des pics à 8 mètres de hauteur. Si l'efficacité et la robustesse de la technologie sont deux des arguments majeurs de Drakoo 3, le troisième est son coût présenté comme imbattable par Henry Han, originaire de Chine et installé à Singapour où il a fondé la compagnie Hann Ocean. Harry Han, architecte naval, est diplômé du Marine Design & Research Institute of China (MARIC) et de la South China University of Technology (SCUT) en 1986. De 1994 à 2005, Henry Han est ingénieur chef de projet pour la Defense Science & Technology Agency (DSTA) de Singapour.
Je reviendrai demain sur une autre technologie assez spectaculaire de Hann Ocean : l'Hexifloat, concept de plate forme énergétique marine hybride (éolien, solaire, vagues, courants).

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés. Photo 1 : Drakoo3 ©Hann Ocean. 2: Schéma de fonctionnement ©Hann Ocean. 3. Emplacement de Drakoo sur les éoliennes offshore ©Hann Ocean

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Wednesday, January 12, 2011

ENERMAR : un projet hydrolien italien exporté en Asie



MESSINE - (Italie - U.E.) - 13/01/2011 - 3B Conseils - Le système hydrolien Enermar prend appui sur une turbine Kobold, qui se présente sous la forme d'une turbine à axe vertical unidirectionnel, pouvant pivoter indépendamment de la direction du courant et pouvant être mise en route sans avoir besoin d'un dispositif d'allumage et dans des conditions extrêmes.

Dans le cadre du projet Enermar, la première turbine Kobold a été déployée par la société Ponte di Archimede International à Ganzirri dans le détroit de Messine en 2004 avec une capacité de 20 kw. À l'heure actuelle, cette turbine serait toujours installée dans le détroit de Messine où elle produirait 50 kW d'énergie. Sur ce site et compte tenu de la force des courants dans la région, l'énergie totale extractible est estimée par Ponte di Archimede à 538 Gwh. Dans son état actuel, le système hydrolien testé dans le cadre du projet Enermar a une efficacité globale mesurée autour de 23%. Ce niveau d'efficacité est, selon le constructeur, comparable à celui des éoliennes développées depuis plus de trente ans. Ce sont ces résultats encourageants qui ont poussé les ingénieurs de Ponte di Archimede International à mener des recherches en vue d'améliorer les composants de transmission mécanique et la connexion à des générateurs électriques.

A peine deux ans après sa première expérimentation, en 2006, Enermar a réussi à séduire la Chine et à s'associer à un programme piloté par l'Académie chinoise des sciences, l'Institut de conversion de l'énergie de Guand Zhou, l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI ou UNIDO en anglais) et la Banque Mondiale. Ce programme visait à installer dans le Détroit de Jintang, situé dans l'archipel de Zhoushan en Chine, une turbine Kobol d'une capacité de 0,07 MW. Les essais se poursuivent depuis 4 ans dans la plus grande discrétion.

Fort des premiers succès, en 2008, c'est avec les Philippines, qu'Enermar signe cette fois-ci un accord par le biais d'un programme soutenu par l'ONUDI, l'ambassade d'Italie, le Gouvernement des Philippines, le Ministère de la Science et de la Technologie (DOST). Le site sur lequel le démonstrateur Enermar est installé se trouve dans le détroit de Cebu où les courants marins sont de 4 mètres/seconde. Les Philippines ont été choisies pour ce projet de démonstrateur car elles offrent un environnement idéal en matière d'exploitation des courants marins et des énergies marines en général et parce qu'elles cultivent de grandes ambitions dans ce domaine (cf. article de lundi 10 janvier 2011). Le développement actuellement en cours de ce projet est suivi par le Conseil Philippin de l'Industrie et de la recherche et du développement de l'énergie (PCIERD).

Bien décidé à exploiter son ancrage sur le marché asiatique, Ponte di Archimede a signé en avril 2009 à Jakarta un contrat de droit privé avec l'indonésien Walinusa Energi pour créer la société PT. Nusa Kobold, destinée à mettre en oeuvre la construction d'un démonstrateur Kobold II. La construction de Kobold II en Indonésie a commencé fin 2009 dans une usine installée près de Lombok avec le soutien financier de l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel - ONUDI, dans le but de fournir une réponse prometteuse à la demande d'énergie d'une partie substantielle de la population locale.
Depuis 2009, la crise internationale semble avoir calmé les ambitions asiatiques (aussi bien qu'italiennes d'ailleurs !) de Ponte di Archimede, mais les programmes en cours se poursuivent.

Article : Francis ROUSSEAU

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Tuesday, November 9, 2010

La division Offshore and Specialized Vessels de STX Europe à la bourse de Singapour


SINGAPOUR – 09/11/2011 – 3B Conseils - Le groupe STX Europe avait annoncé son intention d'introduire sa division Offshore & Specialized vessels à la bourse de Singapour.
Le groupe de construction navale STX Europe (*) - propriété du conglomérat industriel sud-coréen STX - vient de recevoir les autorisations nécessaires en vue d’une telle cotation de ses activités dans l'offshore et les navires spécialisés, sur la place boursière de Singapour.

Ainsi, les activités de l'ancienne division Offshore and Specialized Vessels de STX Europe sont versées à une nouvelle société, STX OSV Holding Limited. Les actions sont en vente depuis le 4 novembre pour s'achever le 12 novembre 2011 : 180.000 titres sont concernés, 145.646 devant être détenus par STX Europe - qui possèdera au terme de l'opération 68.3% du capital de STX OSV -.
Cette société détiendra une douzaine de chantiers en Norvège, Roumanie, Brésil et Vietnam.

L'activité de la division Offshore & Specialized vessels est la plus dynamique du groupe. Au second trimestre 2011 elle a réalisé un résultat record de 37.7 millions d'euros (EBITDA). Six nouveaux contrats ont été signés de mars à juin, auxquels il faut ajouter 16 navires supplémentaires cet été. Outre les chantiers en Europe, la division compte des sites au Brésil et au Vietnam.

Rappelons également que lors de sa venue à Saint-Nazaire en juillet dernier aux chantiers STX France du président de la République, la question de l’éolien offshore a été évoqué par les dirigeants de STX Europe, évoquant de nombreuses études pour les navires de pose dans le cadre de la diversification des chantiers et du réseau d’entreprises Neopolia.

Récemment le Directeur général de STX France, Jacques Hardelay déclarait
« Nous sommes très actifs et déjà engagés sur les navires et des systèmes de pose, des engins flottants innovants que nous cherchons à développer pour apporter des méthodes différentes aux armateurs. Au delà, nous sommes dans une réflexion plus large sur le rôle que pourrait jouer STX France dans l'éolien. »

(*)Pour mémoire en 2008, le constructeur européen (ex-Aker Yards), a été repris par le groupe sud-coréen STX.


Article RH 3B Conseils
Sources STX / mer et marine