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Friday, November 4, 2011

MARINE SOLAR CELLS : un hybride solaire en mer et houlomoteur





LONDRES - (Grande Bretagne) - 04/11/2011 - 3B Conseils-Mer-Veille-MRE-

Par Francis Rousseau

Phil Pauley est un designer et architecte naval londonien qui a beaucoup d'imagination et qui a surtout décidé de faire faire le tour du monde à une de ces inventions. En s'attirant récemment l'attention du magazine Cleantechnica ce système est présenté comme une façon tout à fait nouvelle d'exploiter à la fois l'énergie du solaire en mer et celle des vagues. Sa technologie hybride qui produit de l'électricité à la fois à partir de l'énergie solaire en mer et des vagues vient étoffer la liste des autres technologies utilisant le soleil en mer, ce dont nous faisons régulièrement état. A ceci près, qu'avec Marine Solars Cells l'énergie solaire n'est pas captée par des miroirs en mer, mais par des cellules photovoltaïques tout à fait banales (elles devront tout de même être à l'abri de la corrosion marine !) couplées à un système houlomoteur. Plus de détails sur ce système baptisé Marine Solar Cells (MSC).

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Friday, April 8, 2011

AQUASUN : Nouveaux territoires pour l’énergie solaire



FRANCE-ISRAËL – 08/04/2011 – 3B Conseils – Par IdB - Comment augmenter la production d’énergie tirée du soleil sans empiéter plus sur la terre ? Tout simplement en installant des panneaux voltaïques sur l’eau. C’est ce que la start-up israélienne Solaris Synergy va tester sur un site EDF dans le sud de la France. Partant du constat que les panneaux solaires ont besoin d’une importante surface pour atteindre une puissance suffisante et qu’une grande partie de l’énergie solaire arrive sur l’eau plutôt que sur la terre, cette entreprise israélienne a conçu un récupérateur d’énergie solaire, Aquasun, qui peut flotter aussi bien sur les eaux douces que sur l’eau salée.

Aquasun se présente sous la forme d’un radeau circulaire de 40 mètres de diamètre, composé de modules construits en plastique léger et fibre de verre pour assurer la flottabilité, et comportant des miroirs qui concentrent la lumière sur des modules photovoltaïques. Tout a été prévu : un échangeur de chaleur assure le refroidissement de l’ensemble et un petit moteur permet au radeau de suivre le mouvement du soleil pour optimiser à tout instant la concentration de la lumière sur les miroirs. Ainsi Aquasun peut être efficace tout au long de la journée.

Les amoureux de la nature qui pourraient être inquiets de cette nouvelle intrusion technologique sur les plans d’eau seront rassurés : selon Solaris Synergy la plate-forme laisse passer l’oxygène donc assure la bonne santé de la flore et de la faune aquatiques. De surcroît si Aquasun est posé sur un plan d’eau, il en recouvre en partie la surface et limite ainsi l’évaporation et la prolifération des micro-organismes.

Les premiers essais doivent avoir lieu sur le site d’EDF à Cadarache dès le début de l’année prochaine. Ils permettront de tester différents paramètres en particulier l’évolution au cours de l’année et selon les niveaux de l’eau. D’autres tests sont également en cours sur un site-pilote en Israël. Selon Elyakim Cassel, responsable commercial de Solaris Synergy, « EDF attend de voir le système fonctionner avant de s’engager plus avant ».

Enfin pour ne pas abîmer les paysages naturels Aquasun sera d’abord installé sur des plans d’eau industriels et agricoles.

Sources :
Solaris Synergy
Journal de l’environnement
Econostrum
et Europe-Israël

Photo Solaris Synergy

Solaire offshore

Friday, April 1, 2011

TATA POWER et SUNENGY : une ferme solaire flottante en Inde


NEW DELHI - (Inde) - 01/04/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Les lecteurs de ce blog ont pu lire les premiers articles que j'écrivais sur le "solaire flottant en mer"(le 23 avril 2010 et le 22 septembre 2010), une technologie encore expérimentale avec un certain nombre de projets qui, pour l'instant, n'ont pas encore vu le jour. Il en va tout autrement du projet signé le 22 mars 2011 par le géant indien de l'énergie Tata Power et la compagnie australienne Sunengy Pty Ltd.
L'accord de partenariat qu'ils ont annoncé avoir conclu porte sur la construction d'une centrale solaire flottante dont les travaux débuteront dès le mois d'août 2011 pour s'achever avant la fin de l'année. Cette centrale-pilote signera l'entrée en fanfare de l'Inde dans le monde de l'énergie solaire avec une expérience très audacieuse de "solaire flottant". Sunengy, inventeur de la technologie Liquid Solar Array (LSA) qui permet d'exploiter des panneaux solaires sur support aquatique, a tenu à préciser, d'entrée de jeu, que sa technologie permettait d'obtenir une électricité à un coût moindre que celle obtenue par le solaire fixé au sol. Il n'est pas clairement précisé de quel support aquatique il s'agit (eau douce ou eau salée) mais les références constantes aux expériences menées sur des lacs de barrage laissent à penser qu'il s'agit dans un premier temps d'eau douce. Dans une déclaration faite sur son site web, Phil Connor, président de Sunengy et inventeur de la technologie LSA, a précisé que "combinée aux ressources d'un barrage hydroélectrique, sa technologie assure la production d'énergie 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7".

LSA utilise la technologie photovoltaïque traditionnelle de type CPV (Concentrated Photovoltaic) qui associe une lentille et une cellule photovoltaïque pour suivre la course du soleil tout au long de la journée, comme un tournesol. Faire flotter le LSA sur un support liquide réduirait le besoin de construire les coûteuses infrastructures nécessaires au sol destinées à les protéger des vents violents. Selon Phil Connor, les lentilles auraient la faculté de flotter même par très mauvais temps et l'eau aurait l'avantage de servir de liquide de refroidissement naturel, ce qui aurait pour effet d' augmenter leur efficacité et leur durée de vie. Il reste cependant très mutique sur la corrosion provoquée sur les lentilles lors d'une utilisation en milieu marin.
Phil Connor a ajouté que "le système LSA transformait en réalité tout barrage hydroélectrique en une sorte de gigantesque batterie, offrant un stockage solaire gratuit et la possibilité de mieux gérer les caprices de la ressource aquatique". Selon les modélisations menées par sa compagnie à partir de la centrale hydroélectrique portugaise d'Aquelva, l'implantation d'un système solaire flottant LSA de 240 MW pourrait accroître la production de la centrale de 230 % par an ! "LSA n'a pas besoin de matériaux lourds ou de grandes surfaces terrestres et est effectivement à l'épreuve des cyclones. Dans un pays comme l'Inde, si seulement 1% des eaux de barrage étaient disponibles pour LSA système, nous pourrions produire autant d'électricité que 15 grandes centrales au charbon. "
Pour Tata Power, Mr Banmali Agrawala a précisé que les tests de cette technologie commenceront dans la NSW Hunter Valley au milieu de 2012, avant de passer en pleine production et qu'il était très important de pouvoir dégager certaines communautés, villages et sites miniers de leur entière dépendance actuelle aux ressources fossiles grâce à la technologie LSA. "C'est la raison pour laquelle nous avons établi ce partenariat avec Sunengy, pour le montage de cette usine-pilote en Inde. Cette technologie naissante va démontrer ici en condition réelle sa faisabilité et permettra de dégager des terres consacrées au solaire à d'autres fins. "
Les lecteurs de ce blog savent que, bien qu'ayant le pied marin, je ne suis pas un adepte des poissons d'avril et donc, au cas où certains se poseraient encore la question, je confirme, avec les sites liés, que cet article n'en est pas un.

Sources : Sites liés. Photos ©Sunnengy


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Tuesday, September 21, 2010

OASIIS : une technologie hybride "solaire en mer et ETM"


MARINA DEL REY- (Calif.- Etats-Unis) - 22/09/2010- 3B Conseils - La société californienne GreenFix Energy s'est lancée dans la bataille des îles solaires en mer en annonçant voici quelques mois le lancement du prototype d'île artificielle OASIIS (Oceanic Atmospheric Solar Insulated Incapsulation System) d'une capacité estimée par le constructeur à 250 MW. Le principe pourrait paraître proche de celui de l'île solaire Nolaris (ou CSEM) dont j'ai déjà fait état dans ce blog en avril 2010, et qui se proposait de capter l'énergie solaire sur de grands miroirs thermo-solaires posés sur l'eau. Mais OASIIS en diffère notablement dans la mesure où cette nouvelle technologie de captation des rayons du soleil est combinée avec des principes déjà à l'oeuvre dans l'Energie Thermique des Mers (E.T.M.), utilisant la différence de température entre l'eau de surface et celle des profondeurs. Cette technologie hybride, mise au point après plus de 10 ans de recherche par son inventeur Richard Henderson et brevetée par ses soins (sous le nom de OASIIS donc), se propose également de désaliniser l'eau de mer en grande quantité et de l'acheminer jusqu'à terre par un réseau de tuyaux sous-marins à proximité des contrées qui en ont le plus besoin pour développer leur agriculture. La société GreenFix mène ses travaux dans la plus grande confidentialité et son site n'est accessible que sur abonnement mais il a été cependant possible de savoir que sa technologie hybride "Solaire en mer - E.T.M." pourrait occuper, pour être rentable, des superficies en mer variant de 1 à 3 km2. Le coût d'une telle installation a été estimé, selon Business Wire, à 200 millions de dollars. Une vidéo est disponible sur Youtube ICI qui résume assez succinctement le principe.
La seule chose que je ne comprends pas bien au vu de la maquette est l'endroit où peut bien se cacher la centrale E.T.M. dans tout ça ? ! En tout cas : elle est bien cachée !
A suivre...

Article : Francis ROUSSEAU

Docs . Sites liés. Images © GreenFix Energy