Tuesday, August 30, 2011

Le Japon vote une loi pour favoriser le prix de rachat de l'électricité produite par les énergies renouvelables en mer

Yoshihiko Noda nouveau premier ministre - photo Reuters/Toru Hanal - publiée par l'AFP-Le Monde



Tokyo (Japon) - 31/08/2011 - 3B Conseils. BB-IdB



Naoto Kan, avait promis en juin de quitter le pouvoir une fois que le Parlement aurait adopté trois projets de loi :

La loi sur une rallonge budgétaire pour la reconstruction dans les zones sinistrées (votée en juillet), et deux textes, l'un sur l'émission d'obligations d'Etat pour compléter le budget et l'autre sur le développement et l'usage des énergies renouvelables, qui ont été adoptés vendredi juste avant sa démission....


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C'est le nouveau premier ministre, Yoshihiko Noda qui devra mettre en place le nouveau tarif de rachat (Feed-in Tariff FIT) destiné à porter à 20% en 2020 la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité.


Vendredi dernier, le Parlement japonais a adopté une loi sur l'énergie renouvelable qui définit un cadre d'une valeur de 10Tn¥ (9 Md €, 12.9bn $) de prix d'achat (FIT) des énergies renouvelables.


Les partis d'opposition avaient initialement rejeté l'idée d'un tarif de rachat, au motif que cela affaiblirait la compétitivité des fabricants et que le résultat serait un flux d'investissement sortant. Toutefois, un accord de dernière minute entre le gouvernement de centre gauche de Kan et l'opposition permettra à 80% ou plus du supplément d'être donné aux très grands utilisateurs d'électricité.

Une telle restriction est susceptible de couper les ailes de la politique japonaise du FIT, étant donné que les services publics régionaux (qui sont la majeure partie des très grands utilisateurs d'électricité) sont propriétaires ou achètent de l'électricité générée par les parcs d'éoliennes installés au Japon. "Cette stipulation de 80% peut certainement tempérer l'efficacité des FIT», note Caitlin Pollock, analyste de l'énergie éolienne pour l'Asie chez IHS Emerging Energy Research.

Elle ajoute: «On ne sait pas exactement comment cette franchise de 80% va se manifester. Est-ce que ces 80% seront complètement annulés pour l'énergie éolienne achetés par ces clients, ou seront-ils tout simplement absorbés par le gouvernement".



Alors que le tarif de rachat doit encore être fixé définitivement, le ministre du Commerce Banri Kaieda a déclaré au parlement le mois dernier que la plupart des formes d'énergies renouvelables bénéficieront d'un FIT pouvant aller jusqu'à 20 yens (€ 0,18c, $ 0,26c ) par kilowatt-heure pour 15 ans, et peut-être le double pour l'énergie solaire. La porte-parole du Global Energy Wind Conseil, Angelika Pullen, a expliqué à Wind Energy Update que le tarif pour les éoliennes offshore serait probablement plus élevé.

Caitlin Pollock affirme que les conditions au Japon ne se prêtent pas au développement d'un solide secteur de l'énergie éolienne et que «même les tarifs les plus compétitifs n'auraient que peu ou pas d'impact à court et à moyen terme." IHS Energy Research prévoit que le Japon sera doté de 455 MW de puissance installée en mer en 2025.

Pour l'éolien offshore, elle met en lumière que les très grandes profondeurs d'eau et le nombre limité de technologies efficaces pour les turbines flottantes imposeront d'importantes restrictions jusqu'en 2015.

Le FIT a été initialement conçu pour accélérer le déploiement des énergies renouvelables et remplacer la part de 30% de la production d'énergie précédemment fournies par l'industrie nucléaire du Japon. Depuis la constatation que l'ensemble des 1742 éoliennes ont toutes, sauf une, résisté au séisme - très probablement dû au fait que les éoliennes au Japon utilisent un acier plus épais que celui des éoliennes fabriquées ailleurs - l'énergie éolienne a été considérée comme un source d'énergie résistante et sûre.(voir article 23/03/2011 Francis Rousseau)

Toutefois, en dépit d'être le pays du leader mondial de la construction de turbines éoliennes avec Mitsubishi Heavy Industries, le Japon n'apparaît pas dans le "top ten" des pays développant l'énergie éolienne. Classé après le Portugal, en 12ème place, le Japon a une capacité éolienne totale installée de 2,3 GW à la fin de 2010.

Besoin d'incitations

Une feuille de route pour l'énergie éolienne présentée par l'Association japonaise d'énergie éolienne vise 50GW de capacité installée en 2050, répartis également entre les parcs offshore et onshore, avec un objectif intermédiaire de 11,1GW en 2020. C'est un objectif ambitieux.

Des 2,3 GW d'énergie éolienne installée, seulement 11 MW sont offshore. L'Association affirme que le Japon cherche à utiliser la technologie des turbines flottantes pour la majorité de ses éoliennes offshore à bâtir pour de limiter davantage les effets des tremblements de terre et les dégâts des tsunamis.

Mais sans législation complémentaire pour surmonter les obstacles actuels au déploiement de l'énergie éolienne, la croissance annuelle onshore sera probablement limitées à environ 250 MW à l'avenir, dit Pollock. "Dans cet esprit, je ne prévois aucun stimulus spécifique à la fabrication domestique. Et certainement pas d'impact sur le marché mondial des turbines».

Parallèlement à Mitsubishi, trois autres entreprises japonaises construisent des turbines : Fuji Heavy Industry, Japon Steel Works, et Komai Tekko. Toutefois, selon le Global Wind Energy Council, les fabricants étrangers comme Vestas, GE et Enercon dominent actuellement le marché japonais.

Source : Rikki Stancich pour Wind energy up to date.

Article : BB 3B Conseils-CBL-IDB Marine Renewable Energy Ltd

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Installation offshore montage à terre ou en mer : le débat est ouvert.



Union Européenne. 30/08/2011 - 3B Conseils. IDB

Les avis sont partagés. Une éolienne offshore comprend de nombreux éléments en plus des fondations : le mat, le générateur, les pales...

Leur assemblage peut se faire soit à terre, soit en mer. Le choix n’est pas facile à faire, chaque option présente des avantages et des inconvénients qui tous peuvent faire pencher la balance des coûts.



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Pour un pré-assemblage à quai, Bigum Nielson, Directeur du projet offshore chez Vattenfall, développe les arguments suivants :

- bien que le chargement, le transport et l’installation d’une éolienne pré-assemblée sur les fondations soient des opérations très complexes qui nécessitent des grues et des navires importants, elles sont encore plus économiques. Le travail offshore est très coûteux, et par
mauvaises conditions atmosphériques on peut perdre jusqu’à 60 % du temps et même en été les pertes de temps peuvent atteindre 30 %.


- le coût des navires spécialisés est également très élevé, de l’ordre de £ 150000 par jour. Donc toute réduction du temps d’utilisation doit être encouragée.

Adrian Botwright, ingénieur chez Vestas Offshore, rappelle « Dans les premiers projets de Vestas, chaque nacelle quittait le quai avec seulement 2 pales attachées, selon un procédé dit « Bunny ears» (oreilles de lapin), la 3ème pale étant transportée par bateau et

fixée sur place. Mais ce procédé réclamait beaucoup de place à quai et le transport de la 3ème pale posait des problèmes. » Aujourd’hui le mat et la cellule sont assemblés dans le bateau et le travail des équipes sur place est réduit pour que les équipages n’aient pas besoin de rester sur place plus qu’un jour et éviter ainsi la nécessité d’un bateau « hôtel », « ce qui est présente des difficultés logistiques et un coût important » rajoute Bigum Nielsun.
Enfin, Paul Reynolds, directeur du développement offshore à Renewable UK, avertit : « Vous avez besoin d’un grand espace pour assembler à quai et les caractéristiques des ports varient. Il se peut qu’il n’y ait pas près du site offshore un port adéquat pour l’assemblage des différents éléments. »

Bigum Nielsun reconnaît en effet que pour le projet du parc du Thanet, l’assemblage s’est fait sur les quais du port de Dunkerque (France) qui dispose de 7000 hectares de terrain, de puissantes grues et , surtout, d’un accès 24 heures sur 24. Les éoliennes étaient

ensuite transportées de l’autre côté de la Manche.

Quoiqu’il en soit les différentes stratégies se mettent en place et Knud Just Andersen, directeur de Vestas offshore, évoque son expérience à Belwind Windfarm au large des côtes belges en 2009/2010 : « Nous avons installé 12 turbines par jour parce que nous avions pu faire des tests à terre et remplacer les pièces défectueuses avant le départ des turbines par la mer ».



Source : WindEnergy Update - Photo : JP Delpouve


Article : Isabelle de Broglie



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Sunday, August 28, 2011

Le Massachusetts continue son déploiement sur les énergies de la mer marémotrice

Edgartown (Massachusetts-USA) -29/08/2011-3B Conseils-BB.



La Nouvelle-Angleterre, a proposé à Marine Renewable Energy Centre (MREC) un espace de 300 Mi2 soit environ 77 700 hectares .



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NORIEZ est inclus dans le Plan de gestion des océans du Massachusetts et sera régi par un conseil de représentants du gouvernement d'État et l'UMass Dartmouth. MREC utilisera le NOREIZ comme une zone d''étude de l'environnement marin et la création de sites d'essais permanents. Ce site est unique car il offre une variété de caractéristiques océaniques dans une zone "relativement réduite".



L'objectif de MREC (Voir la présentation de MREC - FR 6/07/2009) est d'exploiter une quantité d’énergie en mer dont le potentiel est estimé à plus de 500 GW au large de la Nouvelle-Angleterre. Le Massachusetts est bien positionné dans ce secteur en raison de ports en eau profonde et des professionnels du monde de la mer qualifiés dans les villes côtières du Comté de Bristol à environ 80 km de Boston, telles New Bedford et de Fall River.



Jean F. MacCormack, président de l’UMass Dartmouth a déclaré que "MREC est un exemple de la collaboration public / privé qui est nécessaire pour lancer de nouvelles industries et créer de nouveaux emplois.

«L'Université du Massachusetts s'est établie comme un centre de recherche d'énergie renouvelable et leader de l'innovation avec des points forts dans les domaines de l'énergie éolienne et solaire. Maintenant l’UMass Dartmouth, déjà connue pour l'excellence de ses programmes de sciences de la mer, se positionne dorénavant comme un leader dans les énergies marines " a déclaré le président de l'Université du Massachusetts, Robert Caret.


Tous très politiques, Therese Murray, première femme à devenir Présidente du Sénat du Massachusetts en mars 2007, estime que «ce projet de démonstrateur souligne les points forts des organisations de Dartmouth et de l’UMass Woods Hole Oceanographic Institute et met en évidence l'expertise des différentes institutions et à travers les frontières et créé des opportunités pour renforcer la pérennité et l'avenir économique de l’Etat»,
Pour le sénateur John F. Kerry (Démocrate, ancien candidat à l'élection présidentielle de 2004, battu par Georges W. Bush), «le plus important encore, est de réduire notre dépendance au pétrole étranger … » Pour Barney Frank, qui a soutenu le projet, cette première démonstration d'un dispositif d'énergie marémotrice dans Muskeget Channel (Ici, site de prédiction des marées et du vent) est une avancée importante... "





Le prototype de turbine sous-marine " Free Flow Power", conçu pour une utilisation dans les rivières, transporté par la barge Mass Maritime a été posé près de Muskeget Channel le 10 août et a produit de l'énergie au cours des derniers jours. Les caractéristiques acoustiques de la turbine et de ses impacts sur les micro-organismes sont en cours d'études par les scientifiques de l'UMass Dartmouth. Le système FastCap "technologie de stockage d'énergie est fixée à la barge pour capter l'énergie générée par la turbine". Rappelons qu'un appel à manifestation d'intérêt (ADEME - France), est en cours (brève du 25 août Ici)



Le Centre de Dartmouth UMass for Policy Analysis a entrepris une analyse de la chaîne d'approvisionnement afin de déterminer l'infrastructure nécessaire pour appuyer le développement des énergies marines. Devrait être publié cet automne, l'étude sur les impacts de fabrication, le port et la main-d'œuvre et de décrire les emplois liés à la construction, l'assemblage et la maintenance de ces systèmes.



L'océan attire une attention accrue comme une source potentielle d'énergie pour la Nouvelle-Angleterre. Edgartown a présenté une demande de licence de pilote avec Federal Energy Regulatory Commission pour un projet de 5 MW, avec l'intention d'étendre à une licence complète pour un développement de 20 MW. La ville a déjà reçu un permis provisoire de la FERC pour le développement d'un projet de marée dans Muskeget Channel.





* Port de pêche très important où débute Moby Dick le roman d'Herman Melville

Rappelons que l'administration Obama a donné son accord pour la construction du premier parc éolien offshore "Cape Wind" le 28 avril 2010 sur le site de Horseshoe Shoal près des îles de Martha's Vineyard et Nantucket (Massachusetts). (Ici. FR 30 avril 2010)



Sources : UMassd, New England Post, Cape Wind,

Article : Brigitte Bornemann



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Friday, August 26, 2011

Le classement ICPE pour l'éolien pourrait faire des vagues !



France (U.E) - 26/08/2011 - 3B Conseils.BB



Le décret ICPE du 23 août 2011, n°2011-984, pour l'éolien entre en vigueur aujourd'hui. Une nouvelle interrogation se pose avec ce classement "Installations Classées pour la Protection de l'Environnement", décret signé par Nathalie Kosciusko-Morizet pour le Premier ministre et publié au JO du jeudi 25 août : sera-t-il aussi appliqué pour l'éolien offshore? ...



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Les deux décrets qui ont été rendus publics, le premier modifiant la nomenclature des installations classées, pour y inclure les éoliennes terrestres, le second pris pour l'application de l'article L. 553-3 du code de l'environnement et concerne le démantèlement de ces ICPE.
 Les deux textes étaient attendus depuis longtemps, puisqu'ils sont issus de la loi Grenelle 2, (12 juillet 2010 (ICI">Ici), et visent directement les exploitants. Le décret ICPE (à télécharger sur Mer-Veille.com - Publications) soumet ainsi «au régime de l'autorisation, les installations d'éoliennes comprenant au moins un aérogénérateur dont le mât a une hauteur supérieure ou égale à 50 mètres, ainsi que celles comprenant des aérogénérateurs d'une hauteur comprise entre 12 et 50 mètres et d'une puissance supérieure ou égale à 20 MW». Cela correspond aux éoliennes terrestres actuellement en cours de construction....





Mais, ce décret pourrait-il concerner à terme l'éolien offshore ?

Souvent évoquée, et toujours évacuée, la question est toujours en suspend.

Jusqu'à maintenant les activités maritimes n'étaient pas soumises à l'ICPE... mais, une brêche avait été ouverte avec la demande de classement ICPE du futur terminal charbonnier de Cherbourg.

Le décret soumet «au régime de la déclaration, les installations d'éoliennes comprenant des aérogénérateurs d'une hauteur comprise entre 12 et 50 mètres et d'une puissance inférieure à 20 MW».



Marion Lettry, du Syndicat des énergies renouvelables estime (d'après sa déclaration parue dans Ici) ">le Moniteur.fr, que "le travail n'est pas achevé, puisque manquent encore des décrets sur les prescriptions. Il s'agit notamment des prescriptions en termes d'implantation, de construction et d'exploitation, et, pour le volet démantèlement, des garanties financières".

L'enjeu principal du classement ICPE pour les développeurs sera de solliciter une nouvelle autorisation administrative en plus du permis de construire. Ce problème avait été évoqué lors de la présentation de l'appel d'offres du 11 juillet sur les parcs éoliens offshore, mais sans que la précision "ICPE" soit expressément exprimée...

Les deux procédures pourraient être réalisées en parallèle, mais personne ne semble en mesure de donner la durée (l'adoption d'un permis peut prendre 3 ans).



Tout reste encore un peu flou... et ne sachant pas, la question posée est à suivre ...



Sources : Le Moniteur, Ministère du développement durable, des transports et du logement, Port de Cherbourg, J.O.

Article : Brigitte Bornemann



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Thursday, August 25, 2011

L'ONU se préoccupe de l'impact des nuisances sonores humaines et industrielles sur la faune marine







Paris (France-UE) 25/08/2011 - 3B Conseils/BB.

Le bruit généré par les activités humaines dans les océans à travers le monde aurait un impact sur le bien-être de la faune marine, réduisant sa capacité à trouver de la nourriture, à s'accoupler ou à éviter les prédateurs. En Allemagne, une série de tests est lancée par des industriels pour réduire les bruits durant l'installation et l'exploitation des parcs éoliens offshore.



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L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), organise du 30 août au 1er septembre à Paris, une conférence qui traitera des activités humaines en haute mer (notamment de loisirs, pêcheurs, production énergétiques, militaires ... ) qui ont considérablement augmenté au cours des dernières décennies, contribuant ainsi à accroître les niveaux de bruit de l'océan.

Les scientifiques pensent que la situation peut affecter la santé et le comportement des animaux marins.



(PWC)

Face à cette préoccupation, alimentée par l'industrialisation croissante des océans, des chercheurs et des représentants du secteur privé et d'institutions militaires profiteront de la réunion pour planifier l'Expérimentation internationale pour un océan silencieux (IQOE*) prévue sur dix ans et destinée à combler les lacunes scientifiques dans ce domaine.



A signaler aussi, que depuis le 13 août, des constructeurs et exploitants de parcs éoliens offshore testent 5 différentes méthodes de réduction du bruit pour la construction de parcs éoliens et leur future exploitation. Cette série de tests est effectuée sur le "Pfahl Brodtener" au large de Brodten et de Travemünde (Voir RWE Ici). Contrairement à d'autres pays européens, les implantations côtières allemandes sont dans des zones profondes près d'un littoral souvent constitué de falaises. (photo du 12/07/2011 lors de l'inauguration du 1er parc offshore)





Les éoliennes offshore reposent sur des fondations de grande hauteur qui devront résister aux intempéries durant plusieurs décennies. Les structures de base sont ancrées avec des pieux en acier pour obtenir le maximum de stabilité. Ce bruit peut perturber l'orientation des mammifères marins. La particularité du projet est l'intégration du plus nombre possible de designers allemands de parc éolien en mer et d'opérateurs. En effet, l'objectif est de rendre accessible à l'industrie offshore allemande les résultats des essais et les conclusions des différents ateliers qui seront discutés avec les autorités concédantes et les acousticiens.

Il s'agit d'après RWE et ses partenaires d'un problème spécifiquement allemand, et il n'existe pas actuellement de mesures efficaces pour réduire la les bruits d'impact qui pourraient être intégrés dans la logistique d'installations complexes. Dans les pays européens, où des parcs éoliens offshore ont été construits, les autorités compétentes ont demandé que les mammifères marins soient tenus à distance, notamment à l'aide de bouées sonar.



Cette préoccupation concerne également l'exploitation des hydroliennes ... à écouter ou à réécouter l'interview de Michel Galland directeur hydraulique d'EDF sur la Radio Suisse Romande (RSR) publiée hier dans le dailynews de Mer-Veille.com à propos des hydroliennes irlandaises OpenHydro qui seront installée à Paimpol Bréhat.



* Cette expérience est organisée par le Comité scientifique pour les recherches océaniques (SCOR) et le Partenariat pour l'observation de l'océan mondial (POGO), dont la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de  l'UNESCO est un membre.



Photo AREVA, illustration

Sources : RWE, Actualités News Environnement, UNESCO, ONU.

Article : Brigitte Bornemann

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Wednesday, August 24, 2011

OpenHydro, fin du premier test à quai chez DCNS à Brest



photo AFP



Brest (France-UE) 24/08/2011 - 3B Conseils - BB.

Le calendrier communiqué par EDF prévoyait que l'assemblage final et les tests à quai de l'hydrolienne, première machine test d'OpenHydro pour le parc de démonstration Paimpol-Bréhat soient terminés aujourd'hui.

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La machine est arrivée le 18 juillet chez DCNS à Brest. voir article du 20 juillet de F Rousseau paru dans le portail Mer-Veille.com (Ici)...



L'objectif d'EDF est d'installer et de tester en conditions réelles 4 hydroliennes de la technologie OpenHydro qu'elle a retenue, et leur connexion à un convertisseur implanté sur le site de la Horaine. Voir la vidéo réalisée par EDF (Ici)



La première des quatre sera immergée au large de l'île de Bréhat, dans les Côtes d'Armor en Bretagne, au mois de septembre 2011.



La mise en service industrielle du parc démonstrateur hydrolien devrait intervenir en fin d'été 2012. Ce projet innovant a été doté d'un budget de plus de 24 millions d'euros... un point sera présenté lors des prochains entretiens Science et Ethique à Brest les 17 et 18 novembre prochains (Ici).



Sur son site Web, EDF mentionne que les incidences du projet sur l'environnement ont ainsi été réduites et/ou compensées dans le respect des différentes procédures (loi sur l'eau, utilisation du domaine public maritime) et le Schéma de Mise en Valeur de la Mer du Trégor Goëlo.



Hier, Cécile Guérin (Radio Suisse Romande - RSR Savoirs) a diffusé l'interview tout à fait à propos de Charles Galland, chargé du développement hydraulique chez EDF. Il a présenté les caractéristiques de l'hydrolienne et de sa future pose : le rappel des dimensions de la turbine - 4 fois un récateur d'Airbus - 16 m de diamètre), les bases tripodes ... la pose du câble de raccordement au convertisseur pour transporter l'énergie qui fera plus de 15km, posé à la fois sur des sites rocheux de granit et ensouillé ..., et l'aspect acoustique qui pourrait avoir un impact sur les poissons, mais surtout sur les cétacées qui traversent ou sont présents sur zone.



Un niveau sonore des lieux "point 0" a été réalisé et permettra d'évaluer la situation future seront en fonctionnement.

L'hydrolienne utilise la vitesse du courant qui, en fonction notamment du coefficient de la marée, est plus au moins fort et créé naturellement un bruit hydraulique, bien que la technologie retenue par OpenHydro présente l'avantage de ne pas avoir de bruit mécanique de rotation, car il n'y a pas de palier mécanique, donc pas de roulement.



Sources : RSR, EDF, 3B Conseils,DCNS

Voir ou revoir sur Canal C2, les interventions lors des entretiens Science et Ethique par Didier Calmels en 2008 (Ici) et en 2010 celle de Jean-Yves de Chaisemartin, maire de Paimpol



Dossier de présentation EDF du 18 juillet 2011 à télécharger sur Mer-Veille.com - Cliquer sur Publications

Article : Brigitte Bornemann



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Tuesday, August 23, 2011

Enquête sur les ports allemands de la Mer du Nord 2/2: manne ? et coût !





DDP/DOTI - photo Mathias Ibeler



Allemagne (UE) 23/08/2011- 3B Conseils - BB.



L'éolien fait rêver les riverains de la mer du Nord... 2/2



Helgoland (Ici) attend un miracle sur le front de l’emploi dès la fin de l’année. C’est à ce moment-là que les premiers des 120 monteurs et techniciens “éoliens de RWE ... ” débarqueront sur l’île. “Le nombre d’habitants va augmenter de 10 % d’un coup”, se réjouit Jörg Singer, le maire de la commune. Le cluster éolien de Helgoland, où se dresseront à l’avenir plus de 200 aérogénérateurs, n’est qu’à 12 milles nautiques.



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Avant la fin de l’année, Innogy, filiale du groupe énergétique RWE, voir veille du 21/02/2008 - FR-, E.ON AG et WindMW veulent lancer la construction du parc Nordsee Ost, (données The Windpower). Et toutes veulent faire de Helgoland leur tête de pont....



Les insulaires ont le tournis

“Helgoland peut enfin profiter à nouveau de sa situation stratégique en mer du Nord, se félicite le maire Jörg Singer (voir article du 5 août 2011). La petite commune prévoit d’investir 25 millions d’euros dans son port de services. Le Land de Schleswig-Holstein a d’ores et déjà promis son appui financier.



A Brême et en Basse-Saxe, le boom de l’éolien offshore est déjà là.

A Bremerhaven, site de fabrication de Multibrid - AREVA Wind - voir article du 13/07/2011 FR.), un terminal entier de containers a été alloué à la société Innogy RWE pour lui permettre d’expédier ses éoliennes sur le cluster de Helgoland. Ce n’est là qu’une solution transitoire.

Quelques kilomètres plus au sud, Bremenports (société qui gère les ports de Brême et Bremerhaven) prévoit la construction sur la Weser d’un nouveau terminal offshore : 200 millions d’euros pour un quai de chargement de 500 mètres de long, une surface portuaire de 25 hectares et une zone industrielle de 200 hectares.... “Nous espérons démarrer l’exploitation en 2014”, annonce Bremenports.

Dans une ville fortement touchée par le chômage, l’éolien emploie déjà 1 100 personnes – d’après une étude, de 7 000 à 14 000 emplois supplémentaires pourraient être créés à l’horizon 2040. Mais un autre port revendique la place de numéro un de l’éolien offshore : Cuxhaven, qui a déjà investi 300 millions d’euros dans une imposante plate-forme flottante, auxquels devraient s’ajouter 200 millions supplémentaires.



A Wilhelmshaven, le projet de port de JadeWeserPort devrait coûter 950 millions d'euros, c'est l'un des projets d'investissement les plus importants dans le nord de l'Allemagne. Là aussi, on travaille à la réalisation d’un cluster éolien et servirait de centre de containers stratégiques pour les relations fret avec la Russie.



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Pour faire face aux ports géants sur la Jade, la Weser et l’Elbe, 9 ports plus modestes du land Schleswig-Holstein (carrefour de l’Allemagne vers la Scandinavie et en particulier vers le Danemark) se sont regroupés en un réseau logistique intégré qui réunit assemblage, ravitaillement et services. Situé entre la mer du Nord et la mer Baltique, le land est délimité au nord par le Danemark et au sud par l’Elbe, et séparé en deux à la hauteur du canal de Kiel, qui relie les deux mers.





Hörnum situé au Sud de l'Ile de Sylt, devrait ainsi devenir le port de services attitré de son cluster. Le port de Rendsburg-Osterrönfeld, qui n’est pas encore entré en service, devrait, avec Brunsbüttel (voir article du 22/06/2011), se spécialiser dans la livraison et l’assemblage des principaux composants des aérogénérateurs.



Husum également nourrit de grands espoirs. petit port sur la mer du Nord et la mer des Wadden (classée patrimoine naturel mondial s’étend sur environ 10 000 km2. Elle comprend les deux parcs nationaux de la mer des Wadden dans le Schleswig-Holstein et la Basse-Saxe, ainsi que la zone protégée de la mer des Wadden dans les Pays-Bas).

De nombreux fabricants et sous-traitants y possèdent des succursales, et c’est ici que se tient le plus grand salon international de la branche. “Les opérateurs pourraient ravitailler leurs parcs en pièces détachées à partir d’ici”, fait valoir Volker Zander, courtier maritime et cofondateur du réseau logistique. “Il existe aussi un chantier naval qui pourrait réviser leurs navires, et il y a même un ancien aéroport militaire" où un Douglas s'était crashé en février 1969. Si Volker Zander use autant du conditionnel, c’est parce que le port de Husum est très peu profond. Certes, Repower possède une usine qui donne directement sur le chenal. Mais si une profondeur de 4,20 m est suffisante pour des crevettiers, cela ne convient pas aux navires de transport lourd. Le débat fait rage pour savoir si l’on peut approfondir le port en urgence, de sorte que Husum puisse au moins accueillir les navires de ravitaillement des parcs. A défaut, la ville natale de l’éolien allemand risque de passer à côté du boom de l’offshore.



A partir de l'enquête de Steffen Fründt parue le 30 juin sur le site Die Welt et qui vient d'être traduit par Courrier international, 3B Conseils / Mer-Veille.com reviennent sur cette enquête pour comparer l'évolution d'une politique d'aménagement du territoire... à bientôt deux ans de distance. Lire ou relire l'enquête de Francis Rousseau publiée le 23 novembre 2009. C'est aussi un regard chez nos amis allemands, au moment où des régions françaises de la façade atlantique, Manche et Mer du Nord, souhaite entreprendre des aménagements portuaires pour développer en métropole les infrastructures d'équipement, de maintenance .... pour les énergies renouvelables de la mer.



Sources : Courrier international, Der Spiegel, energiesdelamer.blogspot.com

Article : Brigitte Bornemann





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