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Monday, February 27, 2012

OPEN HYDRO dans la Baie de Fundy : des coûts jugés trop élevés


BAIE DE FUNDY - (Canada) - 27/02/2012 - mer-veille.com /MRE

Francis Rousseau
L'exemplaire de 1MW et de 10 mètres de diamètre de la turbine OpenHydro, testé depuis 2009 dans la Baie de Fundy (Canada) par Nova Scotia Power (NSP) cf. article du 19 /01/2011 au Fundy Ocean Research Centre for Energy (Force), aurait été jugé suffisamment coûteux pour remettre en cause une nouvelle salve d'essais, du moins sur les mêmes bases et au même endroit.
Selon Emera, partenaire de NSP, et NSP dont certains des propos ont été rapportés par Recharge News, les essais d'une turbine plus puissante d'OpenHydro dans la baie de Fundy pourraient ainsi être remis en cause, eu égard au coût prohibitif que de telles installations supposeraient.
Cette expérience canadienne peut-elle être comparée à celle menée en ce moment par EDF sur son démonstrateur OpenHydro de Paimpol Bréhat ?

OpenHydro a été testée dans le parc EDF Paimpol-Bréhat dont les courants sont moins violents. Elle est revenue dernièrement chez DCNS à Brest pour une série de contrôle avant de partir pour l'Irlande le 2 mars prochain. Un démontage complet sera effectué dans les ateliers d'OpenHydro pour vérifier les patins et les aimants du stator (les aimants du rotor et les aimants de stator sont disposés de manière à générer la force axiale réactifs dans deux directions opposées). BB

Pour en savoir plus, abonnez-vous au Daily News des portails français mer-veille.com ou anglais marine-renewable-energy.com et à la synthèse mensuelle.

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Thursday, October 6, 2011

U-SEAGEN : l'hydrolienne la plus puissante du monde imaginée par MCT



Baie de Fundy - (Canada) - 06/10/2011 - 3B Conseils-Mer-Veille-MRE -
Par Francis Rousseau
C'est dans le Centre de recherche pour l'énergie océanique de Fundy (FORCE) situé dans la Baie de Fundy que Marine Current Turbines (MCT) va tester sous peu la dernière génération de ses hydroliennes Seagen, la U-Seagen. Le choix de MCT s'explique en partie par le fait que ce centre de la Baie de Fundy, avec les milliards de tonnes d'eau qu'il brasse à chaque marée dans le Minas Passage, est un lieu idéal d'expérimentation des hydroliennes. C'est un EMEC canadien, dont nous avons déjà parlé dans ce blog et qui a été choisi par plusieurs fabricants dont le français Alstom. Mais aussi par Atlantis Resources et OpenHydro qui y testent des turbines hydroliennes pour réussir le défi de rendre cette technologie définitivement compétitive sur le marché de la fourniture d'électricité à partir de sources renouvelables.

Ceci est l'alerte gratuite.
Vous voulez en savoir plus ? Depuis le 2 septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité, vous pouvez vous abonner au Daily News de Mer-Veille.com portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.

Tuesday, July 5, 2011

University of Western Ontario : importante étude sur la croissance des algues et les champs magnétiques


LONDON ONTARIO - (Canada) - 06/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau

La recherche sur la façon de produire des biocarburants (notamment pour l'industrie aéronautique) à partir des algues pourrait bien avoir franchi une nouvelle étape d'importance, si l'on en croit les résultats obtenus à l'University of Western Ontario (Canada), par une équipe de biochimistes dirigée par le professeur Wan Wankei.

Dans un premier temps, le Pr Wan Wankei et son équipe ont réussi à créer un étang d'algues de poche dans leur laboratoire et ont réussi à contrôler la croissance de la variété type d'algue Chlorella kessleri dans certaines conditions de température et de luminosité. Ensuite l'équipe a répliqué la configuration, mais cette fois-ci en exposant les algues de l'étang à un niveau bas de champs magnétiques statiques créés grâce à un électro-aimant (un aimant permanent plus puissant qu'un aimant de réfrigérateur selon Wan). L'équipe de chercheurs a observé alors que les algues semblaient croître plus rapidement sous certaines conditions de niveau et de durée d'exposition aux champs magnétiques. Ce niveau d'exposition idéal a été découvert par l'équipe de Wang qui a pu optimiser les performances au point de quadrupler la croissance de la biomasse, augmentant la quantité de la masse oléagineuse à l'intérieur des algues, ainsi que la présence d' antioxydants très recherchés tels que l'Astaxanthin dans les cellules. Le Pr. Wan Wankei en a conclu que cette approche pourrait être utilisée pour aider à stimuler la production d'algues à la fois pour la production plus efficace de biocarburants et la production de compléments alimentaires à partir des nutriments antioxydants. Wan Wankei et son équipe sont les tous premiers à observer ce phénomène liant la croissance de certaines catégories d'organismes unicellulaires, comme les algues, aux effets d'un champ magnétique.
Sa recherche devrait être publiée sous peu dans la revue scientifique Bioelectromagnetics Journal. Dans l'attente, les impatients peuvent consulter l'intégralité de l'étude ICI

Sources : Sites liés et cités. Photos 1 : Structure cellulaire de l'algue Chlorella. 2. Chlorella

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Wednesday, June 8, 2011

AXYS : une compagnie de services pour les E.R.M



SIDNEY - (CANADA) - 09/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau - La compagnie canadienne AXYS Technologies Inc, une compagnie de services pour l'éolien offshore et la Marine parmi beaucoup d 'autres, n'en finit pas de communiquer depuis le lancement en mai dernier de sa branche Axys Ocean Renewables qui lui a permis d'étendre ses capacités à presque tous les domaines des énergies marines renouvelables ( EMR). Jusque là en effet, Axys était surtout connu pour offrir à l'industrie éolienne offshore la bouée de surveillance WindSentinel ™, qui recueille divers types de données en mer, utilisables d'ailleurs à toutes les phases d'un projet, de la phase d'évaluation initiale, à la phase de construction en finissant par la phase de surveillance continue du site achevé. A l'origine WindSentinel ™ mesurait principalement la ressource éolienne grâce à un laser.

Aujourd'hui Axys veut aller plus loin et fournir le même type de service de veille et de recueil de données à la future industrie de l'énergie des vagues et des courants. D'où la création d'Axys Ocean Renewables qui offre à ce petit système connu depuis 30 ans une lisibilité plus grande et une possibilité de déclinaison importante pour les technologies marines citées. A partir de produits existants comme TRIAXYS™, une bouée directionnelle créée il y a une dizaine d'années pour l'industrie pétrolière offshore et pour l'armée, Axys a donc imaginé plusieurs déclinaisons spécifiquement dédiées aux EMR, à commencer par "TRIAXYS with current Buoy" alimentée par des panneaux solaires. Cette bouée peut être installée sur des fonds allant de quelques mètres à 300 mètres et sert notamment à quantifier la force et la direction des courant marins et des vagues. Le superlatif en matière de TRIAXYS™ étant le dernier modèle de capteur, TRIAXYS™Sensor, récemment mis à jour pour satisfaire aux exigences des instruments de mesure les plus précis du marché.
Encore plus sophistiqué pour le domaine des ERM : AXYS HydroLevel™, bouée de précision qui mesure l'élévation du niveau de l'eau sur tout type de surface liquide où une bouée peut être posée. AXYS HydroLevel™ est un instrument de très haute précision, qui intègre les dernières technologies GPS RTK et de détection des mouvements. Un logiciel AXYS WaveView™ permet de lire, de décoder et d'archiver les données transmises par l'ensemble des bouées. L'ensemble du dispositif risque bien de devenir le kit du parfait développeur de parcs hydroliens et houlomoteurs !
Optimiste, Axys prévoit un fort développement de ce secteur dans un proche avenir.
Que Neptune les entende !

Sources. Sites liés et cités. Photos bouées © Axys

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Tuesday, May 24, 2011

EMEC : accord stratégique avec le canadien " FORCE"



ORKNEY ISLANDS (Royaume Uni - U.E) - 24/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - L'EMEC (European Marine Energy Centre) faisait savoir, voici peu, sa volonté, d'agrandir son centre d'essai en mer situé aux Iles Orcades avec deux nouveaux emplacements spécialement dédiés aux prototypes à petite échelle de technologies d'énergies renouvelables marines. Financé par le ministère britannique de l'énergie et du changement climatique (DECC), l'un des deux emplacements se situera à Scapa Flow au nord-ouest de la baie Sainte-Marie et sera dédié aux dispositifs houlomoteurs, tandis que l'autre sera situé à Shapinsay Sound au large de Head of Holland et concernera plus spécifiquement les dispositifs d'énergie hydrolienne. Le directeur général de l' EMEC, Neil Kermode, a justifié ces deux nouvelles extensions en déclarant, non sans humour, qu'il était " indispensable que les développeurs de prototypes puisse tremper leurs pièces de métal dans l'eau. "
Ces deux nouveaux sites d'essai permettront de tester soit des prototypes de petites tailles soit des technologies différentes de celles testées jusqu'alors et ce dans un environnement marin moins violent que celui du site habituel de l'EMEC.

Peu de temps après avoir annoncé cette extension, l'EMEC a fait savoir à la Conférence All Energy d'Aberdeen, qu'il venait de signer un impotrant accord stratégique avec le Fundy Ocean Research Center for Energy (FORCE) le centre de R&D de technologies marines le plus important du Canada (et le meilleur concurrent de l'EMEC !) dans le but " d'aider l'industrie des énergies marines renouvelables à progresser à travers le monde ". Ainsi, les deux plus importants centres de recherches mondiaux de R&D en matière d'énergie renouvelables marines sont donc désormais unis pour coordonner leurs efforts et pour mener " une recherche plus intelligente, plus rapide, plus sécurisée et plus fiable " , si l'on en croit les déclarations de John Woods, Président du FORCE qui a ajouté : " Deux têtes valent toujours mieux qu'une."

L 'EMEC dont le site a été choisi pour l'excellence de sa ressource houlomotrice et hydrolienne mais aussi pour ses facilités de raccordement au réseau et ses installations portuaires est devenu en quelques années synonyme de centre mondial d'excellence en matière de R&D d'énergies renouvelables marines avec 11 projets, soit en tests soit en fabrication sur sites. Les installations ont été agrandies une première fois en 2010, pour atteindre un total de cinq postes câblés sur le site houlomoteur et de sept sur le site hydrolien auxquels il faut ajouter les deux derniers sites créés pour les dispositifs à petite échelle dont je parlais en début d'article. Ce qui permet à Richard Morris, directeur commercial de l'EMEC, de déclarer : " Il y a eu plus de convertisseurs d'énergie marine connectés au réseau à l'EMEC que sur tout autre site au monde. Au cours des huit dernières années, l'EMEC a acquis une connaissance approfondie et une expérience de tout premier plan qui en font un leader mondial incontesté. Nous sommes heureux de mettre le savoir-faire de notre centre d'essai pour tester de nouveaux dispositifs dans d'autres pays. Selon RenewableUK, l'industrie des énergies marines renouvelables pourrait créer 10.000 emplois d'ici 2020 au Royaume-Uni. L' EMEC est ravi de collaborer avec le FORCE et les leaders de l'industrie pour renforcer les promesses que ces sources d'énergies propres offrent. "

De son côté, le (FORCE) Fundy Ocean Research Center for Energy est situé dans le secteur du Minas Passage de la baie de Fundy en Nouvelle-Écosse (Canada) , connu pour avoir les plus fortes amplitudes de marées sur la planète ; des estimations ont indiqué que jusqu'à 2500 MW pouvaient être extraits en toute sécurité de cette zone c'est à dire plus que la demande totale d'électricité de la Nouvelle-Écosse. Le FORCE a d'ores et déjà prévu d'accueillir quatre des technologies hydroliennes les plus avancées du monde d'ici 2012 et a lancé la fabrication de quatre câbles sous-marins d'une capacité totale combinée de 64 MW, ce qui est en fait la plus grande capacité disponible au monde. L'ensemble de ces projets totalisant un investissement d'un montant de 100 millions de dollars.

Du côté des industriels qui testent en ce moment des technologies marines sur l'un et l'autre de ces deux sites mondiaux majeurs, les réactions sont aussi très enthousiastes et optimistes.
Ainsi pour Atlantis Resources Corporation, fabricant de la plus puissante hydrolienne actuellement construite au monde, dont les projets sont mis en place en Inde, en Australie et au Royaume Uni (Pentland Firth) : " Atlantis s'est engagé depuis le début et pour le long terme dans des tests à grande échelle en vue de programmes commerciaux à la fois avec le FORCE et avec l' EMEC. Les deux établissements offrent d'excellentes installations d'essais dans les conditions océaniques souhaitables pour des dispositifs captant l'énergie des courants. Cet accord va renforcer ces deux grandes organisations qui sont déjà les chefs de file mondiaux du secteur de l'énergie marine. C'est aussi et surtout une excellentes nouvelle pour l'industrie des énergies marines qui ne peut que se réjouir que ces deux géants s'engagent à travailler ensemble pour partager les leçons apprises. "
De même pour OpenHydro qui " soutient avec détermination ce partenariat et ce partage de connaissances entre l'EMEC et le FORCE. Ce partenariat offre la perspective d'avantages à long terme pour des technologies que nous allons commercialiser. Notre expérience sur les deux sites à la fois est partie intégrante de notre technologie et de son développement. Nous espérons que ce partenariat permettra de mieux développer les pratiques et les normes pour soutenir une industrie des énergies marines renouvelables parvenue à un moment critique de son histoire. "

Sources : Sites liés Photo Atlantis Resources Corp.

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Tuesday, April 26, 2011

WAVEBERG™ : la punaise houlomotrice qui résiste aux tempêtes !


NEW YORK - (Etats-Unis) - 27/04/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Cet article continue une série consacrée jusqu'à l'été aux récupérateurs houlomoteurs et aux hydroliennes peu médiatisés, dont l'efficacité a été ou est en cours de validation. Certains de ces engins ont des formes souvent très inspirées de modèles animaux ou végétaux.

Le premier des engins à ouvrir cette série d'articles est le Waveberg™. C'est un récupérateur d'énergie des vagues particulièrement original dont l'invention remonte à 1977 et la première maquette à 1979. On doit le Waveberg™ à l'ingénieur canadien John Berg qui porte ce projet imperturbablement, depuis maintenant depuis plus de 35 ans. La première maquette flottante (cf. photo dans la piscine de jardin ci-contre !) a été mise au point en 1985. Le premier exemplaire montrable a été exhibé à l'Energy Expo de 1986 d'Oakland (Californie). Un premier prototype à l'echelle 1/30 a été testé en Baie de San Fransico en 1988. Les choses sérieuses commencent en 1990 lorsque le Waveberg™, que son inventeur en fin connaisseur du milieu maritime a voulu particulièrement résistant aux tempêtes, est mis en test par le Conseil National de La Recherche de l'Institut canadien sur les technologies océaniques (National Research Council Canada Institute for Ocean Technology).

Après plusieurs mois de tests dans ses bassins, le " National Research Council " confirme en 1991 les niveaux de puissance générés, ainsi que la résistance de l'engin aux conditions de tempête extrême. Quelques années plus tard en 1997, ces premiers tests de résistance trouveront une nouvelle illustration rêvée puisqu'un prototype de Waveberg™ de grande taille survit à une tempête sur une côte de Floride, tempête pendant laquelle la plupart des maisons du bord de mer furent détruites !
Du point de vue de la forme, il n'échappera à personne que l'engin emprunte celle d'un d'insecte d'eau familier : la ranâtre ou Ranatra linearis, plus connue sous le nom peu flatteur de "punaise d'eau", dont la particularité est de se déplacer rapidement à la surface à l'eau sans couler ! Le cousinage du Waveberg™ et de la ranâtre s'arrête là, l'engin étant constitué de tubes en plastique et fibre de verre qui lui confèrent un résistance particulièrement remarquable. En 1992, un essai en continu sur 14 mois a lieu en mer à Lunnebourg en Nouvelle-Ecosse (vidéo de cet essai ICI en condition de mer calme et en conditions de tempêtes ICI). Cette année d'essais se solde par des succès sur toute la ligne et par une nouvelle validation de la capacité de résistance exceptionnelle du Waveberg™ en situation de tempête.

Du point de vue des capacités : le modèle de référence du Waveberg™ génère un peu plus de 100 kW de puissance dans des conditions normales. En configuration de mer agitée, cette puissance double. Le modèle final aura 50 mètres de longueur et coûtera $100.000. Le constructeur assure qu'il génèrera 24 h/24h, l'équivalent de deux barils de pétrole. Des plans ont été établis pour installer les Waveberg™ en batterie pour agréger la puissance.
Une étude indiquait que les coûts pour une installation de 1,2 MW de Waveberg™ en batterie seraient inférieurs à $400 par kW et diminueraient pour des installations plus importantes.
En 2004, le Waveberg™ était présenté à la Emerging Technologies Conference du M.I.T.
En 2006, un prototype de Waveberg à l'échelle 1/50 subissait à nouveau des tests en bassin en Irlande dans le centre d'essais de l'université de Cork Hydraulic and Maritime Research Centre (HMRC). Depuis ce moment la société Waveberg, dont le siège social est à New York City, s'applique à rechercher des capitaux pour passer au stade commercial. Les progrès sont discrets et les démarches peu médiatisées.

Sources. Sites liés. Photos : Waveberg history © Waveberg

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Sunday, April 10, 2011

ORPC s'associe à HEA pour installer TidGen™



NIKISKI - (Alaska - Etats-Unis) - 11/04/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le développeur américain d'énergie marine Ocean Renewable Power (ORPC) a fait savoir qu'il avait signé le 24 mars 2011 un accord avec le distributeur d'électricité opérant en Alaska Homer Electric Association (HEA) dans le but de tirer parti de l'énergie des courants présente dans la région de Cook Inlet et de doter la région de Kenai Peninsula d'une source d'électricité renouvelable marine fiable, économique. Ils pensent également créer des emplois régionaux (mécaniciens, soudeurs, ingénieurs et autres travailleurs qualifiés). Cette installation comportera une, voire plusieurs turbine(s) pilote(s) TidGen™ Power System pouvant atteindre jusqu'à 5 MW, immergée(s) sous 18 à 45 mètres d'eau et facilement raccordable(s) au réseau de Kenai que gère HEA. Le calendrier prévoit des études de terrain en 2011 et 2012 afin de recueillir des données environnementales et de valider un endroit précis d'implantation du TidGen™ à Cook Inlet. Une fois ces études et consultations menées avec les communautés locales, ORPC demandera une licence spécifique à la FERC pour une exploitation du projet pilote à l'automne 2012. Lorsque la licence sera accordée, ORPC installera une première TidGen Power System ™ dans la région de Cook Inlet dès 2013. ORPC et HEA évalueront alors la performance de ce système et décideront d'élargir la capacité de production.
Concernant le système hydrolien TidGen™ Power System construit par ORPC, autant dire qu'il a beaucoup évolué depuis les premières descriptions que j'en faisais dans ce blog le 15 janvier 2008, le 17 mars 2009 , le 31 août 2010. Seule constante : il ne ressemble toujours ni aux classiques turbines hydroliennes à hélice ni aux turbines à entraînement par la jante (type Open Hydro). La technologie TidGen™ Power System qui ne peut être confondue avec aucune autre et aurait pu faire penser à ses débuts à une technologie houlomotrice (vagues) plutôt qu'hydrolienne (courant, utilise la rotation lente de lamelles disposées horizontalement qui alimentent en tournant un générateur à aimant permanent.
ORPC a mené avec succès les test de la "version bêta" lors de son exploitation à Cobscook Bay, près de Eastport (Maine), en 2010. Ce système était alors le plus grand dispositif d'énergie marine jamais déployé aux États-Unis. Le système qui continue à être testé sera définitivement fonctionnel à Cobscook Bay et relié au réseau dès l'automne 2011. En 2012, ORPC prévoit également d'installer un dispositif hydrolien TidGen ™ à Petit Passage dans la baie de Fundy (Nouvelle-Écosse-Canada) en partenariat avec l'exploitant d'énergies marines canadien Fundy Tidal Inc,
Le périmètre de Cook Inlet est bien connu pour l'importance de sa ressource en énergie des courants marins, (cf article du 2 septembre 2010) censé représenter "90% du potentiel total des Etats-Unis" si l'on en croit les déclarations de Brad Janorschke et Chris Sauer, respectivement président et directeur général d'ORPC. Ce site a commencé à faire l'objet d'études préliminaires de la part d'ORPC dès l'année dernière, mais il y a quelques semaines seulement qu'ORPC a eu l'idée d'approcher HEA désireux de réduire sa dépendance à l'électricité produite par l'énergie fossile, en lui proposant de réfléchir à la meilleure façon de produire une énergie qui s'appuie sur les puissantes ressources locales marines de Cook Inlet. Cette réflexion a porté ses fruits puisque les deux partenaires ont décidé de relever ensemble ce défi et se disent ravis de le faire. La presse locale avec The Peninsula Clarion se fait volontiers l'écho du réel enthousiasme et des larges sourire de satisfaction affichés par les ingénieurs de HEA dès que l'on aborde ce projet.

Sources. Docs Liés. Photos © ORPC

Sunday, February 13, 2011

ATLANTIS va construire des AK 1000 au Canada



HALIFAX - (Nouvelle Ecosse - Canada) - 14/02/2011 - 3B Conseils - Le gouvernement de la province canadienne de Nouvelle-Écosse (Nova Scotia), située sur la façade atlantique du Canada, a affirmé par un communiqué récent sa volonté de devenir un chef de file nord-américain dans le développement, la fourniture et le soutien de projets d'énergie hydrolienne et notamment celui d'une des plus grandes turbines hydroliennes du monde l'AK 1000. Le gouvernement de Nouvelle-Écosse compte mettre l'environnement marin particulièrement agressif de la Baie de Fundy au service de la turbine que l'on surnomme partout "le géant des mers". Cette turbine AK 1000 qui se propose de développer 1MW puis 2MW sera construite au Canada par un consortium formé du constructeur britannique Atlantis Resources Corporation, du constructeur canadien de plates-formes offshore et de navires Irving Shipbuilding et du constructeur militaire naval et aérien américano-canadien Lockheed Martin Canada. Pour tout savoir de l'éolienne AK 1000 se reporter à l'article que j'ai écrit le mois dernier ICI à l'occasion du projet d'installation d'un parc hydrolien AK 1000 en Inde dans le Gujarat, projet d'installation qui a bouleversé la donne dans le monde des énergies renouvelables marines en Asie.

A l'occasion de l'annonce faite la semaine dernière concernant la construction au Canada d'unités AK 1000, Darrell Dexter, Premier ministre de Nouvelle Ecosse, a déclaré : "Je suis ravi d'accueillir Atlantis, Lockheed Martin et Irving Shipbuilding autour de ce projet. Ensemble, nous allons travailler à exploiter des courants marins parmi les plus puissants au monde et à produire des énergies renouvelables, sûres et propres pour la Nouvelle-Écosse. A travers ce processus notre idée est de développer une expertise, une expérience et des infrastructures qui servent de ressources pour les futurs projets d'énergie hydrolienne dans toute l'Amérique du Nord. La dynamique autour des énergies hydrolienne et marémotrice continue de croître en Nouvelle-Écosse et nous tenons à lancer le défi de bâtir ici une industrie autour de l'exploitation de l'eau si innovante qu'elle attirera l'attention du monde entier, créera de bons emplois et de la croissance."

Cornelius Tim, directeur d'Atlantis Resources Corporation, a recentré le discours sur un aspect beaucoup plus local en disant : "Nous sommes déterminés à travailler avec les entreprises locales pour mettre en place une chaîne d'approvisionnement locale qui sera une plate-forme pour la croissance d'une industrie commerciale de l'énergie marine à l'échelle de la province. En nous appuyant sur notre expérience du projet global, nous sommes désireux de travailler avec le gouvernement et les autres développeurs et d'accélérer le déploiement commercial de l'énergie marine à l'échelle de la Nouvelle-Écosse. "

Pour Steve Durrell, président d' Irving Shipbuilding : "Le succès de ce consortium démontre non seulement l'expertise croissante de la Nouvelle-Écosse dans une industrie prometteuse, mais aussi l'étendue des compétences et des capacités des hommes et des femmes de la société Irving Shipbuilding. Nos nombreuses années d'expertise dans le domaine de l'acier, de la soudure et du travail du fer sur les navires militaires et commerciaux, les plates-formes offshore et d'autres projets, seront désormais mises à profit pour contribuer à la construction d'une industrie d'une énergie propre et renouvelable."

Tom Digan, président de Lockheed Martin Canada, conclut par ces mots : "Lockheed Martin conçoit et déploie des systèmes maritimes depuis plus de 40 ans. Nous appliquerons désormais notre ingénierie de ces systèmes et nous l'intégrerons à notre expertise pour faire de la production d'énergie marémotrice une réalité économiquement viable."

Le taux de change du dollar canadien et du dollar américain étant ce qu'il est actuellement par rapport à l'euro et à la livre sterling, on ne doute pas que les coûts de production soient effectivement imbattables !

Article : Francis ROUSSEAU

Sources : sites liés. Photo et carte © Atlantis resources corporation

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Tuesday, January 18, 2011

OPEN HYDRO : curieux incident sur le prototype de la Baie de Fundy


BAY OF FUNDY - (Canada) - 19/01/2011- 3B Conseils - Une bien curieuse histoire arrive à l'hydrolienne de 1 MW fabriquée par l'irlandais Open Hydro et testée depuis novembre 2009 dans la Baie de Fundy (Canada) en collaboration avec le distributeur d'électricité canadien Nova Scotia Power. C'est Robin Mac Adam, vice-président de Nova Scotia Power, qui la raconte sur son blog car il est impossible de trouver une quelconque relation de cette affaire sur le propre site d'Open Hydro et encore moins sur sa page de communiqués de presse.

Lorsque l'hydrolienne Open Hydro, que beaucoup présentent, forte de son 1 mégawatt de capacité, comme l'une des plus performantes et prometteuses du marché avec son trou central destiné à laisser le passage aux mammifères marins, est posée dans le Minas Passage, nul ne doute que tout va se passer le mieux du monde. Rien, si ce ne sont quelques vagues petits incidents mineurs, ne devrait alors venir troubler les essais en cours. Et effectivement pendant près d'un an tout se passe bien. Jusqu'à ce qu'au milieu du mois de décembre 2010, une folle rumeur commence à courir dans le Landernau des énergies marines : " Open Hydro s'est cassée !". Aucune confirmation ou infirmation du côté du site du constructeur et épais silence sur la zone des essais. Il faut attendre fin décembre 2010 pour que Robin Mac Adam révèle sur son blog qu'effectivement Open Hydro a eu des problèmes. Et pas mineurs ! C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'en parle, appliquant le principe de l'indulgence pour des technologies aussi jeunes et me refusant à hurler avec les loups à la moindre panne. Pour résumer : Robin Mac Adam nous apprend qu'après l'année entière d'essais apparemment sans problèmes, pendant laquelle Open Hydro semblait ronronner paisiblement sous la surface des eaux, le constructeur s'aperçoit, lors d'une vérification de routine, que deux des douze lames de la turbine de l'hydrolienne ont disparu. La compagnie Open Hydro prend alors la décision de remonter la turbine à la surface pour tenter d'analyser comment cet incident a pu arriver et surtout pourquoi ces deux lames précisément ont eu à pâtir des conditions d'utilisation. Au milieu de mois de décembre 2010, Nova Scotia Power et Open Hydro décident donc de soulever les 400 tonnes de la turbine pour une analyse technique détaillée. Mais, là, surprise : les 10 autres lames de la turbine ont également disparu ! C'est donc une turbine édentée et en tout cas complètement inactive que les ingénieurs remontent à la surface, avec l'arrière-pensée que les courants marins dans la Baie de Fundy contiennent bien plus d'énergie qu'ils ne l'avaient d'abord envisagé !

Les premières observations ont permis de constater que, malgré cette perte de pales, la structure de la turbine était intacte et avait assez bien résisté. A mi-chemin de sa durée d'expérimentation (les essais doivent durer 2 ans), cela a permis au moins aux ingénieurs qui préfèrent toujours voir le verre à moitié plein, de constater que la turbine pouvait être récupérée sans difficulté à l'endroit même où elle avait été immergée , c'est-à-dire au beau milieu d'un courant marin dont le moins que l'on puisse dire est qu'il est très actif ! Open Hydro et Nova Scotia Power veulent voir dans l'incident des pales perdues, une étape naturelle et indispensable vers la commercialisation de la technologie. La turbine de 400 tonnes a été lentement acheminée par voie de terre vers le chantier Cherubini Metalworks à Dartmouth (Canada), où les ingénieurs espèrent trouver la solution pour faire affronter aux pales de cet engin des conditions de mer décidément plus difficiles qu'ils n'imaginaient. Au passage, beaucoup d'experts notent que ce sont surtout les hydroliennes de forte capacité (1MW) comme Open Hydro ou la MK 100 d'Altlantis Ressources (dont les pales se sont aussi rompues) qui connaissent ce type de problème et non pas les hydroliennes de moindre capacité (entre 10 et 100 kw) de type Sabella. Les conditions des essais sont aussi mises en causes et beaucoup se demandent si des essais en rivières ou à l'embouchure des fleuves ne sont pas préférables dans un premier temps aux essais en pleine mer. Il semblerait enfin pour certains que le grand ennemi des technologies marines à l'essai soit la course à la capacité et aux subventions. Mais cette course-là est-elle la seule ennemie des technologies marines ?
On s'est engagé chez Open Hydro à " ré-installer la turbine dans les plus brefs délais " (sic!) .

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés. Images / 1 : Hydrolienne Open Hydro en fonction dans la Baie de Fundy © Open Hydro. 2 Bay of Fundy © carte wikipedia. 3. Open Hydro : au fond à droite de l'atelier la turbine à 12 pales © Open Hydro


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