Wednesday, August 3, 2011

Greater Gabbard : plus grand parc éolien offshore mondial en construction



Lowestoft - Sullfolk (Angleterre-UE). 03/08/2011 - 3B Conseils. BB

Les turbines des éoliennes sont en cours installation sur le site "Greater Gabbard Offshore Wind Farm" développé par RWE npower dans le cadre d'une joint-venture avec Scottish and Southern Energy (SSE).

Greater Gabbard est le plus grand parc éolien offshore du monde actuellement en construction. Il comprend l'installation de 140 turbines éoliennes Siemens de 3,6 MW situées sur les deux bancs de sable connus sous les noms d'Inner Gabbard et de Galloper dans la mer du Nord, au large de la côte du Suffolk.

Le parc éolien, qui est situé à 25 km au large des côtes, aura, lorsqu'il sera pleinement opérationnel en 2012, une capacité de 504 MW pour alimenter environ 530 000 foyers.

A ce jour, toutes les fondations ont été installées et 40 éoliennes ont été érigées.

Les 3,6 MW seront connectés au réseau par un poste terrestre à Sizewell dans le Suffolk. Les câbles sous-marins raccordent les éoliennes au transformateur, et des câbles souterrains assureront la transmission au réseau électrique national et permettront de relier la sous-station au réseau national.

Une base permanente des opérations a été établie dans le port de Lowestoft.

Greater Gabbard Offshore Wind Limited est un partenariat joint-venture 50/50 entre Scottish and Southern Energy (SSE) et RWE npower renewables. Ils se partageront la production d'électricité.

* Basé sur des données spécifiques au site a rencontré le mât indiquant un facteur de charge d'au moins 40%, et basée sur la consommation des ménages de 3300 kWh par an.

Source : RWE npower
Article : Brigitte Bornemann / traduction CL _ www.Marine-Renewable-Energy.com

Monday, August 1, 2011

Iberdrola Renewables, Technip et Areva s'organisent pour l'appel d'offre éolien en mer français


Aberdeen - Ecosse GB - UE - 02/08/2011 – 3B Conseils – BB. Technip Offshore Wind rejoint le consortium Iberdrola Renewables et Areva pour répondre à l'appel d'offre français. Ils ont sélectionné deux sites sur les cinq annoncés le 11 juillet dernier qui représenteront 1,25 GW .

Alex Salmond, Premier Ministre écossais a particulièrement apprécié que cette annonce soit faite du siège de l'activité de Technip à Aberdeen en Ecosse, qui est appelé à devenir « un centre d’ingénierie d’excellence ».

L'accord été signé par Technip présidé par Thierry Pilenko et Keith Anderson, Chief executif de ScottishPower Renewables (SPR) et président de la division mondiale mondiale d'Iberdrola. voir la vidéo (ici)

Pour démarrer cette activité, Technip s’appuie sur le projet d’éolienne flottante à axe vertical « Vertiwind » voir article de F Rousseau du 20 janvier 2011, labellisé Pôle Mer Paca (partenaire du blog) et Capenergies... et sur l’acquisition récente des actifs de Subocean Group, société d’installation de câbles sous-marins. La société en outre a déployé la première éolienne flottante au monde, Hywind, au large de la Norvège ... et observait très sérieusement depuis quelques années le développement des énergies de la mer (voir entretiens Science et Ethique) intervention de Stéphane Hir vice président biocarburant et énergies renouvelables à Brest le 18 oct. 2010.

Pour Iberdrola, l'accord avec Technip intervient après le protocole signé le 29 juin dernier, avec Anil Srivastava, Président d’AREVA Renouvelables, qui devient le fournisseur exclusif des turbines qui équiperont les champs éoliens développés par Iberdrola Renewables.

Leader mondial de l'éolien, Iberdrola, avait décidé en 2010, d'investir 9 milliards d’euros d’ici 2012, en créant une filiale spécialisée Iberdrola Renovables dans l’offshore, pour développer les projets déjà remportés par le groupe, qui totalisent plus de 10.000 MW.

Le berceau écossais pour l'éolien offshore
En septembre 2009, l'Ecosse est devenue stratégique pour le groupe Iberdrola dans l'offshore : avec ScottishPower Renewables. Ce choix intervenait après le succès remporté en janvier 2009 avec le suédois Vattenfall, pour la concession du parc d'East Anglia Array, au large des côtes du Norfolk de 7,2 GW.
Cette zone géographique doit également recevoir des investissements important en matière de smartgrid, dans la région de Glasgow où se trouve le siège international de ses activités éoliennes en mer.
Iberdrola Renovables est le numéro un mondial sur le marché de l’éolien en mer.
L’ensemble de ses projets éoliens en Europe représente environ 10 000 MW, Iberdrola Renovables est principalement au Royaume-Uni, où elle développe égalementt le projet Argyll en Écosse.

Article : Brigitte Bornemann
Sources : Les Echos, The Scottish Government, Iberdrola, Areva, Sciences et Avenir.

Gestion intégrée de la mer et du littoral, et énergies renouvelable de la mer




Paris (France-UE) 1/08/2011 - 3B Conseils. Interview d'Yves Henocque par BB. La mer et le littoral prennent une place croissante dans les politiques publiques, et l'activité production d'"énergie renouvelable à partir de la ressource mer" va s'y ajouter d'ici quelques années en France.

Cette évolution est prise en compte dans le cahier des charges de l'appel d'offre éolien en mer, lancé le 11 juillet dernier par le gouvernement, et mentionne que des études devront être remises sur l'impact sur la biodiversité des installations et de la maintenance.

Il va sans dire ..., que les futurs candidats ont probablement et déjà, menés ces études pour déterminer et évaluer avant le lancement de l'appel d'offre, les zones favorables d'implantation et menés conjointement des discussions avec les acteurs du monde de la mer.
Cet aspect révèle un autre point dans une étude d'Yves Henocque, Ifremer, Président de CS Liteau, membre fondateur de LittOcéan qui tient à l'importance de l'évolution d'une "gestion intégrée de la zone côtière" (GIZC) ... à "gestion intégrée de la mer et du littoral".

NB : Compte rendu Liteau La Baule 10 juillet 2010

Il vient de publier une note issue des observations faites et de l’abondante documentation mondiale distribuée lors de la réunion de la Commission des Parties No.10 de la Convention sur la Biodiversité, qui s’était tenue à Nagoya, au Japon, du 18 au 29 octobre 2010 dernier. Pour en savoir plus - A télécharger dans onglet rapport - portail des énergies de la mer www.mer-veille.com.

La lettre du Pôle Mer Paca, annonce qu'un appel à propositions de recherche de Liteau 4è phase sera ouvert en octobre 2011.

Article : Brigitte Bornemann
Photo : Cpieflandremaritime - nov 2010
Source : LittOcean

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites

Thursday, July 28, 2011

Eolien flottant : toutes les plates-formes

UNION EUROPÉENNE - 29/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
Les éoliennes flottantes permettent de générer de l'électricité partout où les fonds sont compris entre 50 et 300 m, ce qui peut arriver quelquefois à une distance très proche des côtes, quand le plateau continental plonge soudainement, comme c'est le cas dans de nombreux pays européens de la côte Atlantique. A ces profondeurs, l'éolien posé n'est pas envisageable et seul l'éolien flottant présente une solution fiable. Ce concept d'éolienne flottante en eaux profondes a été proposé pour la première fois officiellement par des chercheurs de l'Université du Massachusetts (UMASS) en 1972. Selon un rapport américain établi par le National Renewable Energy Laboratory (NREL) : " Il a fallu attendre le milieu des années 1990, c'est-à-dire un certain temps après que l'industrie éolienne terrestre ait été bien établie, pour que ce sujet de recherches soit repris par la communauté scientifique". Jusqu'en 2003, l'implantation d'éoliennes offshore a été limitée par l'emploi des fondations de type "posées" dont l'emploi est réservé à des profondeurs d'eau n'excédant pas 30 mètres. Depuis 2003, de nombreux développeurs à travers le monde se sont intéressés aux plates-formes éoliennes flottantes. On répertorie aujourd'hui quatre principaux types de plates-formes éoliennes flottantes en eau profonde qui constituent une technologie très différente des fondations posées dont j'ai parlé dans un article du 1 juin 2011

4 GRANDS TYPES DE FONDATIONS FLOTTANTES

1. "Plate Forme Spar " : fondation immergée à ballast stabilisé, dotée d'ancrages caténaires permettant de la fixer par simple accrochage au fond marin. C'est le principe appliqué par Hywind pour StatoilHydro, Technip et Siemens au large de la Norvège (cf. article du 24 juillet 2009). Un premier démonstrateur expérimental a été installé en 2009 au large de Stavanger par 220 m de fond et supporte une turbine Siemens de 2,3 MW ; la fin de sa période d'essais de 2 ans doit s'achever incessamment. Le cylindre d'acier de 100 m de long qui constitue cette première fondation "Spar" a été remorqué horizontalement dans un fjord norvégien puis lesté sur place avec de l'eau et de la roche pendant que deux engins de levage flottant y installaient le mât de l'éolienne et la turbine. Le coût total selon Statoil a été de $72 millions. Comme le schéma le montre clairement, cette fondation, bien que lestée et totalement immergée, ne repose pas directement sur le fond de l'océan ; elle flotte et est rattachée au fond par des câbles disposant d'une certaine souplesse de mouvement et fixés à des ancres.

2. Plate forme TLP (Tension Leg Platform) ou "plates-formes sur jambages tendus" : plate-forme immergée et reliée au fond marin par des câbles tendus (d'où le nom) ancrés à des piliers mi-enfouis dans le fond marin et non à des ancrages caténaires. Les câbles qui relient la plate-forme flottante au fond se tendent et se détendent plus ou moins en fonction des mouvements de la houle : c'est le principe appliqué par Blue H Technologies pour son prototype décrit dans mon article du 17 octobre 2008. La première phase d'essai de cette plate-forme a commencé en 2008, après divers pourparlers non aboutis, avec l'installation d'une première structure expérimentale supportant une turbine bipale, au large des côtes italiennes par 113 m de fond dans le cadre du Projet Tricase. C'était la première fois au monde qu'une plate-forme flottante était testée. Elle a été démontée 6 mois tard. Parallèlement Blue H commençait la phase 2 de développement qui prévoyait la construction d'une nouvelle plate-forme flottante destinée à supporter une éolienne de 2 MW, livrable en 2012, toujours dans le cadre du Projet Tricase. La phase 3 est prévue pour 2014 avec le déploiement en haute mer du concept final à savoir une plateforme Blue H - TLP au design plus arrondi (cf. photo) supportant une turbine fabriquée par une tierce partie encore non définie.

3. "Plate forme semi sub" ou à flottabilité stabilisée. C'est une plate-forme qui, comme son nom l'indique, est semi-submergée donc semi-visible en surface ; elle utilise un dispositif de type «barge» ancré au fond par des câbles grâce à des ancrages caténaires. C'est le principe appliqué sur la spectaculaire plate-forme flottante triangulaire WindFloat par le développeur américain Principle Power Inc. qui travaille en ce moment même d'arrache-pieds, si je peux dire, avec Energias de Portugal (EDP) et ASM GROUP pour permettre une première mise à l'eau de ce modèle au large du Portugal sur des fonds de 43 mètres, vraisemblablement au début ou dans le courant du mois de septembre 2011. Cette plate-forme flottante triangulaire est une déclinaison innovante des plates-formes semi-submersibles issues de l'industrie du pétrole et du gaz ; elle est exploitable par n'importe quel hauteur de fond et se caractérise par une structure composée de trois colonnes en acier léger qui la rend particulièrement stable et résistante aux conditions les plus extrêmes. Comme la majorité des autres plates-formes flottantes, la plate forme WindFloat de type "semi sub" sera attachée au fond marin avec quatre câbles. Cette structure estimée à $ 23 millions a été élaborée pour recevoir un système éolien qui comprendra un mât de 67 mètres de hauteur et, dans un premier temps, une turbine Vestas Wind V80 de 2,0 MW. Dans un premier temps car Dominique Roddier, directeur technique de ce projet chez Principle Power, laisse clairement entendre que " Cette plate forme va bouleverser à terme le monde de l'éolien offshore ". Si l'expérimentation qui va commencer en septembre et se prolonger pendant un an confirme leurs espoirs, les développeurs sont décidés à planifier la construction d'un parc éolien offshore sur ce modèle d'éolienne flottante, parc qui pourrait atteindre 150 MW au large du Portugal. Il pourrait être constitué d'éoliennes Vestas de 5MW et dans un avenir plus ou moins proche de Vestas V164 7.0 de 7 MW.

4. Free Floating Platform (FFP)
L'éolienne flottante française WINFLO développée par DCNS, Nass&Wind, Saipem et In Vivo Environnement avec l'appui d'IFREMER Brest et de l'ENSTA , fait elle aussi partie de cette catégorie semi-submersible à ancrage catenaire mais avec des variantes suffisamment importantes pour la faire entrer dans la catégorie à part des "Free Floating Platform (FFP)". C'est donc une construction "semi sub" plus légère et plus indépendante du système d’ancrage et du flotteur qui lui permet d'être déconnectée et remorquée facilement pour sa maintenance. Le projet d’éolienne flottante offshore WINFLO associe des industriels majeurs des secteurs naval, para-pétrolier et éolien. Le récent appel d'offre du gouvernement français du 11 juillet 2011 et le prochain à venir en janvier 2012 devraient conduire les protagonistes à mettre en place rapidement un démonstrateur proche de l’échelle 1, d’une puissance de 2,5 MW, installé au large de la Bretagne et raccordé au réseau électrique. Le projet prévoit la mise au point d’une nacelle spécifique offshore, à la fois légère et résistante aux sollicitations marines et aux agressions du milieu. La machine sera installée sur une plate-forme semi-submersible liée au fond marin par des ancrages caténaires encore plus facile d'utilisation que les modèles traditionnels.

IDEOL
A ces quatre types d'éoliennes flottantes s'ajoutent des variations comme Ie très intéressant système français de la société basée à La Ciotat, Ideol qui parvient à limiter l'effet de sillage dans un parc éolien grâce à une solution mécanique (photo ci-contre) capable de déplacer la turbine éolienne flottante entière, doublée d’une solution logicielle qui calcule en temps réel l’implantation optimale en fonction d’un ensemble de paramètres, afin de minimiser les effets de sillage aérodynamique et ainsi maximiser la production d’énergie du parc. (cf. article de mars 2011. Cette compagnie créée il y a tout juste un an, espère implanter un premier prototype expérimental en 2013.

PROSPECTIVE ÉOLIENNE FLOTTANTE

1. Eoliennes flottantes à axe vertical

VERTIWIND. Une voie prospective est ouverte par les éoliennes en mer à axe vertical au premier rang desquelles l'éolienne VERTIWIND (CF. article du 20 janvier 2011). Petit rappel de ses caractéristiques : des pales verticales tournant autour d'un axe lui-même vertical comme un tourniquet de manège ; une vitesse de rotation variant en fonction du vent supprimant tout risque de vibration des pales ; une hauteur de 90 m c'est-à-dire réduite par rapport à celles des éoliennes traditionnelles ; une flottaison ne nécessitant qu'un faible tirant d'eau, d'une dizaine de mètres, ce qui rend son remorquage depuis la terre peu couteux et moins complexe que dans le cas d'une éolienne classique. Grâce à sa capacité à flotter au-dessus de fonds de 200 mètres de profondeur et plus, le concept VERTIWIND allie aux avantages des éoliennes flottantes de tous types celui d'une plus grande souplesse d'utilisation grâce à ses pales verticales. La compagnie Technip dont on peut dire qu'elle est en tête des compagnies engagées dans la bataille de l'éolien flottant, déjà associée au lancement de l'éolienne flottante Hywind en Norvège, ne s'y est pas trompé en lançant un appel à projet concernant Vertiwind (ICI) et en se fixant comme objectif "de concevoir, fabriquer, installer et tester un prototype préindustriel d’éolienne à usage offshore " dont la double particularité est d'être d'une part flottante et d'autre part à axe vertical. Pour Technip, VERTIWIND offre de nouvelles perspectives pour une deuxième génération d’éolien en mer dans de nombreux pays, en particulier sur le pourtour méditerranéen, en Europe ou encore aux Etats-Unis. Le projet Vertiwind est labellisé par le Pôle Mer PACA et bénéficie des premiers financements du Programme d’Investissements d’Avenir, lancé dans le cadre du Grand Emprunt sous l’égide du Premier Ministre français via l’ADEME.

DEEPWIND
Dans cette course au gigantisme flottant et aux objets étranges, il faut citer l'expérience danoise DeepWind présentée par le magazine Wind Tech en 2010 ICI. C'est une éolienne flottante à axe vertical de 20 MW étudiée par l'Université Technique du Danemark (DTU). Malgré son aspect très futuriste, ce projet "DeepWind", lancé en octobre 2010 a reçu une subvention de 3 millions d'euros sur 4 ans, dans le cadre du 7e programme-cadre européen sur les futures technologies émergentes. Le concept combine une turbine à axe vertical de type Darrieus (une technologie bien connue) un système de pale et un système de transmission et de contrôle innovant, associés à une structure rotative et flottante. Le concept inclut un générateur à entraînement direct avec un système de contrôle électronique situé au bas de l'arbre de transmission et les liaisons par câbles électriques. Un prototype démonstrateur proche de l'échelle 1 avec une turbine de 5 MW devrait être mis en place dans les eaux du fjord de Roskilde à proximité de L'université Technique du Danemark (DTU). Cette phase une fois franchie, les développeurs prévoient une mise à l'échelle avec un modèle de turbine qui pourrait atteindre 20 MW.

2. Autres projets

SWAY

Dans le domaine de la prospective éolienne flottante, plusieurs, comment dire, ovni flottants se disputent la vedette, au premier rang desquels il faut citer le système Sway® dont les premières études ont commencé en 2003. Ce système tout à fait unique en son genre fonctionne sur le même principe de balancier que celui d'une bouteille à moitié pleine que l'on aurait posée en mer. L'ensemble turbine, mât et fondation se compose d'une seule pièce, avec dans l'extrémité inférieure un pôle lourdement lesté, exactement comme une bouteille flottante. Le principe repose sur celui d'un centre de gravité situé très en dessous du centre de flottabilité, ce qui donne au mât une stabilité suffisante pour résister aux contraintes importantes produites par la turbine posée au sommet. Le balancement de l'ensemble en mer pourrait atteindre, selon certaines études, un angle de 5 à 8 degrés. Malgré son apparente fragilité, ce système a cependant été qualifié par le très sérieux cabinet Garrad Hassan & Partners, de "technologie qui permettrait le mieux d'affronter les pires conditions de mer." En 2009, (cf. article du 1 août 2009) AREVA Wind avait jugé le projet suffisamment sérieux pour entamer avec Sway® une collaboration portant sur la construction d'une éolienne commune de 5 MW. En 2010 (cf. artcile du 17 février 2010) Sway® et l'organisme public norvégien ENOVA.no annonçaient un projet de construction d'éolienne de 10 MW sur une base flottante Sway®, projet dont il disait vouloir proposer les premiers éléments concrets en 2011. Un premier prototype à échelle réduite était inauguré le 10 juin 2011 (ICI). Les essais devraient se prolonger pendant 1 ou 2 ans avant de passer au stade 2. On est encore loin de la plus grosse turbine flottante du monde !

MUFOWS
Enfin en bout de chaîne prospective, si je peux dire, il y a ce projet MUFOWS (Multiple Unit Floating Offshore WindfarmS) dont on trouvera tout le détail ICI. Il a commencé à voir le jour dans les années 1990 au moment même où l'on s'intéressait de près au développement de l'éolien offshore flottant par rapport à l'éolien offshore posé. Développé conjointement par University College of London (UCL), W.S. Atkins et Energy research Centre of the Netherlands (ECN), le concept repose sur l'idée de base très simple (en apparence !) qui consiste à monter une batterie de plusieurs turbines éoliennes sur une seule et unique plateforme flottante semi-sub ancrée au fond marin par un câble. Deux types de structures ont été envisagées pour ces plates-formes : une structure en arête (cf photo 1) pouvant porter jusqu'à 8 éoliennes bipales, ou une structure octogonale (cf photo 2) pouvant porter aussi 8 éoliennes. Hélas en 2000, une étude de faisabilité plus approfondie concluait que si ces structures étaient parfaitement réalisables et fiables, elle n'avaient aucune chance d'être rentables dans les conditions d'exploitation des fermes offshore nearshore en vigueur dans ces années là, en Europe du Nord ! L'étude projetait cependant que, dans un futur plus ou moins proche, si l'exploitation de parcs en eau profonde était envisagée, la question vaudrait la peine d'être étudiée à nouveau-
C'est précisément le cas aujourd'hui en 2011 !


Sources : Sites liés et cités. Photo 1 : Eolienne Windflfoat ©Principle Power Inc. 2: éolienne flottante Hywind ©Technip/Statoil. 3: Schéma descriptif Windfloat©Principle Power. 4 et 5 : Winflo ©DNCS. 6 : Ideol©Ideol. 7. éolienne a axe verticale Vertiwind © Technip. 8 : éolienne Darrieus flottante Deepwind ©DTU. 9. Eolienne Sway © Sway® . 10Mufows en arête et 11 Mufows octogonale ©UCL


La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites

VEstasV164-1

RANDERS - (Danemark) - 28/07/2011 - 3B Conseils -

Par Francis Rousseau

Le pionnier du secteur des turbines offshore, le danois Vestas Wind Systems a dévoilé voici quelques mois (en mars 2011 précisément) une nouvelle génération de turbines parmi lesquelles son fleuron, la V164 7.00 d'une puissance 7 MW à laquelle j'avais déjà consacré un article en janvier 2010 mais dont je n'avais pas eu l'opportunité de parler en détails jusque-là.

Lire la suite...


Vestas_V164_-2Cette éolienne (brochure complète téléchargeable ICI), qui concentre un nombre important d'innovations technologiques, devient de fait la turbine la plus puissante du monde et place la compagnie Vestas en tête des performances techniques devant Alstom (6MW), Areva (5MW) et Siemens. Avec ce système, l'objectif poursuivi par Vestas est le même que celui de ses concurrents à savoir "aller dans le sens de la rentabilité réclamée par les développeurs des parcs offshore pour conduire ce marché vers des niveaux plus importants de production". La V164 7.0 avec son gigantesque rotor de 164 mètres de diamètre (d'où son appellation) permet de balayer une surface de plus de 21 000 m2 ; elle produira donc plus d'électricité en réduisant le nombre de turbines présentes sur les futurs parcs offshore. Cela signifie aussi une réduction équivalente du nombre de fondations (posées ou flottantes) à installer, de longueur de câble nécessaire (un poste très coûteux dans l'éolien offshore) et de coût d'entretien du parc dans son ensemble. Le "plus" de la V164 : elle devrait allonger sensiblement la durée de vie des futurs parcs, puisqu'elle est garantie 25 ans par le constructeur !

Au-delà de sa puissance, la V164 7.0 concentre plusieurs évolutions stratégiques comme l'utilisation de matériaux composites spécifiques employés dans l'aéronautique, l'emploi de pièces robustes conçues avec un degré de précision maximum de façon à faciliter l'application de protocoles de maintenance qui évitent les interventions inutiles, les arrêts de production et réduisent l'entretien au strict nécessaire. Enfin l'utilisation d'une boîte de transmission à vitesse moyenne devrait assurer un fonctionnement fiable et constant de la turbine. Cette optimisation des techniques existantes s'assortit d'innovations technologiques majeures qui pourraient être ajoutées dans un futur proche comme l'éventuel emploi de pales furtives (cf. article de janvier 2010) qui réduiraient les interférences avec les radars ou encore le raccordement à une unité de stockage d'électricité embarquée (cf. article de juin 2010). La construction des premiers prototypes de la V164-7.0 MW est attendue pour le quatrième trimestre 2012. La production en série devrait démarrer dès le premier trimestre 2015.

Sources : Sites liés et cités. Photos : 1. Préfiguration turbine V164 7.00 © Vestas Wind Power. 2. Schémas performance V164 7.00 © Vestas Wind Power

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites

Wednesday, July 27, 2011

VESTAS V164 7.0 : l'avenir vu en 7 MW


RANDERS - (Danemark) - 28/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau

Le pionnier du secteur des turbines offshore, le danois Vestas Wind Systems a dévoilé voici quelques mois (en mars 2011 précisément) une nouvelle génération de turbines parmi lesquelles son fleuron, la V164 7.00 d'une puissance 7 MW à laquelle j'avais déjà consacré un article en janvier 2010 mais dont je n'avais pas eu l'opportunité de parler en détails jusque-là.

Cette éolienne (brochure complète téléchargeable ICI), qui concentre un nombre important d'innovations technologiques, devient de fait la turbine la plus puissante du monde et place la compagnie Vestas en tête des performances techniques devant Alstom (6MW), Areva (5MW) et Siemens. Avec ce système, l'objectif poursuivi par Vestas est le même que celui de ses concurrents à savoir "aller dans le sens de la rentabilité réclamée par les développeurs des parcs offshore pour conduire ce marché vers des niveaux plus importants de production". La V164 7.0 avec son gigantesque rotor de 164 mètres de diamètre (d'où son appellation) permet de balayer une surface de plus de 21 000 m2 ; elle produira donc plus d'électricité en réduisant le nombre de turbines présentes sur les futurs parcs offshore. Cela signifie aussi une réduction équivalente du nombre de fondations (posées ou flottantes) à installer, de longueur de câble nécessaire (un poste très coûteux dans l'éolien offshore) et de coût d'entretien du parc dans son ensemble. Le "plus" de la V164 : elle devrait allonger sensiblement la durée de vie des futurs parcs, puisqu'elle est garantie 25 ans par le constructeur !

Au-delà de sa puissance, la V164 7.0 concentre plusieurs évolutions stratégiques comme l'utilisation de matériaux composites spécifiques employés dans l'aéronautique, l'emploi de pièces robustes conçues avec un degré de précision maximum de façon à faciliter l'application de protocoles de maintenance qui évitent les interventions inutiles, les arrêts de production et réduisent l'entretien au strict nécessaire. Enfin l'utilisation d'une boîte de transmission à vitesse moyenne devrait assurer un fonctionnement fiable et constant de la turbine. Cette optimisation des techniques existantes s'assortit d'innovations technologiques majeures qui pourraient être ajoutées dans un futur proche comme l'éventuel emploi de pales furtives (cf. article de janvier 2010) qui réduiraient les interférences avec les radars ou encore le raccordement à une unité de stockage d'électricité embarquée (cf. article de juin 2010).
La construction des premiers prototypes de la V164-7.0 MW est attendue pour le quatrième trimestre 2012. La production en série devrait démarrer dès le premier trimestre 2015.

Sources : Sites liés et cités. Photos : 1. Préfiguration turbine V164 7.00 © Vestas Wind Power. 2. Schémas performance V164 7.00 © Vestas Wind Power

La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites

Tuesday, July 26, 2011

BIMEP et EVE : l'houlomoteur nearshore en Euskadi


BILBAO (Euskadi- Espagne) - 27/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau

Au début de ce mois, le Gouvernement Basque et le distributeur d'électricité Ente Vasco de la Energia (EVE) ont annoncé ICI l'inauguration à Mutriku (entre Bilbao et San Sebastian) du premier parc houlomoteur nearshore espagnol utilisant la technologie OWC (colonne d'eau oscillante) WAVEGEN dont j'ai déjà parlé dans ce blog le 11 août 2008 et le 7 juillet 2010 , une technologie mise au point par Voith Siemens Hydro’s Scottish. Sur le site de Mutriku, 16 systèmes Wavegen seront installés qui produiront au total 300 kW, soit de quoi alimenter 250 foyers en électricité. C'est un projet très orignal en ce qu'il utilise la construction du nouveau brise-lames du port Mutriku (édifié pour atténuer la force des tempêtes qui déferlent sur cette partie de la côte Basque) pour y incorporer une petite centrale houlomotrice. Cette dernière occupera une centaine de mètres sur les 440 mètres que mesure le brise lame. “L'expérience de Mutriku est une étape historique pour l'énergie houlomotrice" a déclaré le Dr. Hubert Lienhard, PDG de Voith Siemens Hydr," et nous sommes fiers que Wavegen devienne la première technologie houlomotrice qui soit ainsi intégrée à une brise lames ".

Non loin de Mutriku, Ente Vasco de la Energia (EVE) est aussi engagé dans un autre projet de plus vaste envergure, celui du Centre d'essais d'énergie houlomotrice, BIMEP (Biscay Marine Energy Platfom), situé au large de la côte d'Armintza à 20 km de Bilbao. C'est en 2009 que l'Espagne a officiellement décidé de se doter d'un centre expérimental de ce type et c'est à cette date qu'une première bouée océanographique avait été installée. C'est dans le courant de cet été 2011 que le BIMEP va voir le jour pour une entrée en service prévue au second semestre 2011. Il s'agit d'une emprise maritime de 8 km2 sur des fonds variant entre 50 et 90 m, où vont être installés quatre câbles sous-marins et quatre connecteurs les reliant à une station à terre. Le centre d'essais BIMEP, dont l'ambition est d'atteindre une capacité de 20 MW, entend devenir à terme une installation houlomotrice de référence pour le monde entier, installation dont le bénéfice de l'exploitation devrait permettre de développer le tissu industriel du Pays Basque où il est situé.
L'exploitation et l'activité sur le site du BIMEP étant réglementées par deux décrets royaux, le decret royal 661/2007 concernant la production d'électricité sous condition spéciale et le décret royal 1028/2007 instaurant une procédure administrative de demande d'autorisation pour toute installation de production d'électricité à la mer, une demande de permis préalable a du être soumise auprès du Ministerio de Industria, Turismo y Comercio (MITYC). A la suite de cette demande, la concession sur la zone marine a été accordée par le Ministerio de Medio Ambiente y Medio Rural y Marino (MARM). Le projet a aussi fait l'objet d'une consultation publique précédée d'une exposition de panneaux pédagogiques dans le port d'Armintza réalisée pour informer les visiteurs sur l'énergie houlomotrice et la mission de la future plate-forme. Les visiteurs étaient invités à remplir un questionnaire duquel il ressort que le projet est considéré comme positif pour le développement de la région et pour l'environnement en général. A la suite de préoccupations exprimées concernant l'impact sur la pêche et la vie quotidienne des riverains, plusieurs entrevues ont eu lieu entre les associations de pêcheurs locaux et les autorités pour informer et rechercher les solutions les plus aptes à répondre aux préoccupations, notamment en matière de sécurité maritime et d'accessibilité au port.

En juin 2009 un appel d'offre pour l'ingénierie sur site concernant le BIMEP a été lancé. En novembre 2009, c'est la société basque d'ingénierie Sener qui le remportait. L'appel d'offre pour la fourniture et l'installation des ouvrages sous-marins et des câbles a été publié en décembre 2009. De futurs appels d'offre seront annoncés par les gouvernements basque et espagnol pour la construction de la station à terre, des bouées et des systèmes de signalisation. Un ou deux démonstrateurs houlomoteurs devraient donc être mis en place très prochainement, des appareils houlomoteurs de type bouées dont on ne connait pas encore exactement le constructeur bien que l'animation fournit par EVE laisse supposer qu'il s'agisse d'un type de système très proche du Power Buoy d'Ocean Power Technologies.

Sources : Sites liés et cités.
Photos 1 : Centrale houlomotrice nearshore Voith Hydro sur le brise lame de Mutriku © Voith Hydro. 2 : le port de Mutriku (Euskadi). 3 : Le site du BIMEP © EVE. 4 : Boîte de jonction des câbles © EVE. 5 : Transport sur le site de BIMEP d'un convertisseur d'énergie des vagues © EVE. 6 : Préfiguration d' installation sur le site de BIMEP d'un convertisseur d'énergie des vagues © EVE.


La reproduction partielle ou totale, par toute personne physique ou morale et sur tout support, des documents et informations mis en ligne sur ce blog-médias sans autorisation préalable de 3B Conseils et mention de leur origine, leur date et leur(s) auteur(s) est strictement interdite et sera susceptible de faire l’objet de poursuites