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Tuesday, September 13, 2011

Carbon Trust : 240 GW d'énergies marines dans le monde d'ici 2050



LONDRES - (Royaume-Uni) - 13/09/2011 - 3B Conseils-MRE -
Par Francis Rousseau
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D'après une étude réalisée récemment par Carbon Trust et qui fait suite au Rapport Accelerating Marine Energy CTC97 publié en juillet dernier, 240 GW de capacité d'énergies marines pourraient être installée dans le monde d'ici 2050 dont 190 MW pour le seul Royaume Uni. Pour l'instant, seule une dizaine de mégawatts sont installées dans le monde et on ne prévoit pas d'atteindre le 1 GW (1000 MW) avant 2016-2017. 75 % de cette gigantesque capacité prévue d'ici 2050 pourrait être fournie par la seule énergie des vagues, (dont les Etats-Unis ont calculé qu'elle pourrait fournir 10% de leur consommation) et le reste par l'énergie des courants marins et l'énergie marémotrice ; l'Energie Thermique des Mers (ETM) n'étant comptabilisée dans ce rapport britannique que pour une part très faible...

Ceci est l'alerte gratuite.
Depuis le 2 septembre 2011, pour lire l'article dans sa totalité et en savoir encore plus, merci de vous abonner au Daily News de Mer-Veille.com, portail dédié aux énergies renouvelables de la mer.

Sunday, May 15, 2011

L'éolien en mer concurrentiel d'ici 2025



LONDRES - (Royaume Uni - U.E.) - 16/05/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Selon la récente étude-sondage Offshore Proof menée par PWC (PricewaterhouseCoopers) auprès de plusieurs représentants gouvernementaux à travers le monde et publiée le 12 mai 2011, l'industrie de l'éolien en mer devrait atteindre des prix compétitifs avec ceux des autres technologies énergétiques d'ici 15 ans. L'étude précise même que la plupart des organismes gouvernementaux pensent que l'éolien offshore pourrait se passer de toute subvention étatique d'ici 10 ans.

Globalement positive pour l'éolien offshore, l'étude s'interroge cependant sur le fait que, malgré les résultats spectaculaires et le développement extraordinaire dans les pays d'Europe du Nord, "certains gouvernements soient toujours partagés entre opinions positives et opinions négatives à propos de cette technologie". Pour PWC, les cinq prochaines années apparaissent comme décisives dans la lutte que l'éolien en mer doit mener pour prouver sa valeur par rapport à l'éolien terrestre, même si les opérateurs de projets éoliens offshore sont d'ores et déjà généralement considérés comme aussi compétents et efficaces que leurs homologues onshore. Ainsi moins d'un développeur offshore sur cinq dit avoir rencontré des difficultés supérieures à celles qu'il avait initialement prévues et la grande majorité des développeurs se déclare satisfaite du retour sur investissement confortable offert par les parcs éoliens offshore.

Pour l'heure, plus de 80% des développeurs européens engrangeraient des taux de rendement interne de 10-15% pour des coûts de construction estimés entre $3 à 5 millions de dollars (€2,1 à 3,5 millions par MW). Pour les développeurs asiatiques qui ont répondu à l'enquête - la Chine, le Japon et la Corée du Sud planifient d'importants projets éoliens offshore - les estimations sont similaires concernant les coûts de construction.

Autre fait déjà connu mais confirmé par cette étude, l'industrie éolienne en mer a bénéficié des retombées de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Interrogés par PWC avant la catastrophe de Fukushima, la plupart des investisseurs privilégiait la solution nucléaire. Interrogés à nouveau six semaines plus tard, les 3/4 des répondants du même groupe avaient déplacé leur préférence d'investissement du nucléaire vers l'éolien offshore.

Les zones d'ombre qui subsistent dans le développement de l'éolien offshore concernent les questions liées aux menaces pesant sur la chaîne d'approvisionnement. 4/5 des répondants craignent en effet la pénurie de composants et de navires d'installation. Alors que 42% des personnes interrogées s'attendent à ce que le coût des éoliennes offshore diminue, 25% pensent au contraire que face à la demande exponentielle et à l'augmentation du coût des matières premières, le coût de l'éolien offshore va aller en s'accroissant.

L'étude répertorie six défis lancés à l'industrie éolienne dans les années qui viennent ; ce secteur industriel devra les relever ou... disparaître ! Ces défis concernent la réduction des coûts, la maitrise du risque financier de construction, la sécurisation de la chaîne d'approvisionnement, les accès au réseau, l'attractivité financière et la sécurité de rendement. Des mouvements positifs ont d'ores et déjà été constatés. Ainsi, dans le domaine de l'attractivité financière, il apparait que les 2/3 des institutions financières européennes pensent que le risque financier a été réduit au cours des deux dernières années en matière d'investissement dans l'éolien offshore. 9% seulement pensent le contraire. En matière de sécurisation de la chaîne d'approvisionnement, 64% des développeurs sont satisfaits de la façon dont ils ont géré ce risque jusqu'ici.

L'étude Offshore Proof a été menée de décembre 2010 à février 2011 auprès de représentants de 6 gouvernements européens et de 2 gouvernement asiatiques ayant des programmes éoliens offshore significatifs mais aussi auprès de développeurs, d'équipementiers, de distributeurs d'électricité et d'institutions financières internationales.


Sources : Sites Liés.

Photo : Parc éolien offshore de Thanet (Royaume Uni), actuellement le plus grand parc éolien offshore du monde.


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Thursday, April 21, 2011

L'éolien offshore dans le monde : les chiffres




BRUXELLES - (Belgique - U.E.) - 22/04/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Faisant suite à la série d'articles que j'avais consacrés à l'état de l'art dans le monde en 2010, et avant que des mises à jour pays par pays soient disponibles dans le courant dès cette année, voici les derniers chiffres issus des statistiques de l'EWEA (European Wind Energy Assocation) , de Wind Powering America, de Wind Power Monthly dont certains on été relayés par Clean Technica.
Ce résumé permet de mieux cerner qui sont actuellement les principaux acteurs mondiaux dans le domaine et quels sont les chiffres en présence. Et pour commencer rien ne valant un bon petit classement, ne nous en privons pas !
Comme les lecteurs de ce blog le savent déjà, c'est l'Europe qui est le leader incontesté de l'éolien offshore dans le monde suivi par la Chine n°2, le Japon n°3 (car le Japon est un des rares pays à produire actuellement de l'énergie éolienne offshore) et les Etats-Unis n°4.


N° 1 UNION EUROPÉENNE


A la fin de 2010, l'Europe comptait un total de 1.136 éoliennes offshore installées et raccordées au réseau dans 45 parcs éoliens répartis dans 9 pays de l'Union et développant une capacité de 2.946 MW, soit de quoi alimenter 2,9 millions foyers selon l'EWEA.
Pour la seule année 2010, ce sont 308 éoliennes offshore qui ont été installées au large des côtes européennes développant une capacité de production totale de 883 MW, soit une augmentation de 51 % par rapport à 2009. La capacité d'énergie éolienne installée par année au large des côtes européennes tous pays confondus est donc passée de 4 MW en 2000 à 883 MW en 2010.
Les 9 pays de l'Union Européenne développant une capacité d'énergie éolienne offshore en 2010 étaient les suivants :
1. Royaume-Uni pour 1.341 MW
2. Danemark pour 854 MW
3. Pays-Bas pour 249 MW
4. Belgique pour 195 MW
5. Suède pour 164 MW
6. Allemagne pour 92 MW
7. Irlande pour 25 MW
8. Finlande pour 26 MW
9. Norvège pour 2,3 MW
Fin 2011, si les planifications sont respectées, la capacité d'énergie éolienne devrait s'accroître de 1.000 à 1.500 MW. Pour l'heure, 13 parcs d'éoliens sont en développement. Ils pourraient totaliser une capacité de près de 4.000 MW. Lorsqu'ils seront achevés, la capacité installée éolienne offshore sera proche de 7.000 MW.
19.000 MW de capacité éolienne offshore ont été approuvés jusqu'à présent en Europe soit de quoi alimenter 14 des plus grands capitales de l'Europe.
Pour plus d'informations se reporter au rapport "“The European offshore wind industry key trends and statistic" de l'EWEA téléchargeable en PDF
En 2011, la capacité européenne offshore doit continuer de croître.
Actuellement, sont en construction :
- 1860 MW au Royaume-Uni
- 1248 MW en Allemagne
- 412 MW au Danemark
- 165 MW en Belgique
- 90 MW en Italie.
La France qui n'est dans aucune des listes n'a aucun parc en fonction ou actuellement en construction mais a pris l'engagement de générer 6.000 MW de capacité éolienne offshore d'ici à 2020 et devrait ajouter, si l'on en croit les diverses déclarations faites ces mois derniers, 3000 MW au chiffre de l'U.E. d'ici 2015.

N° 2 CHINE

Le projet de Shanghai’s East Sea Bridge est le plus connu des projets offshore chinois. Sa mise en service a été voulue par les autorités simultanément à l'ouverture de l'Exposition Universelle de Shanghai 2010. (Cf . notre article Eolien offshore en Chine : bilan 2010). La première phase du parc développant 102 MW a donc été mise en service le 8 juin 2010. La construction de la deuxième phase du projet (100 MW) devrait commencer avant fin 2011, ce qui donnera à Shanghai East Sea la capacité de 202 MW. La capacité totale de la Chine à l'heure actuelle est de 103,5 MW. Mais tout ceci n'est qu'un timide début. En effet si l'on en réfère à l'agence de conseil en Energie pékinoise Azure International, la Chine devrait installer 514 MW d'éolienne offshore d'ici 2015 et prévoit d'ici 2020 d'investir 100 milliards de dollars dans ce secteur pour installer en 5 ans jusqu'à 30.000 MW ! "Il s'agit là de l'équivalent de l'ensemble des fermes éoliennes onshore actuellement installées en Chine, qui constituent à elles seules déjà le plus grand marché éolien de la planète" fait remarquer Technology review. Dans l'attente, le Bureau national de l'énergie aurait décidé de lancer dès cette année la construction de 1.000 MW de projets éoliens offshore.

N° 3 JAPON
Le Japon est le seul autre pays dans le monde dont la totalité de la production de l'énergie éolienne offshore soit raccordée au réseau. Le pays dispose de 17 turbines en activité réparties dans 3 parcs (Kamitsu, Sakata et Setana) produisant 28,5 MW (cf notre article du 23 mars 2011, actuellement le plus lu du blog d'après Google). Certains experts ont émis l'hypothèse qu'après la tragédie de la centrale nucléaire de Fukushima, qui est en passe de devenir le plus grave accident nucléaire jamais advenu à ce jour dans le monde, les efforts risquent de se concentrer beaucoup plus sur le développement des énergies renouvelables. Et ce d'autant plus qu'aucune des turbines éoliennes offshore en service au Japon n'a été endommagée par le tremblement de terre de magnitude 9 et le tsunami qui a suivi, et ceci malgré leur implantation sur des zones assez proches de l'épicentre du séisme ; c'est le cas de Kamitsu situé à 300 km de l'épicentre qui, étant un parc nearshore, n'a pas non plus souffert de l'impact du tsunami. Cela fait de la technologie éolienne offshore japonaise la plus sûre du moment en cas de catastrophe naturelle majeure.

N° 4 ÉTATS UNIS
Le département américain de l'Énergie a consacré quelques $ 50.500.000 pour faire avancer la technologie de l'énergie éolienne offshore aux Etats-Unis et l'administration Obama a déjà annoncé qu'elle aimerait voir le premier parc éolien offshore américain construit sous son mandat. Bien que les ressources soient considérables sur les côtes de ce pays et que 1/3 de la population puisse espérer être alimenté par l'éolien offshore, aucun parc n'est encore entré en phase de construction significative dans le pays et bien malin qui pourrait dire qui sera le premier construit ! Après des années de retard (plus de 10 ans tout de même !) le projet Cape Wind a été approuvé par l'administration Obama et a reçu un bail d'exploitation officiel en bonne et due forme. Il devrait être théoriquement le premier projet à voir le jour mais pour l'instant aucune pale ne s'est encore profilée à l'horizon ! Second sur la liste mais avec une chance de doubler le premier au poteau, le projet de parc sur les Grands Lacs dont les prémices de la construction ont commencé dans l'Ohio.
Les Américains n'étant pas velléitaires, si les projets traînent autant c'est qu'il y a des raisons de fond. Elles sont de deux ordres : les choix technologiques éoliens (flottant ? fondation ? quelle puissance ? ) et, surtout, le réseau électrique américain, vétuste et incapable de supporter en l'état un afflux de nouvelles sources d'énergie. Mais de grands projets sont en gestation comme celui d'une "autoroute de l'électricité en mer ", dans laquelle le géant Google, vient d'investir une considérable somme d'argent.

Il y a fort à parier que l'année prochaine à la même époque, le classement donné ci-dessus aura déjà considérablement changé. On peut s'amuser à deviner en faveur de qui...

Sources : sites liés. Photos : 1 Graphique de la capacité éolienne offshore installée en Europe © EWEA . 2 Carte de l'éolien offshore en Europe 3 Parc éolien en mer de Shanghai East Sea Bridge. 4. Parc éolien nearshore de Kamitsu (Japon). 5. Carte de la ressource éolienne américaine. © NERL

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Tuesday, February 22, 2011

Rapport WWF : un monde presque propre d'ici 2050 ?



BRUXELLES - (Belgique U.E.) - 23/02/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le WWF a publié récemment ICI un rapport de près de 250 pages (PDF téléchargeable ICI) qu'il a rendu public au début du mois de février devant le Conseil de l'Europe et qui attire l'attention des leaders des pays membres de l'U.E. en leur demandant de focaliser sur l'efficacité énergétique s'ils veulent progresser sur la sécurité énergétique. Tony Long, Directeur du bureau Européen du WWF, l'a présenté en disant : "Nous ne pouvons pas continuer à utiliser les énergies fossiles sans nous attendre à affronter de sérieuses augmentations des coûts de l'énergie et des impacts dévastateurs sur le changement climatique. Les dirigeants européens doivent concentrer leurs efforts dans la mise en œuvre des solutions déjà disponibles pour réaliser les économies d'énergie massives nécessaires pour déverrouiller le potentiel de l'énergie renouvelable à 100%. Le défi consiste à les déployer au niveau européen et mondial".
Le rapport, qui évite délibérément les hypothèses trop optimistes sur les avantages des technologies renouvelables présentes et futures, déroule un scénario dans lequel les besoins énergétiques de la planète seraient presque entièrement satisfaits par des sources renouvelables d'ici 2050. Le titre du rapport : «100% énergies renouvelables d'ici 2050" est très accrocheur dans ce sens mais n'est cependant pas aussi complètement illustré dans la suite du texte lui même qui présente, en fait, un scénario dans lequel une petite partie des besoins énergétiques (5%) de la planète monde continuerait, en 2050, à être satisfaite par le recours aux énergies fossiles.

Le ralentissement de la croissance de la demande d'énergie (la diminution de demandes de connections) qui illustre une certaine forme de décroissance, donc, est peut-être l'aspect le plus spectaculaire du rapport du WWF, préparé par le cabinet de conseil international Ecofys Energy. En effet, malgré une augmentation de la population attendue et une augmentation des déplacements, le scénario Ecofys prévoit une possibilité de baisse de la demande d'énergie de 15% d'ici 2050.
Comment cela serait-il possible ? Principalement en changeant de mode de vie et en restructurant le secteur de la production alimentaire. Le rapport invite les pays riches à réduire la consommation de viande de moitié (ce qui est déjà en bonne voie !) et il envisage de réduire les distances de transport des aliments. Les modes de transports eux-mêmes seraient restructurés pour gagner en efficacité grâce à la motorisation électrique généralisée mais aussi grâce à des actions individuelles telles que le recours à la marche à pied ou au vélo ou à l'autobus et au tramway sur de courtes distances, (c'est déjà le cas dans de nombreuses villes européennes mais pas encore assez) et le recours généralisé au train plutôt qu'à l'avion sur les moyens courriers.

Du point de vue du WWF, bâtir un avenir durable pour tous (avec l'éolien et le solaire au premier plan) est une question d'équilibre. De grand consommateurs traditionnels d'énergie comme les Etats-Unis voient leur consommation d'énergie baisser et devront encore la baisser pour pouvoir approvisionner 1,4 milliard de personnes qui actuellement n'ont pas accès à ces sources d'énergies. Le rapport s'intéresse aussi au réchauffement climatique et aux émissions de CO2 réduites notablement par le scénario qu'il propose : "Les émissions de CO2 dûes au secteur de l'approvisionnement énergétique seraient réduites de plus de 80 % d'ici 2050, permettant ainsi de réduire l'élévation de la température moyenne mondiale à moins de deux degrés Celsius (seuil identifié comme présentant des risques certains de changement climatique catastrophique )".

Sources . Sites liés. Schéma : Prévisions de développement des énergies renouvelables d'ici 2050 secteur par secteur. © WWF/Ecofys Energy

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Friday, January 7, 2011

Le vent remplit son contrat

UE - 7/01/2011 - 3B Conseils -

European Wind Energy Association (EWEA - Association européenne de l’Energie du Vent) a publié une étude prospective sur la réalisation des Plans d’Action Nationaux pour les Energies Renouvelables des 27 pays de l’Union Européenne. L’objectif de 2020 - soit 20 % de renouvelables dans l’ensemble des énergies – sera atteint, voire dépassé dans certains pays.

En tête des énergies renouvelables, l’énergie tirée du vent qui passera de 4,2 % en 2009 à 14 % de la demande totale d’énergie (494 TWh de 213 GW de capacité installés). Les meilleurs élèves européens de ce point de vue sont l’Irlande (36,4 % de sa consommation globale vient de l’énergie du vent) et le Danemark (31 %).

Toujours à l’horizon 2020, les plus gros producteurs d’énergie du vent seront : l’Allemagne, l’Espagne, la France et le Royaume Uni, ce classement tient compte évidemment de l’éolien terrestre et maritime et également de la taille du pays.

Au même moment Danish Wind Industry Association (DWIA – Association Danoise de l’Industrie du Vent) fait paraître un document pour mettre en valeur le leadership du Danemark dans l’éolien offshore. Aujourd’hui, presque 25 % de son énergie vient du vent et ses prévisions dépassent celles de l’EWEA, avec 50 % en 2020. Dans un rayon de 200 km, le Danemark rassemble les compétences humaines et industrielles, les laboratoires de recherche, les instituts de formation et l’ensemble du réseau ce qui lui permet de découvrir et de mettre au point les technologies de demain. En France la situation semble un peu plus complexe. Mer et Marine se fait l’écho d’une interrogation du Cluster maritime (partenaire du blog) présidé par Francis Vallat qui a créé une commission offshore dirigée par Philippe Pérennez :

. un an après les déclarations d’intention pour le développement des EMR, peu de décisions ont été prises et les professionnels de la filière éolien offshore commencent à s’inquiéter. Le lancement de l’appel d’offre se fait attendre et les porteurs de projets qui ont franchi avec succès tous les obstacles de la concertation avec les différentes parties prenantes souhaitent maintenant pouvoir commencer les mises en œuvre.

Nous avons dans ce blog, au début du mois de décembre salué les déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet, nouveau Ministre du développement de la mer et de la Mer. Il faudrait maintenant rentrer sans tarder dans l’action concrète pour que la France puisse remplir ses objectifs de 2020 et tenir son rôle dans la compétition européenne, déclaration qu'elle avait notamment faite lors des journées de l'Economie de la mer co-organisée par le Cluster Maritime Français, les Echos et Le marin.

Article : IdB 3B Conseils

Sources : EWEA, DWIA, Mer et Marine

Wednesday, January 5, 2011

Le futur des énergies marines renouvelables sur la façade atlantique européenne






Parlement Européen (Belgique – E.U.) – 04/01/2011 - 3B Conseils - Le RTA (Réseau Transnational Atlantique) vient de remettre au Parlement Européen de Bruxelles son rapport sur les opportunités offertes par le développement des énergies marines sur la façade atlantique.

Pour atteindre les objectifs fixés par l’Union européenne de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’économiser 20 % de la consommation d’énergie et d’atteindre un objectif de 20 % d’énergie renouvelable en 2020, il faut tout naturellement se tourner vers les énergies renouvelables de la mer, disponibles en grandes quantités et encore peu exploitées.

La façade atlantique de l’Europe présente de ce point de vue des avantages certains.

Le rapport analyse d’abord l’éolien offshore. Les éoliennes offshore posées sur le fond bénéficient d’une technologie déjà bien mise au point pour l’éolien terrestre mais ne peuvent être exploitées que sur les plates-formes continentales du Nord de l’Europe. Partout ailleurs, ce sont les éoliennes offshore flottantes qui doivent être mises en œuvre, Mais la technologie doit être améliorée, Aujourd’hui l’éolien flottant est encore coûteux et peu efficace.

Pour l’énergie des vagues et des courants, de nombreux prototypes sont soit à l’étude soit en cours de démonstration, mais selon le rapport « on est encore très loin d’un déploiement commercial ou à grande échelle ».

Le rapport conclu que pour favoriser le développement des énergies renouvelables de la mer sur la façade atlantique de l’Europe il faudra « adopter une position déterminée et très proactive. On devra faire porter ses efforts prioritairement sur l’avance technologique des énergies marines atlantiques d’excellence, les vagues, les courants et l’éolien offshore flottant. Une fois leur maturité acquise, l’objectif est d’encourager leur déploiement à grande échelle, en abordant non seulement les questions technologiques, mais aussi les conditions environnantes susceptibles de jouer en faveur de cet objectif, ainsi que de leur acceptation sociale. »

Rappelons que le Réseau Transnational Atlantique est un des groupes de travail de l’Arc Atlantique, créé en 1989 à Faro au Portugal et qui regroupe 27 régions européennes de l’Andalousie à l’Ecosse pour établir une coopération sur les sujets d’intérêt commun.

Le groupe de travail spécifique était divisé en quatre sections spécialisées :

_ Section technologie et état de l’art : CES de Cantabrie, CESR de Bretagne et ISQ Lisbonne ;

_ Section juridique, réglementaire et politique: CESR d'Aquitaine et CES de la CAPB ;

_ Section économique et financière: CES de Galice et CESR des Pays de la Loire;

_ Section Sociale et Environnementale: CESR Poitou-Charentes et ISQ Lisbonne.

Article : IdB/ RH / 3B Conseils

Sources : CESER Bretagne (http://www.bretagne.fr/internet/jcms/TF071112_5042/le-ceser), RTA Arc Atlantique

Thursday, December 16, 2010

Eolien offshore français : hésitations gouvernementales...



PARIS - (France - U.E.) - 16/12/2010 - 3B Conseils -Alors que la presse nationale et internationale s'impatiente depuis quelques jours sur la divulgation de la liste des zones propices à l'implantation des parcs éoliens offshore, que le gouvernement français devait publier en septembre dernier puis avant la fin de l'année 2010, un rapport du Pew Charitable Trust intitulé " Global Clean Power : a $2.3 Trillion opportunity " (PDF ICI) enfonce le clou (page 50) sur la politique générale en matière d'énergies renouvelables de la France. Ce rapport résumé (pour les non-anglophones) par Actu Environnement crédite la France d'une possibilité d'investissement de 57 milliards de dollars dans ce domaine, (toutes énergies propres cumulées) et lui accorde la troisième ressource éolienne européenne derrière l'Allemagne et le Royaume-Uni, tout en précisant que "Le pays accumule les obstacles administratifs auxquels s'ajoute une prédominance du nucléaire peu stimulante" . Dont acte.
Le rapport du Pew Charitable Trust est clair : "Là où il y a une incitation claire des gouvernements à soutenir le développement des énergies propres, les investissements suivent. La croissance du secteur des énergies propres crée des emplois tout le long de la chaîne d'approvisionnement - depuis l'ingénierie jusqu'au transport". Ce rapport très nuancé ne nie cependant pas les investissements et les efforts consentis par la France dans ce domaine en stipulant que "1,8 milliards de dollars d'investissements ont été attirés dans le secteur en 2009 lui faisant afficher un taux de croissance de 98% sur les cinq dernières années." Le rapport précise aussi que : '' La France n'a pas avancé aussi rapidement qu'elle aurait pu sur le plan des énergies renouvelables, notamment en raison d'incohérence des politiques '' parmi lesquelles ''les modifications fréquentes du cadre législatif et une bureaucratie omniprésente''. Au passage la toute puissance d'EDF est soupçonnée de ralentir les investissements dans les énergies renouvelables en créant des files d'attente des projets. En conclusion : '' A moins que ces difficultés ne soient levées, tous les droits de douane et toutes les incitations du gouvernement en faveur des énergies renouvelables ne serviront à rien .''
Dans le domaine de l'éolien offshore, qui nous occupe en particulier dans ce blog et qui est une petite partie des énergies renouvelables françaises en général, Actu Environnement se fait une nouvelle fois ICI le relais d'un inquiétude grandissante partagée par l'ensemble des acteurs du secteur concernant les atermoiements étatiques devant la publication de la liste des "zones propices" à l'implantation des parcs. C'est Nicolas Wolff, président de France Énergie Éolienne, la branche éolien du SER, et directeur général de Vestas France, qui exprime cette inquiétude en déclarant à Actu Environnement : "En l'état nous ne nous attendons pas à ce que les zones propices au développement de l'éolien offshore soient validées avant le début de l'année 2011. La situation est bloquée et le gouvernement semble même hésiter à lancer l'appel d'offre. Le problème n'est pas forcément lié à l'opposition des pêcheurs, mais plutôt à des arbitrages ministériels, suite au dernier remaniement, qui pourraient remettre en cause les deux appels d'offre de 3 GW. Une des craintes du gouvernement est que les appels d'offre se concrétisent par des importations et bénéficient aux opérateurs étrangers. C'est une erreur car nombre d'éléments ne pouvant être transportés seront construits en France. Le gouvernement n'arrive pas à se lancer et nous risquons de perdre une nouvelle opportunité."
Ce point de vue, rapproché de celui du rapport du Pew Charitable Trust, met le gouvernement face à sa (ses) responsabilité(s) dans ce domaine économiquement sensible puisqu'il engage l'avenir d'une partie de l'emploi jusqu'en 2030 voire 2050. Les interrogations multiples des industriels et élus relayées ces dernières semaines dans la presse ne font pas autre chose car il est clair maintenant que l'on ne pourra plus rejeter longtemps la faute qui sur les pêcheurs, qui sur les riverains. Un article que j'ai publié ici le 13 décembre montrait même à quel point certains projets éoliens offshore pouvaient faire l'objet d'une mobilisation favorable de l'ensemble des acteurs de terrain, qu'ils soient élus, industriels, scientifiques, écologistes, pêcheurs ou industriels du tourisme.

Article : Francis ROUSSEAU

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Docs : Sites liés. Photos : DP

Friday, October 29, 2010

FRANCE ENERGIES MARINES : de quoi s'agit il ?

BREST - (France - U.E) - 29/10/2010 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Plus l'on avance dans ce que sera le futur paysage français des énergies marines renouvelables et plus l'on voit Brest et la Région Bretagne se positionner comme un acteur déterminant. La session du Conseil régional de Bretagne du 21 et 22 octobre 2010 (intégralité de la session ICI), est venu confirmer ce sentiment en mettant officiellement l'accent sur la place que la Bretagne comptait tenir dans ce domaine. Entre autres projets auxquels elle participe, la Région par le biais de son président Jean-Yves Le Drian, a tenu à rappeler son engagement dans le projet de plateforme technologique nationale sur les énergies marines annoncée par le Président de la République au Havre le 16 juillet 2009 (cf. article du 31/07/2009), et dont le Premier Ministre avait confié le pilotage à Ifremer depuis Brest, le 2 décembre lors du colloque sur l'économie de la mer organisé par le Cluster et Le Marin, puis avaient été validées lors du Comité Interministériel à la Mer du 8 décembre 2009.
A la suite de ces engagements, l’Ifremer a donc réuni et coordonné l’ensemble des acteurs concernés : pôles de compétitivité, industriels, monde de la recherche, établissements publics de l’Etat, collectivités… afin de définir collectivement ce projet national, baptisé« France Energies Marines », qui s’articulera autour de 3 thématiques :
- Le développement de la recherche,
- le développement et la coordination de sites d’essais,
- un centre de ressources et de formation
En accord avec les Ministères de tutelle, l’Ifremer a déposé, avec le soutien de partenaires, le projet « France Energies Marines » en tant qu’« Institut d’Excellence dans le domaine des Energies Décarbonées » (IEED) dans le cadre du grand emprunt pour les investissements d’avenir. Le dossier a déjà fait l’objet d’une première manifestation d’intérêt et donnera lieu à une réponse globale d’ici la fin de l’année 2010. Sa mise en oeuvre est prévue par la Région Bretagne, sur la période 2010-2020, pour un budget global consolidé de l’ordre de 150 M€.
L’organisation juridique et la gouvernance de « France Energies Marines » sont à l’étude afin de formaliser le partenariat public-privé d’ici la fin de l’année. Le Groupement d’Intérêt Public (GIP) est aujourd’hui la piste principale. Ifremer sollicite continue à solliciter les partenaires pressentis sur leur adhésion de principe et la réunion prévue pourrait se tenir dans les 15 prochains jours. La Région Bretagne pourrait y apporter une contribution forte en étant un membre de premier rang de la gouvernance de cette structure.
La Région a aussi renouvelé son soutien aux divers démonstrateurs actuellement en projet dont la construction à l’échelle 1 apparait une phase indispensable pour éprouver les choix technologiques et expérimenter les process de construction. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a ainsi été lancé au niveau national en 2009 par l’ADEME pour soutenir l’émergence de technologies.
Plusieurs acteurs bretons, soutenus par le Pôle de compétitivité Mer Bretagne Paca, y ont répondu et sont dans l’attente des résultats et des financements associés :
- Sabella et son projet de démonstrateur hydrolien D010,
- Winflo, projet de développement d’une éolienne flottante autour d’un consortium regroupant DCNS, Nass & Wind, l'ENSIETA, Ifremer et d’autres entreprises régionales (cf. notre article)
- Blue H et le projet de développement d’une éolienne flottante,
- ORCA démonstrateur hydrolien a piloté par Alstom avec pour partenaires EDF EN, SECTOR, STX France, Nexans, IUEM-UBO ....
Le financement des projets retenus était initialement prévu sur la ligne fonds démonstrateur du Grenelle de l’environnement. Il sera effectué finalement via le grand emprunt pour les investissements d’avenir ce qui impose un calendrier repoussé par rapport aux premières estimations et une inconnue sur le soutien apporté par l’Etat (via l’ADEME). La Région a fait part à l’Etat et à l’ADEME de sa vigilance et de son inquiétude sur ce point afin que la réalisation de démonstrateurs puisse avoir lieu dans des délais compatibles avec le développement de la filière.
Après analyse des montages financiers sur ces dossiers, il apparaît d’ores et déjà qu’un dispositif d’accompagnement par la Région est à prévoir, une fois les candidats sélectionnés retenus, tant en investissement qu’en ingénierie. Des propositions budgétaires seront inscrites dans ce sens.
Au chapitre du suivi des projets, celui du parc pré-industriel de EDF EN et extension en site d’essais hydrolien de Paimpol Bréhat se poursuit (cf. intervention de JY de Chaisemartin aux entretiens Science et Ethique du 18 oct.). La mise à l’eau de la première machine de 0,5 MW est prévue pour l’été 2011 ; les trois autres machines seront immergées à l’été 2012 et raccordées au réseau électrique. L’enquête publique s’est déroulée pendant l’été et a reçu un avis favorable. La concertation se poursuit afin de conserver le haut niveau d’information entre les acteurs (élus locaux, associations, usagers de la mer, …) qui prévaut depuis le lancement de projet en 2004. Les premières retombées économiques régionales sont également à souligner, avec l’attribution au constructeur naval STX (site de Lorient) du contrat de fabrication de la barge d’installation des hydroliennes (le marché pour la construction du tripode est en cours). Ceci est aussi le résultat de la mobilisation des industriels régionaux par l’Agence économique de Bretagne, partenaire de ce blog. L’extension de ce projet en site d’essais hydrolien rentre désormais en phase opérationnelle. De manière anticipée sur les missions de « France Energies Marines », l’Ifremer a lancé, avec le soutien de la Région Bretagne et de l’ADEME, l’étude de faisabilité pour définir les modalités de cette extension : périmètre géographique, étude d’impact environnemental, plan d’affaires du site, gouvernance pour l’exploitation du site… La première réunion de concertation a eu lieu le 16 septembre 2010. Elle a permis de présenter les enjeux de ce projet et son rôle clé pour le test des démonstrateurs précités. Plusieurs développeurs de technologies ont manifesté leur intérêt pour des expérimentations sur le site de Paimpol-Bréhat qui deviendrait en quelque sorte un EMEC à la française. France Energies Marines initie la mise en place des sites et définit leur coordination au niveau national, étant entendu que chaque site se dote d’une gouvernance et d’un statut propre pour sa mise en oeuvre opérationnelle. Le financement des sites sera assuré en partie par le grand emprunt sur le volet « démonstrateurs et plateforme technologiques. Pour l’hydrolien, le déploiement du site hydrolien de Paimpol Bréhat est donc engagé. L’étude sur les capacités portuaires de la Bretagne Nord nécessaires à la mise en oeuvre et à l’exploitation de ce site est en cours de finalisation. Il ressort d’ores et déjà que le port de Brest constitue un point d’entrée pour les phases de construction et assemblage, bien que les ports de Saint Nazaire et du Havre fassent un partenariat pour répondre aux différentes demandes. Les ports locaux costarmoricains ont quant à eux un rôle à jouer sur différents lots (maintenance lourde et légère, accueil de l’environnement scientifique, formation…).
Concernant le site d’essais houlomoteur du Croisic mené par l'Ecole Centrale de nantes (SEMREV) qui s’intègre dans la dynamique des sites d’essais de « France Energies Marines », poursuit son déploiement avec le soutien de la Région des Pays de la Loire.
Concernant un site d’essais sur l’éolien flottant une étude à portée nationale vient d’être lancée par Ifremer afin de caractériser le dimensionnement et la localisation d’un ou plusieurs sites en Pays de la Loire, en Provence Alpes Côte d’Azur et en Bretagne (Iroise et Bretagne Sud). Une proposition de hiérarchisation des différents sites sera proposé afin de sélectionner une (ou plusieurs) zone(s) répondant aux exigences technologiques et logistiques pour le test des démonstrateurs. Cette étude est soutenue par les Régions concernées et l’ADEME.
La Région Bretagne soutient aussi l’étude de faisabilité d’un dispositif flottant de mesure et de dissipation de l’énergie qui permettrait de tester de manière mobile les technologies marines. Le résultat de l’ensemble de ces études est prévue pour fin décembre et coïncidera donc avec la remise du dossier final « France Energies Marines » dans le cadre du grand emprunt. Dans les prochains mois, la formalisation de ces sites d’essais va se préciser. Il a été proposé lors de cette cession du Conseil régional que la Région Bretagne puisse s’y engager formellement à mesure que le statut juridique définitif des gestionnaires de sites se précise..
Un bilan d'étape sera communiqué à l'Assemblée régionale. Les engagements qui en résulteront, tant sur la participation du Conseil régional de Bretagne dans les divers projets conduits par France Energies Marines, que sur ceux concernant les sites d'essais hydrolien et éolien flottant, seront soumis pour approbation à l'Assemblée régionale.


Dcs Sites liés. Cartes : localisation de la Bretagne en Europe.

Retrouver également les présentations de Yann-Hervé De Roeck Ifremer, Jean-Yves de Chaisemartin Paimpol, Jean-Jacques Le Norment, Stéphane His Technip, Jean Michel Mainguin et Morgan Carval Federal Finance, François Gauthiez Agence des aires marines protégées ....lors des entretiens Science et Ethique des 18 et 19 oct. dernier sur Energies : villes et ports de demain organisés par 3B Conseils www.science-ethique.org et CanalC2

Pendant 15 jours le blog prend le large et Francis Rousseau sera de retour le 15 novembre, pendant ce temps Brigitte Bornemann prend le relais.
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