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Friday, December 9, 2011

Navires du Futur : présentation du cerf volant d'Yves Parlier sur le Stand Bretagne

Paris - (France U.E) - 09/12/2011 - 3B / MRE
par Brigitte Bornemann

Hier, Francis Rousseau (ici) évoquait deux technologies qui utilisent les énergies des vagues SUNTORY Mermaid II de Kenichi Horie et la petite ArchiSolar, imaginée par Yves Kinard.

J'en profite pour revenir sur le café presse organisé par le Pôle Mer Bretagne de mercredi dernier et sur l'appel à Manifestations d'Intérêt - Navires du Futur qui sera clôt le 11/01/2012 (ici)

"Dévoilé" en juin 2011, Yves Parlier y a présenté son prototype de bateau tiré par un cerf volant. beyond the sea® est le fruit de quatre années de réflexion et de recherches afin de rendre les transports maritimes plus propres.
Son équipe développe une solution dérivée de la technologie du Kitesurf, qui devrait permettre, à court terme, d'économiser entre 20% et 30% d'énergie sur tout type de navire (du pétrolier au chalutier en passant par le porte conteneur), tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre. La traction par kite ouvre des applications certaines, à la fois pour la marine marchande et la pêche, mais aussi pour le grand public.

Les retombées économiques sur les domaines de la sécurité, des sports et loisirs, mais surtout des énergies renouvelables sont estimées importantes. A noter également qu'en 2009 les recherches sur le système de pilotage automatique du kite avaient marqué une nouvelle étape avec les travaux de Jean Benoit Delpy étudiant de l’IUT de mesure physique de Talence et avaient débouché sur une soutenance de thèse..
Il avait collecté des centaines de milliers de mesures des efforts développés par les kites beyond the sea®, en fonction de leur trajectoire. Les mesures vont servir de base pour la mise au point d’un pilote automatique.

D'après le communiqué de presse, étaient également présentés au Café, le Voilier du Futur, pour une plaisance écologique, projet porté par Catherine Chabaud et Julian Stone, projet naturellement inscrit dans le programme national « Navire du Futur » et soutenu par le Pôle Mer Bretagne et le pôle de compétitivité EMC2, et 2 autres projets labellisés Pôle mer Bretagne en 2006, Navecomat : des navires éco-conçus, Paintclean : la nouvelle génération de peintures marines


La Région Bretagne a confié à Bretagne Développement Innovation (BDI) notre partenaire, la mission de structurer des filières fortes pour plus de compétitivité, de stimuler l'innovation dans les entreprises et d'accroitre l'attractivité et la notoriété du territoire.
Pour en savoir plus : Pôle Mer Bretagne http://www.pole-mer-bretagne.com/naval-et-nautisme-projets.php
BDI : cliquez sur le logo

Si vous consultez le portail mer-veille.com de 3B/MRE vous trouverez un article sur les déchets de plastique en mer. (ICI)
Article : BB / 3B
Source : Pôle Mer Bretagne

Thursday, December 8, 2011

ARCHISOLAR et SUNTORY MERMAID II : ces bateaux qui utilisent les vagues comme carburant

ArchiSolar imaginé par Yves Kinard

PARIS - (France) - 08/12/2011 - 3B / MRE
Par Francis Rousseau

Nautic, qui se tient à Paris jusqu'au 11 déc., met l'accent sur les modes de propulsion alternatives et sur les bateaux électriques. Il présente un très bel exemplaire de bateau mu par les vagues : le pentamaran ArchiSolar qui vient enrichir notablement les recherches sur les modes de propulsion des navires à partir des énergies marines. Les lecteurs de ce blog connaissent bien le Beluga Skysails de Cargill qui utilise déjà l'énergie éolienne pour propulser de façon hybride de lourds cargos (cf. article du 18 mars 2011).

Voici aujourd'hui deux technologies qui utilisent l'énergie des vagues pour propulser les navires : celles de Kenichi Horie et du Tsuneishi Forestry Group, historiquement la première de toute puisque mise en place dès 2007 avec le SUNTORY Mermaid II et la petite dernière : ArchiSolar, imaginée par Yves Kinard, architecte naval basé à Saint Martin (Antilles) qui présente l'élégant pentamaran (photo de tête) propulsé à partir d'un mix énergétique, houlomoteur, éolien solaire, dans lequel l'houmoteur tient la vedette.

Pour en savoir plus : prenez un abonnement au Daily News du Portail mer-veille.com (ICI) et consulter également, le calendrier, les dépêches et les flashs news en cliquant sur energiesdelamer.blogspot.com. BB/3B

Friday, March 18, 2011

CARGILL va utiliser l'énergie éolienne en mer pour ses cargos



HAMBOURG - (Allemagne - U.E.) - 18/03/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - J'avais déjà fait état sur ce blog à deux reprises (17 /12/2007 et 21/08/2008) du projet de propulser des cargos partiellement grâce à l'énergie éolienne en mer recueillie par une gigantesque voile. Il s'agissait des projets Beluga /SkySails qui en deux ans ont considérablement avancé. En effet voici quelques jours à peine, le puissant affréteur américain Cargill, à la tête d'une flotte de plus de 300 cargos sillonnant constamment les mers du globe, a annoncé avoir signé un accord avec l'allemand SkySails GmbH & Co. KG (baptisé en l'occurrence Zeppelin SkySails) pour utiliser sa technologie de propulsion éolienne et contribuer ainsi à réduire les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur du transport maritime. Cargill qui emploie 130 000 personnes dans plus de 66 pays a réalisé, en 2010, un chiffre d'affaire de 108 milliards de US dollars en transportant 185 millions de tonnes de fret. (fiche wikipédia de la multinationale Cargill ICI).

Zeppelin SkySails, pour sa part, est la société basée à Hambourg qui a inventé, breveté et développé la propulsion des cargos par un système de cerf-volant géant. Positionné à l'avant du navire, le cerf-volant géant générerait, selon le constructeur, une force de propulsion suffisante pour réduire la consommation de combustible de soute de 35 % dans des conditions de navigation idéale. L'accord signé prévoit que dès le mois de décembre 2011, Cargill installera un cerf-volant de 320 m2 sur un bateau de petit tonnage (compris entre 25.000 et 30.000 tonnes) que la compagnie a décidé d'affréter à long terme. Ce sera le plus grand navire propulsé par un cerf-volant existant dans le monde. Le but de Cargill et de Zeppelin SkySails est de développer un système complètement opérationnel pour le premier trimestre 2012. Pour l'heure, Cargill s'est proposé d'aider SkySails à développer et tester sa technologie avec l'appui d'un armateur favorable aux arguments environnementaux dans le domaine de l'industrie des transports maritimes de marchandises. Ils ne courent pas les mers, c'est sûr, mais ils existent. Et pour peu que Cargill propose son aide...

La technologie, quant à elle, n'a pas beaucoup varié par rapport à ce que j'en disais il y a 2 ans. Elle s'est juste affirmée. Le cerf-volant SkySails sera relié au bateau par un câble et dressé par un mat télescopique. Toutes les opérations de mise en place sont automatisées et la structure repliée tient très peu de place à bord. L'orientation de la voile une fois déployée sera contrôlée en permanence par un ordinateur qui la pilotera automatiquement en fonction des meilleures capacités éoliennes calculées de façon à maximiser l'utilisation de la force du vent en mer. Le cerf-volant culminera à des hauteurs comprises entre 100 et 420 mètres selon la ressource et évoluera dans l'air en suivant la figure d'un 8. Le SkySails peut supporter des vents en mer de l'ordre de 3 à 8 Beaufort (il n'est pas opérationnel en-dessous de 3). La voilure ne comporte aucune structure rigide interne qui puisse l'empêcher de passer des ponts ou gêner l'entrée dans certains ports. Le système de contrôle automatique dirige seul le cerf-volant, ajuste sa trajectoire de vol et le rapatrie à bord en cas de chute des vents en mer. Toutes les informations relatives au fonctionnement du système sont affichées sur l'écran du poste de contrôle du "SkySails" sur le pont du navire.

GJ van den Akker, à la tête de l'entreprise de division transport océanique de Cargill, a déclaré à l'issue de la signature de l'accord : " Nous étions à la recherche, depuis quelque temps déjà, d'un projet qui puisse nous aider à contribuer à une meilleure pratique environnementale dans le domaine de l'industrie du transport maritime, un projet qui puisse nous faire avancer de façon significative. Je vous rappelle que l'industrie du transport maritime de marchandises prend actuellement en charge 90 % de l'ensemble des échanges commerciaux dans le monde. Sur une planète aux ressources limitées, une bonne gestion environnementale représente donc... une bonne affaire ! En tant que l'un des plus grands affréteurs mondiaux de fret, nous prenons cet engagement très au sérieux. La technologie SkySails réduit non seulement les émissions de gaz à effet de serre, mais elle réduit significativement la consommation de carburant et les coûts. Nous avons été très impressionnés par cette technologie et la voir installée sur l'un de nos cargos est pour nous la première étape d'un partenariat à long terme."
Ce partenariat intelligent part donc d'un constat on ne peut plus réaliste, claironné par Cargill dans toutes ses vidéos et présentations : "Le vent est meilleur marché que le pétrole !"
Stephan Wrage, directeur général de SkySails, a déclaré quant lui : " Nous sommes ravis que Cargill soit la première entreprise à adopter notre technologie sur un navire de cette taille. Nous nous réjouissons que notre technologie puisse être très bientôt utilisée sur un bateau de petit tonnage et nous mesurons bien tout le potentiel de son intégration future sur de plus grands navires."
Selon une étude réalisée par l'IMO (Organisation Maritime Internationale), une agence de l'ONU, ce seraient les rejets de quelques 100 millions de tonnes de CO2 qui pourraient être épargnés chaque année par une application de la technologie SkySails à l'ensemble de la flotte marchande mondiale. Un rêve Onusien de plus certes, mais qui se trouve être en parfait accord avec un enjeu économique des plus réalistes.
Et en plus, c'est beau !

Plusieurs video sont visibles sur You tube concernant cette technologie qui fait rêver mais est aussi en train de devenir une réalité.
http://www.youtube.com/watch?v=qyLjISR6XQQ&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=q4A0B_-aQK4&feature=player_embedded
http://www.youtube.com/watch?v=hEnGm2eYoew&feature=related

Sources : Sites Liés. Toutes Photos © Zeeplin SkySails

Lecteurs abonnés à la lettre quotidienne, vous qui recevez chaque jour l'article à domicile, ne manquez pas de vous rendre d'un clic sur le blog lui-même où des CORRECTIONS sont apportées en temps réel par l'auteur dans les articles, où une colonne DERNIÈRES NOUVELLES (à droite) et une colonne CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS (à gauche) sont réactualisées en permanence. Vous en apprendrez de belles... et dans toutes les langues !

Monday, February 7, 2011

SOLO-TREC : le véhicule sous-marin E.T.M. autonome




HONOLULU - (Hawaï - Etats-Unis) - 08/02/2011- 3B Conseils - Depuis un an, la NASA, l'US Navy et des chercheurs de plusieurs universités rendent publiques les recherches et le développement d'un véhicule sous-marin qui serait totalement autonome. Ce véhicule-robot, mis au point en secret depuis 5 ans, serait capable d'alimenter ses batteries tout seul, en utilisant la différence de température de l'eau environnante, autrement dit l'E.T.M. (Energie Thermique des Mers). SOLO TREC (Sounding Oceanographic Lagrangrian Observer Thermal RECharging) né au NASA Jet Propulsion Laboratory de Pasadena (Californie) est actuellement en phase de tests intenses pour plusieurs mois (plusieurs années selon certains) au large des côtes hawaïennes avec pour objectif de récolter des informations sur la température et la salinité des océans afin de consolider les connaissances sur les courants marins.
Concrètement SOLO-TREC se présente sous la forme d'une bouée équipée de compartiments à huile comprenant des cylindres de cire qui alimentent ses batteries en utilisant l'énergie thermique de l'eau de mer (ETM). Le principe : la cire change d'état dès que la température excède 10°C. En surface, où l'eau est plus chaude, la cire devient liquide, augmente par sa dilatation le volume des cylindres. Cette métamorphose propulse l'huile vers un réservoir à haute pression où elle est stockée. Une fois plein, ce réservoir libère l'huile comprimée qui passe à travers une turbine hydraulique. Ce mécanisme produit alors de l'électricité qui charge les batteries. L'huile est ensuite récupérée dans le réservoir. Les batteries chargées alimentent des pompes qui peuvent ainsi aspirer ou expulser l'eau ce qui permet au véhicule de monter ou de descendre : c'est un système de ballasts. Les 1,7 watt-heures (ou 6.100 joules) obtenus par plongée suffisent à faire fonctionner le récepteur GPS et les autres instruments de bord de type capteurs et balises de repérage. Lorsque le véhicule est en plongée, la température de l'eau refroidit, la cire devient solide et renvoie l'huile dans ses compartiments initiaux. Pour se déplacer, le véhicule utilise l'énergie stockée dans les batteries et il remonte pour les recharger, etc.

Depuis novembre 2009, un prototype SOLO-TEC de 84 kg a effectué avec succès plus de 300 plongées à plus de 500 mètres de profondeur, à raison de trois par jour, à 161 kms au sud-ouest d'Honolulu (Hawaï). Les premiers essais du prototype développé avec JPL/Scripps ont permis de constater que le principal handicap des véhicules sous-marins (à savoir le manque de performances d'autonomie) a été surmonté.
Le SOLO TEC aurait ceci d'unique que son énergie serait renouvelée naturellement en permanence grâce a l'emploi de l'E.T.M. comme source d'énergie. En théorie ce véhicule a donc une autonomie illimitée.
La NASA communiquera à nouveau sur le véhicule au terme des essais menés actuellement et dont certains disent qu'ils pourraient durer plusieurs années.




Article : Francis ROUSSEAU


Sources. Sites liés. Images : 1. Schéma de fonctionnement du SOLO TREC © Nasa. 2. Mise à l'eau pour essais du prototype SOLO TREC.