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Friday, March 25, 2011

TESHMONT et sa technologie HVDC au centre du super réseau offshore nord-américain





WASHINGTON - (Etats-Unis ) - CALGARY (Canada) - 25/03/2011- 3B Conseils - Par Francis Rousseau - Le spécialiste canadien des infrastructures de transmission électrique Teshmont a fait savoir voici quelque temps déjà (Offshore HVDC ICI) que l'entreprise avait été sélectionnée par Atlantic Grid Development (AGD) pour réaliser la connexion entre eux et le réseau des futurs parcs éoliens offshore de la façade atlantique, partie du mega-projet Atlantic Wind Connection (AWC). Le projet AWC consiste à mettre en place offshore, une liaison haute tension à courant continu (HVDC) qui aurait la forme, si on peut dire, d'une gigantesque épine dorsale sous-marine (cf. carte) destinée à faciliter la connexion au réseau des 6000 MW d'énergie éolienne en mer prévus par le gouvernement américain tout le long de la côte est des États-Unis. Je rappelle que le gouvernement des Etats-Unis a évalué le potentiel total de sa façade atlantique en matière d'éolien offshore à 60.000 MW ! Ce mega-projet de connexion et de transport, sur de longues distances, de puissances électriques très importantes avait été annoncé à Washington en octobre 2010. Il réunit d'ores et déjà des partenaires de poids comme Trans-Elect Development Company, DC Interconnect, Dewey & LeBoeuf et des parrainages prestigieux comme ceux de Good Energies, Google, que l'on ne présente plus, et la multinationale japonaise Marubeni.

Dans ce projet, c'est un rôle très important que Teshmont a commencé à jouer en appuyant Atlantic Grid Development dans de nombreux domaines d'actions. Il ne s'agira pas simplement pour Teshmont d'élaborer de grosses infrastructures de transmission mais de réaliser des études d'intégration de systèmes, de développer des modèles conceptuels inédits, d'élaborer de nouvelles spécifications techniques et aussi... de piloter des études environnementales et de plancher sur la rédaction de règlements inédits jusqu'alors. Enfin Teshmont devra assurer le suivi de la fabrication et l'installation des structures et participer à leur mise en test puis à leur mise en service.
Ce projet a déjà bénéficié d'un appui gouvernemental concret avec la présentation d'une demande d'ajustement tarifaire auprès de l'autorité qui régule le prix de l'énergie aux Etats-Unis, la FERC (Federal Energy Regulatory Commission). La demande, appuyée par de nombreux rapports scientifiques, s'attache à démontrer comment la technologie flexible HVDC peut être utilisée pour relier efficacement la production d'énergie éolienne offshore au réseau PJM existant (déjà très congestionné), le but étant d'améliorer la capacité de PJM à faire fonctionner son réseau d'une manière qui en accroisse la fiabilité et l'efficacité en matière de répartition. Dans cette demande, certains témoignages scientifiques ont insisté à nouveau sur le rôle du projet pour favoriser le développement d'une industrie éolienne offshore américaine qui créera des emplois et favorisera la croissance économique dans ses Etats côtiers de la façade atlantique. "C'est un projet sans précédent qui nous permet de repousser les limites technologiques en matière de transmissions CCHT" a déclaré Ralph Kurth, Président de Teshmont. "Nous sommes très heureux de jouer un rôle majeur dans ce projet novateur" . La construction de la première des cinq phases du projet a d'ores et déjà été planifiée pour 2013.

Sources. Sites liés . Carte ©AWC © Google

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Monday, February 7, 2011

Vers un marché européen unique de l'énergie ?




BRUXELLES - (Belgique - Union Européenne) - 07/02/2011- 3B Conseils- A l'occasion du premier sommet de l'UE sur l'énergie qui s'est tenu le 4 février 2011 et qui marque le premier acte fort de la présidence hongroise, une vingtaine d'entreprises et d'associations européennes ont demandé aux chefs d'État de se montrer assez courageux et visionnaires pour créer un marché unique de l'électricité d'ici 2015. La rencontre, qui a déjà été qualifiée de «Sommet Energie» devait inclure des aspects portant sur l’innovation alors que les inquiétudes persistent face à la concurrence croissante de la Chine sur l’énergie propre.
La demande faite par les 20 entreprises précède de peu le 25e anniversaire de la signature de l'Acte du marché unique européen (le 17 février 1986) et rappelle aux dirigeants participants au sommet qu'il y a 25 ans, les chefs d'État européens ont vaincu des résistances pour créer ce marché unique européen. Selon les signataires, les leaders d'aujourd'hui doivent montrer la même détermination dans la réalisation d'un marché unique de l'électricité.
Les entreprises qui soutiennent déjà la déclaration sont : Acciona, Enercon, Enel Green Power, EON Climate & renewables, GE Energy, Mainstream Renewable Power, PPC Renewables, RES, Siemens, SSE Renewables, Vattenfall et Vestas. (Absence remarquée d'EDF En.)
Les associations qui soutiennent déjà la déclaration sont : Association européenne sur la biomasse (AEBIOM), European Geothermal Energy Council (EGEC), l'European Photovoltaic Industry Association (EPIA), l'European Renewable Energy Council (EREC), l'European Solar Thermal Electricity Association (ESTELA), Association de l'industrie de la biomasse (EUBIA), Association européenne de l'énergie éolienne (EWEA) et les Amis du Super Réseau associations de dix entreprises comprenant 3E, AREVA, DEME Blue Energy, Elia, Hochtief Construction, Mainstream Renewable Power, Parsons Brinckerhoff, Prysmian Cables & Systems, Siemens and Visser et Smit Marine Contracting.

En résumé la déclaration commence par prendre acte du fait que 25 ans après la signature de l'Acte du marché unique européen, il n'existe toujours pas de marché unique de l'électricité, que seulement 5% de l'électricité produite en Europe sont commercialisés de façon transfrontalière, ce qui rend la concurrence entre les fournisseurs inefficace. S'en suit le plaidoyer pour un marché européen de l'électricité qui souligne qu'une concurrence accrue entre les fournisseurs permettrait à long terme de réduire les prix de l'électricité, d'améliorer la sécurité de l'approvisionnement en réduisant le risque de coupure de courant, de tirer parti de tous les avantages des sources d'énergie renouvelable non polluante produite en quantité de plus en plus importante dans plusieurs pays de l'Union Européenne, d'accroître enfin les échanges d'électricité entre les pays quel que soit le site de production.

Pour réaliser le marché unique de l'électricité, l'Europe doit à la fois revoir les infrastructures de transport d'électricité d'un bout de l'Europe à l'autre et établir un ensemble commun de règles du marché. La déclaration s'appuie sur le constat simple que le système interconnecté d'autoroutes, de voies ferrées, de routes maritimes et aériennes qui relie aujourd'hui tous les pays de l'Europe est la condition préalable au maintien de l'Europe des quatre libertés, instaurées par l'Acte du marché unique européen il y a 25 ans qui garantit "la libre circulation des biens, des services, des capitaux et du travail". D'après cette déclaration, il faut aujourd'hui à l'Europe une cinquième liberté : celle de la libre circulation de l'électricité à travers les frontières qui "ne peut exister sans une concurrence effective entre les fournisseurs et sans un réseau électrique interconnecté".
On peut retrouver le texte intégral de la déclaration ICI .

Il faut dire que la question de l’efficacité énergétique a pris beaucoup de place au sein des débats de l’Union Européenne. Certains, dont les Verts /Ale, jugent l'U.E. "très mal partie pour atteindre une réduction de 20 % de sa consommation d’énergie d’ici 2020" . Au rythme actuel, ce serait à peine 9 % de réduction qui seraient atteints. Les euro-députés de ce groupe ont demandé en décembre 2010 que cet objectif devienne contraignant : ce serait le seul moyen pour que les Etats-membres prennent des décisions concrètes et encouragent le développement des technologies propres. Pour peser sur ce débat, le groupe des eurodéputés Verts/ALE a publié une étude (consultable ICI) indépendante de l’Öko-Institut de Berlin qui présente de façon détaillée un scénario énergétique pour l’Europe d’ici 2050.

Dans le domaine des énergies marines renouvelables, la question d'un super réseau reliant les parcs offshore entre eux est toujours à l'étude (cf. article du 9 mai 2009). Je rappelle, pour donner l'échelle, que le réseau de la mer du Nord demanderait à lui seul des investissements de l'ordre de 20 à 30 milliards d'euros d'ici 2030. Par comparaison, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) estime que le total des investissements dans les réseaux de transports européens d'électricité sera de 187 milliards d'euros d'ici 2030.

Article : Francis ROUSSEAU

Sources . Sites liés. Carte : diverses préfigurations de super réseau européen et euro-méditerranéen.

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Monday, December 20, 2010

Converteam améliore la technologie des éoliennes offshore pour SSE

France (U.E.) - 20/12/2010 - 3B Conseils - Converteam (Massy - France) et Scottish and Southern Energy (SSE) viennent de signer un accord pour développer une nouvelle technologie de courant électrique continu (en anglais : direct current ou DC Technology) destinée à faire baisser les coûts de l’énergie électrique produite par des éoliennes offshore. A terme une baisse de 10 à 20 % pourrait être obtenue grâce aux performances du courant continu.

Un premier appareil grandeur nature sera testé dans différentes conditions météorologiques, même les plus dures. Puis l’accord prévoit la construction, à partir de 2012, dans les usines de Converteam en Angleterre et en Ecosse, et la création de 200 emplois hautement qualifiés.

D’abord prévue et adaptée aux projets de SSE en Ecosse, cette nouvelle technologie pourra être appliquée par les différentes fermes éoliennes offshore et même farshore.

Converteam, entreprise française spécialiste mondial de la conversion d‘énergie a une expérience reconnue de plus d'un siècle, qui lui permet d'être toujours à la pointe de la technique et de l'innovation, Avec plus de 5000 collaborateurs à travers le monde, Converteam a déjà apporté des solutions à des sources d’énergies renouvelables, totalisant plus de 15 000 MW, que la source soit le vent, l’eau ou le soleil.

Dans le domaine des énergies renouvelables de la mer, Converteam a passé des accords en 2007 avec Ocean Power Technologies (OPT) pour optimiser la production d’électricité du capteur d’énergie des vagues Power Buoy.

En 2009, avec Electricité de France (EDF) pour la turbine hydrolienne qui doit être installée au large de Paimpol-Bréhat.

Article : IDB

Sources : Focus, Converteam

Monday, December 6, 2010

Super réseau en Mer du Nord : 10 Etats de l'U.E. signent un accord



BRUXELLES - (Union Européenne) - 07/12/2010 - 3B Conseils - Le 3 décembre 2010 à Bruxelles, les ministres de 10 pays européens riverains de la Mer du Nord ont signé un protocole d'accord concernant la construction d'un réseau électrique offshore. Ce protocole a été signé par les gouvernements du Royaume-Uni, Irlande, Belgique, Danemark, France (signature de la CRE - Commission de régulation de l'énergie), Allemagne, Luxembourg, Pays-Bas, Norvège et Suède. Le futur réseau connectera entre eux les réseaux offshore déjà existants rassemblant ainsi les 140 gigawatts (150 GW pour d'autres sources) du futur gigantesque complexe éolien offshore actuellement en planification en mer du Nord d'ici 2030 et, dans un premier temps, les 40 GW espérés d'ici 2020. Ce projet de réseau s'intègre aux efforts concertés de l'Union Européenne pour remplir ses objectifs en matière d'émissions de CO2 et pour développer de nouvelles infrastructures énergétiques. Les objectifs de l'accord sont fixés à l'horizon 2020, mais vont au-delà et prévoient d'étendre la proposition jusqu'en 2030 donc (à travers 3 ou 4 scénarios plausibles) et, au-delà encore, en accord avec la feuille de route énergétique pour l'Union Européenne applicable à partir de 2050.
Dans cet accord de Bruxelles du 3 décembre 2010, qui semble être une prolongation de celui déjà signé lors du Conseil de l'Energie du 7 décembre 2009 (cf. article de 17 décembre 2009), les signataires reconnaissent que la part des énergies renouvelables en Mer du Nord est suffisamment significative pour répondre aux objectifs de l'UE. Ils prennent en compte les projets ambitieux de développement à grande échelle des parcs éoliens offshore en mer du Nord, les engagements concernant la mise en place du réseau offshore adéquat et aussi le renforcement du réseau terrestre capable de transporter ce surcroît de production électrique. Ils admettent également que l'échelle de l'investissement pour un tel projet nécessite l'implication financière des gouvernements aux niveaux national et local et qu'ils s'engagent à tout faire pour faciliter le développement, au meilleur coût et avec un objectif de durabilité, des installations offshore et onshore... Cette initiative des pays de la Mer du Nord en faveur d'un réseau offshore sera présidée à tour de rôle par les signataires.
Pour en savoir plus sur le super-réseau européen en général cf. article du 5 mai 2009.
PDF du Memorandum du 3/12/2010 consultable en ligne ICI.

Article : Francis ROUSSEAU

Docs : Sites liés. Carte © EWEA