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Thursday, August 2, 2012

Electrabel remporte avec Otary la dernière concession belge offshore



Belgique Jeudi 2/08/12 energiesdelamer.blogspot.com par Brigitte Bornemann

Melchior Wathelet ministre de l'environnement, de l'énergie, (ICI), a attribué les deux dernières concessions  disponibles en Belgique à Seastar et Mermaid. Il s'agit de réaliser la construction du septième et dernier parc éolien en mer du Nord belge dans la zone déterminée par les arrêtés royaux (AR) du 12 décembre 2000 et 3 février 2011 pour l'exploitation d'installations de production d'électricité à partir des courants ou des vents.

Le point intéressant du projet de l'association "Mermaid" est le mix houlomotricité 20 MW et 73 éoliennes pour une capacité de 450 MW proposé par le consortium composé d'Otary* à 65% et à 35% d'Electrabel, Groupe GDF SUEZ.

Ce parc est situé au nord du Bligh Bank, à environ 50 km de la côte et couvre une superficie de 28km². Lorsqu’il sera totalement opérationnel, le parc éolien pourra produire une quantité d’électricité équivalent à la consommation annuelle de 500 000 ménages et permettra d’éviter l’émission de 451 000 tonnes de CO2 par an.

Le choix des turbines n'est pas encore définitif, mais la concurrence sera rude. Alain Bernard CEO du groupe DEME (membre du consortium Otary ICI) avait expliqué que Repower, qui fabrique des turbines éoliennes avait de bonnes chances et parle même de turbine de 10MW, mais avec le point d'interrogation à savoir si elles seront disponibles à temps. Si c'est le cas nous pourrions y recourir".
En fonction de l’octroi des permis nécessaires et du cadre régulatoire, les premières éoliennes pourraient entrer en service à partir de 2016 pour une mise en service complète du parc fin 2017.

* Otary (via la S.A. Otary RS) réunit les producteurs de courant vert Electrawinds et Aspiravi, les sociétés d’investissement et de développement Rent-A-Port et Power@Sea, DEME, la société de génie civile de dragage et d’ingénierie marine (groupe Ackermans&van Haaren) dont SDI est une filiale, la holding environnementale wallone SRIW Environnement, et les sociétés de participation du secteur énergie et utilité publique flamande et wallonne Nuhma et Socofe. Il s’agit de partenaires déjà associés au développement de l’éolien offshore.  Dans une première phase, Otary se concentre sur le développement et la construction des parcs éoliens offshore Rentel et Seastar.

Question posée par La Libre Belgique (ICI), comment va réagir l’autre candidat à la 7e concession, à savoir Northwest derrière lequel on trouve CNP (groupe d’Albert Frère). Selon "Le Soir", des négociations seraient en cours entre les actionnaires des deux consortiums en vue de développer le projet conjointement. Une manière de diminuer le risque financier mais aussi le risque de recours en justice contre la décision de Melchior Wathelet.

Pour en savoir plus, merci de vous abonner aux Daily News de mer-veille.com et de marine-renewable-energy.com. To know more, please go to marine-renewable-energy.com    (ICI)

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Wednesday, March 28, 2012

Eolienne : Recherche sur la maintenance prédictive et préventive

BRUXELLES (Belgique .UE) 28/03/2012 energiesdelamer.blogspot.com BB

Près de 2% de la production d'électricité en Belgique provient d'environ 500 éoliennes. Alors qu'à l'échelle européenne, les projets actuels prévoient la production de 100 gigawatts en mer, ce qui représenterait 10% de la consommation d'électricité en Europe, évitant l'émission de près de 200 millions de tonnes de CO/2 an, l'énergie éolienne pourrait être la première des énergies renouvelables utilisée pour la production d'électricité en Europe, énergies éoliennes offshore comprises

BruWind

La Vrije Universiteit Brussel (VUB), l'Erasmus Hogeschool Brussel (EHB) et l'Université libre de Bruxelles (ULB) souhaitent occuper une position de leader dans la recherche sur l'énergie éolienne en Belgique. Pour atteindre cet objectif, elles ont créé le BruWind, Brussels Wind Energy Research Institute. 

 C'est une plateforme multidisciplinaire autour de l'énergie éolienne. BruWind réunit une douzaine d'équipes de recherche et est susceptible d'en accueillir d'autres pour mieux répondre à des appels à projet, notamment européens.


BruWind compte pour l'instant cinq groupes de recherche de l'école polytechnique de Bruxelles* parmi lesquels, le service d'automatique et d'analyse des systèmes (SAAS). " Nous travaillons à développer des outils permettant une politique de maintenance prédictive des éoliennes ", précise Michel Kinnaert, responsable du service : " aujourd'hui, on assure une maintenance préventive des éoliennes : tous les x mois, on inspecte chaque éolienne, on réalise des mesures, on effectue des inspections visuelles ainsi que des analyses d'huile et on programme des réparations si nécessaire. La maintenance prédictive est basée sur un système de supervision qui fournit à tout moment des indications sur l'état des éoliennes et permet de déceler d'éventuels dysfonctionnements dès leur naissance. Ces informations sont utilisées pour planifier des interventions selon la production des éoliennes (intervenir lorsqu'il y a moins de vent) ou par parcs d'éoliennes (limitant les déplacements d'engins de levage notamment) et donc réduire les coûts... ".


* Le Laboratoire BEAMS-Energy, BATiR–LGC (Civil Engineering), BATiR-UAT (Town Planning), ATM (Aéro-Thermo-Mécanique) et le Service d'automatique et d'analyse des systèmes.


POWER

Le SAAS s'est intéressé aux éoliennes via une action de recherche concertée (ARC) consacrée à la supervision et à la sûreté de fonctionnement des systèmes complexes. Cette ARC, à laquelle collaboraient les équipes de BEAMS-Energy et de métrologie nucléaire, comprenait une étude de cas consacrée aux éoliennes. L'expertise acquise dans ce cadre permet aujourd'hui aux équipes du SAAS et de BEAMS-Energy de participer notamment au projet POWER, Production Optimization and Wind Energy Reliability du pôle de compétitivité wallon Mecatech. dont le Jacques Germay est le directeur général.

Les systèmes de monitoring existants sont surtout basés sur l'analyse vibratoire qui nécessite l'installation de capteurs supplémentaires et la réalisation d'un diagnostic par des spécialistes. Nous travaillons à mieux exploiter les données déjà récoltées et à corréler les mesures vibratoires avec d'autres mesures afin d'établir un diagnostic plus précoce et plus fin de l'éolienne " explique Michel Kinnaert. Avec une durée de vie moyenne des éoliennes de 20 ans et un nombre d'éoliennes croissant, les maladies de " jeunesse " ou de " vieillesse " peuvent être diverses. Or, toute éolienne à l'arrêt coûte puisqu'elle ne produit plus... " Les chercheurs étudient comment reconfigurer la régulation lorsqu'un défaut se produit, en d'autres termes, comment permettre à l'éolienne de continuer à tourner même au ralenti, dans un mode dégradé, en attendant une réparation ", précise Michel Kinnaert, " la disponibilité actuelle des éoliennes s'élève à 97% mais c'est une moyenne annuelle qui ne nous indique pas la disponibilité aux moments les plus productifs, à savoir aux moments très venteux. via le projet POWER, nous travaillons à maximiser la disponibilité des éoliennes lorsqu'il y a du vent ".

Sources : ADIT BE Belgique N°60 27/03/2012 - 10/01/2012 et
Michel KINNAERT - michel.kinnaert@ulb.ac.be - tél. : 02 650 22 87 - fax. : 02 650 26 77


FLAHS NEWS
28 mars 2012 Le Daily News du portail www. mer-veille.com publie un article sur ZEFIR, le projet d'éolienne flottante en Méditerranée espagnole ZEFIR Floating Med Wind Plant est la centrale éolienne flottante en méditerranée, portée notamment par l'IREC (Institut de Recerca en Energia de Catalunya), Acciona Windpower, Alstom et Gamesa, constitue la deuxième phase du projet de station expérimentale ZEFIR, qui doit procéder à l'installation de cinq éoliennes flottantes de 5 MW chacune au large des côtes de Tarragone. Voir ou revoir l'article du blog de 2010
Pour en savoir plus il faut vous abonner à www. mer-veille.com

Save the Date un atelier de LittOcean sur les Espaces maritimes et articulations transnationales : le cas de la Méditerranée
12 avril 2012 Ecole Militaire à Paris 7è (gratuit et sur inscriptions uniquement)
L'Atelier Littocean propose une série d'interventions sur les conséquences de la globalisation sur la gouvernance et la gestion de l’espace maritime dans le bassin méditerranéen ainsi que les transformations qui en résultent sur le plan des processus de décision.
L’interdépendance de plus en plus grande entre les activités et leurs impacts sociaux, économiques et environnementaux modifie l’échelle d’appréhension des problèmes et les représentations cognitives associées au littoral et à la mer. Les aspects géostratégies seront également traités.
Pour en savoir plus il faut vous inscriere auprès de l'association Littocean - Cecile Logerot : clogerot@yahoo.fr
Site de Littocean : www.littocean.fr.

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Friday, January 27, 2012

FW4Sea : un projet d'éolienne offshore à axe vertical porté par FAIRWIND


SENEFFE - (Belgique) - 27/01/2012 - Mer-veille.com - MRE

Par Francis Rousseau - Le projet FW4Sea est né en 2010 à l'initiative de la compagnie belge FAIRWIND concepteur et développeur d'éolienne terrestre à axe vertical déjà commercialisée. Fort de son expérience terrestre, l'objectif de Fairwind est maintenant de développer un aérogénérateur multi-mégawatts pour éolienne en mer, le FW4Sea, avec le but avoué de réduire sensiblement le coût de l'énergie éolienne offshore. Pour ce faire, la compagnie tente de former un consortium qui pourrait permettre le développement rapide de cette technologie déjà éprouvée dont elle voudrait voir un prototype de 40 m sur 40 m testé aussi vite que possible. Plusieurs noms sont cités dont EADS…

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Tuesday, January 3, 2012

FLANSEA : l'énergie des vagues en Belgique

Flansea 4

OSTENDE - (Belgique) - 03/01/2012 - mer-veille.com - MRE -
Par Francis Rousseau

Certaines entreprises belges précurseurs dans la construction de projets éoliens offshore se sont intéressées depuis un peu plus d'un an à l'énergie des vagues. Un accord de coopération sur 3 années avait été signé en décembre 2010, par l'Université de Gand et six entreprises flamandes marquant le début de l'association FlanSea, un projet exploitation d'énergie des vagues. Le budget de recherche sur ce projet est estimé à €3.7m subventionné à hauteur de €2,4m par l'IWT (Agence Flamande pour l'Innovation par la Science et la Technologie). L'opération a pour but d'installer un démonstrateur houlomoteur à 1km au large du port d'Ostende et à le faire fonctionner d'ici à 2013. Si les tests sont concluants, la version commerciale pourrait être mise en place en 2017. L'occasion de faire un point sur d'autres projets qui se déroulent au Royaume-Uni, en Espagne ou en France.

Source : DEME, Mer-Veille.com, energiesdelamer.blogspot.com

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Sunday, June 26, 2011

THORNTONBANK Phase II : SDI/DEME prépare la pose des premières 6MW


OSTENDE - (Belgique) - 27/06/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
L’installation des fondations de la phase II du parc C Power et SDI/DEME sur le Thorntonbank puis des premières éoliennes REpower 6M de 6,15 MW est une première mondiale qui a lieu en ce moment même à 30 km au large d'Ostende. Ce projet, qui est le plus grand actuellement en construction en Belgique, aura nécessité, lorsqu'il sera achevé en 2013, un investissement de €1,3 milliards pour 54 turbines posées sur fondations de type Jacket, fixées entre 15 et 30 mètres de fond. Ce chantier gigantesque qui aura employé jusqu'à 1000 personnes est une grande aventure qui est menée en 3 phases étalées de 2007 à 2013.

La Phase I, commencée en 2007 (cf. la fin de l'article du 18/12/2007) en collaboration avec EDF Energies nouvelles, a abouti à la mise en production, en 2009, de 6 éoliennes REpower 5M d’une puissance installée de 5,15 MW. Elles sont actuellement en production et l'on peut les voir fonctionner en téléchargeant au bas de cette page la vidéo (movie Thorntonbank) de la pose d'une équipe sur la nacelle.


Pour la Phase II, lancée en 2010 (cf. l'article du 2/12/2010) ainsi que pour les phases suivantes, C Power a choisi de travailler avec une nouvelle génération plus puissante d’éoliennes en l'occurrence la REpower 6M présentée par le constructeur comme "la turbine actuellement la plus puissante du monde". Cette capacité permet de réduire le nombre d'éoliennes présentes sur le parc de 60, prévues au départ, à 54, tout en augmentant la capacité totale installée qui passera des 300 MW initialement prévus en 2007 à 325 MW. Pour mener à bien cette phase II qui constitue, je le répète, une véritable première mondiale, 24 fondations Jacket vont être installées au cours de l’été 2011 par SDI/DEME, leader français des travaux maritimes spécialisés, fort de 10 années d'expérience dans l'éolien offshore européen. L’installation de fondations, aussi innovantes soient-elles (c'est le cas pour celles de la Phase I de Thorntonbank I) s’opère en trois étapes. Le sol marin est tout d’abord dragué et préparé à l’emplacement de chaque fondation. Ensuite quatre longs pieux, dont certains peuvent avoir une longueur de 50 mètres, sont enfoncés dans le sol par DEME. Enfin, la fondation en acier de type « Jacket » de plus de 500 tonnes est soulevée du ponton pour être immergée et déposée dans la partie supérieure des 4 pieux installés (photo ci-contre). Ces 4 points sont alors cimentés pour renforcer le tout. Ceci-dit les fondations d'éoliennes offshore ne sont pas toutes pareilles comme nous le rappelle Jan Vandenbroeck, DG de SDI/DEME : "C'est la grande différence entre l'offshore classique pétrolier ou gazier et l'éolien offshore. En offshore pétrolier, il s'agit d'installer une ou quelques unités tout au plus, alors que dans l'éolien offshore on parle de 50 ou 150 fondations différentes les unes des autres".La longueur des fondations "Jacket" varie de 43,9 à 54 mètres et leur poids de 513 à 575 tonnes. Sur site c'est un bateau du groupe belge DEME, le Rambiz, équipé d’une grue, qui prendra en charge l’installation en mer des fondations (voir photo). L'installation est réalisée par la joint-venture «Seawind», qui constitue un partenariat entre DEME et Fabricom GTI établi spécialement pour le projet du Thorntonbank, ces deux entreprises apportant leurs expertises respectives, en construction maritime et en installation électrique. Il faut savoir aussi qu'au titre du caractère innovant de ces fondations, C Power a reçu une aide de 10 M€ du programme européen EEPR (European Energy Program for Recovery) lancé par la Commission Européenne en 2009. Au tout début de ce mois de juin, C Power a annoncé le transbordement de la première fondation en acier de type « Jacket ». Le transport de chaque fondation depuis le site de production de la société Smulders Projects situé à Hoboken se fera à l’aide d’un ponton remorqué jusqu’au Thorntonbank. Enfin les connections électriques entre les fondations en cours de construction et la fondation du transformateur électrique (OTS) , situé en haute mer seront également établies au cours de cette saison estivale 2011.
Les cables de connection sont fabriqués par ABB


La Phase III qui se déroulera en 2012 et 2013 verra l'installation de 24 autres fondations pour les 24 dernières turbines éoliennes de 6 MW du projet. Ce projet C Power une fois terminé permettra de satisfaire la consommation annuelle de 600.000 habitants et évitera les rejets dans l'atmosphère de 450.000 tonnes/an de C02 (comparaison avec les centrales de gaz les moins polluantes) soit l'absorption de CO2 annuelle d'une zone forestière de 87 668 ha.

Du point de vue de l'impact environnemental du parc, C Power a voulu mandater un réseau d’experts capables de quantifier l’impact du projet sur les aspects environnementaux et humains et sur la navigation avant le début de la construction du parc éolien.
- L'INBO (Instituut voor Natuur- en Bosonderzoek) a été chargé d'obtenir les informations les plus détaillées possible sur la présence sur le Thorntonbank de deux groupes d'animaux précis : les oiseaux de mer et les mammifères marins.
Le but est d'évaluer l'éventuelle influence du parc éolien sur ces deux groupes pendant et après la construction du parc.
- Onderzoek & Advies, bureau d'enquêtes et de conseils multidisciplinaires certifié ISO 9001, a mené une étude sur l'impact d'un parc éolien farshore comme Thorntonbank sur le paysage auprès de deux groupes cibles :
- un groupe de touristes d'un jour, de personnes séjournant à la côte et d'autres utilisateurs récréatifs de la mer.
- un groupe d'habitants et d'exploitants / commerçants des communes côtières.
- LE CLO (Centrum voor Landbouwkundig Onderzoek) mène une étude fondée sur l'importance du Thorntonbank pour la pêche hauturière, les parcs éoliens offshore exerçant une influence sur ce type de pêche en diminuant la superficie totale réservée à la pêche (le gouvernement belge interdit la pêche dans la zone du parc éolien au contraire d'autres gouvernements) mais en permettant la création de nouveaux habitats.
- Germanischer Lloyd Offshore, considéré comme l'expert européen le plus réputé en matière d'analyse des risques maritimes liés aux parcs éoliens offshore et à la sécurité maritime, est chargé d'évaluer le risque de collision de même que le risque d'une éventuelle marée noire consécutive à la collision. Et ceci bien que le parc de Thorntonbank soit situé sur un emplacement éloigné des principales voies navigables.
- Enfin, pour déterminer comment l'existence du parc éolien pourrait être intégrée dans le fonctionnement de la chaîne de radars côtiers et établir d'éventuelles mesures de sécurité supplémentaires, C-Power s'est assuré les services de la KU Leuven, département Electrotechniek (ESAT - Telemic) (Prof. Van Lil) qui a déjà mené bon nombre d'études de ce genre.

Dernière étape enfin extrêmement importante de la vie d'un parc éolien offshore, incluse dès la phase de construction : le démantèlement du parc à la fin de sa durée de vie (en moyenne de 25 à 30 ans). Jan Vandenbroeck, le DG de SDI/DEME, a confirmé au Blog Energies de la mer lors d'un entretien récent, que SDI/DEME se charge non seulement de la construction des fondations mais aussi de leur démantèlement en fin de vie : " Il est toujours prévu que la fondation en béton sera enlevée à la fin de la vie d'un parc. C'est un travail de démantèlement mais aussi de revalorisation des matériaux récupérés en mer. Dans tous les projets offshore que nous avons faits, nous provisionnons la phase de démantèlement des parcs et nous acquérons les technologies nécessaires pour mener à bien ce démantèlement et la revalorisation des matériaux récupérés. Ce métier est différent de celui d'une entreprise de construction habituelle, c'est un nouveau métier, qu'il est devenu indispensable de maîtriser lorsqu'il s'agit d'éolien en mer. Le démantèlement sera opéré par des équipes locales qui ont une connaissance spécifique des lieux. A titre d'essais, nous avons déjà mené ce type d'opération en Belgique en collaboration avec les turbiniers. Pour SDI/DEME il s'agit à peu près du même type d'opérations que celles que nous menons quand un bateau s'échoue sur une plage et qu'il faut en assurer l'enlèvement. Nous le faisons en ce moment même en France, pour une épave au large de l'ile de Ré."

Lorsque la phase III du parc éolien de Thorntonbank sera achevée en 2013, C-Power livrera à lui seul entre 7 et 10% (chiffre site C-Power) de la capacité d’énergie verte requise en Belgique pour atteindre l’objectif de 13% d’énergies renouvelable sen 2020 fixé par l'U.E.

Sources. Sites liés et cités. Photos 1 : Ingénieurs de SDI/DME sur le Thorntonbank ©DME 2 : les 6 éoliennes de 5MW de la phase 1 © C-Power. 3 : Fondation de type "jacket"©DME. 4: Installation de la fondation Jacket ©DME. 5 : Installation de jacket 2 ©DME. 6. Manipulation des pales en mer © C-Power. 7 : Pose des pales sur la turbine © C-Power

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Monday, February 28, 2011

OTARY centre d'expertise belge en éolien offshore

Ostende (Belgique - UE) 28/02/2011 - 3B Conseils - Article de BB-IDB

Huit acteurs belges actifs dans l’éolien offshore regroupent leur expérience et leur expertise au sein d’un nouveau centre de connaissance pour l’énergie éolienne en mer. S.A. Otary sera active dans le domaine de la construction et de l’exploitation de parcs éoliens offshore en Belgique, et sera en mesure d'exporter leur savoir faire.

Le groupe de coopération Otary (via la S.A. Otary RS) réunit les producteurs de courant vert Electrawinds et Aspiravi, les sociétés d’investissement et de développement Rent-A-Port et Power Sea, le groupe de dragage et d’ingénierie marine DEME, la holding environnemental wallon SRIW Environnement, et les sociétés de participation du secteur énergie et utilité publique flamande et wallonne Nuhma et Socofe. Tous sont déjà associés au développement de l’éolien offshore par le biais de participations dans un ou plusieurs projets en Mer du nord.

Dans un premier temps, Otary se concentrera sur le développement et la construction des parcs éoliens offshore Rentel et Seastar. À terme, ces projets seront exploités par deux sociétés de production distinctes (la S.A. Rentel et la S.A.Seastar) dont les actionnaires d’Otary deviendront propriétaires à concurrence de 12,5%. Les autorités belges ont déjà attribué une concession tant à Rentel qu’à Seastar. Pour chaque parc éolien, un dossier de permis détaillé distinct sera préparé.

Rentel et Seastar seront implantés respectivement à 31 et 38 kilomètres de la Côte belge et leur capacité de production conjointe s’élèvera à plus de 500 MW. Le montant d’investissement total est estimé à plus de deux milliards d’euros, ce qui générera un rendement énergétique suffisant pour couvrir la consommation annuelle de 610.000 ménages belges.

En fonction de la rapidité avec laquelle le gestionnaire de réseau Elia réalisera le raccordement au réseau haute tension belge, les deux parcs éoliens offshore seront exécutés consécutivement et en phase à partir de 2015. Lors de l’attribution des contrats, le choix se portera de préférence sur des entreprises belges et européennes, de sorte qu’elles pourront exploiter l’expérience acquise pour consolider leur position sur le marché offshore international.


Le projet dépend encore de l’accord des autorités compétentes.


Carte d'identité des partenaires d’Otary
Electrawinds - entreprise de référence européenne en matière d’énergie renouvelable produite par des éoliennes, des centrales de biomasse et des parcs solaires. Son siège est à Oostende (Belgique), et dispose d’une capacité de production totale de 200 MW fournie par des projets opérationnels en Belgique, en France, en Italie, en Roumaine et en Afrique du Sud.

Aspiravi - producteur belge d’énergie renouvelable produite à partir d’éolien, d’eau, de biogaz et de biomasse. Le parc de production a une capacité installée totale de 120 MW. Son siège social est situé à Harelbeke.

Rent A Port et Rent A Port ENERGY sont deux sociétés fondées par Ackermans & van Haaren et CFE en vue de négocier et de financer des concessions pour infrastructures maritimes. La société Rent A Port est active en Europe, au Vietnam, en Oman et en Afrique occidentale.

S.A. Power Sea N.V. société d’investissement et de développement spécifique, spécialisée dans l’exécution de missions d’ingénierie relatives à la génération et à la distribution d’énergie respectueuse de l’environnement, à l’exploitation de projets éoliens en mer et à l’organisation de travaux d’entretien.

DEME groupe belge est spécialisé dans les dragages et remblais hydrauliques à grande échelle, la construction et l'expansion d’installations portuaires, les travaux d'infrastructure en haute mer et dans un large spectre d'activités environnementales. Le groupe est présent sur tous les continents. DEME a des références dans le domaine de la construction et l'installation de parcs éoliens offshore.

SRIW Environnement est une filiale de la Société Régionale d’Investissement de Wallonie qui promeut la gestion de l’environnement et est active dans le secteur de l’énergie renouvelable.

Nuhma (NutsbedrijvenHoudstermaatschappij NV) holding belge qui désire promouvoir la durabilité et l’innovation par le biais de participations dans différentes entreprises se concentrant sur la production d’énergie renouvelable.

SOCOFE intervient dans des dossiers économiques et financiers d'intérêt collectif et stratégique pour ses actionnaires. Initialement, SOCOFE était concentrée sur le secteur de l'énergie, mais elle a étendu ses activités à des domaines où les communes ont des intérêts à défendre: réseaux d’énergie, énergies renouvelables, environnement ou eau. SOCOFE permet ainsi aux communes, en les fédérant, de disposer d'un effet de levier pour peser sur des dossiers les concernant.

Source : communiqué de presse DEME

Wednesday, December 1, 2010

THORNTON BANK : REpower et C-Power finalisent une transaction pour livrer 325MW

ANVERS - HAMBOURG - PARIS - (U. E.) - 02/12/2010 - 3B Conseils - La société C-Power et le fabricant d'éoliennes REpower ont annoncé sur leur site la signature du financement de la seconde et de la troisième phases du parc d’éoliennes (295 MW) sur le Thornton Bank, situé à environ 30 km de la côte belge dans la Mer du Nord. Le financement de l’opération sera assuré pour un montant de 900 millions (selon REpower) par un consortium de 7 banques commerciales (l'allemand KBC, le hollandais Rabobank Group, le français Société Générale, l'allemand KfW Ipex-Bank, Commerzbank, le belge Dexia et le hollandais ASN Bank) en collaboration avec les agences de crédit à l’exportation Euler-Hermes (Allemagne) et EKF (Danemark), mais aussi par la Banque Européenne d’Investissement. En tenant compte du refinancement de la première phase du projet, le montant total de l’investissement s’élève donc à près de 1,3 milliard d’euros. Au total, et contrairement aux apparences, 55 % des investisseurs viennent de Belgique. Ce financement permettra donc la réalisation de la seconde et la troisième phases du parc d’éoliennes offshore (295 MW) entre 2011 et 2013, portant avec la phase pilote de 30 MW déjà existante la capacité totale du parc à un total de 325 MW permettant d’alimenter 600.000 habitants et d’éviter l’émission de 450.000 tonnes de carbone par an dans l’atmosphère. Je rappelle que la phase pilote déjà opérationnelle de 30 MW est composée de 6 éoliennes REpower 5M. (cf. article de septembre 2010 Eolien offshore en Belgique Bilan 2010)
La seconde et la troisième phases vont consister en l’installation de 48 fondations de type "Jacket " et de 48 éoliennes REpower 6M (d’une puissance installée de 6,15 MW), la pose des câbles d'interconnexion et d’un second câble d’exportation de 150 kV, ainsi que d’un transformateur haute tension offshore. L’usage offshore d’éoliennes REpower 6M constituera une première mondiale ; cette éolienne est une évolution plus puissante des turbines existantes 5M actuellement en service. "Nous sommes extrêmement satisfaits de la confiance de nouveau accordée à REpower. Le fait que C-Power nous ait également retenus comme fournisseur pour les deux prochaines phases de réalisation du premier parc éolien belge implanté en haute mer montre à quel point les clients sont convaincus de la qualité et de la fiabilité des technologies offshore mises en œuvre par nos soins lors de la première phase du projet", a indiqué le PDG de REpower Systems AG, Andreas Nauen, lors de la signature officielle du contrat, à Anvers.
Quant à C-Power, avec ce contrat il contribuera à hauteur de 10 % à la capacité en énergies renouvelables dont a besoin la Belgique pour répondre aux objectifs de l’Union Européenne, à savoir de 13% d’énergies renouvelables d’ici 2020. Ce financement constitue la plus importante opération jamais réalisée dans le secteur offshore et la première transaction dans laquelle des banques financent l’installation et l’exploitation d’éoliennes offshore de plus de 6 MW. Après le financement historique de la première phase en 2007 (126 millions d'euros pour 30 MW), cette opération établit une nouvelle référence pour le marché en pleine croissance que constitue le secteur éolien offshore et semble démontrer que les marchés bancaires sont ouverts à des projets financièrement et techniquement robustes. La transaction consiste en un financement avec recours limité aux actionnaires, les banques prenant le risque de construction. Les banques ont accepté de porter les risques inhérents à l’installation d’éoliennes offshore de forte puissance et de conception récente grâce aux forts engagements contractuels des constructeurs, en l'occurrence REpower (fourniture et entretien des turbines éoliennes), l’association momentanée Seawind (joint venture DEME - Fabricom pour la fourniture et installation des fondations, pose des câblages, installation du transformateur haute tension offshore et logistique liée à l’installation des turbines) et ABB (fourniture des câbles d'interconnexion de 33kV et du second câble d’exportation de 150kV, ainsi que de la station de transformation offshore). Leur expérience conjointe accumulée dans le cadre de la première phase de construction a également été cruciale. En plus de cette base contractuelle solide, le projet bénéficie d’une ligne de crédit supplémentaire destinée à couvrir les dépassements budgétaires ou retards éventuels, ainsi que de mécanismes de remboursements anticipés destinés à protéger les prêteurs contre des scénarios dits "dégradés". Par ailleurs, le projet bénéficie de garanties élaborées sur mesure dans le cadre du contrat avec REpower, permettant de protéger les revenus au cas où la disponibilité des turbines serait inférieure au seuil garanti, ainsi que d’un programme d’assurances complet monté par le courtier Willis.
Eu égard à l’implication de 3 institutions publiques (les deux agences de crédit à l’exportation et la BEI) et de 7 banques commerciales, cette transaction est l’une des plus complexes jamais réalisées dans le domaine éolien offshore et éolien en général. C-Power, société fondée en vue du développement du parc d’éoliennes offshore dans la zone du Thornton Bank, est la propriété d’un groupe de 4 actionnaires belges, SRIW Environnement, Socofe, Nuhma
et DEME, ainsi que de deux partenaires stratégiques européens, EDF EN et RWE Innogy. C-Power a achevé la phase pilote de son projet en juin 2009, soit 6 éoliennes REpower de 5MW qui ont déjà produit plus de 155 GWh et qui ont eu une disponibilité supérieure à 97% sur les douze derniers mois. Cette phase pilote était le premier projet utilisant des éoliennes offshore de 5MW sur une base commerciale. La société C-Power a été conseillée par Energy Bankers à Paris (conseil financier) et par Allen & Overy (conseil juridique). Les prêteurs ont été conseillés par Mott McDonald (ingénieur indépendant) ; Watson, Farley & Williams ; Loyens Loeff (conseil juridique) ; Jardine Lloyd Thomson (assurance) ; Kromann Reupert (conseil juridique d’EKF) ; White & case (conseil juridique de l’EIB) et Ernst & Young/AHB (auditeur indépendant pour la République Fédérale allemande). "Cette transaction financière est une démonstration de la confiance dont témoignent les actionnaires, les contractants et la communauté financière envers un projet bien structuré qui servira de référence pour les nombreux parcs d'éoliennes offshore à financer dans un proche avenir", a déclaré Filip Martens pour C- Power. "C’est le résultat du travail d’une équipe très motivée qui, afin de rassembler autour de la table 23 parties contractuelles, incluant 10 institutions financières, a élaboré une structure contractuelle complexe de plus de 20500 pages. "
Un compte rendu de cet accord financier est également consultable en ligne sur Bloomberg

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : sites liés. Photos 1: construction de fondations d'éoliennes © C-Power ; 2 : Thornton Bank phase 1 © REpower ; 3: assemblage eolienne en mer © C-Power 4: Carte du site du parc éolien offshore de Thornton Bank (Belgique)


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Monday, September 20, 2010

Eolien offshore en Belgique : bilan 2010


BRUXELLES - (Belgique - U.E.) - 21/09/2010 - 3B Conseils - En Belgique sur les 10 projets proposés, 1 parc est déjà en production, 1 parc est en construction, 4 parcs ont obtenu leur permis de construire, un l'attend, et 3 sont au stade de la conception.

- THORNTON BANK PHASE I. Situé au large de la région de Vlaanderen, en Mer du Nord par 51.545° de latitude et 2.937 °de longitude, ce parc, dont la première fondation et la première turbine ont été installées en 2008, a commencé à entrer en production le 24 juin 2009. Développé par C-Power, avec la collaboration de Mott Mc Donald et Sgurr Energy, ce parc produit aujourd'hui 30 MW grâce à 6 turbines REpower M5 de 5 MW, montées sur fondations en béton dite "gravity base", qui alimentent 16.774 foyers et permettent d'épargner 33 901 tonnes de CO2 et 788 tonnes de SO2. Placées à une profondeur variant entre 13 et 19 m, ces éoliennes sont distantes des côtes de 27 à 28,7 km, s'étendent sur une superficie de 1 km2 et sont connectées au point de Slikikesn Bredene. Le coût de cette phase 1 du parc éolien a été de 150 millions d'euros. Le parc est relié au continent par un câble sous-marin de 37 km et de 150 Kv installé par Visser and Smit Marine Contracting (VCMC). L'opérateur et le constructeur des turbines est l'allemand REPower System AG ; elles ont été transportées et installées en mer par les navires Buzzard et Vagant, propriété de la compagnie belge GeoSea. Les fondations, fabriquées par le belge MBG et par Smulders, ont été transportées et installées par le navire Rambiz et par la compagnie Grontmij. Les câbles ont été posés par Global Marine Systems à partir du navire câblier Sovereign.
Le parc éolien de Thorton Bank dispose d'une fiche Wikipedia à son nom.

- BELWIND PHASE I
appelé aussi Bligh Bank. Situé au large de la région de Vlaanderen, en Mer du Nord par 51.655° de latitude et 2.797 °de longitude, ce parc est actuellement en construction depuis août 2009. Les 56 fondations monopiles ont été terminées sur site le 19 février 2010. La première turbine Vestas V90- 3 MW a été installée le 26 mars 2010. Le câble qui relie le parc au continent a été installé en juillet et août 2010 alors que la sous-station offshore a été achevée en août 2010. L'installation des turbines devrait être achevée en novembre 2010 et le parc commencera à générer de l'électricité en décembre 2010 pour être pleinement opérationnel avant avril 2011. Ce parc produira 165 MW grâce à 55 turbines Vestas V90-3 MW, alimentera 92 260 foyers et permettra d'épargner le rejet de 186 457 tonnes de CO2 et 4336 tonnes de SO2. Placées sur fondations monopiles à une profondeur variant entre 15 et 30 m, ces éoliennes sont distantes des côtes de 41 km, s'étendent sur une superficie de 18 km2 et sont connectées au point de ZeeBruges (Elia 150kW station). Le parc est relié au continent par un câble sous-marin de 52 km et de 150 Kv installé par Visser and Smit Marine Contracting (VCMC). Le constructeur des turbines est Vestas ; elles ont été transportées et installées en mer par la barge JB-114, propriété de la compagnie Jack Up Barges. Les fondations ont été fabriquées par Ramboll et par l'allemand EEW Special Pipe et mises en place par Van Oord ; elles ont été transportées et installées par le navire Svanen, propriété de la société hollandaise Ballfast Nedam Offshore. Les câbles ont été fabriqués par Nexans France. Le coût du parc éolien a été de 620 millions d'euros. Sa durée de vie à partir de sa mise en service est estimée à 20 ans. Sa construction a permis de créer 70 emplois.

- BELWIND PHASE II.
Copropriété d'un consortium belgo-hollandais formé de Meewind, Rabo Project equity filiale de Rabo Bank, SHV holdings, Colruyt, PMV et DHAM NV, ce parc est situé à peu de distance de Belwind Phase I, par 51.678° de latitude et 2.865 °de longitude. Le permis de construire a été accordé en février 2008 pour ce parc qui produira 165 MW grâce à 55 turbines de 3 MW de modèle non encore déterminé, alimentera 92 260 foyers et permettra d'épargner 186 457 tonnes de CO2 et 4336 tonnes de SO2. Placées sur fondations monopiles à une profondeur variant entre 16 et 31 m, ces éoliennes sont distantes des côtes de 42 km, s'étendent sur une superficie de 18 km2 et sont connectées au point de ZeeBruges (Elia 150kW station). L'installation des fondations devrait commencer avant la fin de l'année 2010 et le parc devrait commencer à produire de l'électricité dès 2011 dans la foulée de l'installation des turbines. Le parc sera pleinement opérationnel en 2012 pour une durée estimée à 20 ans.

- THORNTON BANK PHASE II
& PHASE III. Copropriété du belge Dredding Env. & Marine Eng (DEME), de la société wallonne Ecotech Finance, du français EDF Energies nouvelles (pour 20%), de Socofe, de Nuhma et de l'allemand RWE Innogy (actionnaire majoritaire) ces tranches sont situées en Mer du Nord par de 61.562° de latitude et 2.985°de longitude dans la région de Vlaanderen. Ce parc, qui a déjà reçu son permis de construire, est développé par C-Power et aura une capacité de 288 MW grâce à 48 éoliennes REpower de 6 MW, le modèle phare de ce fabricant et l'un des plus puissants actuellement fabriqués. Situé à 28,4 km du rivage par des fonds de 6 à 20 m sur une superficie de 10 km2, les deux tranches seront construites sur des fondations de type "jacket", permettra d'alimenter 160.000 foyers. Avec un investissement total de 1 milliard 250 million d'euros, il s’agit là d'un des financements eruopéens les plus importants jamais réalisés dans l’éolien offshore mais aussi du premier projet mettant en oeuvre des turbines de 6 MW. Les banques participeront à hauteur de 950 millions d'euros, y compris les participations de la Banque Européenne d’Investissement et es agences de crédit-export danoise - Eksport Kredit Fonden – et allemande – Euler Hermes. Les banques commerciales, parmi lesquelles Société Générale, KBC, Rabobank, Commerzbank, Dexia et
ASN Bank, fourniront jusqu’à 540 millions d'euro de financement et 350 millions d’exposition au risque du projet. Les principaux aspects commerciaux du financement sont désormais acquis et les contrats afférents devraient être signés dans le courant du mois de septembre. Le début de la construction est prévu pour 2011 et le deux tanches seront terminées en 2013.

- ELDEPASCO appelé aussi Bank Zonder Naam. Co-propriété d'un consortium formé de Aspiravi, Depret, W.E Power (Colruyt Group), ElectraWinds, ce parc developpé par Eldepasco est situé en Mer du Nord dans la région de Vlaanderen par 51.619° de latitude et 2.901 °de longitude. Le permis de construire a été accordé en décembre 2009 pour ce parc qui produira 216 MW grâce à 72 turbines de 3 MW de modèle Vestas V112, alimentera 120 776 foyers et permettra d'épargner les rejets de 124 089tonnes de CO2 et 5676 tonnes de SO2. Des sondages sur le terrain étant encore menés en ce moment même, le type de fondation n'a pas été déterminé pour une implantation sur des fonds variant entre 15 et 23 m. Les éoliennes seront distantes des côtes de 32 km, s'étendront sur une superficie de 15 km2 et seront connectées au point de ZeeBruges (Elia 150kW station). La construction devrait commencer en 2012. Le coût du projet a été estimé à 800 millions d'euros.

- NORTH SEA POWER
. Propriété de Air Energy sa (Eneco) et developpé par SA Norther, ce parc en est au stade de l'étude de faisabilité sur une concession déterminée en octobre 2009 en Mer du Nord par 51.527° de latitude et 3.015° de longitude. Ce parc devrait produire 360 MW grâce à 60 turbines de 6 MW, de modèle non encore décidé, alimentera 201 294 foyers et permettra d'épargner le rejet de 406 814 tonnes de CO2 et 9461 tonnes de SO2. Le type de fondation n'a pas été déterminé pour une implantation sur des fonds variant entre 13 et 26 m. Les éoliennes seront distantes des côtes de 24 km, s'étendront sur une superficie de 38 km2. Ce parc, dont le coût a été estimé à 1 milliard 500 millions d'euros, devrait entrer en production en 2014.

- RENTEL.
Co-propriété de Electrawinds (50%) et Rent-A-Port (50%), ce parc en est au stade de l'étude de faisabilité sur une concession déterminée en juin 2009 en Mer du Nord par 51.592° de latitude et 2.943° de longitude. Ce parc devrait produire 288 MW grâce à 48 turbines de 6 MW, de modèle non encore décidé, alimentera 161 035 foyers et permettra d'épargner le rejet de 325 452 tonnes de CO2 et 7569 tonnes de SO2. Le type de fondation n'a pas été déterminé pour une implantation sur des fonds variant entre 22 et 29 m. Les éoliennes seront distantes des côtes de 31 km et s'étendront sur une superficie de 19 km2. Ce parc, dont le coût a été estimé à 1 milliard d'euros, devrait entrer en production en 2015.

- SEASTAR. Co-propriété de Electrawinds (50%) et Power Sea (50%) ce parc, qui sera développé par Seastar (pas de site web), en est au stade de l'étude de faisabilité sur une concession déterminée en mars 2010 sur laquelle GDF Suez avait déjà candidaté à d'autres fins d'exploitation en août 2008. Par décision gouvernementale, cette concession, située en Mer du Nord par 51.634° de latitude et 2.861° de longitude, sera donc désormais consacrée uniquement à l'exploitation éolienne offshore. Le parc devrait produira 246 MW grâce à 41 turbines de 6 MW de modèle non encore décidé, alimentera 137 551 foyers et permettra d'épargner le rejet de 277 990 tonnes de CO2 et 6465 tonnes de SO2. Le type de fondation n'a pas été déterminé pour une implantation sur des fonds variant entre 23 et 30 m. Les éoliennes seront distantes des côtes de 38 km et s'étendront sur une superficie de 18 km2. Ce parc n'a pas été budgété et aucune date de début de construction n'a été avancée.

- ZONE 7. Cette zone a été aussi été déterminée en 2008 par le gouvernement belge pour une exploitation. Elle est située en Mer du Nord par 51.707° de latitude et 2.722° de longitude. Aucune capacité n'a été prévue à ce stade très précoce du projet exploitable sur 57 km2 à 46 km des côtes par des fonds variant entre 23 et 35 m. Ce que l'on sait c'est que les autorités belges ont suspendu le développement de cette concession sur laquelle étaient en concurrence SEAL (un consortium formé par Power Holdco, Electrawinds, Nuon), Northwester (consortium formé par Evelop, Blue H, Transcor Astra Group, TTR, TPF Group, Wagram Invest) et Blue4power (Electrabel).

Cela porte le total de la capacité belge prévue à 1758 MW avec une capacité de production déjà en service de 30 MW.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : sites liés. Photo1. le parc de Thornton Bank 1 actuellement en activité. 2 Carte de l'emplacement de Thornton 1.

A LIRE AUSSI SUR LE SUJET :
- Eolien offshore en Irlande : bilan 2010 (17 septembre 2010)
- Eolien offshore en Grèce : bilan 2010 (10 septembre 2010)
- Eolien offshore à Malte, en Croatie et en Albanie : bilan 2010 (9 septembre 2010)
- Eolien offshore en Italie : bilan 2010 (8 septembre 2010)
- Eolien offshore au Portugal : bilan 2010 (7 septembre 2010)
- Eolien offshore en Espagne : bilan 2010 (3 septembre 2010)

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