Sunday, April 10, 2011

ORPC s'associe à HEA pour installer TidGen™



NIKISKI - (Alaska - Etats-Unis) - 11/04/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le développeur américain d'énergie marine Ocean Renewable Power (ORPC) a fait savoir qu'il avait signé le 24 mars 2011 un accord avec le distributeur d'électricité opérant en Alaska Homer Electric Association (HEA) dans le but de tirer parti de l'énergie des courants présente dans la région de Cook Inlet et de doter la région de Kenai Peninsula d'une source d'électricité renouvelable marine fiable, économique. Ils pensent également créer des emplois régionaux (mécaniciens, soudeurs, ingénieurs et autres travailleurs qualifiés). Cette installation comportera une, voire plusieurs turbine(s) pilote(s) TidGen™ Power System pouvant atteindre jusqu'à 5 MW, immergée(s) sous 18 à 45 mètres d'eau et facilement raccordable(s) au réseau de Kenai que gère HEA. Le calendrier prévoit des études de terrain en 2011 et 2012 afin de recueillir des données environnementales et de valider un endroit précis d'implantation du TidGen™ à Cook Inlet. Une fois ces études et consultations menées avec les communautés locales, ORPC demandera une licence spécifique à la FERC pour une exploitation du projet pilote à l'automne 2012. Lorsque la licence sera accordée, ORPC installera une première TidGen Power System ™ dans la région de Cook Inlet dès 2013. ORPC et HEA évalueront alors la performance de ce système et décideront d'élargir la capacité de production.
Concernant le système hydrolien TidGen™ Power System construit par ORPC, autant dire qu'il a beaucoup évolué depuis les premières descriptions que j'en faisais dans ce blog le 15 janvier 2008, le 17 mars 2009 , le 31 août 2010. Seule constante : il ne ressemble toujours ni aux classiques turbines hydroliennes à hélice ni aux turbines à entraînement par la jante (type Open Hydro). La technologie TidGen™ Power System qui ne peut être confondue avec aucune autre et aurait pu faire penser à ses débuts à une technologie houlomotrice (vagues) plutôt qu'hydrolienne (courant, utilise la rotation lente de lamelles disposées horizontalement qui alimentent en tournant un générateur à aimant permanent.
ORPC a mené avec succès les test de la "version bêta" lors de son exploitation à Cobscook Bay, près de Eastport (Maine), en 2010. Ce système était alors le plus grand dispositif d'énergie marine jamais déployé aux États-Unis. Le système qui continue à être testé sera définitivement fonctionnel à Cobscook Bay et relié au réseau dès l'automne 2011. En 2012, ORPC prévoit également d'installer un dispositif hydrolien TidGen ™ à Petit Passage dans la baie de Fundy (Nouvelle-Écosse-Canada) en partenariat avec l'exploitant d'énergies marines canadien Fundy Tidal Inc,
Le périmètre de Cook Inlet est bien connu pour l'importance de sa ressource en énergie des courants marins, (cf article du 2 septembre 2010) censé représenter "90% du potentiel total des Etats-Unis" si l'on en croit les déclarations de Brad Janorschke et Chris Sauer, respectivement président et directeur général d'ORPC. Ce site a commencé à faire l'objet d'études préliminaires de la part d'ORPC dès l'année dernière, mais il y a quelques semaines seulement qu'ORPC a eu l'idée d'approcher HEA désireux de réduire sa dépendance à l'électricité produite par l'énergie fossile, en lui proposant de réfléchir à la meilleure façon de produire une énergie qui s'appuie sur les puissantes ressources locales marines de Cook Inlet. Cette réflexion a porté ses fruits puisque les deux partenaires ont décidé de relever ensemble ce défi et se disent ravis de le faire. La presse locale avec The Peninsula Clarion se fait volontiers l'écho du réel enthousiasme et des larges sourire de satisfaction affichés par les ingénieurs de HEA dès que l'on aborde ce projet.

Sources. Docs Liés. Photos © ORPC

Friday, April 8, 2011

AQUASUN : Nouveaux territoires pour l’énergie solaire



FRANCE-ISRAËL – 08/04/2011 – 3B Conseils – Par IdB - Comment augmenter la production d’énergie tirée du soleil sans empiéter plus sur la terre ? Tout simplement en installant des panneaux voltaïques sur l’eau. C’est ce que la start-up israélienne Solaris Synergy va tester sur un site EDF dans le sud de la France. Partant du constat que les panneaux solaires ont besoin d’une importante surface pour atteindre une puissance suffisante et qu’une grande partie de l’énergie solaire arrive sur l’eau plutôt que sur la terre, cette entreprise israélienne a conçu un récupérateur d’énergie solaire, Aquasun, qui peut flotter aussi bien sur les eaux douces que sur l’eau salée.

Aquasun se présente sous la forme d’un radeau circulaire de 40 mètres de diamètre, composé de modules construits en plastique léger et fibre de verre pour assurer la flottabilité, et comportant des miroirs qui concentrent la lumière sur des modules photovoltaïques. Tout a été prévu : un échangeur de chaleur assure le refroidissement de l’ensemble et un petit moteur permet au radeau de suivre le mouvement du soleil pour optimiser à tout instant la concentration de la lumière sur les miroirs. Ainsi Aquasun peut être efficace tout au long de la journée.

Les amoureux de la nature qui pourraient être inquiets de cette nouvelle intrusion technologique sur les plans d’eau seront rassurés : selon Solaris Synergy la plate-forme laisse passer l’oxygène donc assure la bonne santé de la flore et de la faune aquatiques. De surcroît si Aquasun est posé sur un plan d’eau, il en recouvre en partie la surface et limite ainsi l’évaporation et la prolifération des micro-organismes.

Les premiers essais doivent avoir lieu sur le site d’EDF à Cadarache dès le début de l’année prochaine. Ils permettront de tester différents paramètres en particulier l’évolution au cours de l’année et selon les niveaux de l’eau. D’autres tests sont également en cours sur un site-pilote en Israël. Selon Elyakim Cassel, responsable commercial de Solaris Synergy, « EDF attend de voir le système fonctionner avant de s’engager plus avant ».

Enfin pour ne pas abîmer les paysages naturels Aquasun sera d’abord installé sur des plans d’eau industriels et agricoles.

Sources :
Solaris Synergy
Journal de l’environnement
Econostrum
et Europe-Israël

Photo Solaris Synergy

Solaire offshore

Thursday, April 7, 2011

Développement de l’éolien sur le plateau continental américain





Washington (Etats-Unis) – 07/04/2011 – 3B Conseils – par IdB et MG - Le DOI, (Department Of the Interior), ministère de l’intérieur des États-Unis, lance les Offshore Wind Initiatives (promotion de l’éolien offshore) et prépare une évaluation environnementale sur le secteur OCS (Outer Continental Shelf) de l’Atlantique. La zone concernée par le secteur OCS est comprise entre les limites de la gouvernance des Etats et la gouvernance fédérale des Etats-Unis. En clair, chaque Etat exerce sa juridiction sur une bande d’environ 3 miles nautiques de large le long de ses côtes. La zone OCS s’étend depuis cette limite jusqu’à environ 200 miles au large. Ce plateau continental d’une profondeur de 150 à 200 mètres est une zone d’une grande importance économique : non seulement elle abrite une quantité importante de poissons et fruits de mer mais elle est aussi riche en ressources fossiles, pétrole et gaz, et renouvelables, en particulier éolien offshore. 4 zones ont été définies : du Golf du Mexique, de la côte Atlantique, de la côte Pacifique et de l’Alaska. C’est le Bureau of Ocean Energy Management, Regulation and Enforcement (BOEMRE, qui en assure la gestion et le développement.
À cette occasion, Ken Salazar, ministre de l’intérieur, et Steven Chu, secrétaire à l’énergie, dévoilent leur plan pour accélérer le développement de la production d’énergie éolienne offshore. Ils ont annoncé en février une série de mesures comprenant le financement, à hauteur de 50,5 millions de dollars, de projets visant à développer le déploiement de l’énergie éolienne offshore et à valoriser les zones favorables à l’exploitation de l’énergie éolienne du plateau océanique OCS. Ce plan conjoint, la National Wind Strategy (stratégie nationale de l’éolien), se concentre sur les défis à relever : le coût relativement élevé de l’éolien offshore, les difficultés techniques liées à son installation, l’exploitation et la connexion au réseau électrique, ainsi que le manque de données fiables sur le site et d’expérience antérieure qui permettraient de préparer l’avenir. Peu après, le BOEMRE a annoncé des évaluations environnementales régionales des zones d’exploitation potentielle de l’éolien pour mesurer les effets de ces activités sur l’environnement. Si aucun impact significatif n’est identifié, le BOEMRE songe à investir ces zones dès fin 2011 ou début 2012.

Sources : Seatechnology, mars 2011 et sites liés
Photos : Office of Naval Research et Wikipedia

Tuesday, April 5, 2011

SSE envisage un nouveau site d'essais éolien en mer


PERTH - (Royaume-Uni - U.E.) - 06/04/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le distributeur d'énergie britannique SSE (Scottish and Southern Energy) a fait savoir ICI qu'il envisageait de développer en Écosse un premier centre offshore d'essais d'éoliennes sur le site de Hunterston à Clydeport dans le North Ayrshire. Cette future installation sera une extension du Centre SSE d'excellence en génie de l'énergie renouvelable (CEERE), basé à Glasgow. Il agira en partenariat avec les fournisseurs de turbines éoliennes offshore les plus performantes du moment et sera utilisé pour développer et tester jusqu'à trois prototypes de turbines éoliennes offshore de nouvelle génération. Eolienne de 7MW ? éoliennes flottantes ? éoliennes à axe vertical ? Rien n'est précisé pour l'heure mais l'intention est bien de développer tout ce qui pourra technologiquement permettre aux parcs éoliens offshore d'atteindre plus d'efficacité et de fiabilité avec un objectif de coûts moindres que les coûts actuels.
Fort du soutien de Scottish Enterprise, SSE a commencé à élaborer une proposition en vue d'un accord de planification sur 5 ans qui sera soumis aux autorités régionales du North Ayrshire Council. Si le North Ayrshire Council donne son accord, la construction de l'installation pourrait débuter en 2012 sur le site de Hunterston à Clydeport.

La décision d'implanter un centre d'essais en mer d'éoliennes offshore est le résultat d'une stratégie entamée par SSE dès avril 2010 lorsque la société avait pris une participation de 15 % chez le fabricant de structures offshore, Burntisland Fabrications (BIFAB). SSE a poursuivi sa stratégie en signant en juillet 2010, un accord de coopération avec Mitsubishi pour "développer des énergies renouvelables". Puis en février 2011, SSE formait avec plusieurs compagnies, dont Siemens numéro 1 européen de l'installation de turbines offshore, un consortium pour collaborer à un programme d'énergie éolienne offshore, dont l'objectif principal était la réduction substantielle du coût de la puissance délivrée. Enfin le mois dernier, le 11 mars précisément, SSE formait une joint-venture avec Marsh Wind Technology de façon à assurer la fabrication de mâts éoliens par le britannique Skykon dans l'usine de montage de Machrihanish (Campbeltown).
Jim Smith, responsable des énergies renouvelables offshore chez SSE, a insisté sur l'aspect économique des axes de recherche du futur centre en disant notamment que : "Le développement continu des technologies éoliennes en mer est essentiel si l'on veut réduire les coûts de production des parcs éoliens offshore".
SSE se voit bien à la tête du futur déploiement à grande échelle de la nouvelle génération d'éoliennes offshore au Royaume-Uni et au-delà.


Sources : Sites Liés. Photos : 1 et 2. extraites de la brochure de presse Siemens éolien offshore © Siemens

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Monday, April 4, 2011

Eolien et hydrolien : ni inépuisables ni infinis


IENA - (Allemagne-U.E.) - 05/04/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - C'est une communication fort intéressante qu'a publiée The New Scientist dans son édition du 30 mars 2011. Elle concerne la permanence des ressources d'énergies dites "renouvelables" - en particulier celles du vent et des vagues - dont il est de bon ton de dire toujours ici et là, qu'elles sont inépuisables ou infinies. L'affirmation posée par The New Scientist ("Les énergies du vent et des vagues ne sont pas si renouvelables que cela !") reprend la théorie d'Axel Kleidon, un scientifique de l'Institut de biogéochimie Max Planck de Iena (Allemagne), élaborée dans "How does the earth system generate and maintain thermodynamic disequilibrium and what does it imply for the future of the planet ?" (Comment le système terrestre génère et maintient un déséquilibre thermodynamique et qu'est ce que cela implique pour l'avenir de la planète ?). Ce travail d'Axel Kleidon est archivé et téléchargeable en PDF sur le site de Cornell University Library.

Pour résumer : Axel Kleidon part d'abord de la constatation que seule une infime quantité de l'énergie du soleil parvient jusqu'à la Terre où elle est mise en œuvre dans les processus d'évaporation et de création de turbulences atmosphériques qui sont à l'origine des ressources éoliennes et des ressources en vagues disponibles sur Terre. Selon lui, s'il fallait que les volumes d'énergie que nous consommons aujourd'hui soient exclusivement pourvus par des ressources éoliennes et houlomotrices, le processus naturel de conversion solaire en vents et vagues ne suffirait pas à créer les ressources consommées. Autrement dit, il faudrait plusieurs terres et plusieurs soleils pour pouvoir fournir l'énergie que nous consommons si nous voulions qu'elles soient uniquement d'origine éolienne ou houlomotrice. Ça jette un froid ! Même si ce scénario ne risque pas de s'appliquer à nos générations, Axel Kleidon projette dans le futur en prévoyant que la question se posera sérieusement pour nos petits enfants et pour leurs descendants... à condition toutefois qu'ils fassent le choix d'un tout éolien et d'un tout houlomoteur. La menace serait d'autant plus sévère qu'elle suppose que les dits descendants continueraient à consommer de l'énergie comme nous le faisons.
Dans ce scénario maximaliste, il y a plus encore : la ponction faite aux capacités de la ressource éolienne et houlomotrice pour satisfaire nos besoins serait telle qu'elle interfèrerait alors immanquablement avec la gestion naturelle des écosystèmes dans lesquels le vent et les vagues sont impliqués, ce qui ne manquerait pas d'avoir des conséquences incalculables sur l'ensemble de la gestion naturelle de la planète. Avant d'en arriver là, Axel Kleidon accumule les chiffres qui donne le tournis : 47 terrawatts seraient consommés par l'humanité et 70 terrawatts seraient nécessaires dans l'avenir (ces chiffres seront publiés sous peu dans Philosophical Transactions of the Royal Society).
Axel Kleidon charge aussi pas mal la mule, si l'expression a encore un sens, en soulignant en particulier l'imperfection des technologies éoliennes et houlomotrices qui ne savent que tirer une toute petite partie de la ressource. Et en effet, les lecteurs de ce blog le savent bien : seule une petite partie du vent disponible est saisie par les pales d'une éolienne avant d'être convertie en énergie électrique et il en va de même pour l'énergie des vagues, celles des courants marins et bien d'autres encore où la déperdition est plus importante que la quantité récupérée. Et quand bien même nous la convertirions en entier qu'elle ne suffirait pas à nos besoins, ce qui fait dire à The New Scientist : " En d'autres termes, nous avons sur l'équilibre énergétique de la terre un effet plus important que tous les tremblements de terre, les éruptions volcaniques, et les mouvements tectoniques mis ensemble ".

Mais au fait où veut en venir Axel Kleidon en démontrant ainsi l'impuissance de l'éolien à résoudre le problème énergétique du futur et les graves dangers auxquels il expose l'équilibre général de la planète ? Et bien il veut en venir à dire que "seule l'exploitation des panneaux solaires lui paraît une solution viable pour le futur "! ... tout en reconnaissant que leur exploitation à grande échelle contribuerait de façon sensible au réchauffement continu. Qu'à cela ne tienne : il apporte une solution (là où il n'y en aurait aucune pour l'éolien et houlomoteur soit dit en passant ! ) : concevoir des cellules solaires qui capturent la part inutilisée de la lumière, et lui évite ainsi de se transformer en chaleur. Bon dieu mais c'est bien sûr ! Ah oui j'oubliais : fin de la démonstration, seule l'énergie solaire est une ressource d'énergie quasi illimitée.
C'est une théorie. Il faut la prendre comme telle. Ce qui en fait l'intérêt est de démontrer qu'aucune source d'énergie naturelle n'est inépuisable et illimitée... puisque, de l'aveu même de l'auteur, même celle du soleil, ne l'est que "quasi " !

Sources. Sites liés. Photos : 1. Carte des bosses et creux des vagues© CLS Toulouse / Exposition " Les énergies de la mer ". 3. La formation des vagues © Exposition " Les énergies de la mer "2 Carte des Vents © Exposition " Les énergies de la mer " 4. Photo satellite du Soleil ©Soho / Exposition " Les énergies de la mer "

Sunday, April 3, 2011

IRENav s'intéresse à la technologie hydrolienne " RIM Driven "


BREST / BOULOGNE-SUR-MER - (France - U.E.) - 04/04/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Entre le 21 et le 25 mars 2011 ont eu lieu au Centre IFREMER de Boulogne-sur-mer les essais en bassin de la maquette d'une turbine de type "RIM-Driven" (entraînement par la jante). Dans cette maquette académique d'hydrolienne de faible puissance, la génératrice est disposée dans la carène entourant l'hélice, comme dans la technologie commercialisée par Open Hydro, par exemple. Il faut d'ailleurs préciser que les principes de systèmes de cette technologie sont dans le domaine public et brevetés depuis le début du XXe siècle. Ces systèmes ont de nombreux points de similitude avec certains systèmes de propulsion bien connus. L'hélice porte des aimants en périphérie et les bobinages du stator sont situés dans la carène. Les essais menés au centre de Boulogne-sur-mer ont conduit à une caractérisation des performances de la maquette permettant de conforter les modèles développés au cours des travaux de thèse sur la conception couplée des ensembles machines électriques hélices menés par Laurent Drouen au sein du groupe M2EN de l'IRENav- Ecole Navale, thèse que l’intéressé a soutenue en décembre 2010. Pour les lecteurs que cela intéresse cette thèse est disponible au téléchargement avec l'accord de l'intéressé, sur le site de l'archive ouverte pluridisciplinaire HAL destinée à la publication de certains travaux de recherches.
La maquette réalisée parallèlement à l'étude relève d'une action collaborative entre l'Ecole Navale, Jeumont-Electric et DCNS. Il faut rappeler à nouveau qu'il s'agit ici d'une démarche d'étude académique, dont l'objectif immédiat n'est pas l'industrialisation mais la validation de travaux de recherche qui accompagnent des démarches industrielles en amont sur ce type de système.
Il n'y a pas grand-chose à dire de plus de ces essais théoriques, si ce n'est que cela démontre que la R&D française n'est pas totalement inactive dans le domaine de l'hydrolien et qu'elle ne se contente pas des résultats déjà obtenus dans le domaine des hydroliennes à hélice. Mais, on le sait bien, ce n'est pas d'un manque d'idées que souffre la recherche dans le domaine des énergies marines, mais d'un manque de capitaux pour les mettre en oeuvre commercialement. Ceci vaut pour l'ensemble de la planète mais avec une nette préférence pour la France...

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Friday, April 1, 2011

TATA POWER et SUNENGY : une ferme solaire flottante en Inde


NEW DELHI - (Inde) - 01/04/2011 - 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Les lecteurs de ce blog ont pu lire les premiers articles que j'écrivais sur le "solaire flottant en mer"(le 23 avril 2010 et le 22 septembre 2010), une technologie encore expérimentale avec un certain nombre de projets qui, pour l'instant, n'ont pas encore vu le jour. Il en va tout autrement du projet signé le 22 mars 2011 par le géant indien de l'énergie Tata Power et la compagnie australienne Sunengy Pty Ltd.
L'accord de partenariat qu'ils ont annoncé avoir conclu porte sur la construction d'une centrale solaire flottante dont les travaux débuteront dès le mois d'août 2011 pour s'achever avant la fin de l'année. Cette centrale-pilote signera l'entrée en fanfare de l'Inde dans le monde de l'énergie solaire avec une expérience très audacieuse de "solaire flottant". Sunengy, inventeur de la technologie Liquid Solar Array (LSA) qui permet d'exploiter des panneaux solaires sur support aquatique, a tenu à préciser, d'entrée de jeu, que sa technologie permettait d'obtenir une électricité à un coût moindre que celle obtenue par le solaire fixé au sol. Il n'est pas clairement précisé de quel support aquatique il s'agit (eau douce ou eau salée) mais les références constantes aux expériences menées sur des lacs de barrage laissent à penser qu'il s'agit dans un premier temps d'eau douce. Dans une déclaration faite sur son site web, Phil Connor, président de Sunengy et inventeur de la technologie LSA, a précisé que "combinée aux ressources d'un barrage hydroélectrique, sa technologie assure la production d'énergie 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7".

LSA utilise la technologie photovoltaïque traditionnelle de type CPV (Concentrated Photovoltaic) qui associe une lentille et une cellule photovoltaïque pour suivre la course du soleil tout au long de la journée, comme un tournesol. Faire flotter le LSA sur un support liquide réduirait le besoin de construire les coûteuses infrastructures nécessaires au sol destinées à les protéger des vents violents. Selon Phil Connor, les lentilles auraient la faculté de flotter même par très mauvais temps et l'eau aurait l'avantage de servir de liquide de refroidissement naturel, ce qui aurait pour effet d' augmenter leur efficacité et leur durée de vie. Il reste cependant très mutique sur la corrosion provoquée sur les lentilles lors d'une utilisation en milieu marin.
Phil Connor a ajouté que "le système LSA transformait en réalité tout barrage hydroélectrique en une sorte de gigantesque batterie, offrant un stockage solaire gratuit et la possibilité de mieux gérer les caprices de la ressource aquatique". Selon les modélisations menées par sa compagnie à partir de la centrale hydroélectrique portugaise d'Aquelva, l'implantation d'un système solaire flottant LSA de 240 MW pourrait accroître la production de la centrale de 230 % par an ! "LSA n'a pas besoin de matériaux lourds ou de grandes surfaces terrestres et est effectivement à l'épreuve des cyclones. Dans un pays comme l'Inde, si seulement 1% des eaux de barrage étaient disponibles pour LSA système, nous pourrions produire autant d'électricité que 15 grandes centrales au charbon. "
Pour Tata Power, Mr Banmali Agrawala a précisé que les tests de cette technologie commenceront dans la NSW Hunter Valley au milieu de 2012, avant de passer en pleine production et qu'il était très important de pouvoir dégager certaines communautés, villages et sites miniers de leur entière dépendance actuelle aux ressources fossiles grâce à la technologie LSA. "C'est la raison pour laquelle nous avons établi ce partenariat avec Sunengy, pour le montage de cette usine-pilote en Inde. Cette technologie naissante va démontrer ici en condition réelle sa faisabilité et permettra de dégager des terres consacrées au solaire à d'autres fins. "
Les lecteurs de ce blog savent que, bien qu'ayant le pied marin, je ne suis pas un adepte des poissons d'avril et donc, au cas où certains se poseraient encore la question, je confirme, avec les sites liés, que cet article n'en est pas un.

Sources : Sites liés. Photos ©Sunnengy


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