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Thursday, December 1, 2011

US. NAVY et NAVSUP : début des tests de biocarburants algaux sur les navires de la flotte


navy-tests-algae-biofuel
SAN DIEGO - (Californie- États-Unis) - 01/12/2011 - Mer-Veille-MRE
Selon un communiqué de l'US Navy en date du 24/11/2011, 20.000 gallons (un peu plus de 75.700 litres) d'un mélange à 50/50 de biocarburant algal et de pétrole F-76 (son carburant habituel) ont été discrètement testés le 16 novembre 2011 sur un destroyer hors service, autrefois connu sous le nom de Paul F. Foster (EDD 964) et rebaptisé pour la circonstance Self Defense Test Ship (SDTS). Cet essai constitue les prémices du vaste programme que la Marine américaine compte mener pour équiper à terme ses navires de guerre de carburants alternatifs. Six heures et trois camions-citernes ont été nécessaires pour transférer le carburant sur le destroyer déclassé SDTS, amarré au quai 180 de la base navale de Point Loma. Une fois approvisionné, le destroyer SDTS a effectué un voyage-test de 17 heures en direction de la base navale de Port Hueneme (Californie) où il est parvenu avec succès. Plusieurs nouveautés caractérisent ce carburant dont une particulièrement remarquable...
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BREVE
01/12/2011 - Présentée comme  une première mondiale par Principle Power et  Energias de Portugal (EDP), l'installation en mer du prototype à échelle réelle d'éolienne flottante WIndFloat a été annoncée hier lors de l'EWEA Offshore 2011. Il s'agit d'un prototype d'une capacité de 2 MW et de la toute première éolienne sur fondation flottante (de ce type) installée dans le monde. Le lieu choisit est au large du centre portugais d'énergies marines d'Aguçadoura. WINFLOAT, est la première éolienne flottante multimégawatt de sa catégorie à être installée en milieu océanique. C'est le fruit de la collaboration du consortium WindPlus JV composé de Energias de Portugal (EDP), Principle Power, A. Silva Matos (ASM), Vestas Wind Systems A/S, InovCapital et Fundo de Apoio à Inovação (FAI) de même que d'une soixantaine d'autres partenaires européens qui ont participé à cette aventure et sont concernés par cette incontestable réussite. Avec cette installation en milieu océanique, Winfloat et Principle Power ont pris une bonne longueur d'avance sur leur concurrent européen : l'éolienne flottante Winflo de DCNS. L'éolienne flottante Hywind de Statoil d'une technologie quelque peu différente est, quand à elle, déjà en mer depuis 2 ans. Une autre technologie d'éolienne flottante, l'éolienne  Sway, est aussi en mer depuis le 28/11//2011, au stade de prototype à l'échele 1/6.
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. rendez-vous aux entretiens des "Energies de la mer 2012" à Océanopolis fin juin 2012 à Brest ...
 


Thursday, July 28, 2011

Eolien flottant : toutes les plates-formes

UNION EUROPÉENNE - 29/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
Les éoliennes flottantes permettent de générer de l'électricité partout où les fonds sont compris entre 50 et 300 m, ce qui peut arriver quelquefois à une distance très proche des côtes, quand le plateau continental plonge soudainement, comme c'est le cas dans de nombreux pays européens de la côte Atlantique. A ces profondeurs, l'éolien posé n'est pas envisageable et seul l'éolien flottant présente une solution fiable. Ce concept d'éolienne flottante en eaux profondes a été proposé pour la première fois officiellement par des chercheurs de l'Université du Massachusetts (UMASS) en 1972. Selon un rapport américain établi par le National Renewable Energy Laboratory (NREL) : " Il a fallu attendre le milieu des années 1990, c'est-à-dire un certain temps après que l'industrie éolienne terrestre ait été bien établie, pour que ce sujet de recherches soit repris par la communauté scientifique". Jusqu'en 2003, l'implantation d'éoliennes offshore a été limitée par l'emploi des fondations de type "posées" dont l'emploi est réservé à des profondeurs d'eau n'excédant pas 30 mètres. Depuis 2003, de nombreux développeurs à travers le monde se sont intéressés aux plates-formes éoliennes flottantes. On répertorie aujourd'hui quatre principaux types de plates-formes éoliennes flottantes en eau profonde qui constituent une technologie très différente des fondations posées dont j'ai parlé dans un article du 1 juin 2011

4 GRANDS TYPES DE FONDATIONS FLOTTANTES

1. "Plate Forme Spar " : fondation immergée à ballast stabilisé, dotée d'ancrages caténaires permettant de la fixer par simple accrochage au fond marin. C'est le principe appliqué par Hywind pour StatoilHydro, Technip et Siemens au large de la Norvège (cf. article du 24 juillet 2009). Un premier démonstrateur expérimental a été installé en 2009 au large de Stavanger par 220 m de fond et supporte une turbine Siemens de 2,3 MW ; la fin de sa période d'essais de 2 ans doit s'achever incessamment. Le cylindre d'acier de 100 m de long qui constitue cette première fondation "Spar" a été remorqué horizontalement dans un fjord norvégien puis lesté sur place avec de l'eau et de la roche pendant que deux engins de levage flottant y installaient le mât de l'éolienne et la turbine. Le coût total selon Statoil a été de $72 millions. Comme le schéma le montre clairement, cette fondation, bien que lestée et totalement immergée, ne repose pas directement sur le fond de l'océan ; elle flotte et est rattachée au fond par des câbles disposant d'une certaine souplesse de mouvement et fixés à des ancres.

2. Plate forme TLP (Tension Leg Platform) ou "plates-formes sur jambages tendus" : plate-forme immergée et reliée au fond marin par des câbles tendus (d'où le nom) ancrés à des piliers mi-enfouis dans le fond marin et non à des ancrages caténaires. Les câbles qui relient la plate-forme flottante au fond se tendent et se détendent plus ou moins en fonction des mouvements de la houle : c'est le principe appliqué par Blue H Technologies pour son prototype décrit dans mon article du 17 octobre 2008. La première phase d'essai de cette plate-forme a commencé en 2008, après divers pourparlers non aboutis, avec l'installation d'une première structure expérimentale supportant une turbine bipale, au large des côtes italiennes par 113 m de fond dans le cadre du Projet Tricase. C'était la première fois au monde qu'une plate-forme flottante était testée. Elle a été démontée 6 mois tard. Parallèlement Blue H commençait la phase 2 de développement qui prévoyait la construction d'une nouvelle plate-forme flottante destinée à supporter une éolienne de 2 MW, livrable en 2012, toujours dans le cadre du Projet Tricase. La phase 3 est prévue pour 2014 avec le déploiement en haute mer du concept final à savoir une plateforme Blue H - TLP au design plus arrondi (cf. photo) supportant une turbine fabriquée par une tierce partie encore non définie.

3. "Plate forme semi sub" ou à flottabilité stabilisée. C'est une plate-forme qui, comme son nom l'indique, est semi-submergée donc semi-visible en surface ; elle utilise un dispositif de type «barge» ancré au fond par des câbles grâce à des ancrages caténaires. C'est le principe appliqué sur la spectaculaire plate-forme flottante triangulaire WindFloat par le développeur américain Principle Power Inc. qui travaille en ce moment même d'arrache-pieds, si je peux dire, avec Energias de Portugal (EDP) et ASM GROUP pour permettre une première mise à l'eau de ce modèle au large du Portugal sur des fonds de 43 mètres, vraisemblablement au début ou dans le courant du mois de septembre 2011. Cette plate-forme flottante triangulaire est une déclinaison innovante des plates-formes semi-submersibles issues de l'industrie du pétrole et du gaz ; elle est exploitable par n'importe quel hauteur de fond et se caractérise par une structure composée de trois colonnes en acier léger qui la rend particulièrement stable et résistante aux conditions les plus extrêmes. Comme la majorité des autres plates-formes flottantes, la plate forme WindFloat de type "semi sub" sera attachée au fond marin avec quatre câbles. Cette structure estimée à $ 23 millions a été élaborée pour recevoir un système éolien qui comprendra un mât de 67 mètres de hauteur et, dans un premier temps, une turbine Vestas Wind V80 de 2,0 MW. Dans un premier temps car Dominique Roddier, directeur technique de ce projet chez Principle Power, laisse clairement entendre que " Cette plate forme va bouleverser à terme le monde de l'éolien offshore ". Si l'expérimentation qui va commencer en septembre et se prolonger pendant un an confirme leurs espoirs, les développeurs sont décidés à planifier la construction d'un parc éolien offshore sur ce modèle d'éolienne flottante, parc qui pourrait atteindre 150 MW au large du Portugal. Il pourrait être constitué d'éoliennes Vestas de 5MW et dans un avenir plus ou moins proche de Vestas V164 7.0 de 7 MW.

4. Free Floating Platform (FFP)
L'éolienne flottante française WINFLO développée par DCNS, Nass&Wind, Saipem et In Vivo Environnement avec l'appui d'IFREMER Brest et de l'ENSTA , fait elle aussi partie de cette catégorie semi-submersible à ancrage catenaire mais avec des variantes suffisamment importantes pour la faire entrer dans la catégorie à part des "Free Floating Platform (FFP)". C'est donc une construction "semi sub" plus légère et plus indépendante du système d’ancrage et du flotteur qui lui permet d'être déconnectée et remorquée facilement pour sa maintenance. Le projet d’éolienne flottante offshore WINFLO associe des industriels majeurs des secteurs naval, para-pétrolier et éolien. Le récent appel d'offre du gouvernement français du 11 juillet 2011 et le prochain à venir en janvier 2012 devraient conduire les protagonistes à mettre en place rapidement un démonstrateur proche de l’échelle 1, d’une puissance de 2,5 MW, installé au large de la Bretagne et raccordé au réseau électrique. Le projet prévoit la mise au point d’une nacelle spécifique offshore, à la fois légère et résistante aux sollicitations marines et aux agressions du milieu. La machine sera installée sur une plate-forme semi-submersible liée au fond marin par des ancrages caténaires encore plus facile d'utilisation que les modèles traditionnels.

IDEOL
A ces quatre types d'éoliennes flottantes s'ajoutent des variations comme Ie très intéressant système français de la société basée à La Ciotat, Ideol qui parvient à limiter l'effet de sillage dans un parc éolien grâce à une solution mécanique (photo ci-contre) capable de déplacer la turbine éolienne flottante entière, doublée d’une solution logicielle qui calcule en temps réel l’implantation optimale en fonction d’un ensemble de paramètres, afin de minimiser les effets de sillage aérodynamique et ainsi maximiser la production d’énergie du parc. (cf. article de mars 2011. Cette compagnie créée il y a tout juste un an, espère implanter un premier prototype expérimental en 2013.

PROSPECTIVE ÉOLIENNE FLOTTANTE

1. Eoliennes flottantes à axe vertical

VERTIWIND. Une voie prospective est ouverte par les éoliennes en mer à axe vertical au premier rang desquelles l'éolienne VERTIWIND (CF. article du 20 janvier 2011). Petit rappel de ses caractéristiques : des pales verticales tournant autour d'un axe lui-même vertical comme un tourniquet de manège ; une vitesse de rotation variant en fonction du vent supprimant tout risque de vibration des pales ; une hauteur de 90 m c'est-à-dire réduite par rapport à celles des éoliennes traditionnelles ; une flottaison ne nécessitant qu'un faible tirant d'eau, d'une dizaine de mètres, ce qui rend son remorquage depuis la terre peu couteux et moins complexe que dans le cas d'une éolienne classique. Grâce à sa capacité à flotter au-dessus de fonds de 200 mètres de profondeur et plus, le concept VERTIWIND allie aux avantages des éoliennes flottantes de tous types celui d'une plus grande souplesse d'utilisation grâce à ses pales verticales. La compagnie Technip dont on peut dire qu'elle est en tête des compagnies engagées dans la bataille de l'éolien flottant, déjà associée au lancement de l'éolienne flottante Hywind en Norvège, ne s'y est pas trompé en lançant un appel à projet concernant Vertiwind (ICI) et en se fixant comme objectif "de concevoir, fabriquer, installer et tester un prototype préindustriel d’éolienne à usage offshore " dont la double particularité est d'être d'une part flottante et d'autre part à axe vertical. Pour Technip, VERTIWIND offre de nouvelles perspectives pour une deuxième génération d’éolien en mer dans de nombreux pays, en particulier sur le pourtour méditerranéen, en Europe ou encore aux Etats-Unis. Le projet Vertiwind est labellisé par le Pôle Mer PACA et bénéficie des premiers financements du Programme d’Investissements d’Avenir, lancé dans le cadre du Grand Emprunt sous l’égide du Premier Ministre français via l’ADEME.

DEEPWIND
Dans cette course au gigantisme flottant et aux objets étranges, il faut citer l'expérience danoise DeepWind présentée par le magazine Wind Tech en 2010 ICI. C'est une éolienne flottante à axe vertical de 20 MW étudiée par l'Université Technique du Danemark (DTU). Malgré son aspect très futuriste, ce projet "DeepWind", lancé en octobre 2010 a reçu une subvention de 3 millions d'euros sur 4 ans, dans le cadre du 7e programme-cadre européen sur les futures technologies émergentes. Le concept combine une turbine à axe vertical de type Darrieus (une technologie bien connue) un système de pale et un système de transmission et de contrôle innovant, associés à une structure rotative et flottante. Le concept inclut un générateur à entraînement direct avec un système de contrôle électronique situé au bas de l'arbre de transmission et les liaisons par câbles électriques. Un prototype démonstrateur proche de l'échelle 1 avec une turbine de 5 MW devrait être mis en place dans les eaux du fjord de Roskilde à proximité de L'université Technique du Danemark (DTU). Cette phase une fois franchie, les développeurs prévoient une mise à l'échelle avec un modèle de turbine qui pourrait atteindre 20 MW.

2. Autres projets

SWAY

Dans le domaine de la prospective éolienne flottante, plusieurs, comment dire, ovni flottants se disputent la vedette, au premier rang desquels il faut citer le système Sway® dont les premières études ont commencé en 2003. Ce système tout à fait unique en son genre fonctionne sur le même principe de balancier que celui d'une bouteille à moitié pleine que l'on aurait posée en mer. L'ensemble turbine, mât et fondation se compose d'une seule pièce, avec dans l'extrémité inférieure un pôle lourdement lesté, exactement comme une bouteille flottante. Le principe repose sur celui d'un centre de gravité situé très en dessous du centre de flottabilité, ce qui donne au mât une stabilité suffisante pour résister aux contraintes importantes produites par la turbine posée au sommet. Le balancement de l'ensemble en mer pourrait atteindre, selon certaines études, un angle de 5 à 8 degrés. Malgré son apparente fragilité, ce système a cependant été qualifié par le très sérieux cabinet Garrad Hassan & Partners, de "technologie qui permettrait le mieux d'affronter les pires conditions de mer." En 2009, (cf. article du 1 août 2009) AREVA Wind avait jugé le projet suffisamment sérieux pour entamer avec Sway® une collaboration portant sur la construction d'une éolienne commune de 5 MW. En 2010 (cf. artcile du 17 février 2010) Sway® et l'organisme public norvégien ENOVA.no annonçaient un projet de construction d'éolienne de 10 MW sur une base flottante Sway®, projet dont il disait vouloir proposer les premiers éléments concrets en 2011. Un premier prototype à échelle réduite était inauguré le 10 juin 2011 (ICI). Les essais devraient se prolonger pendant 1 ou 2 ans avant de passer au stade 2. On est encore loin de la plus grosse turbine flottante du monde !

MUFOWS
Enfin en bout de chaîne prospective, si je peux dire, il y a ce projet MUFOWS (Multiple Unit Floating Offshore WindfarmS) dont on trouvera tout le détail ICI. Il a commencé à voir le jour dans les années 1990 au moment même où l'on s'intéressait de près au développement de l'éolien offshore flottant par rapport à l'éolien offshore posé. Développé conjointement par University College of London (UCL), W.S. Atkins et Energy research Centre of the Netherlands (ECN), le concept repose sur l'idée de base très simple (en apparence !) qui consiste à monter une batterie de plusieurs turbines éoliennes sur une seule et unique plateforme flottante semi-sub ancrée au fond marin par un câble. Deux types de structures ont été envisagées pour ces plates-formes : une structure en arête (cf photo 1) pouvant porter jusqu'à 8 éoliennes bipales, ou une structure octogonale (cf photo 2) pouvant porter aussi 8 éoliennes. Hélas en 2000, une étude de faisabilité plus approfondie concluait que si ces structures étaient parfaitement réalisables et fiables, elle n'avaient aucune chance d'être rentables dans les conditions d'exploitation des fermes offshore nearshore en vigueur dans ces années là, en Europe du Nord ! L'étude projetait cependant que, dans un futur plus ou moins proche, si l'exploitation de parcs en eau profonde était envisagée, la question vaudrait la peine d'être étudiée à nouveau-
C'est précisément le cas aujourd'hui en 2011 !


Sources : Sites liés et cités. Photo 1 : Eolienne Windflfoat ©Principle Power Inc. 2: éolienne flottante Hywind ©Technip/Statoil. 3: Schéma descriptif Windfloat©Principle Power. 4 et 5 : Winflo ©DNCS. 6 : Ideol©Ideol. 7. éolienne a axe verticale Vertiwind © Technip. 8 : éolienne Darrieus flottante Deepwind ©DTU. 9. Eolienne Sway © Sway® . 10Mufows en arête et 11 Mufows octogonale ©UCL


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Thursday, July 21, 2011

ATLANTIQUE POWER CLUSTER : un projet trans national européen


UNION EUROPÉENNE - 22/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau

Le projet Atlantique Power Cluster a été présenté au début de ce mois lors du Carrefour In'Energie, manifestation organisée pour le compte de la Région des Pays de la Loire avec le concours opérationnel de l'agence de développement économique Société publique régionale des Pays de la Loire.

De quoi s'agit il au juste et qu'entend on par Atlantique Power Cluster ?
A l'instigation de la Commission Arc Atlantique créée en 1989 sous la présidence de la Région Basse Normandie, ce cluster se propose de réunir plusieurs pays européens riverains de l'Atlantique (Royaume-Uni, Irlande, France, Euskadi, Espagne, Portugal) et 25 régions françaises pour mener trois objectifs généraux :
1. Développer une stratégie transnationale pour les Energies Marines Renouvelables (EMR) fondée sur les complémentarités entre les régions et les organismes partenaires.
2. Renforcer la compétitivité et l’innovation au sein de l’Arc Atlantique par le développement du secteur des EMR.
3. Contribuer à un modèle plus vert de production d’énergie en Europe (stratégie UE 2020).
Dans le détail, ce partenariat fédère autour de la Commission Arc Atlantique les protagonistes suivants :
- Au Portugal : Wave Energy Centre (WavEC) fondé en 2003 et destiné à apporter aux compagnies qui le désirent un appui en terme d'informations sur l'exploitation de l'énergie des vagues et en faire la promotion ; INEGI Institut fondé en 1986 pour agir comme une interface entre l'Université et l'industrie dans le domaine de la R&D, de l'innovation et des transferts de technologies.
- En Espagne : FUAC (Fondation Université de La Corogne) très orientée sur la R&D ; FAEN (Fondation de l’Energie des Asturies) ; SODERCAN (Société de développement de la Cantabrie) ; EVE, agence de l’Energie du Pays-Basque/Euskadi créée en 1982 par le gouvernement Basque très impliqué dans les énergies renouvelables marines et sur lequel je reviendrai très prochainement ; CIEMAT (Centre de recherche en matière énergétique et environnementale émanant du Ministère de la Science et de l'Innovation espagnol).
- En France : la Région Aquitaine très impliquée dans le développement des EMR ; le Pôle des Éco-industries de Poitou-Charentes qui soutient l'innovation et accompagne le développement des entreprises de Poitou-Charentes contribuant à réduire les émissions de gaz à effet de serre ; la Société publique régionale des Pays de la Loire déjà évoquée plus haut ; Bretagne Développement Innovation, partenaire de ce blog et résultant de la fusion en 2011 de l’Agence économique et de Bretagne Innovation. Son but est de renforcer l’action au service des grands objectifs stratégiques du développement économique régional, de conforter l’économie par la performance de ses entreprises et préparer l’économie de demain ; la Région Basse Normandie dont on connait l'implication ans le développement des EMR.
- Au Royaume Uni : Regen South West, centre d'expertise en matière d'énergie renouvelable et de projets novateurs dans le sud-ouest de l'Angleterre ; SEGEC (Scottish European Green Energy Centre) très engagé avec les institutions, réseaux et plates-formes technologiques, pour influencer l'agenda politique futur et identifier des opportunités de niche permettant la collaboration entre divers secteurs industriels
- En Irlande : Galway County Council intéressé et engagé dans le développement des énergies renouvelables marines ; CIT (Cork Institute of Technology) très orienté sur la R&D et qui s'est déjà fait une spécialité de créations de passerelles entre l'innovation et l'industrie.

Chacun de ces partenaires a une activité précise à fournir : ainsi la gestion et la coordination incombe à l'espagnol SODERCAN ; l'étude de benchmarking régional sur le thème "Comprendre et comparer les stratégies régionales en matière d’EMR" à la Commission Arc Atlantique ; l'acceptabilité sociale au Galway County Council chargé de développer des méthodes et une communication adaptées aux différents publics concernés par les EMR pour parvenir à un consensus ; le developpement à notre partenaire Bretagne Développement Innovation chargé d'identifier de nouveaux marchés pour les entreprises atlantiques ; les compétences et la formation pour adapter la main d’œuvre aux besoins du secteur des EMR au CIT (Cork Institute of Technology) ; le développement d’un cluster atlantique, c'est-àîdire la conception de structures de coopération pour un développement conjoint du secteur des EMR à EGEC (Scottish Green Energy) Centre ; et enfin la communication et la diffusion à la Région Basse Normandie.

Les sites d'expérimentation en Atlantique peuvent ainsi apparaitre comme un nouvel élément de la chaîne de valeur des EMR. Une carte précise de ces sites a été dressée à l'échelon européen sur laquelle je reviendrai en détails et qui englobe : le désormais célèbre EMEC en fonction dans les Iles Orcades (Royaume-Uni) qui semble voler la vedette à tous les autres et où est testé entre autres, le non moins déjà célèbre convertisseur d'énergie des vagues Oyster d'Aquamarine Power ; Galway Bay (en fonction au R-U) ; Wave Hub (en cours d'aménagement au Royaume-Uni) ; Belmullet (en cours d'aménagement Irlande) ; Nissun Bradning en fonction au Danemark ; Alpha Ventus (en fonction Allemagne du Nord) ; SEM-REV (dédié à l'énergie des vagues et en cours d'aménagement France) ; BIMEP (en cours d'aménagement au Pays Basque/Euskadi) et Aguçadoura en fonction au Portugal et qui a été le tout premier site d'expérimentation de l'énergie des vagues dans le monde, site où sont testés les flotteurs atténuateurs convertisseurs de vagues Pelamis avec l'objectif de constituer un parc de 20MW.

Sources. Sites liés et cités. Carte et Photos. 1 : Carte des membres du Cluster Atlantique © Commission Arc Atlantique. 2. Carte du potentiel houlomoteur en Europe © aquaret.com 3:Pelamis Wave Farm à Aguçadoura (Portugal) 4. Carte des projets EMR dans la région RTA © extrait Carrefour Sin' Energie 2011- présentation de Stéphane Peyhorgue, Chargé de mission Energie.

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Sunday, February 20, 2011

WINDFLOAT : une première plate-forme flottante de 2MW au Portugal dès 2011



AGUÇADOURA (Portugal-UE) / SEATTLE (USA) - 21/02/2011- - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - L'industriel Principle Power, le distributeur d'électricité Energias de Portugal (EDP) et le fabricant de turbines éoliennes Vestas viennent de signer un accord en vue de déployer une première éolienne flottante de type WindFloat de 2 MW au large des côtes du Portugal dès cette année.
WindFloat est un système breveté de base flottante pour éolienne en mer d'un design simple et économique mis en point par Marine Innovation & Technology (MI&T), filiale de Principle Power. La principale caractéristique de la plate-forme flottante WindFloat est d'amortir la force de la houle sur la turbine installée. Son design et sa configuration permettent de positionner dans des endroits auparavant inaccessibles où la profondeur de l'eau dépasse 50 mètres, des éoliennes capables de tirer le meilleur parti d'une ressource réputée de qualité supérieure en haute mer. Le projet prévoit de déployer une première WindFloat, de taille réelle avec une turbine Vestas V80-2.0MW au large des côtes portugaises à la hauteur d'Aguçadoura, site de test d'énergies marines renouvelables relié au réseau électrique terrestre d'EDP. Les tests auront lieu pendant au moins un an avec pour objectif la validation des performances de WindFloat et de la turbine Vestas intégrée. La réalisation du projet compte s'appuyer sur la capacité industrielle portugaise et sur la main-d'œuvre qualifiée existante et capable de mener à bien la majeure partie de la fabrication et de l'installation. Principle Power portera l'entière responsabilité de l'exécution du projet. Vestas va livrer, installer et mettre en service son modèle éolienne Vestas V80-2.0MW courant 2011. Vestas veut se positionner ainsi comme le référent technologique de l'ensemble du projet, en soutenant l'intégration de la turbine sur la plate-forme WindFloat.
Les principaux sous-traitants et partenaires techniques sur ce projet sont : A. Silva Matos (ASM), MPG, Marine Innovation & Technology (MI&T), Houston Offshore Engeneering, Bourbon Offshore, Smith Berger Marine, Vryhof, Solidal. Pour assurer une certification indépendante c'est The American Bureau of Shipping (ABS) qui a été choisi comme agence de certification. Le financement du projet a été assuré grâce aux contributions des partenaires, FCR-FAI-Inovcapital-Energias et grâce à une subvention non remboursable du Fundo de Apoio à Inovação (FAI).

A l'issue de la signature de cet accord, António Mexia de chez EDP a déclaré : "EDP a choisi l'énergie éolienne en mer comme un des axes prioritaires de ses projets, WindFloat apparaissant comme l'une des technologies les plus prometteuses dans ce domaine. Sans présager des résultats des essais qui seront menés, ce choix positionne EDP au mieux pour faire face aux défis éoliens qui se posent à travers le monde".
Alla Weinstein, PDG de Principle Power, a déclaré : "Le gouvernement et les industriels portugais sont pour nous des partenaires non seulement capables de répondre à la demande de l'éolien offshore portugais mais aussi mondial."
Anders Soe-Jensen, président de Vestas, a commenté : "Nous sommes continuellement à la recherche de solutions nouvelles et de matériaux qui valoriseront encore plus nos prestations. À cet égard, les fondations flottantes pour les éoliennes sont l'une des solutions à fort potentiel de l'éolien en eaux plus profondes".
Juan Araluce, président de Vestas Mediterranean, a conclu : "Nous sommes très heureux d'annoncer cette collaboration avec Principle Power et le groupe EDP, l'un de nos grands comptes mondiaux. Il s'agit d'un projet novateur en région Méditerranéenne. Ses résultats pourraient faciliter la mise en œuvre des meilleures pratiques dans la région et d'autres lieux autour de la planète."

Sources : Sites Liés. Photos ©Principle Power © MI&T

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Wednesday, November 24, 2010

WEGA : l'engin houlomoteur de Sea For Life testé en mer



OBIDOS - (Portugal - U.E.) - 25/11/2010 - 3B Conseils - La compagnie portugaise Sea for Life, orientée vers la Recherche et Développement en matière de technologies marines renouvelables, passe en phase de développement de son système de conversion de l'énergie des vagues WEGA (Wave Energy Gravitational Absorber), grâce à l'accord de partenariat qu'elle a récemment signé avec l'institution privée Mexicaine INEGI (Instituto de Engenharia Mecânica e Gestão Industrial), qui devrait permettre un déploiement prochain en mer de l'engin. Organisme privé à but non lucratif, INEGI est une association qui fonctionne comme une interface entre l'Université et le monde industriel ; l'institut est orienté vers les activités de R&D, l'innovation et le transfert de technologie. L'installation et l'exploitation du système WEGA à proximité des côtes fait partie de la deuxième phase du projet visant à démontrer sa faisabilité technique. La mise en situation de l'engin dans des conditions de mer très différentes, pendant un laps de temps assez prolongé, permettra de dégager les réelles capacités de résistance d'une telle technologie de même que sa capacité de production d'électricité.
Le système houlomoteur WEGA est assez nouveau par rapport aux technologies qui ont pu être testées jusqu'alors. Il met en oeuvre un engin articulé semi-immergé, oscillant selon une orbite elliptique par rapport au flux des vagues, l'engin étant à la fois attaché et suspendu par une tête rotative sur une structure de type portique fixée au fond marin. Le mouvement de ce balancier entraîne un vérin hydraulique qui pousse un fluide haute pression dans un accumulateur et un moteur hydraulique, entraînant ainsi le générateur qui va produire de l'énergie (cf vidéo de demo). La tête rotative de l'engin lui permet de s'adapter à la vitesse de propagation des vagues. Plusieurs appareils peuvent être placés en batterie, tels des balanciers sur un portique unique. C'est un système qui ne s'accommodera pas de fonds trop importants mais qui pourrait parfaitement être utilisé nearshore ou offshore sur des fonds peu profonds.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : sites liés. Photos © Sea For life


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Monday, September 6, 2010

Eolien offshore au Portugal : bilan 2010


LISBOA - (Portugal- U.E.) - 07/09/2010- 3B Conseils- Continuant le tour d'horizon de l'éolien européen, après l'Espagne le 03-09-2010 voici le Portugal. Deux parcs éoliens offshore seulement sont prévus au large des côtes du Portugal qui, je le rappelle, a surtout choisi dans le domaine des énergies marines de développer la récupération de l'énergie des vagues et des courants dans laquelle il occupe, avec le Royaume-Uni, une position de leader.
Les parcs éoliens offshore sont donc :
- Branca sera un parc éolien offshore au Nord du Portugal d'une capacité de 301 MW développée grâce à 86 turbines de 3,5MW et capable d'alimenter annuellement 168 304 foyers. Ce projet de parc éolien flottant porté par Blue H sera situé à 17 km des côtes de la Région de Norte par des fonds de 59 à 79 m et par 41.020° de latitude et - 8.854° de longitude. Il devrait entrer en service en 2017
- WindFloat est un parc éolien offshore qui, comme son nom l'indique, sera flottant et posé sur des fonds de 120 à 160 m. Situé au large de la région du Portugal appelée Centro par 40.171° de latitude et - 9.134° de longitude, il produira dans un premier temps 2 MW (et non 5MW comme annoncé sur les banques de données de l'EWEA), fournis par une seule turbine expérimentale flottante dont le fabricant n'a pas été encore clairement précisé. Depuis la signature de l'accord intervenu en février 2009 entre Principle Power et EDP, porteurs du projet, le développement a été planifié en trois étapes. Une première étape, d'abord prévue pour fin 2012, présentera au milieu de 2011 une seule turbine de démonstration. Une seconde étape verra la mise en place de 3 à 5 turbines pré-commerciales. Une dernière étape commerciale proposera une capacité fixée à 150 MW. Les fondations flottantes seront posées au dessus de fonds de 50 mètres. Ce projet a déjà été chiffré à 19 millions d'euros.
Les deux projets achevés totaliseront donc 451 MW installés pour le Portugal

Article : Francis ROUSSEAU

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