Tuesday, March 8, 2011

Appel à propositions pour les biocarburants

France (U.E.) 08/03/2011 - 3B Conseils - article BB - Dans le cadre du programme d’investissements d’avenir, plusieurs ministres (DD, Transports, Industrie), et René Ricol Commissaire général à l’Investissement annoncent le lancement d’un appel à manifestations d’intérêt piloté par l’ADEME et dédié aux « Biocarburants avancés ».

Afin de ne pas mettre en concurrence la sécurité énergétique avec la sécurité alimentaire les biocarburants devront, pour épargner les cultures vivrières, pouvoir être produits à partir de ressources plus diversifiées.

Parmi les pistes de recherche, les microalgues permettraient d’envisager d'importants rendements. L'AMI vise à soutenir la fabrication de biocarburants avancés: valorisant des déchets organiques, résidus agricoles et produits connexes de l’industrie du bois, utilisant la capacité de certains micro-organismes à produire de la matière organique, ou possédant une plus forte valeur énergétique ou mieux adaptés à certaines utilisation pour le transport aérien par exemple.

Le montant définitif consacré à cet appel à manifestations d’intérêt dépendra de la qualité des projets retenus. Les dossiers doivent être déposés pour le 22 juillet 2011.

Consulter les archives les plus récentes sur la production bioalguale : 04/02/2011 MASDAR, Boeing, Honeywell, Etihad à Abu Dhabi (Emirats Arabes Unis), 03/02/2011 BFS Bio Fuel Systems à Alicante (Espagne), 28/12/2011 Université de l'Illinois ....

sources : investissement-avenir.gouvernement.fr

Monday, March 7, 2011

Nucléaire ou énergies renouvelables ?

France (U.E) 07/03/2011 - 3B Conseils - BB - Une hausse de 5% du prix du gaz est prévue le 1er avril. Avec les événements du Moyen Orient et alors que les prix des matières premières étaient stables la France reste protégée malgré son manque de production par des énergies renouvelables. Eric Besson avait réagi mercredi dernier à l'augmentation du prix de l'énergie et tout particulièrement concernant l'essence dont le prix à la pompe n'a cessé de grimper depuis ces derniers mois. Après avoir rappelé que l'augmentation des prix du carburant en France est liée à celle des cours mondiaux soit une augmentation depuis le 1er janvier, de 6,5% pour le gazole et de 4% pour le super, Eric Besson, pense que "la France doit investir dans des véhicules plus économes et dans des énergies alternatives au pétrole."

Pour y arriver, il indique avoir prorogé d'une part le bonus-malus automobile, et compte vouloir investir "1 milliard d'€ pour le véhicule du futur". Les énergies renouvelables devraient apporter leur contribution, puisqu'il précise que la capacité photovoltaïque français "aura triplé en deux ans", qu'un appel d'offres pour la construction d'un premier parc éolien offshore aura été lancé, et que les concessions hydroélectriques seront renouvelées.

 Toujours selon le Ministre de l'énergie, "l'énergie nucléaire permet aujourd'hui aux Français de bénéficier d'une électricité 40% moins chères que dans les autres pays européens. "En euros constant le prix facturé aux ménages a baissé de 20% en vingt ans. Je souhaite maintenir cet avantage compétitif du nucléaire, au bénéfice des Français. Notre électricité nucléaire doit être un atout majeur face à la montée du prix des hydrocarbures" a t'il ajouté. Parallèlement, la Guyane a obtenu jeudi dernier, par arrêté préfectoral, l'autorisation de réaliser le forage pétrolier (en offshore) le plus profond jamais réalisé sur notre territoire. Situé au large de Cayenne, le forage sera réalisé par la compagnie britannique Tullow Oil à une profondeur record de 6000 mètres (2000 m de colonne d'eau et 4000 m de sous-sol océanique).

Cette opération doit durer entre 2 et 3 mois, nécessitera entre 100 et 150 millions d'€ d'investissements. Shell France et Total sont les principaux contributeurs (respectivement 45% et 25%, le solde revenant au britannique, Northern Petroleum). Grâce à la plate-forme ENSCO 8503, Tullow Oil espère ainsi extraire du puits entre 40 millions et 1 milliard de barils.

Ces annonces interviennent alors que le Gouvernement va publier dans les prochaines semaines le nouveau cadre réglementaire de fonctionnement du marché de l'électricité (loi NOME), que les développeurs souhaitent que les discussions sur le prix de rachat pour l'énergie photovoltaïque soient relancées et que l'appel d'offres sur les énergies renouvelables de la mer est toujours en gestation.

Sources : Enerzine - ministère des Finances.

Friday, March 4, 2011

Finlande : l’éolien offshore prend son envol


HELSINKI (Finlande) – 04/03/2011 – 3B Conseils – Les autorités finlandaises viennent de donner à l’entreprise internationale WPD l’autorisation de construire un parc éolien dans le détroit de Suurheika, à 25 km des côtes dans le Golf de Bothnia, entre la Finlande et la Suède. C’est un succès pour WPD qui étudie le projet depuis 2007 et qui aura la permission de commencer la construction en 2014. Le parc abritera 80 turbines pour une puissance globale de 1,5 TWh par an.

Cette décision soulève le problème de la rémunération de l’électricité éolienne offshore dans l’ensemble de la politique d’énergie de la Finlande. Il est vrai que sans l’énergie éolienne offshore, la Finlande ne pourra pas atteindre ses objectifs de 2020, un éventuel soutien spécifique est donc à l’étude.

La société WPD, dont le siège est en Allemagne, a assuré la construction et le financement de plus de 80 centrales éoliennes dans le monde et a acquis une grande expertise et un réel savoir-faire dans les énergies renouvelables, en donnant la priorité à l’écoute et à la concertation locale. WPD est devenu le leader de l’éolien offshore avec plus de 5000MW en développement.
Parmi ses projets, on peut citer dans la mer Baltique : Baltic I et Kriegers Flak. En France, WPD participe aux projets des Hautes Falaises près de Fécamp, du Calvados au large des côtes du Bessin et des Deux îles au large de la Vendée.

Article : IdB
Sources : Renewable Energy Focus, WPD

Thursday, March 3, 2011

Tout savoir sur les ressources en énergie houlomotrice du Royaume Uni




Royaume-Uni – (U.E.) – 03/03/2011 – 3 B Conseils – par IdB - Le Royaume-Uni, grâce à sa situation géographique exceptionnelle, bénéficie d’importantes ressources en énergies marines renouvelables. On le comprend facilement simplement en regardant une carte. Mais cela ne suffit plus au moment où une exploitation rationnelle de ces richesses doit être entreprise. Différentes évaluations sont en cours pour affiner les données déjà recueillies.
La société Partrac doit entreprendre toutes les mesures nécessaires sur deux sites d’implantation houlomoteurs et un site d’implantation éolien offshore. En ce qui concerne les sites houlomoteurs, l’acquisition de données vraiment fiables pour déterminer avec précision l’implantation la plus favorable nécessite des équipements spécifiques. Les observations et mesures doivent être réalisées parfois dans des laps de temps très précis (sur certains sites la marge n’est que de 10 minutes). L’examen des fonds est également crucial car les reliefs et accidents sous-marins, insoupçonnables depuis la surface, ont une incidence sur la qualité de la houle. Seulement alors pourra être décidé le lieu précis d’installation des récupérateurs d’énergie des vagues.
Comme aiment le dire les dirigeants de Partrac : « The truth is down there » (La vérité est là en dessous).

D’autre études sont également en cours : UK Energy Technologies Institute (ETI - Institut des technologies de l’énergie) va étudier les interactions possibles entre les différents récupérateurs d’énergie installés sur un même site. Dr David Clarke, CEO de ETI, déclare « Comme la ressource houlomotrice du Royaume-Uni est de plus en plus exploitée par différentes technologies, les interactions entre les différentes installations le long des côtes britanniques peuvent devenir plus significatives. Il est important que nous comprenions mieux l’impact que ces installations peuvent avoir sur le total de ressources en énergie autour des îles britanniques et le long des autres côtes des pays occidentaux. Le développement de cet outil de modélisation permettra à l’ETI de définir la ressource houlomotrice du Royaume-Uni et d’évaluer les effets combinés de l’extraction d’énergie pour des sites potentiels dans l’avenir. » Voir la vidéo du Dr David Clarke.

Sources : Renewableenergyfocus, Partrac, ETI

Photo : Partrac

Wednesday, March 2, 2011

POWERMATE nouveau connecteur

Marseille – (France – U.E.) – 02/03/2011 – 3B Conseils – article BB, IdB.

Dans le cadre des résultats du 11è appel à projets des Pôles de compétitivité POWERMATE, labellisé Pôle mer Paca a été retenu parmi les 83 projets clollaboratifs de R&D.

Peter Weiss, project manager - chargé d’affaire de la Comex, confie au blog des informations sur le nouveau connecteur qui a été retenu dans le cadre du 11è appel à projets des Pôles de compétitivité. « POWERMATE consiste à développer et qualifier un nouveau concept de système permettant de réaliser des connexions ou des déconnexions « humides», c'est-à-dire réalisées en immersion, et acceptant les fortes puissances et les moyennes tensions (>10kV) produites par les énergies renouvelables, tout en réduisant le coût et en améliorant la fiabilité.

L’idée est de développer un connecteur sous-marin « simplifié » qui, par contre, nécessite un outil spécifique pour la connexion. Cette architecture est doublement séduisante car elle enlève la complexité du coté du connecteur (grand nombre installé, problèmes de maintenance et fiabilité avec les systèmes complexes actuels), et permet aussi d’utiliser une connectique plus adaptée aux fortes puissances et fortes tensions. Le concept de ce connecteur a déjà fait objet d'une étude de faisabilité et d’un brevet ; le projet proposé a comme objectif de développer maintenant un prototype fonctionnel pour des applications ENR et de le tester dans des conditions proches de la réalité.

Nous prévoyons donc de réaliser un système pouvant être mis en œuvre à partir d’un ROV de taille moyenne, de plongeurs ou d’un bateau en surface. Le programme inclut des essais du connecteur sous moyenne tension dans une veine d’eau et en pression dans un caisson sur les moyens de test des différents partenaires. Son ergonomie et maniabilité seront testées par ROV et plongeur en piscine et par des essais finaux en mer. »

Grâce à la simplification du système mécanique de Powermate, le prix du connecteur va baisser de façon drastique. Rappelons qu’aujourd’hui le prix du connecteur représente près de 20 % du budget d’un réseau électrique sous-marin et donc toute baisse sensible sur ce poste aura une répercussion positive sur le coût de l’ensemble. La simplification technique apportera aussi une plus grande fiabilité, ce qui, dans les équipement sous-marins, est un poste-clé.
Pour ce projet les partenaires sont la COMEX, le CNRS, Subsea Tech et EDF.
Ce projet est labellisé Pôle Mer PACA.


Contact : Peter Weiss
La COMEX, basée à Marseille, est spécialisée dans les activités sous-marines et dans tous milieux extrêmes : ingénierie, centre d'essais hyperbares, robotique et intelligence artificielle.

Contact : Stéphan Beurthey
A l'origine du projet Stéphan Beutrthey, ingénieur, Chef de service : CPPM (Centre de Physique des Particules) service mécanique, Conception, fabrication, réalisation premiers tests prototype Antares Km3, détecteur sous-marin de neutrinos à matrice 3D de photomultiplicateurs du Laboratoire d'Astrophysique de Marseille, Dep.Mécanique-BE, sous-systèmes d'instruments d'observation sols et spatiaux - SNAP
Le CCPM est un des laboratoires de l’IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules - CNRS). Le brevet a été déposé en juin 2009.

Contact : Michel Ollier
Chargé des énergies de la mer - Pôle Mer Paca


Rappelons que la Comex, Jacques Rougerie et l'exposition sur les énergies de la mer de 3B Conseils étaient les partenaires du Conseil Général des Bouches du Rhône en novembre et décembre derniers pour l'exposition "Voyage au Centre de la mer".

Sources : portail gouvernemental, COMEX, IN2P3 - CNRS

Tuesday, March 1, 2011

POWERBUOY : premier certifié par Lloyd’s Register

Pennington (New Jersey – Etas-Unis)- 1/03/11 – 3B Conseils – Ocean Power Technology (OPT) vient de faire savoir que la compagnie Lloyd’s Register a certifié son récupérateur d’énergie des vagues PowerBuoy PB 150. C’est une première mondiale, jusqu’à présent aucun récupérateur d’énergie n’a eu cette certification. Ainsi, un organisme indépendant, qui depuis 1999 valide les plates formes offshore et les engins flottants, confirme que PB 150 respecte bien toutes les règles et réglementations de fiabilité et de sécurité.

Ross Wigg, de Lloyd’s Register, affirme « Ocean Power Technology est le premier développeur d’engin récupérateur d’énergie des vagues qui s’adresse à Lloyd’s Register. Notre longue expérience dans le secteur de l’énergie offshore est importante pour le rapide développement des énergies renouvelables offshore et la certification de PowerBuoy est un pas significatif dans l’offre des produits de OPT. Elle montre leur engagement à concevoir des produits sûrs et efficaces pour produire de l’énergie propre à bas coût. »

Charles F. Dunleavy, Directeur Général d’OPT, se réjouit : « Avoir satisfait les strictes exigences de Lloyd’s Register pour la certification de notre PB 150 montre la qualité de nos ingénieurs et de nos procédés et récompense nos 16 années d’expérience dans le développement de récupérateur d’énergie des vagues pour être efficace et résister à l’environnement marin. »

Maintenant OPT prévoit d’installer, dès que les conditions climatiques le permettront, son premier PB 150 à approximativement 33 miles au Nord Est des côtes d’Ecosse. Un second PB 150 sera, lui, mis à l’eau au large de l’Oregon ; des projets existent également pour une implantation en Australie, au Japon et en Europe.

Le Power Buoy PB 150 a une puissance unitaire de 150 hW et pourra être mis en réseau de plusieurs unités.

Article IdB
Sources : Newnet et OPT
Photo : OPT

Monday, February 28, 2011

OTARY centre d'expertise belge en éolien offshore

Ostende (Belgique - UE) 28/02/2011 - 3B Conseils - Article de BB-IDB

Huit acteurs belges actifs dans l’éolien offshore regroupent leur expérience et leur expertise au sein d’un nouveau centre de connaissance pour l’énergie éolienne en mer. S.A. Otary sera active dans le domaine de la construction et de l’exploitation de parcs éoliens offshore en Belgique, et sera en mesure d'exporter leur savoir faire.

Le groupe de coopération Otary (via la S.A. Otary RS) réunit les producteurs de courant vert Electrawinds et Aspiravi, les sociétés d’investissement et de développement Rent-A-Port et Power Sea, le groupe de dragage et d’ingénierie marine DEME, la holding environnemental wallon SRIW Environnement, et les sociétés de participation du secteur énergie et utilité publique flamande et wallonne Nuhma et Socofe. Tous sont déjà associés au développement de l’éolien offshore par le biais de participations dans un ou plusieurs projets en Mer du nord.

Dans un premier temps, Otary se concentrera sur le développement et la construction des parcs éoliens offshore Rentel et Seastar. À terme, ces projets seront exploités par deux sociétés de production distinctes (la S.A. Rentel et la S.A.Seastar) dont les actionnaires d’Otary deviendront propriétaires à concurrence de 12,5%. Les autorités belges ont déjà attribué une concession tant à Rentel qu’à Seastar. Pour chaque parc éolien, un dossier de permis détaillé distinct sera préparé.

Rentel et Seastar seront implantés respectivement à 31 et 38 kilomètres de la Côte belge et leur capacité de production conjointe s’élèvera à plus de 500 MW. Le montant d’investissement total est estimé à plus de deux milliards d’euros, ce qui générera un rendement énergétique suffisant pour couvrir la consommation annuelle de 610.000 ménages belges.

En fonction de la rapidité avec laquelle le gestionnaire de réseau Elia réalisera le raccordement au réseau haute tension belge, les deux parcs éoliens offshore seront exécutés consécutivement et en phase à partir de 2015. Lors de l’attribution des contrats, le choix se portera de préférence sur des entreprises belges et européennes, de sorte qu’elles pourront exploiter l’expérience acquise pour consolider leur position sur le marché offshore international.


Le projet dépend encore de l’accord des autorités compétentes.


Carte d'identité des partenaires d’Otary
Electrawinds - entreprise de référence européenne en matière d’énergie renouvelable produite par des éoliennes, des centrales de biomasse et des parcs solaires. Son siège est à Oostende (Belgique), et dispose d’une capacité de production totale de 200 MW fournie par des projets opérationnels en Belgique, en France, en Italie, en Roumaine et en Afrique du Sud.

Aspiravi - producteur belge d’énergie renouvelable produite à partir d’éolien, d’eau, de biogaz et de biomasse. Le parc de production a une capacité installée totale de 120 MW. Son siège social est situé à Harelbeke.

Rent A Port et Rent A Port ENERGY sont deux sociétés fondées par Ackermans & van Haaren et CFE en vue de négocier et de financer des concessions pour infrastructures maritimes. La société Rent A Port est active en Europe, au Vietnam, en Oman et en Afrique occidentale.

S.A. Power Sea N.V. société d’investissement et de développement spécifique, spécialisée dans l’exécution de missions d’ingénierie relatives à la génération et à la distribution d’énergie respectueuse de l’environnement, à l’exploitation de projets éoliens en mer et à l’organisation de travaux d’entretien.

DEME groupe belge est spécialisé dans les dragages et remblais hydrauliques à grande échelle, la construction et l'expansion d’installations portuaires, les travaux d'infrastructure en haute mer et dans un large spectre d'activités environnementales. Le groupe est présent sur tous les continents. DEME a des références dans le domaine de la construction et l'installation de parcs éoliens offshore.

SRIW Environnement est une filiale de la Société Régionale d’Investissement de Wallonie qui promeut la gestion de l’environnement et est active dans le secteur de l’énergie renouvelable.

Nuhma (NutsbedrijvenHoudstermaatschappij NV) holding belge qui désire promouvoir la durabilité et l’innovation par le biais de participations dans différentes entreprises se concentrant sur la production d’énergie renouvelable.

SOCOFE intervient dans des dossiers économiques et financiers d'intérêt collectif et stratégique pour ses actionnaires. Initialement, SOCOFE était concentrée sur le secteur de l'énergie, mais elle a étendu ses activités à des domaines où les communes ont des intérêts à défendre: réseaux d’énergie, énergies renouvelables, environnement ou eau. SOCOFE permet ainsi aux communes, en les fédérant, de disposer d'un effet de levier pour peser sur des dossiers les concernant.

Source : communiqué de presse DEME