Tuesday, January 11, 2011

VERDANT POWER propose sa première centrale hydrolienne à New York


New York - (Etats-Unis) - 12/01/2011- 3B Conseils - Selon des informations émanant directement de Trey Taylor, Président de Verdant Power, mais non encore confirmées sur son site officiel, cette compagnie américaine qui développe l'hydrolienne Free Flow System vient de déposer une requête auprès de la Federal Energy Regulatory Commission (FERC) dans le but d'installer 30 nouvelles hydroliennes dans l'East River à New York. Cette demande s'inscrit dans la continuité du RITE (Roosevelt Island Tidal Energy) Project dont la première phase (2002-2008) avait déjà permis d'installer un prototype d'hydrolienne Free Flow dans l'East River. Au cours de la seconde phase (2006-2008), Verdant Power avait exploité avec succès (et malgré quelques accidents de jeunesse) un parc hydrolien composé de 6 turbines Free Flow System qui ont pu fournir avec fiabilité de l'énergie à plusieurs entreprises de New York (cf. article du 17 mars 2008).
" Nous attendons beaucoup de la présentation de cette demande de licence", a déclaré Ron Smith, directeur général de Verdant Power."Elle représente l'aboutissement de près d'une décennie de travaux entrepris par Verdant Power et de nombreux partenaires pour mettre au point une hydrolienne américaine ."

Le projet proposé aujourd'hui ambitionne d'installer des hydroliennes Free Flow System de 5ème génération tout à fait fiables, rentables et surtout parfaitement éco-compatibles. Ces travaux d'amélioration conséquents ont été financés conjointement par le National Renewable Energy Laboratory (NREL) de l' US Department of Energy (DOE), par Sandia National Laboratories et par le St. Anthony Laboratory Falls pour ce qui concerne la conception et les essais d'une turbine faite dans un nouveau matériau composite (on se souvient que les pales de la turbine prototype s'étaient brisées lors des premiers essais). Le financement du développement du projet RITE dans son ensemble a été assuré par New York State Energy Research and Development Authority (NYSERDA) et New York City Economic Development Corporation (NYCEDC).

La demande de licence a été présentée dans le cadre très strict des procédures de licences des projets pilotes hydrocinétiques de la FERC, établis pour permettre l'avancement des "technologies hydrocinétiques" aux Etats-Unis, classification spécifiquement américaine qui recouvre à la fois, je le rappelle, les énergies marines (courants, marées, vagues) mais aussi l'énergie des courants fluviaux et des canaux (énergie dite hydraulique en Europe). Cette demande de licence a été préparée par Verdant Power avec le soutien de Kleinschmidt Associates et détaille de quelle façon l'entreprise entend se soumettre aux exigences de la FERC en matière d'installation et d'exploitation d'hydroliennes. Verdant Power a précisé que, lors des premiers essais effectués sur les 6 Free Flow posées entre 2006 et 2008, de nombreuses données environnementales ont été recueillies desquelles il ressortait que la technologie n'a eu aucun impact sur la mortalité des poissons dans la zone de démonstration et n'a occasionné aucune blessure à la ressource halieutique de l'East River. Verdant Power assure qu'elle poursuivra cette veille environnementale en collaboration avec les organismes fédéraux et se propose de l'élargir en y incluant des champs d'observations plus vastes et ce dès le début de l'installation progressive des nouvelles turbines prévue pour la fin de cette année 2011, sous réserve d'approbation de la demande faite.

Verdant Power, dont le siège est à New York, créée en 2000, possède des filiales internationales au Canada et au Royaume-Uni et se présente volontiers comme un leader mondial dans la conception et le développement de systèmes d'énergies renouvelables utilisant des turbines sous-marines pour produire de l'énergie propre à partir des courants marins, des rivières et des canaux artificiels. Il y a quelque mois, Verdant Power avait annoncé ICI la signature d'un accord avec China Energy Conservation Environment Protection Group (CECEP), compagnie leader dans le développement des énergies des courants en Chine dans le but de développer plusieurs projets exploitant l'énergie des courants marins en Chine. Cet accord était le tout premier de ce type signé entre la Chine et lles Etats-Unis dans le domaine du développement des énergies marines et hydrauliques.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites liés. Images : Free Flow System a4 © Verdant Power .

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CAPE WIND : toutes les procédures sont enfin bouclées


BOSTON - (Etats-Unis) - 11/01/2011- 3B Conseils - D'après un communiqué publié sur le site de Cape Wind ICI, le premier parc éolien offshore américain, dont nous suivons les péripéties sur ce blog depuis plus de 3 ans, a bouclé toutes les procédures d'autorisations nécessaires avec l'obtention de la dernière qui manquait, à savoir celle de l'Environmental Protection Agency (EPA). Désormais, le projet va pouvoir passer au stade de la création d'emplois avec le début de la phase de construction d'un parc de 468 MW au large des côtes américaines. L'approbation de l'EPA est venue 24 heures après les permis très attendus délivrés la semaine dernière par l'US Army Corps of Engineers. Jim Gordon, président du parc Cape Wind, s'est félicité de ces nouvelles : "La réception de ces dernières autorisations met un terme à une décennie d'efforts de notre entreprise et de quelques 17 organismes fédéraux pour essayer de tirer parti de l'abondante ressource d'énergie éolienne en mer qui s'offre au large de nos côtes et qui va contribuer à accroître l'indépendance énergétique de notre pays, l'amélioration de notre santé et de notre environnement et créer des milliers de nouveaux emplois dans les énergies propres. Avec ce projet, les Etats-Unis entrent dans la course au leadership dans ce domaine en plein essor où se sont déjà engagées l'Europe et l'Asie. "

L'année dernière, après plus d'une décennie de batailles, de retards et de tergiversations, le secrétaire américain de l'Intérieur, Ken Salazar, avait annoncé son accord au projet Cape Wind et donné par là même, le coup d'envoi de ce premier projet américain d'énergie éolienne offshore. Cape Wind a alors achevé de récolter les permis locaux confirmés par la Cour suprême du Massachusetts. Fort d'une procédure d'autorisations aujourd'hui complète et de l'approbation du Massachusetts Department of Public Utilities pour le rachat de l'électricité par US National Grid, l'accent peut être désormais mis sur la sécurisation du financement du projet. On estime ainsi que Cape Wind devrait créer plus de 1.000 nouveaux emplois dans la région. En octobre 2010 le gouverneur du Massachusetts, Deval Patrick, avait déjà annoncé la création d'un nouveau terminal de commerce maritime multi-usages dans le port de New Bedford qui deviendra ainsi le premier établissement en Amérique du Nord conçu pour l'assemblage des éoliennes offshore ; Cape Wind sera son premier client.

Plus récemment, l'américain Mass Tank et l'allemand Erndtebrücker Eisenwerk (EEW) ont annoncé l'ouverture d'une autre nouvelle usine dans le Massachusetts destinée à fournir les fondations monopiles des éoliennes du parc de Cape Wind. 130 turbines offshore implantées sur le site marin d'Horseshoe Shoal à Nantucket Sound tourneront de façon à fournir la majeure partie de l'électricité utilisée dans la région de Cape Cod et dans les îles et à réduire ainsi d'autant les importations de pétrole, de charbon et de gaz.



Article : Francis ROUSSEAU

Docs / Sites liés. Images. Concours de dessins d'enfants autour du Projet Cape Wind . 1. Dessin d'Eric Oxtoby : "Where is the Wind ? "© Cape Wind Project. 2 Dessin de Charles Sumner Philips :"Happy people having fun with wind energy and clean air"© Cape Wind Project. 3. Dessin de Violet Pfeiffer : "Wind turbine, boat, kite and hung clothes"© Cape Wind Project

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Sunday, January 9, 2011

Deep Ocean Power Philippines Inc. : des mix énergétiques novateurs



MANILLE - (Philippines) - 10/01/2011 - 3B Conseils - D'après un article publié par le quotidien Philippines Daily Enquirer en novembre 2010, la compagnie Deep Ocean Power Philippines Inc. (DOPPI) (filiale de US Deep Ocean Power) envisage de mettre en place à partir de 2011 une série de projets d'énergie marine répartis sur 36 sites en mer, d'ores et déjà définis et approuvés par le gouvernement. Leur particularité sera de faire appel à un mix énergétique marin audacieux associant à la fois l'éolien offshore, le solaire en mer et l'énergie thermique des mers (E.T.M.) exploité aussi bien à partir des rivages des îles qu'en pleine mer.

Selon Jonathan Wong, vice-président de Deep Ocean Power Philippines Inc. chargé du développement de ces projets : " Chacun des sites définis par le gouvernement sera utilisé non seulement pour exploiter la conversion de l'énergie thermique des mers, mais aussi pour exploiter des parcs éoliens nearshore et offshore et des parcs solaires aussi bien offshore qu'onshore. " Chacun des 36 sites sera susceptible de générer entre 10 et 300 MW toutes ressources confondues (en l'occurrence donc E.T.M., éolien et solaire.)
Les 36 sites couvrent 910 zones de prospections soit 73 710 hectares situés dans les provinces suivantes : Ilocos Norte, La Union, Pangasinan, Zambales, Occidental Mindoro, Isabela, Aurora, Masbate, Antique, Negros Occidental, Negros Oriental, Zamboanga del Norte, Maguindanao, Sultan Kudarat, Sarangani, Misamis Oriental, Surigao del Norte, Davao Oriental, Davao del Sur, Sulu, Southern Leyte, Northern Samar, Eastern Samar, Ilocos Sur, Sorsogon et Albay.
Sur son site, DOPPI dévoile 14 de ces sites comme ayant été jugés propices à l'exploitation de l'E.T.M. par le gouvernement philippin et DOPPI. Il s'agit de San Vicente dans la province d'Ilocos Sur ; Agno dans la province de Pangasinan ; Palauig dans la province de Zambales ; Mananao dans la province de Mindoro ; San Jose dans la province d' Antique ; Manukan dans la province de Misamis Occidental ; Omosmarata dans la province de Basilan ; Palaui Island dans la province de Cagayan; Dijohan Pt. dans la province de Bulacan ; Mascasco dans la province de Masbate ; Batag Island dans la province de Northern Samar ; San Francisco dans la province de Surigao del Norte ; Lamon Pt. dans la province de Surigao del Sur et Lacaron dans la province de Davao del Sur.

Au stade actuel du projet, Deep Ocean Power Philippines Inc. finalise les plans de construction de la première de ces "centrales thermiques de production d'énergie océane " selon la terminologie choisie pour définir le mix énergétique. Cette première centrale sera construite à Panay (Mindoro) avec une capacité initiale de 10 à 20 MW, extensible dans le futur jusqu'à 100 MW. Ce sera d'ailleurs le cas pour les 36 sites. Si l'on en croit Derek Murray, vice-président de la maison-mère US Deep Ocean Power Inc., l'ensemble du projet atteindra 3600 MW (3,6 GW). Et Derek Murray d'ajouter à l'endroit de l'exploitation de l' E.T.M. : " Les Philippines font partie des meilleurs emplacements connus dans le monde pour l'exploitation de l'E.T.M. en raison de la constance de différence thermique entre l'eau chaude de surface et l'eau froide des profondeurs qui existe ici toute l'année. C'est pourquoi les Philippines constituent pour nous une plate-forme idéale ". Selon le constructeur, chaque tranche de 100 MW coûtera 250 millions de US dollars.

Le gouvernement philippin qui a estimé par la voix du Ministre de l'énergie que les énergies marines étaient une chance que le pays " ne pouvait se permettre de laisser passer " a arrêté d'autre part une liste de 8 sites propices à l'exploitation de l'énergie des courants marins. Il s'agit des sites de Hinatuan Passage, de Bohol/Taliban Strait, Surigao Strait, Gaboc Strait, Basiao Channel, San Bernardino Strait, Basilan Strait and San Juanico Strait. Concernant l'énergie des vagues, le ministère philippin de l'énergie planche sur une étude soumise par Oceanographic Co. of Norway et qui a identifié des sites propices autour des îles Batanes, à Cagayan, dans les îles Polilio (province d'Aurora) et à Bolinao (province de Pangasinan).

Les projets d'îles énergétiques ne sont pas vraiment nouveaux (cf. notre article de 9 janvier 2008 ) mais c'est, dans ce cas précis, la première fois que l'on tente de les mettre aussi concrètement en oeuvre. Le fait que cette initiative revienne à un pays dont la particularité géographique est d'être un chapelet d'îles qui gagneraient beaucoup à leur indépendance énergétique n'est pas anodin.
Sur la voie des énergies renouvelables marines les Philippines avancent à grands pas.
Article : Francis ROUSSEAU

Docs Sites Liés. Carte : Philippines : régions et province.

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Friday, January 7, 2011

Le vent remplit son contrat

UE - 7/01/2011 - 3B Conseils -

European Wind Energy Association (EWEA - Association européenne de l’Energie du Vent) a publié une étude prospective sur la réalisation des Plans d’Action Nationaux pour les Energies Renouvelables des 27 pays de l’Union Européenne. L’objectif de 2020 - soit 20 % de renouvelables dans l’ensemble des énergies – sera atteint, voire dépassé dans certains pays.

En tête des énergies renouvelables, l’énergie tirée du vent qui passera de 4,2 % en 2009 à 14 % de la demande totale d’énergie (494 TWh de 213 GW de capacité installés). Les meilleurs élèves européens de ce point de vue sont l’Irlande (36,4 % de sa consommation globale vient de l’énergie du vent) et le Danemark (31 %).

Toujours à l’horizon 2020, les plus gros producteurs d’énergie du vent seront : l’Allemagne, l’Espagne, la France et le Royaume Uni, ce classement tient compte évidemment de l’éolien terrestre et maritime et également de la taille du pays.

Au même moment Danish Wind Industry Association (DWIA – Association Danoise de l’Industrie du Vent) fait paraître un document pour mettre en valeur le leadership du Danemark dans l’éolien offshore. Aujourd’hui, presque 25 % de son énergie vient du vent et ses prévisions dépassent celles de l’EWEA, avec 50 % en 2020. Dans un rayon de 200 km, le Danemark rassemble les compétences humaines et industrielles, les laboratoires de recherche, les instituts de formation et l’ensemble du réseau ce qui lui permet de découvrir et de mettre au point les technologies de demain. En France la situation semble un peu plus complexe. Mer et Marine se fait l’écho d’une interrogation du Cluster maritime (partenaire du blog) présidé par Francis Vallat qui a créé une commission offshore dirigée par Philippe Pérennez :

. un an après les déclarations d’intention pour le développement des EMR, peu de décisions ont été prises et les professionnels de la filière éolien offshore commencent à s’inquiéter. Le lancement de l’appel d’offre se fait attendre et les porteurs de projets qui ont franchi avec succès tous les obstacles de la concertation avec les différentes parties prenantes souhaitent maintenant pouvoir commencer les mises en œuvre.

Nous avons dans ce blog, au début du mois de décembre salué les déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet, nouveau Ministre du développement de la mer et de la Mer. Il faudrait maintenant rentrer sans tarder dans l’action concrète pour que la France puisse remplir ses objectifs de 2020 et tenir son rôle dans la compétition européenne, déclaration qu'elle avait notamment faite lors des journées de l'Economie de la mer co-organisée par le Cluster Maritime Français, les Echos et Le marin.

Article : IdB 3B Conseils

Sources : EWEA, DWIA, Mer et Marine

Thursday, January 6, 2011

Analyse du plus grand déversement d'hydrocarbures connu à ce jour

Brest (France-UE) - 6/1/2011 - 3B Conseils - Pour une fois nous aborderons les avantages probables des énergies renouvelables de la mer par la sécurité. Le développement des forages profonds en mer demandent une sécurité et des moyens financiers accrus. Le CEDRE (Centre de documentation de recherche et d'expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) basé à Brest qui a été observateur et intervenant, propose une analyse de l'explosion de la plate-forme Deepwater Horizon dans son bulletin d'information de décembre 2010.
Le 20 avril 2010 à 66 km au large des côtes de la Lousiane, la plate-forme de forage pétrolier offshore semi-submersible, Deepwater Horizon (Macondo/MC 252) construite en 2001 (longueur 121 m, largeur 78 m, hauteur 41 m) est victime d'une explosion suivie d'un incendie dus à un "blow out". Les gardes côtes américains parviennent à évacuer 115 des 126 personnes présentes sur le site au moment du drame. 17 blessés et 11 disparus sont à déplorer. La plate-forme sombre le 22 avril et les 2000 à 2500 m3 d'hydrocarbures présents à bord partent en fumée et se répandent en mer.
Fin août, le volume de dispersant épandu en surface dépasse les 4000m3..... fin juillet, 411 opérations de brûlage contrôlé ont permis de disperser dans l'atmosphère plus de 42 000m3 d'hydrocarbure.... D'après Christophe Rousseau, directeur adjoint du CEDRE, il est évidemment trop tôt pour avoir une idée précise de l'impact environnemental d'une telle pollution. 23500 échantillons ont été prélevés dans l'atmosphère, l'eau, les sédiments, la faune, la flore ... Le 1er octobre dernier le Gulf Coast Claims Facility (GCCF) provisionné à hauteur de 20 milliards de dollars indiquait avoir enregistré 86 000 demandes d'indemnisation et en avoir traité 44 000 pour un montant de $ 806 millions.

Sans condamner les plates formes pétrolières à la suite de ce malheureux et très grave accident, il faut aussi réfléchir aux impacts environnementaux des nouveaux systèmes d'énergies marines pour un développement durable. Il convient de mettre en perspective les atteintes potentielles à l'environnement, naturellement considérées comme bien moindre afin de ne pas handicaper des technologies naissantes
et qui seraient plus respectueuses de l'environnement sans sous-estimer les risques et en évaluant leurs coûts potentiels. (cf. article du 29/12/2010 du Laboratoire des sciences marines au Pacific Northwest Labotary à Sequim (Etat de Washington). Nous avons maintenant une référence.

Article : BB

Source : NOAA, Christophe Rousseau CEDRE

Wednesday, January 5, 2011

Le futur des énergies marines renouvelables sur la façade atlantique européenne






Parlement Européen (Belgique – E.U.) – 04/01/2011 - 3B Conseils - Le RTA (Réseau Transnational Atlantique) vient de remettre au Parlement Européen de Bruxelles son rapport sur les opportunités offertes par le développement des énergies marines sur la façade atlantique.

Pour atteindre les objectifs fixés par l’Union européenne de réduire les émissions de gaz à effet de serre, d’économiser 20 % de la consommation d’énergie et d’atteindre un objectif de 20 % d’énergie renouvelable en 2020, il faut tout naturellement se tourner vers les énergies renouvelables de la mer, disponibles en grandes quantités et encore peu exploitées.

La façade atlantique de l’Europe présente de ce point de vue des avantages certains.

Le rapport analyse d’abord l’éolien offshore. Les éoliennes offshore posées sur le fond bénéficient d’une technologie déjà bien mise au point pour l’éolien terrestre mais ne peuvent être exploitées que sur les plates-formes continentales du Nord de l’Europe. Partout ailleurs, ce sont les éoliennes offshore flottantes qui doivent être mises en œuvre, Mais la technologie doit être améliorée, Aujourd’hui l’éolien flottant est encore coûteux et peu efficace.

Pour l’énergie des vagues et des courants, de nombreux prototypes sont soit à l’étude soit en cours de démonstration, mais selon le rapport « on est encore très loin d’un déploiement commercial ou à grande échelle ».

Le rapport conclu que pour favoriser le développement des énergies renouvelables de la mer sur la façade atlantique de l’Europe il faudra « adopter une position déterminée et très proactive. On devra faire porter ses efforts prioritairement sur l’avance technologique des énergies marines atlantiques d’excellence, les vagues, les courants et l’éolien offshore flottant. Une fois leur maturité acquise, l’objectif est d’encourager leur déploiement à grande échelle, en abordant non seulement les questions technologiques, mais aussi les conditions environnantes susceptibles de jouer en faveur de cet objectif, ainsi que de leur acceptation sociale. »

Rappelons que le Réseau Transnational Atlantique est un des groupes de travail de l’Arc Atlantique, créé en 1989 à Faro au Portugal et qui regroupe 27 régions européennes de l’Andalousie à l’Ecosse pour établir une coopération sur les sujets d’intérêt commun.

Le groupe de travail spécifique était divisé en quatre sections spécialisées :

_ Section technologie et état de l’art : CES de Cantabrie, CESR de Bretagne et ISQ Lisbonne ;

_ Section juridique, réglementaire et politique: CESR d'Aquitaine et CES de la CAPB ;

_ Section économique et financière: CES de Galice et CESR des Pays de la Loire;

_ Section Sociale et Environnementale: CESR Poitou-Charentes et ISQ Lisbonne.

Article : IdB/ RH / 3B Conseils

Sources : CESER Bretagne (http://www.bretagne.fr/internet/jcms/TF071112_5042/le-ceser), RTA Arc Atlantique

Tuesday, January 4, 2011

Le site de Groix en question


Lorient (France - UE) - 4/01/2011 - 3B Conseils - D'après le Télégramme, la Bretagne veut jouer les poissons pilotes. Les élus bretons menés par Jean-Yves Le Drian, président de la Région Bretagne, devaient se rendre ce matin à la BSM Lorient (Cité de la voile - Eric Tabarly) pour vanter le site d'essai au large de Groix.

Les élus bretons et les acteurs industriels devaient dire tout le bien qu'ils pensent de l'éolienne flottante Winflo et de son fort potentiel de développement économique et technologique qui va recevoir 

14M€ de crédits

. Ce projet, porté par la société lorientaise Nass & Wind (50 salariés) à la tête du consortium de cinq partenaires (DCNS, Saipem, Ifremer, Ensta Bretagne -ex Ensieta - et In Vivo), ambitionne de devenir la tête de pont de la filière française. Ce choix fait consensus chez les élus bretons qui voient là un gisement d'emplois et une partie de la réponse à la dépendance énergétique de la péninsule Armorique. Xavier Ferrey a déclaré que le 23 décembre l'équipe de Nass & Wind qui travaille sur ce projet depuis 2008 avait été avertie de l'attribution des 14M€, la somme la plus importante, à la réalisation du démonstrateur dont les études avoisinent les 40M€.



Le site d'essai à Groix est un enjeu et la décision est imminente. C'est aussi la raison de la mobilisation des élus. Le gouvernement doit rendre prochainement son arbitrage sur le choix du site d'essai. «Les 14M€ (dont une partie correspond à une avance remboursable) ne préjugent pas de la décision, mais c'est un signe», reconnaît Xavier Ferrey.

Patrick Poupon, directeur du pôle de compétitivité mer Bretagne, qui a labellisé le dossier, ne dit pas le contraire: «C'est un geste significatif et la suite logique d'une volonté politique régionale en faveur des énergies marines». Reste la dernière pièce du puzzle: la validation du site d'essai au large de Groix qui voisinerait avec la plate-forme technologique de Brest, annoncée fin 2009, par François Fillon, Institut d'excellence dans les domaines des énergies décarbonées (IEED). Le tableau aurait, en effet, fière allure. 

Deux sites seraient en concurrence; 

Groix et probablement Fos sur Mer, projet également soutenu par un pôle Mer, mais de PACA.

En cas de feu vert, le démonstrateur Winflo serait expérimenté (de 18 à 24 mois) à partir de 2013-2014. La zone précise d'implantation reste à définir.

article : BB
Source : Le Télégramme