Thursday, July 14, 2011

OYSTER 2 lancée par le Premier ministre écossais


ILES ORCADES - (Royaume-Uni) - 15/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Le 13 juillet 2011, un pas important a été franchi pour l'industrie britannique des énergies marines avec le lancement par le Premier Ministre d'Ecosse, Alex Salmond, de l'Oyster 800 d'Aquamarine Power, toute dernière génération du désormais célèbre système de récupération d'énergie des vagues de la série Oyster.
Lors d'une cérémonie officielle qui s'est tenue dans les locaux des ateliers de fabrication de la machine, le Premier Ministre a pris acte des progrès réalisés dans la technologie de conversion de l'énergie des vagues en électricité réalisés ces dernières années par Aquamarine Power et a dévoilé le dispositif de 800 kW, Oyster 800. Un communiqué de presse a été publié dans la foulée. L'Oyster 800 va maintenant être transporté par mer depuis le Firth of Forth jusqu'à l'EMEC dans les Iles Orcades où il sera installé pendant l' été à environ 500 mètres du rivage, lançant ainsi le projet Oyster 2. Ce projet a été soutenu par un financement accordé par Scottish Enterprise et par Carbon Trust Marine Renewables Proving Fund.

Rappelons que ce projet fait suite à l'installation en 2009 d'un premier dispositif Oyster 1 de 315 kw à l'EMEC, dispositif qui a été raccordé au réseau et a fourni pendant deux hivers plus de 6000 heures de bons et loyaux services en tournant souvent 24 heures sur 24 heures, ce qui suffit a démontrer la fiabilité de la technologie.
L'Oyster 2 de 800 kw fonctionne exactement de la même façon que l'Oyster 1, à ceci près que sa puissance a été plus que doublée, sa procédure d'installation simplifiée avec une routine d'entretien plus facile à exécuter et moins coûteuse. Quelques modifications de structures ont aussi été apportées notamment avec l'agrandissement du dispositif (26 mètres de long et 16 mètres de hauteur) de façon à lui permettre de récupérer plus d'énergie des vagues. Oyster 2 est maintenant monté sur 2 piliers ce qui en facilite l'installation par rapport à Oyster 1 qui était monté sur 4 piliers nécessitant 4 fondations. Oyster 800 a également été conçe pour rendre la maintenance et des opérations plus faciles et plus rentables. La machine elle-même a été fabriquée par Burntisland Fabrications (BiFAb) sur ses chantiers de Methil and Arnish.
L'Oyster 800 sera le premier des trois dispositifs destinés à être installés à l'EMEC, d'ici 2012 et 2013. Les trois Oyster seront reliés par un système de câbles sous-marins à une centrale hydro-électrique à terre d'une capacité de 2,4 MW. Ce projet Osyter 2 devra démontrer la faisabilité d'un projet de parc houlomoteur de petite dimension, destiné à grandir en taille dans le futur.
Une péniche jack-up est d'ores et déjà stationnée sur le site de Billia Croo à l'EMEC, au nord de Stromness, et a commencé le forage des fondations des piliers des Oysters.

A l'occasion de l'inauguration, le Premier Ministre Alex Salmond a déclaré :
"Aujourd'hui est un jour important pour Aquamarine Power et pour l'Ecosse qui continue à développer un éventail toujours plus large de technologies énergétiques à faibles émissions carbonées en exploitant pleinement les énormes ressources énergétiques situées autour de nos propres côtes et en contribuant aux efforts mondiaux pour élargir la production d'électricité propre. En moins de deux ans, Aquamarine a accompli d'énormes progrès dans l'amélioration de dispositif Oyster prouvant qu'il était possible d'utiliser cette technologie en réduisant les coûts. Je suis ravi que le gouvernement écossais et nos partenaires du secteur public aient été en mesure de soutenir les progrès vers cette nouvelle frontière technologique."

Martin McAdam, PDG de Power Aquamarine, a ajouté : "L'Oyster 800 constitue une avancée technologique significative par rapport à Oyster 1. Nos ingénieurs et équipes de R&D l'ont conçu spécifiquement pour être plus simple, plus robuste et plus efficace. Cela signifie que nous sommes en mesure d'atteindre 250 % en plus de la puissance d'Oyster 1 à un tiers du coût. Notre objectif est de rendre Oyster encore plus compétitif au cours des prochaines années. L'Oyster 800 va nous aider à recueillir toutes les données nécessaires dont nous avons encore besoin pour parvenir à ce point. Une ferme houlomotrice de 20 Oyster 800 générerait suffisamment de puissance pour alimenter 15 000 foyers. Il y a souvent des vagues même quand il n'y a plus de vent et cette ressource marine constitue une part essentielle du future mix énergétique décarboné de l'Ecosse. Je suis reconnaissant à BiFab pour l'immense professionnalisme dont ils ont fait preuve tout au long du processus de fabrication des Osyters, ainsi qu'au Premier Ministre et à nos investisseurs pour leur soutien continu. Par-dessus tout, je tiens à remercier l'équipe d'Aquamarine Power pour son travail acharné et son dévouement pour que le concept d'énergie marine devienne une réalité. "

John Robertson, Directeur général de Burntisland Fabrications, a commenté : "Nous sommes ravis d'être impliqués avec Power Aquamarine comme fabricant de ce dispositif innovant d'énergie des vagues. Le défi pour toutes les entreprises opérant dans le secteur des énergies renouvelables est de proposer sur le marché des produits concurrentiels et d'être capable de livrer annuellement une grande quantité d'unités. Nous avons été très impressionnés par l'équipe d'Aquamarine Power et par son approche active en ingénierie lors de la conception, du développement et de la fabrication de l'Oyster 800. Nous avons confiance dans Aquamarine Power et pensons qu'il deviendra un des principaux fournisseurs de dispositifs houlomoteur au Royaume-Uni et à l'étranger."

Le Dr Stephen Wyatt, responsable de "l'accélération technologique" au Carbon Trust, a déclaré : " Notre appui à Power Aquamarine, via notre "Accélérateur énergie marine", a joué un rôle en aidant le développement du dispositif qui est baptisé aujourd'hui. Nous pensons que globalement ce secteur pourrait diriger vers le Royaume Uni peu moins d'un quart du marché de l'énergie marine mondiale. Notre nouveau rapport lancé cette semaine démontre que l'énergie marine a un avenir brillant et constitue l'un des secteurs de croissance verte les plus dynamiques du Royaume-Uni. L'énergie des vagues et des courants marins pourrait fournir dans le futur un cinquième de nos besoins en électricité et devenir un important exemple de réussite « made in Britain ». Nos dernières analyses ont démontré que les énergies marines sont parfaitement capables de devenir compétitives avec l'éolien onshore et le nucléaire d'ici 2025. Les énergies des vagues et des courants pourraient générer jusqu'à £ 76 milliards d'ici 2050, et plus de 68.000 emplois pour le Royaume-Uni. La clé de la réussite est le soutien continu que nous pouvons apporter à l'innovation de ces secteurs technologiques quand ils passent du stade pré-commercial au stade de développement commercial."

Sources. Sites liés et cités. Photos. Oyster2 dans les ateliers de fabrication ©Aquamarine Power

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Un nouveau portail pour les énergies renouvelables de la mer

France / EU - 14/07/2011 - 3B Conseils - Marine Renewable Energy Ldt
Brigitte Bornemann

Avant que vous ne lisez l'article ci-dessous sur la Pologne, nous sommes heureux de vous annoncer que le premier portail entièrement dédié aux énergies renouvelables de la mer en français et en anglais est ligne :

www.mer-veille.com et www.marine-renewable-energy.com

4 ans après la création d'energiesdelamer.blogspot.com, devenu le 1er média électronique francophone spécialisé, nous devions voguer vers de nouveaux horizons.

Vos réponses à l'enquête que nous avons menée a montré que le besoin d'informations grandissait en France et à l'international sur ce secteur dont nous sommes leader en veille et presse électronique. Durant l'été, les portails français et anglais vont évoluer progressivement. N'hésitez à nous faire des suggestions. Nous ne sommes plus contraints par les limitations techniques.

La diffusion des informations francophones seront dorénavant traduites en anglais sur le portail une plus large audience européenne et internationale.

Merci à nos lecteurs et nos premiers partenaires, Bretagne Innovation, DCNS et Pôles Mer Bretagne-PACA, sans oublier Federal Finance, qui ont permis le développement du blog jusqu'à ce jour. L'Université de Bretagne Occidentale (UBO) et le Cluster Maritime Français viennent de les rejoindre en apportant leur soutien.
Ils ont permis aux entreprises, aux professionnels civils et militaires de la mer, aux scientifiques, aux administrations, au grand public intéressé... de suivre la progression de ces technologies émergentes.

C'est un travail et un service. Vous recevrez toujours l'alerte de la veille quotidienne internationale sur les énergies renouvelables de la mer... car notre ambition est de continuer à vous offrir des informations de qualité, fiables, vérifiées et traitées .... et pour en savoir + profitez dès maintenant du tarif préférentiel valable jusqu'au 31 août.


et sans transition l'information du jour :
Varsovie (Pologne-UE) - 14/07/2011 - 3B Conseils - La Pologne "devrait renoncer au nucléaire et investir dans l'énergie éolienne en mer". Ce sont les conclusions de l'étude 'Energie éolienne contre l'Atome commandée par Greenpeace et l'ONG allemande Heinrich Boell à l'Institut polonais pour les énergies renouvelables (IEO) dirigé par Grzegorz Wisniewski. 

La première centrale nucléaire de trois gigawatts sera mise en service en 2020 (ici AFP), "la Pologne devrait plutôt investir dans un parc d'éoliennes de 5,5 gigawatts en mer Baltique," a déclaré Maciej Muscat, le responsable de Greenpeace Pologne, "développer l'énergie éolienne permettrait de créer plus de 9.000 emplois, contre 7.000 pour le nucléaire, et de fournir une électricité à 104 euros par mégawatt contre 110 euros pour le nucléaire.

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a assuré que la décision de l'Allemagne de sortir du nucléaire d'ici 2022 ne changerait pas les plans de Varsovie.

Article : Brigitte Bornemann
Sources : Le Figaro.fr, AFP

L'équipe : www.mer-veille.com www.marine-renewable-energy.com
Brigitte Bornemann - Directrice des publications et des rédactions
Francis Rousseau - Rédacteur en chef l'édition électronique energiesdelamer.blogspot.com
Isabelle de Broglie - Lettre de Synthèse
Paul Gass - Web Master et Promotion
Christopher Longmore - Editeur anglais

Tuesday, July 12, 2011

EDF E.N. crée un consortium français de l'éolien offshore


PARIS - (France) - 13/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
A peine le premier appel d'offre pour l'éolien offshore français était-il lancé, que 6 entreprises dont 5 françaises (EDF Energies Nouvelles (EEN), DONG Energy, Nass&Wind Offshore, Poweo ENR, wpd Offshore et Alstom Power) décidaient de mettre en commun leur expertise et leur capacité d'investissement au sein d'un consortium. Ce consortium (qui n'a pas encore de nom) compte bien être parmi les premiers à répondre à l'appel d'offre pour la première tranche d'éolien offshore français lancé le 11 juillet (cf. notre article du 11 juillet 2011).

La création du nouveau consortium, annoncée d'ailleurs par Alstom Power dès le 11 juillet 2011 (ICI), illustre "une volonté commune de créer, dans un esprit d'équipe, des projets d'excellence "annoncés comme" technologiquement innovants, financièrement et techniquement solides, conçus localement, maîtrisés et ambitieux pour la France". Dans cette configuration, c'est EDF Energies Nouvelles qui organise et fédère les partenariats, alors qu'il incombera aux membres du consortium de gérer et de coordonner les réponses aux appels d'offre et en premier lieu au premier appel d'offre du 11 juillet 2011. En position de leader international dans les énergies renouvelables, EDF EN, qui a déjà l'expérience de la construction de deux projets offshore au Royaume-Uni et en Belgique, entend mettre son expertise technologique, industrielle et financière au service des futurs parcs éoliens offshore français. Dans ce futur consortium, c'est EDF EN qui détiendra la participation majoritaire de la société mère.

ALSTOM POWER
L’accord du consortium avec Alstom Power pour la fourniture en exclusivité d’éoliennes offshore de nouvelle génération (ALSTOM 6MW), dont j'ai parlé dans un article du 5 juillet 2011, est la pierre angulaire du projet global. "C'est un choix très structurant pour la création d’une filière industrielle française. La mise sur le marché en 2014 d’un nouvel équipement innovant et aux performances inédites, sera l’occasion unique de concevoir de toute pièce une éolienne de technologie française, fabriquée et assemblée sur le territoire national." Elle n'existe pas pour l'instant, sachant que l'éolienne M5000 de 5MW d'AREVA Wind est en réalité une éolienne conçue par l'allemand Multibrid ; elle est devenue la propriété d'AREVA Wind quand celui ci a racheté Multibrid mais ce n'est pas une technologie native AREVA. Cette éolienne, comme je l'ai signalée à plusieurs reprises, est d'ailleurs toujours fabriquée en Allemagne (Bremerhaven). Sous réserve de disposer d’un volume suffisant de commandes, Alstom Power aurait donc l'intention "d’implanter en France un pôle industriel et technologique comprenant des unités de fabrication de générateurs, de pales et de nacelles, qui sera le cœur d’un vaste écosystème économique et scientifique, faisant appel à de nombreux sous-traitants industriels français et faisant l’objet de partenariats technologiques avec plusieurs organismes." Près de 200 fournisseurs du secteur de l’éolien offshore sont impliqués dans ce projet. Il s'agit donc là d'un projet industriel français majeur capable de donner naissance à une filière française de l'éolien offshore native, compétitive et créatrice d’emplois, dont le consortium des 6 sera l'acteur autour de la figure centrale d'Alstom et d'EDF Energies Nouvelles.

DONG ENERGY

Parmi les membres importants du consortium, on remarquera la présence du groupe danois DONG Energy, pionnier dans le secteur de l'éolien offshore et qui, à ce titre, possède une expérience de plus de 20 ans sur le marché nord européen. En tant qu'acteur clé de l'industrie des énergies renouvelables, le groupe danois est la compagnie d'électricité qui a construit et exploite à ce jour la plupart des parcs éoliens offshore en Europe (Royaume-Uni, Allemagne, Danemark, Pays-Bas, Suède, Norvège) ce qui le met de fait en position de numéro 1 mondial bien que la société se présente modestement "comme un des leaders mondiaux".


Nass&Wind Offshore
Nass&Wind Offshore est un groupe français indépendant fondé par Nathalie Le Meur et Peter Nass dans le Morbihan en 2001. Spécialisé d’abord dans le développement de parcs éoliens terrestres, il a cédé cette activité à GDF-SUEZ en 2008. Depuis lors, Nass & Wind a renforcé son expertise dans l’identification de sites propices et dans le développement d’unités de production d’électricité verte, de la phase d’étude jusqu’à l’exploitation, en passant par le financement et la maîtrise des chantiers. Sa réputation, fondée sur la qualité des dossiers déposés et la réelle prise en compte des préoccupations des parties prenantes, et son expérience lui permettent d’oeuvrer désormais au développement industriel des énergies renouvelables en France. Plusieurs filiales dédiées au développement d’unités de production d’électricité à base de sources renouvelables composent le groupe dont deux nous intéressent particulièrement : Nass&Wind Offshore dédiée au développement de parcs éoliens offshore, et Nass&Wind Industrie, basée à Lorient, qui développe le projet innovant d’éolienne flottante multimégawatt Winflo labellisée par le Pôle Mer Bretagne en 2008 et dont un démonstrateur proche de l’échelle 1 sera testé dès 2012. L’éolien offshore flottant, l’héritier naturel de l’éolien offshore posé et en même temps "nouvelle frontière" à atteindre, mettra en valeur de nouveaux gisements énergétiques propres. Son développement nécessite un saut technologique qui mobilise aujourd’hui tous les efforts.

wpd Offshore
Crée en 2007 wpd Offshore est, aussi, bien connu des lecteurs de ce blog pour avoir planché sur trois projets français dont j'ai pu rendre compte :
- le parc éolien des "Deux Iles", qui proposait d'installer 120 éoliennes à 14 km de l’île d’Yeu et à 17 km de l’île de Noirmoutier pour une capacité totale de 600 MW, couvrant 70% de la consommation totale de la Vendée. Ce projet est loin d'être obsolète, François Fillon ayant rappelé lors du Conseil Interministériel de la Mer (CIMER) du 10 juin dernier que " le projet des Deux Iles sera bien inclus dans le deuxième appel d'offres qui sera lancé au premier semestre 2012 ",
- Le parc éolien du Calvados qui se proposait d’implanter 50 éoliennes au large des côtes du Bessin pour une capacité de 250 MW
- et enfin le parc éolien des Hautes Falaises.
wpd offshore France est une société française dont le siège est à Boulogne-Billancourt et la maison mère à Brême (Allemagne). La construction et le financement de plus de 80 centrales d’énergies renouvelables d'un capacité de 950 MW, à travers le monde ont permis au groupe wpd Offshore d’acquérir une solide connaissance des énergies renouvelables, des technologies offshore et du co-développement avec les communautés locales. wpd Offshore est devenu l'un des importants leaders de l’éolien offshore européen avec plus de 5000 MW en développement dont 1500 MW en cours de construction à ce jour. Parmi les projets actuellement les plus avancés du groupe, il faut citer : Baltic I (21 éoliennes en mer Baltique) et Kriegers Flak I, II et III (320 turbines à mi chemin entre l’Allemagne, le Danemark et la Suède). Le Groupe wpd est fier du savoir-faire qu'il a développé dans le domaine de l’éolien en mer et considère que son point fort est d'avoir comme une priorité l’écoute et la concertation locale.

POWEO,
Poweo ENR est la moins expérimentée des sociétés du consortium dans l'éolien et l'éolien offshore. Née en 2002 de la fin du monopole de la distribution du gaz et de l'électricité en France, POWEO est arrivé sur le marché de l'énergie en proposant des offres d’électricité et de gaz aux particuliers et aux professionnels "qui incitent à mieux consommer son énergie et donc réduire sa facture". En concurrence avec EDF et GDF Suez, Poweo a fait son entrée dans l'éolien terrestre de façon récente (mars 2007) par l'acquisition de 100% du bureau d'étude Espace Eolien Développement (EED) connu pour avoir développé depuis sa création en 1992 des fermes éoliennes, détenues et exploitées par des tiers. Je ne connais pas à Poweo d'expérience directe dans le domaine de l'éolien offshore. Poweo ENR est visiblement là pour réparer ce manque.

D'après ce que laisse entendre Alstom Power, le consortium aurait l'intention de se porter candidat sur les 5 lots désignés par l'appel d'offre du 11 juillet. Les cinq projets présentés par le consortium seraient détenus par cinq sociétés dédiées à chaque projet. Dans chacun des projets la société mère détiendrait une participation majoritaire aux côtés des partenaires stratégiques de développement.


Sources : Sites liés et cités. Photos 1 : Carte des vents marins en Europe © Riso National Laboratory Denmark . 2 : turbine 6MW ©Alstom. 3 Parc éolien offshore Dong de Burbo Bank ©DONG4: eolienne flottante Winflo ©Winflo. 5: travail sur une nacelle ©wpd offshore

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Monday, July 11, 2011

WALNEY 1 devient opérationnel


WALNEY ISLANDS - (Royaume-Uni) - 12/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
Selon un communiqué de presse de SSE, la première phase du parc éolien britannique en Mer d'Irlande, Walney 1 développé par un consortium formé de Dong Energy (50, 1%), de SSE (25,1%) et du néerlandais Triodos Bank (24, 8%), est maintenant opérationnelle. La construction de cette première phase qui a commencé le 26 août 2010 devait être terminée initialement en mars 2011, mais à la suite de retards liés à des problèmes de câblage entre les 51 turbines Siemens de 2,3 MW délivrant 183,6MW de capacité installée, elle n'a été achevée qu'en mai 2011. La mise en service de Walney 1 porte désormais la capacité éolienne offshore installée britannique à plus de 1,5 GW.

Le parc éolien de Walney est situé entre 14 km et 19km des côtes de Cumbria (Royaume-Uni) par 54.044° de latitude et -3.522 degrés de longitude. La sous station a été fournie par AREVA T&D (aujourdhui ALSTOM Grid). les fondations ont été fabriquées par Bladt industries A/S et EEW. Les éoliennes ont été câblées par NKT cables et le parc relié au réseau par Prysmian
Les navires engagés dans la construction de ce parc ont été : le Goliath pour l'installation des fondations monopiles transportées par le Vagant ; le Rambiz pour l'installation de 4 fondations de type Jackets ; le Sea Worker et le Seajacks Kraken pour l'installation des turbines ; les câbliers VOS Sympathy, le Stemat 82, Pontra Maris et Stemat Spirit, Le Normand Mermaid ; le Wind Transporter propriété de Dong pour les opérations de maintenance ; le Vanishing Point pour assurer les mouvements et transferts de personnels sur site.

La construction de la seconde phase WALNEY 2, qui devrait comporter le même nombre de turbines Siemens et la même capacité, a commencé en mars 2011, avec une installation de la première turbine en juin 2011 et l'installation de 17 autres turbines depuis lors. Forte de l'expérience acquise pour la construction de la première tranche, cette seconde tranche devrait être mise en service comme prévue dans le courant de l'année 2012. Les deux phases ensemble, délivreront environ 1300 GWh d'électricité par an permettant d'alimenter plus de 205.000 foyers.

Sources. Sites liés et cités. Photos 1: Walney phase 1 © Dong Energy. 2 et 3 : navire installateur de turbines Seajack Kraken © Seajack .

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Sunday, July 10, 2011

Appel d'offre éolien offshore français : c'est le Jour J !



PARIS - (France) - 11/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Alors que le Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, de l'Environnement et du Développement durable annonçait ICI la présentation par la Direction générale de l’énergie et du climat, le mardi 12 juillet de 9h à 12h30, de la première tranche de l’appel d’offre pour le développement de l’éolien en mer français à l'attention des professionnels, le ministre de l'Industrie chargé de l'Energie Eric Besson, lui coupait l'herbe sous le pied en quelque sorte, en annonçant sur Europe 1, repris par l'AFP, le Point ... la publication de ce même appel d'offre pour le lundi 11 juillet (aujourd'hui donc) sur le site de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) (Prodédure d'élaboration du cahier des charges, avis de parution au Journal officiel de l'U.E ; cahier des charges ; formulaire de candidature téléchargeable).

LES DEUX TRANCHES DE L'APPEL D'OFFRE
Comme nul ne l'ignore plus désormais, l'appel d’offre offshore européen lancé aujourd'hui et demain par le gouvernement français concerne la première tranche de 3000 MW (3 GW) sur les 6000 MW (6 GW) à installer d'ici 2020.
L'intégralité du programme représente un investissement d’environ 20 milliards d’euros. Le surcoût de l’électricité produite par les éoliennes sera compensé par la contribution au service public de l’électricité.

Pour financer ce programme, cette contribution sera relevée entre 2015 et 2020 pour un montant représentant 4 % de la facture des ménages en 2020, soit environ 25 € par ménage et par an. Ce montant diminuera progressivement après 2020, en fonction des prix de marché de l’électricité.
La seconde tranche, elle aussi de 3000 MW (3GW), devrait être lancée début 2012.

Aujourd'hui donc il s'agit du lancement de la première tranche de 3GW. Pour rendre un peu plus concret ce chiffre, je préciserai qu'il s'agit de mettre en place 600 machines d'une puissance de 5 MW (AREVA par exemple) ou 500 machines de 6 MW (ALSTOM par exemple).
Le nombre de mégawatts-heure produits seraient alors de 9 millions, soit 1,7 % de la production électrique de la France.

Selon l'ADEME, la filière éolienne française employait fin 2010, 11 000 personnes et devrait en 2012, représenter 17 000 emplois. Les deux tranches cumulées représenteront la mise en place de 1200 machines de 5 MW ou de 1000 machines de 6MW soit 3,5 % de la production électrique de la France. Le cahier des charges, qui a été mis en consultation auprès des parties prenantes, va être arrêté par le ministre chargé de l’énergie.


LES 5 LOTS DE L'APPEL D'OFFRE
Les 5 zones ou "lots " concernés par l'appel d'offres d'aujourd'hui ne constituent plus une surprise tant ils ont été l'objet de discussions, de présentations, et d'accords préliminaires (cf article du 25 Janvier 2011 et la carte publiée ci-contre), mais c'est aujourd'hui l'opportunité de le fixer de façon officielle.
Il s'agit donc définitivement de :
- Le Tréport (Seine-Maritime, Somme) sur 110 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
- Fécamp (Seine-Maritime) sur 88 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Courseulles-sur-Mer (Calvados) sur 77 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Baie de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) sur 180 km2, pour une puissance maximale de 500 MW.
- Estuaire de la Loire à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) sur 78 km2, pour une puissance maximale de 750 MW.
Le tout représentant une surface totale de 533 km2 en mer.
La date limite du dépôt des offres est fixée au mercredi 11 janvier 2012 à 14 heures.


LES TERRITOIRES PORTUAIRES CONCERNÉS
Les territoires portuaires prêts à accueillir les futurs parcs éoliens offshores et les infrastructures nécessaires à leur construction sont :

1. ZONE MANCHE MER DU NORD :

Dunkerque (cf. article du 17 mai 2011).
Le site du Port de Dunkerque est un territoire qui concentre des compétences historiques fortes en énergie, métallurgie, mécanique et logistique. C'est un des premiers ports européens pour le trafic maritime. Il dispose de vastes capacités de stockage et de transport de pièces d’éoliennes. Sa position géographique tout à fait stratégique lui offre une place de choix pour le développement de l’éolien offshore sur la côte Atlantique, la façade Manche/mer du Nord englobant éventuellement les côtes anglaises, néerlandaises, allemandes et danoises.
Rappelons que c'est sur le site portuaire de Dunkerque qu’ont été assemblées les éoliennes du plus grand parc éolien offshore du monde, le Parc de Thanet situé au large des côtes du Royaume-Uni.

Le Havre (cf. article du 21 décembre 2010 et article du 26 janvier 2011)
Le territoire du Département de Seine-Maritime possède d’ores et déjà des infrastructures portuaires et énergétiques adaptées à la logistique et à l’acheminement de pièces lourdes, telles que celles utilisées par l’industrie éolienne offshore.
Le Port de Rouen/ Le Havre (Port 2000) représente le premier port maritime français. De nombreux secteurs sont présents sur ce territoire dans les secteurs de la pétrochimie, l’automobile, l’aéronautique, la chimie, l’électronique etc. Le territoire compte également de nombreux sous-traitants dans les domaines de la fonderie et le travail des métaux, la plasturgie, les matériaux, la chaudronnerie, l’électricité, la construction navale ou la maintenance industrielle. C'est aussi le port du futur Grand Paris.

Cherbourg (cf. article du 26 novembre 2010)
La Basse-Normandie s'est engagée dans un processus collaboratif associant le Conseil Régional, le Département de la Manche et l’agglomération de Cherbourg. Avec les Ports Normands Associés (PNA) , la Miriade (Mission pour l’innovation et le développement économique régional), le territoire dispose des capacités nécessaires au développement de la filière industrielle éolienne offshore et de l’ensemble des énergies marines.
Les Ports Normands Associés (PNA) ont décidé d’accroître la capacité du port avec l’extension du quai des Flamands de 220 mètres, ce qui représente un investissement de 50 millions d’euros. Cette opération permettra d’accroître les avantages de ce site.

2. ZONE BRETAGNE :

Brest (cf. article du 9 Mai 2009, article du 29 octobre 2010 et article du 1er mars 2010)
La Région Bretagne regroupe toutes les compétences et les savoir-faire dans les métiers de cette filière avec une centaine d’entreprises, filiales ou établissements de grands groupes industriels ou PME performantes et innovantes.
Bretagne Innovation, le Pôle mer Bretagne-Paca (partenaires du blog), et le cluster d’entreprises Bretagne Pôle Naval pilotent le développement d’une filière industrielle dans le secteur des énergies marines renouvelables. Ces entreprises, au nombre de 70, avec près de 800 salariés sont présentes sur le secteur naval et celui de l’énergie notamment éolienne.
Ce sont principalement des chantiers navals, des sociétés d’ingénierie, des réalisateurs de travaux par spécialité (mécanique, tôlerie, électricité, électronique), des fournisseurs d’équipements (mâts, structures composites, mesures physiques) et des prestataires de services associés (logistique, transport et manutention). Il faut y ajouter les grandes écoles implantées localement à savoir : ENSTA, ENIB, Ecole navale, Institut Universitaire Européen de la Mer - UBO. Il faut aussi compter avec les compétences d'IFREMER Bretagne, l'activité cablière de France Telecom marine, l'Agence des aires marines Protégées, le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (SHOM).

Les principaux ports bretons, propriété du Conseil Régional de Bretagne ont un positionnement géographique optimal pour les projets en Manche et en Atlantique. Le Port de Brest et le Port de Lorient sont particulièrement bien adaptés pour la réalisation des fondations et des structures et pour l’assemblage des turbines bord à quai avec des espaces disponibles respectifs de 36 et de 5 hectares. Les actions en cours devraient permettre aux entreprises de se positionner en fournisseurs, prestataires ou sous-traitants des développeurs de projet et de leurs partenaires pour la logistique, les fondations, les structures métalliques, la fourniture d’équipements, l’assemblage des éoliennes, les infrastructures électriques, l’exploitation et la maintenance.
Plusieurs pistes sont étudiées pour proposer des sites d’expérimentation avec IFREMER (France Energies Marines), des sites de fabrication de pièces ou d’assemblage d’éoliennes. Ainsi, le polder de Brest projet porté par le syndicat mixte de Brest métropole océane (partenaire des entretiens Science et Ethique 2011) pourrait se prêter à la construction de fondations, l’assemblage des différentes pièces et à la maintenance, en raison notamment de ses facilités d’accès et de l’espace disponible. Le Port de Lorient et le Port de Saint-Malo pourraient servir de sites pour l’assemblage de sous-ensembles et la maintenance.

3. ZONE ATLANTIQUE :

Nantes - Saint Nazaire (cf. article du 1 mars 2010)
La Région des Pays de la Loire rassemble une forte concentration de savoir-faire, de compétences et de capacités dans le domaine de la construction navale, qui représente une activité économique et industrielle majeure. Dans la perspective du développement de l’éolien offshore en France, plusieurs groupements d’entreprises se sont formés au cours des derniers mois, autour de la Chambre de commerce et de l’industrie de Nantes Saint-Nazaire, sur les différents types de fondations, la fabrication des câbles, l’assemblage à terre, la logistique, la maintenance, la fabrication de composants mécaniques et électromécaniques.

Au sein de ce regroupement, le cluster Néopolia regroupe plus de 130 entreprises, possédant des compétences dans les secteurs naval, aéronautique, offshore et ferroviaire. Il a constitué une filière marine d’une soixantaine d’entreprises, qui prépare aujourd’hui sous forme de partenariat entre entreprises une diversification de ses activités vers l’éolien offshore, notamment pour la fabrication de mâts, la logistique, le déchargement, l’entreposage des composants d’éoliennes. Les infrastructures portuaires sont en cours d’évolution afin de proposer une offre adaptée à l’éolien offshore. En effet, le Grand Port Atlantique Nantes-Saint-Nazaire qui a reçu en début d'année les Certification ISO 9001 et ISO 14001 (ICI) est spécialisé dans la manutention de charges lourdes, avec la présence de plusieurs acteurs importants qui réceptionnent déjà les éoliennes destinées aux installations à terre, avant de les stocker à Montoir. Le territoire possède une longue expérience de la fabrication d’ensembles métalliques complexes pour la construction navale et aéronautique. Le port de Saint Nazaire et le site du Carnet sont des sites pouvant servir à l’assemblage d’éoliennes destinées à des parcs offshore.
Un accord avec le Port du Havre a été réalisé. L'Ecole Centrale de Nantes, Ifremer Centre Atlantique, et DCNS Nantes Les Indrets sont aussi concernés par les énergies renouvelables de la mer.

Bordeaux (cf. article du 22 Juin 2011)
La Région Aquitaine compte aujourd’hui plusieurs industriels éoliens dont EADS Astrium qui fabrique des pales d’éoliennes et Plastinov qui réalise des pièces en matériaux composites. Plusieurs sous-traitants de l’aéronautique, de l’automobile et de la construction navale, représentant 400 entreprises, soit plus de 20 000 emplois, souhaitent se positionner sur le marché de l’éolien offshore comme sous-traitants des constructeurs d’éoliennes, avec des compétences en mécanique, logistique, électricité, usinage… Bordeaux bénéficie de sa position au cœur de l’Océan Atlantique et possède les infrastructures portuaires et fluviales adaptées à l’acheminement des grandes pièces dont les composants destinés à l’installation des parcs éoliens en mer.
Le Grand Port Maritime de Bordeaux (GMPB) pourrait dédier la zone du terminal du Verdon à l'éolien offshore (stockage et transport de mâts, de turbines et de pales). Une zone de test de 100 ha dont 14 immédiatement utilisables pourrait également être mise à disposition pour l'installation de prototypes. Un appel à proposition doit être rendu le 15 novembre prochain. Des synergies industrielles sont possibles avec l'Eco-parc de Bordeaux Blanquefort, et le site portuaire de Grattequina (article ICI), où 20 millions d'euros sont investis pour la création d'un nouveau terminal portuaire, permettant notamment le chargement de pièces de grandes dimensions. Le Grand Port Maritime de Bordeaux peut disposer aussi de l'appui potentiel du puissant réseau industriel et scientifique du Cluster Eolien Aquitain.

LES PREMIÈRES RÉACTIONS INDUSTRIELLES

Avant même la publication officielle aujourd'hui de l'appel d'offres et avant même d'en connaitre les modalités financières exactes, dès la semaine dernière, des regroupements industriels et une certaine agitation commençaient à peupler le paysage en devenir de l'éolien français !
Dès le 29 juin AREVA et IBERDROLA annonçait un accord de partenariat stratégique "en vue de l’appel d'offres français" (cf. notre article du 1 juillet 2011) ; le 4 juillet EDF Energies Nouvelles et DONG Energy annonçaient leur association "pour répondre à l'appel d’offres français" avec en ligne de mire l'utilisation de la turbine 6MW d'ALSTOM (cf. notre article du 5 juillet 2011).
Le 7 juillet enfin, un responsable d' EDP Renovaveis, filiale énergies renouvelables du portugais EDP, confiait à l'AFP que la compagnie envisageait de " répondre à l'appel d'offres du gouvernement pour environ 1.200 éoliennes au large des côtes françaises ". Le groupe portugais s'intéresserait depuis " quelques mois à plusieurs sites sur les cinq proposés ", sans en spécifier le nombre exact. Il réfléchirait par ailleurs à des alliances, mais n' a pas précisé lesquelles.

Les réponses à ce premier appel d'offres de la part des industriels et développeurs sont attendues début janvier 2012, pour une désignation des lauréats début avril 2012, selon le calendrier fixé par le ministre de l'Industrie chargé de l'Energie.


Sources : Sites liés et cités. Syndicat des énergies renouvelables, BB 3B Conseils - entretiens Science et Ethique, Photos 1 : Eolienne flottante ©Winflo. 2 et 3 : Eolienne Alstom 6GW © Alstom. 4 : Carte des 5 zones éoliennes de la premier tranche d'appel d'offres ©Blog énergies de la mer. 5 : Vue panoramique du Port de Dunkerque © Port de Dunkerque. 6 : Port 2000 ©Port du Havre. 7 : Vue panoramique du Port de Cherbourg ©Port de Cherbourg. 8 : Projet d'aménagement du polder de Brest ©Port de Brest. 10 Vue panoramique du Port de St Malo ©Port de St Malo. 10 : Vue panoramique du Port de Nantes-St Nazaire © Port de Nantes-St Nazaire 11 Aménagement de la zone du Verdon © Grand Port Maritime de Bordeaux. 12 : Turbine éolienne Areva M5000.


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Thursday, July 7, 2011

Générateurs à aimant permanent (PMG) : la puissance des EMR



NORVÈGE - FRANCE - ROYAUME-UNI - 08/07/2011 - 3B Conseils
Par Francis Rousseau
Une nouvelle génération de générateur à aimant permanent (PMG) de haute efficacité devrait être testée dans les prochains mois par un certain nombre de pionniers européens de l'énergie des courants. L'importance des générateurs à aimant permanent est déjà en train de bouleverser l'industrie éolienne offshore comme c'est le cas avec le PMG développé par le français Converteam pour l'éolienne offshore Alstom 6MW (cf. article du 5/07/2011) et pourrait fort bien bouleverser les perfomances des systèmes hydroliens et houlomoteurs. Converteam mène en ce moment même à l'EMEC un certains nombre de tests sur ce concept de générateur à aimant permanent notamment avec le constructeur d'hydrolienne Hammerfest Strøm sur son HS 1000 mais aussi avec le constructeur de système houlomoteur Archimedes Wave Swing (AWS) sur son modèle de genérateur à aimant permanent linéaire (LPMG).

Quels sont les avantages des PMG ? La déperdition constatée avec les générateurs classiques de type "induction à double alimentation", dont le rotor doit tourner jusqu'à 10-20% de la capacité nominale avant qu'une réaction ne se produise, est supprimée avec les générateurs à bobinage concentré de type PMG. Ce type de générateurs apparaît donc comme idéal pour les turbines à rotation lente, comme c'est le cas des turbines hydroliennes. D'une façon générale les bobinages concentrés des PMG les rendent beaucoup plus efficaces à des vitesses lentes mais aussi moins onéreux à produire puisque plus légers et utilisant moins de matière première que les autres. Converteam n'est pas la seule compagnie à développer des générateurs à aimant permanent. Les norvégiens, très actifs dans le domaine des énergies marines renouvelables et en particulier dans les énergies hydroliennes et houlomotrices où ils font figure de leader mondial, développent par le biais de la compagnie SmartMotor un concept breveté de PMG super silencieux et hyper «concentré» (ICI). Leur ambition est d'en équiper les futures méga turbines éoliennes offshore de 10 MW (encore au stade de projet), les méga systèmes hydroliens de 1,1 MW (comme Atlantis Ressources ou Flumill) et de porter les performances de certains systèmes houlomoteurs jusqu'à 3kw. Ce nouveau concept de PMG devrait permettre de réduire les coûts de 50% et d'obtenir une efficacité accrue à faible et moyenne tension. SmartMotor a fait une entrée discrète sur la scène des énergies renouvelables en participant à des travaux d'ingénierie marine réalisés pour Rolls-Royce puis une entrée spectaculaire lorsque fut présentée l'AK 1000 d'Atlantis Ressources, l'hydrolienne à double hélice la plus puissante du monde, capable de développer 1MW. C'est Smart Motor qui a fourni à Altlantis le tout premier générateur PMG qui ait jamais équipé une hydrolienne. Cette première expérience couronnée de succès, menée notamment avec la collaboration de ABB pourrait bien ouvrir rapidement à Smart Motor les portes de la Chine, de la Corée du Sud, de l'Inde et de nombreux pays européens.

L'hydrolienne Flumill est une autre application non moins spectaculaire des immenses capacités des générateurs à aimant permanent. Et cela ne va pas s'arrêter. SmartMotor développe en ce moment également un générateur à aimant permanent à entraînement direct PMG pour une éolienne de très grande capacité, vraisemblablement celle de l'entreprise norvégienne Sway, (cf. article du 17 février 2010) dont la la machine flottante atteindra 10 MW et dont une version à l'échelle 1:5 va être prochainement testée près des côtes. Générateur PMG, éolienne, générateur à aimant permanent, hydrolienne novatrice : sans négliger les avancées technologiques majeures apportées par l'entreprise française Converteam implantée à Massy, il apparait très nettement que la Norvège a pris la tête des recherches en matière de technologies d'énergies marines renouvelables. Elle ne l'a d'ailleurs jamais vraiment lâchée !

Sources: Sites liés et cités. Photos 1 : PMG © SmartMotor. 2: PMG Converteam © Converteam. 3 : Hydrolienne AK1000 © Atlantis ressources. 4: Hydrolienne Flumill © Flumill

Wednesday, July 6, 2011

TIDENG : l'hydrolienne à ailerons pour tous les courants


COPENHAGUE - (Danemark) - 07/07/2011 - 3B Conseils -
Par Francis Rousseau
La technologie hydrolienne danoise TIDENG propose d'exploiter de manière, légère, fiable et peu coûteuse les courants marins aussi bien que les courants fluviaux ou lacustres. L'aspect de l'hydrolienne Tideng est sensiblement différent de celui des hydroliennes classiques à hélices. Tideng se présente en deux parties : une base et un rotor. La base en béton creux est remorquable sur site comme une barge et coulée sur le fond marin en la remplissant d'eau ou de sable. Le rotor est plus spectaculaire puisqu'il s'agit d'un rotor à 6 ailerons qui se déploient en fonction de la force du courant à traiter. De cette façon les rotors ne causent pas de friction inutile avec la masse d'eau et optimise l'énergie contenue dans le courant. C'est le grand avantage de cette technologie. Totalement adaptable, Tideng peut être construite dans n'importe quelle taille avec des ailerons de n'importe quelle hauteur et un rotor de n'importe quelle longueur. Posée sur le fond marin, TIDENG , comme la majeure partie des hydroliennes, n'est pas visible de la surface, mais contrairement à beaucoup d'autres, Tideng n'a besoin d'aucun mouillage ou de base ancrée. Elle peut être simplement posée sur le fond marin ou même disposée sous une barge.

Le constructeur de ce procédé assure que les hydroliennes Tideng peuvent être placées à côté de barrages hydroélectriques traditionnels et permettre ainsi une multi exploitation de la force des courants. 
Cette technologie n'aurait pas besoin d'infrastructures sophistiquées ni même d'immenses structures portuaires ; elle peut être construite dans n'importe quel chantier naval puis naviguer simplement vers son site en mer sans faire appel, toujours selon le constructeur, "à de coûteux navires de transport, et de déploiement en mer". 

Tideng couverte par un brevet européen, a fait l'objet de plusieurs études dont une de l'Université d'Aalborg qui
estime cette technologie capable de produire un KWT à € 0,09.
Plusieurs pays (Canada, Chine, Royaume -Uni) se sont déjà montrés intéressés par l'exploitation d'un tel type de technologie hydrolienne, pour complémenter une exploitation hydroélectrique déjà existante.

Sources: sites liés et cités . Photos1 vue d'artiste de l'hydrolienne Tideng ©Tideng 2. Prototype Tideng ©Tideng