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Tuesday, October 18, 2011

OTE Corporation : construction d'une centrale ETM aux Bahamas

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NASSAU (Bahamas) - LANCASTER (Etats Unis) - 18/10/2011 - 3B Conseils-Mer-veille-MRE -

Par Francis Rousseau


La compagnie américaine OTE Corporation, dont le nom ne doit rien au hasard puisqu'il est l'acronyme de OTEC (Ocean Thermal Energy Conversion), c'est à dire la définition même en langue anglaise de l'Energie Thermique des Mers (ETM en français) a signé un accord avec le distributeur d'électricité Bahamas Electricity Corporation (BEC), dans le but de construire ce qui est présenté comme la première centrale ETM insulaire au monde. Cette centrale opérera onshore c'est à dire à partir du rivage, pour produire de l'électricité de la différence des températures entre l'eau de mer de surface et l'eau de mer des profondeurs, mais produira aussi de l'eau potable dessalée et des produits alimentaires de la mer (aquaculture)...

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Friday, September 9, 2011

ETM à La Reunion, en Martinique et en Polynésie : compétition ou complémentarité ?


RENNES - (France) - 09/09/2011 - 3B Conseils - MRE -
Par Francis Rousseau -
A l'issue du dernier accord signé en juillet 2011 par DCNS, STX France et la Région Martinique les protagonistes ont déclaré à l'AFP que " l'objectif global de ce programme était de disposer à l'horizon 2015 d'une centrale pilote d'une puissance de 10 MW à l'ouest de Bellefontaine. Cette annonce a provoqué une réaction de déception dont la presse réunionnaise s'est fait l'écho en ces termes : " La Martinique double la Réunion sur l'Energie Thermique des Mers " (Zinfos 974 de juillet 2011) ou encore " La Région Réunion pas à la hauteur selon l'Alliance " ou enfin " La Martinique grille La Réunion " (Clicanoo juillet 2011). Comme si en matière de mise en place d'une filière ETM française ces Régions se trouvaient en concurrence....

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Monday, February 7, 2011

SOLO-TREC : le véhicule sous-marin E.T.M. autonome




HONOLULU - (Hawaï - Etats-Unis) - 08/02/2011- 3B Conseils - Depuis un an, la NASA, l'US Navy et des chercheurs de plusieurs universités rendent publiques les recherches et le développement d'un véhicule sous-marin qui serait totalement autonome. Ce véhicule-robot, mis au point en secret depuis 5 ans, serait capable d'alimenter ses batteries tout seul, en utilisant la différence de température de l'eau environnante, autrement dit l'E.T.M. (Energie Thermique des Mers). SOLO TREC (Sounding Oceanographic Lagrangrian Observer Thermal RECharging) né au NASA Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie) est actuellement en phase de tests intenses pour plusieurs mois (plusieurs années selon certains) au large des côtes hawaïennes avec pour objectif de récolter des informations sur la température et la salinité des océans afin de consolider les connaissances sur les courants marins.
Concrètement SOLO-TREC se présente sous la forme d'une bouée équipée de compartiments à huile comprenant des cylindres de cire qui alimentent ses batteries en utilisant l'énergie thermique de l'eau de mer (ETM). Le principe : la cire change d'état dès que la température excède 10°C. En surface, où l'eau est plus chaude, la cire devient liquide, augmente par sa dilatation le volume des cylindres. Cette métamorphose propulse l'huile vers un réservoir à haute pression où elle est stockée. Une fois plein, ce réservoir libère l'huile comprimée qui passe à travers une turbine hydraulique. Ce mécanisme produit alors de l'électricité qui charge les batteries. L'huile est ensuite récupérée dans le réservoir. Les batteries chargées alimentent des pompes qui peuvent ainsi aspirer ou expulser l'eau ce qui permet au véhicule de monter ou de descendre : c'est un système de ballasts. Les 1,7 watt-heures (ou 6.100 joules) obtenus par plongée suffisent à faire fonctionner le récepteur GPS et les autres instruments de bord de type capteurs et balises de repérage. Lorsque le véhicule est en plongée, la température de l'eau refroidit, la cire devient solide et renvoie l'huile dans ses compartiments initiaux. Pour se déplacer, le véhicule utilise l'énergie stockée dans les batteries et il remonte pour les recharger, etc.

Depuis novembre 2009, un prototype SOLO-TEC de 84 kg a effectué avec succès plus de 300 plongées à plus de 500 mètres de profondeur, à raison de trois par jour, à 161 kms au sud-ouest d'Honolulu (Hawaï). Les premiers essais du prototype développé avec JPL/Scripps ont permis de constater que le principal handicap des véhicules sous-marins (à savoir le manque de performances d'autonomie) a été surmonté.
Le SOLO TEC aurait ceci d'unique que son énergie serait renouvelée naturellement en permanence grâce a l'emploi de l'E.T.M. comme source d'énergie. En théorie ce véhicule a donc une autonomie illimitée.
La NASA communiquera à nouveau sur le véhicule au terme des essais menés actuellement et dont certains disent qu'ils pourraient durer plusieurs années.




Article : Francis ROUSSEAU


Sources. Sites liés. Images : 1. Schéma de fonctionnement du SOLO TREC © Nasa. 2. Mise à l'eau pour essais du prototype SOLO TREC.

Sunday, January 9, 2011

Deep Ocean Power Philippines Inc. : des mix énergétiques novateurs



MANILLE - (Philippines) - 10/01/2011 - 3B Conseils - D'après un article publié par le quotidien Philippines Daily Enquirer en novembre 2010, la compagnie Deep Ocean Power Philippines Inc. (DOPPI) (filiale de US Deep Ocean Power) envisage de mettre en place à partir de 2011 une série de projets d'énergie marine répartis sur 36 sites en mer, d'ores et déjà définis et approuvés par le gouvernement. Leur particularité sera de faire appel à un mix énergétique marin audacieux associant à la fois l'éolien offshore, le solaire en mer et l'énergie thermique des mers (E.T.M.) exploité aussi bien à partir des rivages des îles qu'en pleine mer.

Selon Jonathan Wong, vice-président de Deep Ocean Power Philippines Inc. chargé du développement de ces projets : " Chacun des sites définis par le gouvernement sera utilisé non seulement pour exploiter la conversion de l'énergie thermique des mers, mais aussi pour exploiter des parcs éoliens nearshore et offshore et des parcs solaires aussi bien offshore qu'onshore. " Chacun des 36 sites sera susceptible de générer entre 10 et 300 MW toutes ressources confondues (en l'occurrence donc E.T.M., éolien et solaire.)
Les 36 sites couvrent 910 zones de prospections soit 73 710 hectares situés dans les provinces suivantes : Ilocos Norte, La Union, Pangasinan, Zambales, Occidental Mindoro, Isabela, Aurora, Masbate, Antique, Negros Occidental, Negros Oriental, Zamboanga del Norte, Maguindanao, Sultan Kudarat, Sarangani, Misamis Oriental, Surigao del Norte, Davao Oriental, Davao del Sur, Sulu, Southern Leyte, Northern Samar, Eastern Samar, Ilocos Sur, Sorsogon et Albay.
Sur son site, DOPPI dévoile 14 de ces sites comme ayant été jugés propices à l'exploitation de l'E.T.M. par le gouvernement philippin et DOPPI. Il s'agit de San Vicente dans la province d'Ilocos Sur ; Agno dans la province de Pangasinan ; Palauig dans la province de Zambales ; Mananao dans la province de Mindoro ; San Jose dans la province d' Antique ; Manukan dans la province de Misamis Occidental ; Omosmarata dans la province de Basilan ; Palaui Island dans la province de Cagayan; Dijohan Pt. dans la province de Bulacan ; Mascasco dans la province de Masbate ; Batag Island dans la province de Northern Samar ; San Francisco dans la province de Surigao del Norte ; Lamon Pt. dans la province de Surigao del Sur et Lacaron dans la province de Davao del Sur.

Au stade actuel du projet, Deep Ocean Power Philippines Inc. finalise les plans de construction de la première de ces "centrales thermiques de production d'énergie océane " selon la terminologie choisie pour définir le mix énergétique. Cette première centrale sera construite à Panay (Mindoro) avec une capacité initiale de 10 à 20 MW, extensible dans le futur jusqu'à 100 MW. Ce sera d'ailleurs le cas pour les 36 sites. Si l'on en croit Derek Murray, vice-président de la maison-mère US Deep Ocean Power Inc., l'ensemble du projet atteindra 3600 MW (3,6 GW). Et Derek Murray d'ajouter à l'endroit de l'exploitation de l' E.T.M. : " Les Philippines font partie des meilleurs emplacements connus dans le monde pour l'exploitation de l'E.T.M. en raison de la constance de différence thermique entre l'eau chaude de surface et l'eau froide des profondeurs qui existe ici toute l'année. C'est pourquoi les Philippines constituent pour nous une plate-forme idéale ". Selon le constructeur, chaque tranche de 100 MW coûtera 250 millions de US dollars.

Le gouvernement philippin qui a estimé par la voix du Ministre de l'énergie que les énergies marines étaient une chance que le pays " ne pouvait se permettre de laisser passer " a arrêté d'autre part une liste de 8 sites propices à l'exploitation de l'énergie des courants marins. Il s'agit des sites de Hinatuan Passage, de Bohol/Taliban Strait, Surigao Strait, Gaboc Strait, Basiao Channel, San Bernardino Strait, Basilan Strait and San Juanico Strait. Concernant l'énergie des vagues, le ministère philippin de l'énergie planche sur une étude soumise par Oceanographic Co. of Norway et qui a identifié des sites propices autour des îles Batanes, à Cagayan, dans les îles Polilio (province d'Aurora) et à Bolinao (province de Pangasinan).

Les projets d'îles énergétiques ne sont pas vraiment nouveaux (cf. notre article de 9 janvier 2008 ) mais c'est, dans ce cas précis, la première fois que l'on tente de les mettre aussi concrètement en oeuvre. Le fait que cette initiative revienne à un pays dont la particularité géographique est d'être un chapelet d'îles qui gagneraient beaucoup à leur indépendance énergétique n'est pas anodin.
Sur la voie des énergies renouvelables marines les Philippines avancent à grands pas.
Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites Liés. Carte : Philippines : régions et province.

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Monday, November 29, 2010

LOCKHEED MARTIN et NAVFAC : nouveau contrat ETM



MANASSAS - (Maryland - Etats-Unis) - 30/11/2010 - 3B Conseils - Lockheed Martin a annoncé sur son site avoir signé un nouveau contrat avec la NAVFAC U.S. (Naval Facilities Engineering Command) pour continuer ses travaux sur l'Energie Thermique des Mers (ETM en français / OTEC en anglais). Ce contrat porte sur une rallonge de 4,4 millions de dollars destinés à accélérer la conception d'une centrale ETM au large des côtes d'Hawaï. Cette rallonge s'ajoute au contrat initial de 8,1 millions de dollars signé en 2009 et au million de dollars attribués en mars 2010 (cf. article ICI). Aux termes de ce nouveau contrat, c'est une équipe de Lockheed Martin qui continue à développer des composants critiques du système et de la future usine pilote ETM pas très différente de celles développées en ce moment même par le français DCNS à la Réunion, à Tahiti et en Martinique (cf. article d'hier).
A propos de l'ETM, dont je rappelle qu'elle ne peut se développer qu'autour de la ceinture tropicale, Chris Myers, a déclaré pour Lockheed Martin : " L'ETM est une technologie d'énergie idéale pour les collectivités insulaires et pour les bases militaires situées en zones tropicales, dont certaines sont largement tributaires des importations de combustibles fossiles pour l'électricité et le transport. C'est pourquoi Lockheed Martin applique des décennies d'expérience dans la conception et le déploiement de systèmes maritimes pour les marchés de la défense au domaine nouveau de l'énergie des océans, contribuant ainsi à produire une énergie propre." C'est un discours déjà bien rodé chez Lockheed Martin dont l'expérience en matière de technologie ETM remonte aux années 1970, époque ou la France abandonna un temps cette technologie qu'elle avait inventée dans les années 1930. La société Lockheed Martin construit alors son premier " Mini-OTEC". Ce prototype fournira juste assez d'électricité pour assurer son autarcie, mais il sera assez convaincant pour que le Ministère de l'Énergie américain récompense la compagnie (article de 2008 ICI ) et lui attribue deux contrats de façon à faire avancer la technologie. En plus de ses travaux sur l'ETM, Lockheed Martin travaille avec ses clients (principalement des services publics et de grandes administrations americaines) à relever les défis des Etats-Unis dans les domaines de la production d'énergie de remplacement de nouvelle génération, de l'efficacité énergétique, de la gestion de l'environnement et de la surveillance du climat. Basée à Bethesda-Manassas (Maryland), Lockheed Martin est une entreprise de sécurité mondiale qui emploie environ 133.000 personnes dans le monde et est principalement engagée dans la recherche, la conception, le développement, la fabrication, l'intégration et le maintien des systèmes de technologie de pointe, produits et services. Le chiffre d'affaires 2009 de Lockheed Martin était de 44 milliards de dollars. En matière d'ETM, où Lockheed Martin a travaillé longtemps et avec succès sur un modèle de conduite (tuyau) fiable (un des défis majeurs de cette technologie complexe), la société n'a qu'un seul concurrent de poids dans le monde : c'est le français DCNS qui dans la course à l'acquisition de cette technologie semble avoir une longueur d'avance.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs. Sites liés. Préfiguration de centrale OTEC © Lockheed Martin

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Sunday, November 28, 2010

Nouveau projet ETM prévu par DCNS en Martinique


FORT DE FRANCE (Région Martinique - France- U.E.) - 29/11/2010 - 3B Conseils - DCNS a annoncé sur son site avoir signé le 25 novembre 2010 avec la Région Martinique une convention portant sur la définition des possibilités et conditions de mise en place dans cette île des Antilles françaises d'une centrale pilote d'Energie Thermique des Mers (ETM). Ce projet s'inscrit dans le cadre du Programme Régional de Maîtrise de l'Energie, mis en œuvre par le Conseil Régional avec le Syndicat Mixte d'Electricité de la Martinique (SMEM), l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise Energie (ADEME) et le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). Ce programme se propose d'améliorer l'autonomie énergétique de la Martinique, d'impliquer la Région dans la gouvernance énergétique de son territoire avec le but de réduire les émissions de gaz à effet de serre tout en créant une dynamique de développement local adoptant des modes de consommation, de production industrielle et d'aménagement éco-responsables.
Ce programme de R & D pour le pré-dimensionnement d'une centrale pilote qui sera capable de fournir 10 MW d'énergie stable en 2015, pourra répondre aux besoins énergétiques croissants de la Martinique et contribuera à la future autonomie énergétique de l'île. Les réflexions menées par la Région Martinique sur les filières technologiques d'énergies renouvelables et, notamment, sur les énergies marines ont conduit les responsables locaux à considérer la filière ETM comme la plus pertinente. "En effet, la localisation de l'île sur la ceinture tropicale permettrait de produire de l'énergie 24H/24H en exploitant la différence de température qui existe naturellement entre la surface de l'eau et les profondeurs de l'océan", explique un représentant du groupe DCNS.
Depuis 2008, le groupe a mis son expérience et son savoir-faire en conception et entretien de systèmes navals complexes au service du développement de l'ETM. DCNS a ainsi réalisé en 2008 une étude de pré-faisabilité pour l'île de la Martinique, puis en 2009 une étude de faisabilité et un contrat pour un démonstrateur à terre sur l'île de La Réunion et cette année une étude de faisabilité pour Tahiti. "DCNS peut en effet s'appuyer sur une ingénierie navale de qualité, forte de plus de 1 000 personnes, sur des technologies éprouvées et sur ses capacités scientifiques étendues avec les pôles Mer". Les premiers résultats du programme de recherche avec la région Martinique, qui doit durer un an, permettront de déterminer les caractéristiques d'une centrale ETM-pilote adaptée aux conditions des Caraïbes, de même que l'organisation industrielle d'un tel projet. La Région Martinique assurera la maîtrise d'ouvrage du programme d'études, DCNS assumant la maîtrise d'œuvre des travaux.
Ce projet martiniquais est donc le troisième projet ETM que DCNS met à l'étude dans le monde, ce qui fait de ce groupe français le leader mondial dans cette technologie devant les Etats-Unis qui préparent aussi un démonstrateur au large d'Hawaï avec Lockheed Martin (j'y reviendrai dès demain).

Article : Francis ROUSSEAU

Docs/ Sites Liés. Illustration: préfiguration centrale s ETM ©DCNS

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Thursday, September 30, 2010

ETM : une maquette virtuelle pour DCNS


PARIS - (France- U.E.) - 01/10/2010 - 3B Conseils - Le groupe DCNS, partenaire de ce blog, a commandé récemment une maquette virtuelle interactive de présentation à l'agence Mgdesign concernant son projet Energie Thermique des Mers (ETM) à la Réunion. (cf. articles plus bas). L'application 3D réalisée permet de découvrir virtuellement la technologie ETM qui, je le rappelle, permet de produire de l'électricité grâce à l'exploitation du différentiel constant existant autour de la ceinture tropicale de notre planète entre la température de l'eau de surface (22 à 26°C) et celle des grandes profondeurs (3 à 5°C). La modélisation 3D porte sur deux maquettes :
- celle du prototype à terre, situé à proximité de l'université de la Réunion.

- celle du démonstrateur en mer qui sera situé au large de l'île d'ici 2014 2015.

Les deux maquettes sont consultables en "vision technique" avec animation des circuits et des échanges thermiques (photo de tête d'article), ainsi qu'en "mise en situation", intégrées à leur site d'exploitation.


Une vidéo extraite de l'application interactive est visible ICI ou en haute définition sur YOU TUBE ou dans la colonne de droite du blog "Les énergies de la mer".

Article : Francis ROUSSEAU

A LIRE AUSSI SUR LE SUJET
:
- DCNS et LA RÉUNION placeront la France en tête de l'ETM dès 2011 (01 Juillet 2010)
- Réunion : le prototype E.T.M . de DCNS en test en 2011 (01 Juillet 2009)
- E.T.M. : convention signée entre DCNS et l'Ile de La Réunion (01 Mai 2009)


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Tuesday, September 21, 2010

OASIIS : une technologie hybride "solaire en mer et ETM"


MARINA DEL REY- (Calif.- Etats-Unis) - 22/09/2010- 3B Conseils - La société californienne GreenFix Energy s'est lancée dans la bataille des îles solaires en mer en annonçant voici quelques mois le lancement du prototype d'île artificielle OASIIS (Oceanic Atmospheric Solar Insulated Incapsulation System) d'une capacité estimée par le constructeur à 250 MW. Le principe pourrait paraître proche de celui de l'île solaire Nolaris (ou CSEM) dont j'ai déjà fait état dans ce blog en avril 2010, et qui se proposait de capter l'énergie solaire sur de grands miroirs thermo-solaires posés sur l'eau. Mais OASIIS en diffère notablement dans la mesure où cette nouvelle technologie de captation des rayons du soleil est combinée avec des principes déjà à l'oeuvre dans l'Energie Thermique des Mers (E.T.M.), utilisant la différence de température entre l'eau de surface et celle des profondeurs. Cette technologie hybride, mise au point après plus de 10 ans de recherche par son inventeur Richard Henderson et brevetée par ses soins (sous le nom de OASIIS donc), se propose également de désaliniser l'eau de mer en grande quantité et de l'acheminer jusqu'à terre par un réseau de tuyaux sous-marins à proximité des contrées qui en ont le plus besoin pour développer leur agriculture. La société GreenFix mène ses travaux dans la plus grande confidentialité et son site n'est accessible que sur abonnement mais il a été cependant possible de savoir que sa technologie hybride "Solaire en mer - E.T.M." pourrait occuper, pour être rentable, des superficies en mer variant de 1 à 3 km2. Le coût d'une telle installation a été estimé, selon Business Wire, à 200 millions de dollars. Une vidéo est disponible sur Youtube ICI qui résume assez succinctement le principe.
La seule chose que je ne comprends pas bien au vu de la maquette est l'endroit où peut bien se cacher la centrale E.T.M. dans tout ça ? ! En tout cas : elle est bien cachée !
A suivre...

Article : Francis ROUSSEAU

Docs . Sites liés. Images © GreenFix Energy

Wednesday, September 15, 2010

PACIFIC OTEC obtient un financement public polynésien pour sa centrale ETM



PAPEETE - (Polynésie Française - France) - D'après le média polynésien Tahiti Info du 15 septembre 2010, sur proposition de Teva Rohfritsch, ministre de la reconversion économique en charge des technologies vertes, le Conseil des ministres de Polynésie Française a approuvé l’attribution d’une subvention d’investissement en faveur de la société Pacific Otec, présidée par Patrick Moux, du Groupe Moux très implanté en Polynésie dans le secteur des énergies renouvelables (ou non d'ailleurs). Cette subvention dont le chiffre précis reste difficile à connaître, est destinée à financer l'étude de faisabilité d’une centrale d’Energie Thermique des Mers (ETM) en Polynésie française (cf. article du 11/05/2009).
Cette opération, menée en partenariat avec l’Etat, DCNS et la société japonaise Xenesys (qui aurait fait récemment l'objet d'une offre de rachat américaine) se penchera sur la réalisation d’une centrale ETM offshore pilote d’une puissance de 5 MW située entre Tahiti et Moorea. Ce projet pourrait coûter, dans sa phase de construction, 10 milliards de francs cfp (selon les sources citées). Pour l'histoire, je rappellerai que le 3 février 2010 la ministre de l’Outre-mer Marie-Luce Penchard, profitant de son passage en Polynésie, a signé avec les sociétés Pacific Otec et DCNS une convention de financement concernant l’étude de faisabilité d’une centrale ETM. Coût du projet d'étude de faisabilité : 120 millions de francs cfp, la moitié prise en charge par la France, 20% par la Polynésie, et le reste réparti à parts égales entre les deux entreprises privées. Pour Albert Moux, Président du Groupe Pacific Petroleum et père de Patrick Moux, interrogé par Les Nouvelles de Tahiti : “ C’est un projet très important pour l’image de la Polynésie. C’est en plus une entreprise locale qui pourrait devenir l’opérateur d’une telle structure.” Le directeur de Pacific Otec, Philippe Dubau, reste lui aussi très confiant : “ Pour l’instant, tout le monde a le même calendrier. Nous n’avons pas les mêmes moyens, il faudra donc être mesuré et intelligent.”
La structure d'exploitation d'Energie Thermique des Mers présentée en illustration et qui pourrait être celle d'une centrale ETM en Polynésie est une plate-forme géante cylindrique de 50 mètres de diamètre partiellement immergée, qui s'enfonce à 50 mètres sous le niveau de la mer et ressort de 25 m au-dessus de la surface de l'océan. Un pipe-line de 3 à 4 m de diamètre pompera de l’eau à -1000 m à une température proche de 5°C alors que l'eau de surface est, sous ces latitudes, à une température de 22° à 26 °. Si le calendrier est respecté, la structure, déjà testée avec succès contre les cyclones au Japon, pourrait être en mer en 2015 c'est à dire sensiblement au même moment que celle mise en place par DCNS au large de l'Ile de La Réunion.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés. Prefiguration © Pacific Otec